La Gazette du Canada, Partie I, volume 158, numĂ©ro 27 : Règlement modifiant certains règlements pris en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes (inscription d’entreprises de services monĂ©taires)

Le 6 juillet 2024

Fondement législatif
Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes

Ministère responsable
Ministère des Finances

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie des règlements.)

Résumé

Enjeux : Pour rester pertinent et efficace, le RĂ©gime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes (LRPC/FAT) doit continuellement surveiller les risques et menaces et s’adapter aux nouveaux risques et menaces, qui, si rien n’est fait, peuvent compromettre la sĂ©curitĂ© des Canadiens, l’intĂ©gritĂ© du système financier et la sĂ©curitĂ© nationale. De plus, le ministère des Finances a dĂ©terminĂ© la nĂ©cessitĂ© d’apporter des modifications rĂ©glementaires pour mettre en Ĺ“uvre les mesures annoncĂ©es dans les budgets prĂ©cĂ©dents et l’ÉnoncĂ© Ă©conomique de l’automne 2023, rĂ©pondre aux recommandations du dernier examen parlementaire de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes en 2018, rĂ©pondre aux critiques du rĂ©gime, comme la Commission d’enquĂŞte de 2022 sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© en Colombie-Britannique (C.-B.), connue sous le nom de « Commission Cullen Â», et mettre en Ĺ“uvre des normes internationales dans le cadre du Groupe d’action financière (GAFI), l’organisme international de normalisation en matière de LRPC/FAT, plaçant ainsi le Canada dans une position positive pour sa prochaine Ă©valuation mutuelle par le GAFI en 2025-2026.

Description : Le Règlement proposĂ© modifiant certains règlements pris en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes (les modifications proposĂ©es) rĂ©pondrait aux risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes en prenant cinq mesures distinctes. La première rĂ©pondrait Ă  la nĂ©cessitĂ© de disposer de systèmes solides permettant Ă  la fois d’utiliser les sanctions et de lutter contre le contournement des sanctions en crĂ©ant un nouveau rapport sur les biens sanctionnĂ©s. La deuxième proposition renforcerait le cadre d’inscription des entreprises de services monĂ©taires (ESM) en matière de LRPC/FAT en crĂ©ant un soutien rĂ©glementaire Ă  l’obligation lĂ©gislative pour les ESM de soumettre des informations concernant la vĂ©rification du casier judiciaire de leurs agents au Centre d’analyse des opĂ©rations et dĂ©clarations financières du Canada (CANAFE), s’assurer que leurs agents et leurs directeurs gĂ©nĂ©raux, prĂ©sidents, administrateurs et actionnaires importants ne sont pas soumis aux exigences d’inadmissibilitĂ© Ă©noncĂ©es dans la Loi, et obtenir et prĂ©senter au CANAFE une vĂ©rification du casier judiciaire de leurs directeurs gĂ©nĂ©raux, prĂ©sidents, administrateurs et actionnaires importants dans le cadre de l’inscription et de la rĂ©inscription de l’ESM, et ce, tous les deux ans. La troisième consiste Ă  adopter des exigences rĂ©glementaires en matière de LRPC/FAT pour les acquĂ©reurs qui relient les guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche (GAPEB) aux systèmes de paiement afin de lutter contre les risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes liĂ©s Ă  ce secteur. La quatrième consiste Ă  lutter davantage contre les risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes dans le secteur immobilier en adoptant des exigences rĂ©glementaires en matière de LRPC/FAT pour les assureurs de titres et en crĂ©ant une obligation pour les reprĂ©sentants immobiliers d’identifier les parties non reprĂ©sentĂ©es et tout tiers dans les transactions immobilières. La cinquième consiste Ă  exiger des casinos qu’ils s’enquièrent et dĂ©clarent le bĂ©nĂ©ficiaire final des dĂ©boursĂ©s du casino dans une nouvelle section sur le formulaire de dĂ©claration des dĂ©boursements du casino.

Justification : Le rĂ©gime LRPC/FAT du Canada aide Ă  protĂ©ger l’intĂ©gritĂ© du système financier canadien en dissuadant les personnes de l’utiliser pour blanchir de l’argent, financer les activitĂ©s terroristes ou d’autres activitĂ©s financières criminelles. Ă€ cette fin, les modifications proposĂ©es porteraient sur certains risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes, comme indiquĂ© ci-dessus. Les modifications proposĂ©es concernant la dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s, les GAPEB, les biens immobiliers et la dĂ©claration des dĂ©boursĂ©s des casinos rĂ©pondent aux obligations internationales non discrĂ©tionnaires du Canada aux termes du GAFI. Le respect de ces normes amĂ©liorera l’intĂ©gritĂ© du cadre mondial de lutte contre le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes et aura des retombĂ©es positives sur la rĂ©putation internationale du Canada. Il contribuera Ă©galement Ă  l’alignement de la rĂ©glementation sur les rĂ©gimes de lutte contre le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes d’autres pays, facilitant ainsi les activitĂ©s des entreprises canadiennes Ă  l’échelle internationale. Les modifications proposĂ©es entraĂ®neraient une valeur actuelle totale estimĂ©e Ă  17 millions de dollars en coĂ»ts sur une pĂ©riode de 10 ans. Les modifications proposĂ©es prĂ©sentent des avantages substantiels, comme l’amĂ©lioration de l’intĂ©gritĂ© du cadre mondial de LRPC/FAT et le maintien de la rĂ©putation internationale du Canada, qui ne peuvent ĂŞtre monĂ©tisĂ©s en raison du manque de donnĂ©es disponibles ou fiables pour mesurer avec prĂ©cision la rĂ©putation, l’économie et les avantages pour la sĂ©curitĂ© nationale.

Enjeux

Pour rester pertinent et efficace, le Régime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes (LRPC/FAT) doit continuellement surveiller les risques et menaces et s’adapter aux nouveaux risques et menaces, qui, si rien n’est fait, peuvent compromettre la sécurité des Canadiens, l’intégrité du système financier et la sécurité nationale. Les partenaires du régime LRPC/FAT ont besoin des autorisations, des ressources, des outils et de l’expertise nécessaires pour remplir leur rôle de prévention, de détection et de perturbation des activités de recyclage des produits de la criminalité et de financement des activités terroristes. Cela peut inclure de nouvelles mesures visant à modifier l’ensemble des exigences en matière de LRPC/FAT applicables aux entités déclarantes, à introduire de nouveaux secteurs dans le champ d’application de la réglementation en matière de LRPC/FAT et à améliorer les opérations du Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE). Les mesures visant à améliorer le cadre législatif canadien de LRPC/FAT doivent également équilibrer la nécessité de s’attaquer aux risques cernés en matière de LRPC/FAT et les coûts et le fardeau réglementaire imposés aux entreprises, ce qui comprend l’adoption d’une approche fondée sur les risques dans la mesure du possible pour optimiser l’efficacité du régime tout en réduisant au minimum le fardeau.

Pour soutenir un rĂ©gime fĂ©dĂ©ral de LRPC/FAT plus efficace, le ministère des Finances a dĂ©terminĂ© la nĂ©cessitĂ© d’apporter des modifications rĂ©glementaires pour mettre en Ĺ“uvre les mesures annoncĂ©es dans les budgets prĂ©cĂ©dents et dans l’ÉnoncĂ© Ă©conomique de l’automne 2023, de renforcer le cadre lĂ©gislatif et rĂ©glementaire de LRPC/FAT, donner suite aux recommandations du dernier examen parlementaire de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes (LRPCFAT) en 2018, de rĂ©pondre aux critiques du rĂ©gime, comme la Commission d’enquĂŞte de 2022 sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© en Colombie-Britannique, connue sous le nom de « Commission Cullen Â», et de mettre en Ĺ“uvre des normes internationales dans le cadre du Groupe d’action financière (GAFI), l’organisme international de normalisation en matière de LRPC/FAT, qui positionnerait le Canada de manière positive pour sa prochaine Ă©valuation mutuelle par le GAFI en 2025-2026.

Déclaration des biens sanctionnés

Avant l’invasion de l’Ukraine, les sanctions Ă©taient principalement imposĂ©es contre des personnes, des entitĂ©s et des pays ayant des liens Ă©conomiques et financiers relativement faibles avec le Canada. La situation prĂ©sentĂ©e par la Russie nĂ©cessite la mise en place de systèmes plus robustes pour Ă  la fois recourir aux sanctions et lutter contre le contournement des sanctions, notamment au moyen de rapports clairs et efficaces sur les biens sanctionnĂ©s au Canada. Le rĂ©gime des biens sanctionnĂ©s a Ă©tĂ© annoncĂ© dans le budget de 2023 et les règlements proposĂ©s sont nĂ©cessaires pour mettre en Ĺ“uvre les modifications lĂ©gislatives dans la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2023 et dans le projet de loi C-59, Loi portant exĂ©cution de certaines dispositions de l’ÉnoncĂ© Ă©conomique de l’automne dĂ©posĂ© au Parlement le 21 novembre 2023 et de certaines dispositions du budget dĂ©posĂ© au Parlement le 28 mars 2023.

En plus de renforcer les mesures visant à lutter contre le contournement des sanctions autonomes du Canada aux termes de la Loi sur les mesures économiques spéciales, le ministère des Finances a déterminé la nécessité d’apporter des modifications réglementaires pour répondre aux obligations internationales. Conformément à la sixième recommandation sur les sanctions financières liées au terrorisme et au financement des activités terroristes et à la septième recommandation sur les sanctions financières ciblées liées à la prolifération, le GAFI exige que tous les pays membres aient mis en place une loi ou un règlement pour garantir que les institutions financières et certaines professions mettent en œuvre les listes mandatées par l’Organisation des Nations unies (ONU). La déclaration des biens sanctionnés est un élément important de la mise en œuvre des listes de sanctions mandatées par l’ONU, ainsi que de la mise en œuvre des autres dispositions relatives aux sanctions ciblées du Canada, car elle garantit que les entités déclarantes mettent en œuvre les sanctions et en font rapport de manière efficace. Le Canada ne dispose pas actuellement d’un processus normalisé intégré au cadre LRPC/FAT pour la déclaration des biens sanctionnés et le ministère des Finances a évalué que des modifications réglementaires sont nécessaires pour combler cette lacune sur le plan de la conformité du Canada aux obligations du GAFI.

Cadre d’inscription des entreprises de services monétaires

Aux termes de la LRPCFAT, les entreprises de services monĂ©taires (ESM) sont des personnes ou des entitĂ©s qui offrent un ou plusieurs des services suivants : opĂ©rations de change, remise ou transmission de fonds, Ă©mission ou rachat de mandats ou d’autres instruments semblables, nĂ©gociant en monnaie virtuelle ou proposant des services de plateforme de financement participatif. La Mise Ă  jour de l’évaluation des risques inhĂ©rents au recyclage des produits de la criminalitĂ© et au financement des activitĂ©s terroristes au Canada note que le secteur des ESM est intrinsèquement vulnĂ©rable aux risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© en raison de la gamme de produits et de services qu’il offre, de son intĂ©gration au système financier et de sa vaste portĂ©e gĂ©ographique au Canada et Ă  l’étranger. Ce risque est accru lorsqu’un acteur criminel est capable d’infiltrer la structure d’entreprise d’une ESM. Lors de leur inscription auprès du CANAFE, les ESM Ă©trangères sont tenues de fournir au CANAFE une vĂ©rification du casier judiciaire de leur chef de la direction, de leur prĂ©sident, de leurs administrateurs et de toute personne qui contrĂ´le directement ou indirectement 20 % ou plus de l’entitĂ© ou des actions de l’entitĂ©. Le budget de 2023 a annoncĂ© des mesures visant Ă  renforcer davantage le cadre d’inscription des ESM, notamment par la vĂ©rification du casier judiciaire, afin de prĂ©venir l’utilisation abusive des ESM Ă  des fins de recyclage des produits de la criminalitĂ©. Des rĂ©glementations sont nĂ©cessaires avant que les modifications lĂ©gislatives visant Ă  renforcer le cadre d’inscription des ESM prĂ©vu dans la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2023 puissent entrer en vigueur.

Guichets automatiques privés à étiquette blanche

Les guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche (GAPEB) sont des distributeurs automatiques dĂ©tenus et exploitĂ©s par des particuliers, souvent situĂ©s dans des points de vente au dĂ©tail. Les GAPEB se connectent aux rĂ©seaux de paiement en Ă©tablissant des liens avec des sociĂ©tĂ©s intermĂ©diaires appelĂ©es « acquĂ©reurs Â». La Mise Ă  jour de l’évaluation des risques inhĂ©rents au recyclage des produits de la criminalitĂ© et au financement des activitĂ©s terroristes au Canada de 2023 a rĂ©vĂ©lĂ© que les GAPEB sont très vulnĂ©rables au recyclage des produits de la criminalitĂ© et peuvent ĂŞtre dĂ©tenus et exploitĂ©s directement par des criminels ou par des entreprises lĂ©gitimes qui peuvent ĂŞtre contrĂ´lĂ©es par des criminels. Une Ă©valuation du renseignement stratĂ©gique de la GRC de 2008 a conclu que des groupes du crime organisĂ© avaient infiltrĂ© le secteur des GAPEB et a estimĂ© que 315 millions de dollars par annĂ©e pourraient ĂŞtre blanchis grâce aux GAPEB et potentiellement jusqu’à un milliard de dollars par an. En 2008, le ministère des Finances a collaborĂ© avec des reprĂ©sentants des rĂ©seaux de paiement canadiens afin d’élaborer un ensemble de règles sectorielles volontaires et autoapplicables pour attĂ©nuer les risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes posĂ©s par les GAPEB. Cependant, la GRC continue de signaler que les GAPEB sont soupçonnĂ©s d’être liĂ©s Ă  des activitĂ©s criminelles. En 2018, le ComitĂ© permanent des finances de la Chambre des communes (FINA) a recommandĂ© que le secteur des GAPEB soit soumis Ă  une rĂ©glementation en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes (LRPCFAT). En 2022, la Commission d’enquĂŞte sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© en Colombie-Britannique, connue sous le nom de « Commission Cullen Â», a Ă©galement examinĂ© les GAPEB, mais a finalement recommandĂ© de ne pas les rĂ©glementer Ă  l’échelle provinciale, soulignant qu’une rĂ©glementation des GAPEB serait plus adĂ©quate Ă  l’échelle fĂ©dĂ©rale en les soumettant Ă  la LRPCFAT. MalgrĂ© ces vulnĂ©rabilitĂ©s et constatations, le secteur des GAPEB n’est actuellement pas soumis Ă  des obligations formelles en vertu de la LRPCFAT.

Le gouvernement a annoncĂ© son intention de rĂ©glementer les acquĂ©reurs de GAPEB en vertu de la LRPCFAT dans l’ÉnoncĂ© Ă©conomique de l’automne 2023. Des modifications lĂ©gislatives visant Ă  rĂ©glementer les acquĂ©reurs de GAPEB en tant qu’ESM ont ensuite Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es dans le projet de loi C-59, Loi portant exĂ©cution de certaines dispositions de l’ÉnoncĂ© Ă©conomique de l’automne dĂ©posĂ© au Parlement le 21 novembre 2023 et de certaines dispositions du budget dĂ©posĂ© au Parlement le 28 mars 2023. Des règlements sont nĂ©cessaires pour prĂ©ciser les renseignements d’inscription Ă  fournir au CANAFE, ainsi que les exigences liĂ©es Ă  la tenue des registres et Ă  la vĂ©rification de l’identitĂ© afin de mettre en vigueur le cadre rĂ©glementaire pour les acquĂ©reurs de GAPEB.

Des modifications aux règlements sont Ă©galement nĂ©cessaires pour que le Canada se conforme aux normes du GAFI. La recommandation 1 du GAFI exige que les pays Ă©valuent leurs risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes et prennent des mesures pour garantir que les risques sont efficacement attĂ©nuĂ©s. Lors de la dernière Ă©valuation mutuelle du Canada en 2016, le GAFI a soulignĂ© l’absence d’exigences en matière de LRPC pour les GAPEB comme une lacune dans le rĂ©gime LRPC/FAT du Canada. Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es sont nĂ©cessaires pour combler cette lacune.

Immobilier (assureurs de titres et parties non représentées)

Le marché immobilier canadien a été déterminé comme étant un secteur très vulnérable au recyclage des produits de la criminalité, notamment par la Commission Cullen, le GAFI et, en 2023, la Mise à jour de l’évaluation des risques inhérents au recyclage des produits de la criminalité et au financement des activités terroristes au Canada.

Les assureurs de titres participent à la plupart des transactions immobilières résidentielles dans le cadre des polices d’assurance qu’ils proposent qui protègent les propriétaires de propriétés résidentielles ou commerciales ou leurs prêteurs contre les pertes liées au titre de propriété ou à la propriété. La fraude, un délit sous-jacent bien connu au recyclage des produits de la criminalité, est en hausse dans le secteur immobilier, avec de plus en plus de signalements de criminels utilisant la fraude au titre de propriété pour voler la propriété d’une maison afin de bénéficier de sa valeur. Les examens successifs du régime canadien de LRPC/FAT, y compris l’examen parlementaire de 2018 de la LRPCFAT, ont soutenu que les assureurs de titres soient assujettis à des obligations formelles aux termes de la LRPCFAT.

Actuellement, les reprĂ©sentants immobiliers sont tenus de prendre des mesures raisonnables pour identifier les parties non reprĂ©sentĂ©es. MalgrĂ© l’approche des mesures raisonnables, les risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© dans le secteur immobilier continuent d’augmenter, tout comme les rapports faisant Ă©tat d’une utilisation criminelle du secteur immobilier Ă  des fins de recyclage des produits de la criminalitĂ©. Compte tenu de ces facteurs, l’approche des « mesures raisonnables Â» pourrait devoir ĂŞtre renforcĂ©e pour mieux dĂ©tecter et dĂ©courager le recyclage des produits de la criminalitĂ© dans le secteur immobilier.

Les propositions relatives aux assureurs de titres et aux parties non reprĂ©sentĂ©es ont Ă©tĂ© annoncĂ©es dans l’ÉnoncĂ© Ă©conomique de l’automne 2023. Le ministère des Finances a estimĂ© que seules des modifications rĂ©glementaires Ă©taient nĂ©cessaires pour mettre en Ĺ“uvre ces engagements et, par consĂ©quent, aucune loi visant Ă  mettre en Ĺ“uvre les propositions immobilières annoncĂ©es dans l’ÉnoncĂ© Ă©conomique de l’automne 2023 n’a Ă©tĂ© incluse dans le projet de loi C-59, Loi portant exĂ©cution de certaines dispositions de l’ÉnoncĂ© Ă©conomique de l’automne dĂ©posĂ© au Parlement le 21 novembre 2023 et de certaines dispositions du budget dĂ©posĂ© au Parlement le 28 mars 2023.

Ces propositions sont nĂ©cessaires pour que le Canada puisse se conformer Ă  ses obligations internationales en matière de LRPC/FAT. La recommandation 22 du GAFI exige que toutes les entreprises et professions non financières dĂ©signĂ©es, y compris les professionnels de l’immobilier, appliquent les exigences de diligence raisonnable Ă  l’égard de la clientèle et de tenue de registres. Le GAFI note que les professionnels de l’immobilier comprennent les agents immobiliers ainsi que les professionnels qui peuvent effectuer ou prĂ©parer des transactions pour des clients touchant l’achat et la vente de biens immobiliers, comme les avocats, les promoteurs immobiliers, les assureurs de titres et d’autres professionnels du droit indĂ©pendants et des comptables.

Déclaration des déboursés des casinos

Les casinos constituent un secteur Ă  haut risque en matière de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes. Pour cette raison, les casinos sont actuellement tenus de dĂ©clarer au CANAFE les dĂ©boursĂ©s supĂ©rieurs Ă  10 000 $. Toutefois, les casinos ne sont actuellement pas tenus de dĂ©clarer le bĂ©nĂ©ficiaire final d’un versement si celui-ci est encaissĂ© par un tiers. Le ministère des Finances a dĂ©terminĂ© la nĂ©cessitĂ© d’apporter des modifications rĂ©glementaires pour combler cette lacune dans la dĂ©claration des dĂ©boursĂ©s des casinos.

Les recommandations 24 et 25 du GAFI exigent des pays qu’ils Ă©valuent le risque de dĂ©tournement des personnes morales et des montages juridiques Ă  des fins de recyclage des produits de la criminalitĂ© ou de financement des activitĂ©s terroristes et qu’ils prennent des mesures pour prĂ©venir leur utilisation abusive. La dernière Ă©valuation mutuelle du Canada en 2016 ainsi que le rapport de suivi du GAFI sur le Canada en 2021 ont rĂ©vĂ©lĂ© que le Canada Ă©tait partiellement conforme Ă  la recommandation 24 et non conforme Ă  la recommandation 25 (non conforme Ă©tant le rĂ©sultat d’évaluation le plus bas possible). Une transparence accrue concernant le bĂ©nĂ©ficiaire ultime des dĂ©boursĂ©s des casinos garantit que ce secteur n’est pas utilisĂ© Ă  mauvais escient pour dissimuler le recyclage des produits de la criminalitĂ© ou le financement des activitĂ©s terroristes et soutiendra l’adhĂ©sion du Canada aux recommandations 24 et 25 du GAFI.

Contexte

Le recyclage des produits de la criminalité est le procédé utilisé pour dissimuler ou déguiser l’origine de produits d’activités criminelles afin de donner l’impression qu’ils proviennent de sources légitimes, ce qui profite aux criminels nationaux et internationaux ainsi qu’aux groupes criminels organisés. Le financement du terrorisme est la collecte et la mise à disposition de fonds provenant de sources licites ou illicites pour des activités terroristes. Il soutient et soutient les activités des terroristes nationaux et internationaux qui peuvent entraîner des attentats terroristes au Canada ou à l’étranger, causant des pertes de vie et des destructions.

Le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes constituent de graves menaces à la sécurité des Canadiens, ainsi qu’à l’intégrité du système financier canadien. Ces crimes nuisent à notre société en soutenant, en récompensant et en perpétuant des activités criminelles et terroristes plus larges. Les produits de la criminalité dont l’argent est blanchi au Canada sont souvent générés aux dépens et au détriment directs de Canadiens innocents, au moyen de crimes comme la fraude, le vol, le trafic de drogue, la traite de personnes à des fins d’exploitation sexuelle et l’exploitation sexuelle d’enfants en ligne. Le financement des activités terroristes soutient les activités de terroristes nationaux et internationaux, notamment des attaques meurtrières et destructrices au Canada ou à l’étranger.

Régime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes

Le régime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes (LRPC/FAT) contribue à protéger l’intégrité du système financier canadien ainsi que la sécurité des Canadiens en détectant, en dissuadant et en perturbant le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes, ainsi qu’en contribuant à décourager les infractions criminelles sous-jacentes qui génèrent des produits de la criminalité.

Le RĂ©gime LRPC/FAT, dirigĂ© par le ministère des Finances, se compose de 13 ministères et organismes fĂ©dĂ©raux, chacun ayant son mandat respectif. Le rĂ©gime est Ă©tabli par des lois fĂ©dĂ©rales, notamment la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes (LRPCFAT) et le Code criminel.

La LRPCFAT, mise en Ĺ“uvre pour la première fois en 2000, est une loi clĂ© du rĂ©gime LRPC/FAT du Canada. Ses objectifs sont les suivants : faciliter la dissuasion, la dĂ©tection, les enquĂŞtes et les poursuites concernant les infractions de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes; lutter contre la criminalitĂ© organisĂ©e en fournissant aux agents chargĂ©s de l’application des lois les informations dont ils ont besoin tout en mettant en place des garanties adĂ©quates en matière de confidentialitĂ©; aider Ă  remplir les engagements internationaux du Canada, notamment dans le cadre du GAFI, Ă  l’égard de la lutte mondiale contre la criminalitĂ© financière transnationale; protĂ©ger le système financier canadien contre les abus. Ă€ ces fins, la LRPCFAT oblige les entreprises et les professionnels rĂ©glementĂ©s par la Loi (c’est-Ă -dire les « entitĂ©s dĂ©clarantes Â») Ă  Ă©laborer et Ă  mettre en Ĺ“uvre des programmes de conformitĂ© pour identifier les clients, surveiller les relations d’affaires, tenir des registres et dĂ©clarer certains types de transactions financières. En outre, elle Ă©tablit le CANAFE Ă  titre d’organisme de rĂ©glementation de la lutte contre le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes et d’unitĂ© de renseignement financier du Canada. Plusieurs règlements soutiennent la LRPCFAT.

Au cours des dernières annĂ©es, le gouvernement a apportĂ© une sĂ©rie de modifications lĂ©gislatives et d’investissements pour renforcer et moderniser le cadre lĂ©gislatif et rĂ©glementaire en matière de LRPC/FAT, y compris des annonces dans le budget de 2022, le budget de 2023 et l’ÉnoncĂ© Ă©conomique de l’automne 2023. Cet ensemble de rĂ©glementations mettrait en Ĺ“uvre, rationaliserait et comblerait les lacunes des politiques dĂ©jĂ  approuvĂ©es et annoncĂ©es dans divers vĂ©hicules, notamment les budgets prĂ©cĂ©dents et l’ÉnoncĂ© Ă©conomique de l’automne 2023. Plus prĂ©cisĂ©ment, des rĂ©glementations sont nĂ©cessaires pour :

Objectif

L’objectif des modifications proposées est de renforcer le cadre de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes du Canada, de répondre aux critiques de la Commission Cullen, de donner suite aux recommandations de l’examen parlementaire de 2018 de la LRPCFAT et d’aider le Canada à maintenir sa cote actuelle dans le contexte de son évaluation mutuelle par le GAFI en 2025-2026.

Description

Déclaration de biens sanctionnés

Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es au Règlement sur la dĂ©claration des opĂ©rations douteuses — recyclage des produits de la criminalitĂ© et financement des activitĂ©s terroristes en vertu de la LRPCFAT crĂ©eraient un nouveau rapport sur les biens sanctionnĂ©s, que les entitĂ©s dĂ©clarantes devront dĂ©clarer au CANAFE. Actuellement, le règlement comporte des dispositions qui obligent les entitĂ©s dĂ©clarantes Ă  prĂ©senter une dĂ©claration de biens appartenant Ă  un groupe terroriste au CANAFE lorsqu’elles sont tenues de faire une divulgation en vertu du Code criminel ou du Règlement d’application des rĂ©solutions des Nations Unies sur la lutte contre le terrorisme. Les informations figurant dans la dĂ©claration traduiront fidèlement les informations dĂ©jĂ  saisies en vertu des exigences existantes en matière de dĂ©claration de biens appartenant Ă  un groupe terroriste (par exemple les informations d’identification et les informations transactionnelles). Les renseignements prĂ©cis qui seraient exigĂ©s dans le nouveau rapport sur les biens sanctionnĂ©s seraient dĂ©crits dans une annexe modifiĂ©e dans le cadre des modifications proposĂ©es. Les modifications couvriraient Ă©galement les entitĂ©s Ă©numĂ©rĂ©es dans la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales, la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants Ă©trangers corrompus et la Loi sur les Nations Unies.

Cadre d’inscription des ESM

Divers règlements en vertu de la LRPCFAT seraient modifiĂ©s pour mettre en vigueur le cadre d’inscription renforcĂ© des ESM annoncĂ© dans le budget de 2023. En vertu de la LRPCFAT, les ESM Ă©trangères et nationales doivent s’inscrire auprès du CANAFE et renouveler leur inscription tous les deux ans. Les entreprises multinationales Ă©trangères sont dĂ©jĂ  tenues de soumettre des vĂ©rifications de casier judiciaire de leur prĂ©sident-directeur gĂ©nĂ©ral, de leur prĂ©sident, de leurs administrateurs et de toute personne qui contrĂ´le directement ou indirectement 20 % ou plus de l’entitĂ© ou des actions de l’entitĂ© dans le cadre de leur inscription (et rĂ©inscription) tous les deux ans. Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es appuieraient le cadre lĂ©gislatif annoncĂ© dans le budget de 2023 exigeant que les ESM nationales soumettent de la mĂŞme manière des vĂ©rifications du casier judiciaire de leur prĂ©sident-directeur gĂ©nĂ©ral, de leur prĂ©sident, de leurs administrateurs et de toute personne qui contrĂ´le directement ou indirectement 20 % ou plus de l’ESM ou des actions de l’ESM au CANAFE lors de l’inscription (et de la rĂ©inscription) tous les deux ans.

Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es obligeraient Ă©galement les ESM Ă  obtenir et Ă  examiner les vĂ©rifications du casier judiciaire de leurs agents et Ă  soumettre les renseignements relatifs Ă  ces vĂ©rifications du casier judiciaire lors de leur inscription (et de leur rĂ©inscription) tous les deux ans auprès du CANAFE. De plus, en ce qui concerne les agents des ESM qui sont des « entitĂ©s Â» (c’est-Ă -dire des sociĂ©tĂ©s), le directeur gĂ©nĂ©ral, le prĂ©sident, les administrateurs et toute personne qui possède ou contrĂ´le, directement ou indirectement, 20 % ou plus de l’entitĂ© ou des actions de l’entitĂ©, doit Ă©galement procĂ©der Ă  une vĂ©rification de casier judiciaire et l’ESM doit soumettre les renseignements relatifs Ă  ces vĂ©rifications au CANAFE lors de l’inscription (et de la rĂ©inscription) tous les deux ans. Toutes les informations relatives aux vĂ©rifications du casier judiciaire doivent avoir Ă©tĂ© obtenues auprès de l’autoritĂ© compĂ©tente au cours des six derniers mois (par rapport au moment de l’inscription ou de la rĂ©inscription), ce qui signifie que les ESM devraient effectuer les vĂ©rifications obligatoires du casier judiciaire avant leur inscription (et rĂ©inscription) tous les deux ans.

Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es prĂ©ciseraient la pĂ©riode de conservation de cinq ans pour les exigences connexes en matière de tenue de registres (c’est-Ă -dire pendant combien de temps les ESM doivent conserver dans leurs dossiers les vĂ©rifications du casier judiciaire de leurs agents). En soumettant ces vĂ©rifications de casier judiciaire et les renseignements liĂ©s aux vĂ©rifications de casier judiciaire, l’ESM doit s’assurer que les personnes dĂ©signĂ©es ne dĂ©clenchent pas les exigences d’inadmissibilitĂ© liĂ©es Ă  des comportements criminels antĂ©rieurs Ă©noncĂ©es dans la LRPCFAT. Le Règlement sur les pĂ©nalitĂ©s administratives – recyclage des produits de la criminalitĂ© et financement des activitĂ©s terroristes serait Ă©galement modifiĂ© pour prescrire les sanctions connexes.

Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche (GAPEB)

Les modifications proposĂ©es modifieraient le Règlement sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes et le Règlement sur l’inscription – recyclage des produits de la criminalitĂ© et financement des activitĂ©s terroristes pour obliger les acquĂ©reurs offrant des services de retrait d’espèces pour les GAPEB Ă  respecter les obligations suivantes :

Biens immobiliers (assureurs de titres et parties non représentées)

Les modifications proposĂ©es au Règlement sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes feraient des assureurs de titres des entitĂ©s dĂ©clarantes dans le cadre du rĂ©gime LRPC/FAT du Canada. Plus prĂ©cisĂ©ment, les assureurs de titres seraient tenus de : mettre au point un programme de conformitĂ© en matière de LRPC/FAT; satisfaire aux exigences en matière de vĂ©rification d’identitĂ© et de tenue de dossiers; soumettre les dĂ©clarations requises au CANAFE, y compris les dĂ©clarations d’opĂ©rations douteuses et les dĂ©clarations de biens terroristes; dĂ©terminer si les transactions impliquent des personnes politiquement exposĂ©es et des dirigeants d’organismes internationaux; suivre les directives ministĂ©rielles.

De plus, les modifications proposées renforceraient les obligations des représentants immobiliers d’identifier les parties non représentées et de déterminer si des tiers sont impliqués dans ces transactions, et de conserver les informations connexes.

Déclaration des déboursés des casinos

Les modifications proposĂ©es clarifieraient que les casinos doivent dĂ©clarer le bĂ©nĂ©ficiaire des dĂ©boursements de casino de 10 000 $ ou plus. Actuellement, les casinos ne sont pas tenus de dĂ©clarer si le dĂ©boursĂ© est reçu pour le compte d’un tiers. La dĂ©claration figurerait dans une nouvelle partie du formulaire de dĂ©claration des dĂ©boursĂ©s de casino existant.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Déclaration des biens sanctionnés

Les modifications proposĂ©es ont Ă©tĂ© Ă©clairĂ©es par des sĂ©ances de mobilisation que le ministère des Finances a entreprises avec les principales banques du Canada lors d’une visite de sensibilisation en mai 2023, axĂ©e sur la mise en Ĺ“uvre des sanctions autonomes du Canada. Les modifications ont Ă©galement Ă©tĂ© Ă©laborĂ©es en consultation avec le CANAFE, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et le Service canadien du renseignement de sĂ©curitĂ©. Au cours des consultations, les banques canadiennes ont exprimĂ© des difficultĂ©s concernant l’ambiguĂŻtĂ© des exigences de communication de renseignements sur les biens sanctionnĂ©s et les incohĂ©rences dans l’approche de soumission des dĂ©clarations de biens sanctionnĂ©s. Ces commentaires ont Ă©clairĂ© les modifications proposĂ©es, qui contribuent Ă  garantir la clartĂ© des exigences en matière d’information et constituent une base pour des dĂ©clarations plus cohĂ©rentes des biens sanctionnĂ©s.

Cadre d’inscription des ESM

Le ministère des Finances a menĂ© des consultations prĂ©cisĂ©ment sur la question du renforcement du Cadre d’inscription des ESM dans le cadre de sa Consultation sur le renforcement du RĂ©gime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes, qui a Ă©tĂ© lancĂ©e au cours de l’étĂ© 2023. Les principaux intervenants, y compris l’Association canadienne des ESM, ont rĂ©pondu Ă  cette consultation en indiquant qu’ils Ă©taient d’accord avec l’objectif global de dissuader les demandeurs indĂ©sirables de s’inscrire en tant qu’ESM nationales ou Ă©trangères auprès du CANAFE, car cela contribuerait Ă  rĂ©duire le profil de risque global du secteur. En plus de cette consultation prĂ©cise sur le renforcement du cadre d’inscription des ESM, le ministère des Finances s’entretient rĂ©gulièrement avec le secteur des ESM sur diverses questions, gĂ©nĂ©ralement par l’intermĂ©diaire de l’Association canadienne des ESM. Le secteur des ESM est au courant des modifications rĂ©glementaires proposĂ©es pour mettre en vigueur les modifications lĂ©gislatives du budget de 2023. La proposition a Ă©galement Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e en consultation avec le CANAFE.

Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche (GAPEB)

Cette proposition a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e en consultation avec les principaux partenaires du rĂ©gime LRPC/FAT, notamment le CANAFE et la GRC. En juin 2023, le gouvernement a lancĂ© une Consultation sur le renforcement du RĂ©gime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes. La consultation a posĂ© une question prĂ©cise quant Ă  la possibilitĂ© d’étendre le cadre LRPC/FAT aux GAPEB et, si oui, quelles obligations devraient s’appliquer. La consultation a reçu 129 observations provenant d’un large Ă©ventail d’intervenants. La plupart des commentaires reçus sur les GAPEB Ă©taient favorables Ă  l’élargissement du cadre LRPC/FAT du Canada de façon Ă  inclure le secteur. Les intervenants du secteur des guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche Ă©taient gĂ©nĂ©ralement opposĂ©s Ă  l’extension de la couverture du cadre LRPC/FAT, notant que le secteur dispose dĂ©jĂ  d’exigences et de procĂ©dures internes solides.

Ă€ la suite de la publication de l’ÉnoncĂ© Ă©conomique de l’automne 2023, qui annonçait l’intention du gouvernement d’élargir le cadre de la LRPCFAT pour qu’il s’applique aux acquĂ©reurs de GAPEB, le ministère des Finances a tenu des sĂ©ances de mobilisation bilatĂ©rales et collectives avec plusieurs membres du secteur des acquĂ©reurs de GAPEB. Ces sĂ©ances de mobilisation Ă©taient axĂ©es sur la prĂ©sentation au secteur du rĂ©gime LRPC/FAT, de la LRPCFAT et de son cadre rĂ©glementaire, suivies de sĂ©ances plus dĂ©taillĂ©es donnant un aperçu des exigences potentielles en matière de LRPC/FAT Ă  l’étude. Cette approche a permis au ministère des Finances d’affiner sa politique rĂ©glementaire pour s’assurer qu’elle rĂ©pond aux risques posĂ©s par le secteur ainsi qu’aux pratiques commerciales des acquĂ©reurs de GAPEB. En consĂ©quence, les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es formaliseraient en grande partie les pratiques existantes du secteur, notamment celles dĂ©crites dans les exigences internes d’Interac pour les propriĂ©taires de guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche.

Immobilier (assureurs de titres et parties non représentées)

Le ministère des Finances a sollicitĂ© l’avis des intervenants sur l’extension potentielle de la couverture LRPC/FAT dans le secteur immobilier dans le cadre de sa consultation publique de 2023, Ă  savoir la Consultation sur le renforcement du RĂ©gime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes. La plupart des intervenants qui ont rĂ©pondu Ă  la consultation ont appuyĂ© l’élargissement du cadre canadien de LRPC/FAT pour inclure les assureurs de titres et le renforcement des obligations d’identification des parties non reprĂ©sentĂ©es dans les transactions immobilières. Les assureurs de titres et l’Association canadienne de l’immeuble (ACI) se sont opposĂ©s aux propositions. Le ministère des Finances a menĂ© trois consultations ciblĂ©es supplĂ©mentaires auprès des assureurs de titres (dĂ©cembre 2023, puis janvier et mars 2024) et une consultation ciblĂ©e auprès de l’ACI (dĂ©cembre 2023). Le CANAFE a Ă©galement Ă©tĂ© consultĂ© lors de l’élaboration de ces deux propositions immobilières. Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es tiennent compte des commentaires des intervenants concernant l’alignement sur les pratiques du secteur, comme le recours Ă  un tiers pour la vĂ©rification de l’identitĂ© et la flexibilitĂ© quant aux types de registres Ă  conserver.

Déclaration des déboursés des casinos

Le CANAFE a déterminé la nécessité de la modification réglementaire proposée dans le cadre de son examen continu de ses formulaires de déclaration, y compris les déclarations des déboursés des casinos. Le CANAFE entreprend des activités de sensibilisation et de mobilisation dédiées auprès du secteur des casinos sur les obligations de déclaration, qui ont été utilisées pour sensibiliser à la nécessité de déclarer le bénéficiaire final des déboursements des casinos et au formulaire de déclaration des déboursements des casinos mis à jour proposé. Les intervenants des casinos n’ont pas soulevé de préoccupations concernant les modifications proposées au formulaire de déclaration et sont tenus au courant des modifications au moyen d’une page d’orientation dédiée sur le site Web du CANAFE.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Une Ă©valuation des rĂ©percussions des traitĂ©s modernes n’a dĂ©terminĂ© aucun effet prĂ©judiciable sur des droits ancestraux ou issus de traitĂ©s, Ă©tablis ou potentiels, qui sont reconnus et confirmĂ©s Ă  l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.

Choix de l’instrument

Déclaration de biens sanctionnés

Conformément à la LRPCFAT et à son règlement, les entités déclarantes présentent actuellement des déclarations de biens appartenant à un groupe terroriste au CANAFE. Compte tenu du régime actuel de déclaration des biens appartenant à un groupe terroriste, des modifications réglementaires visant à l’étendre à un régime de biens sanctionnés constitueraient le moyen le plus simple, le moins coûteux et le plus efficace pour le Canada d’améliorer son utilisation de ces renseignements importants pour lutter contre l’évasion des sanctions et aider le Canada à respecter ses obligations internationales selon les normes du GAFI. Ainsi, d’autres instruments n’ont pas été pris en compte.

Le statu quo n’a pas Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme une option viable, car le fait de ne pas agir affaiblirait considĂ©rablement le rĂ©gime de sanctions du Canada, permettant ainsi aux acteurs malveillants d’échapper plus facilement aux sanctions en raison de renseignements incomplets sur les biens sanctionnĂ©s. En revanche, le règlement proposĂ© sur les biens sanctionnĂ©s amĂ©liorerait la capacitĂ© du Canada Ă  recevoir et Ă  analyser des renseignements concernant les biens sanctionnĂ©s immobilisĂ©s. Les modifications proposĂ©es fourniraient Ă©galement plus de clartĂ© aux entitĂ©s dĂ©clarantes concernant le type de renseignements qui doivent ĂŞtre communiquĂ©s, amĂ©lioreraient la comprĂ©hension et permettraient au CANAFE de dĂ©terminer et de traiter l’évasion des sanctions, et renforceraient le respect par le Canada de ses obligations internationales selon les normes du GAFI.

Cadre d’inscription des ESM

Pour faire face aux risques liés à l’utilisation des ESM à des fins de recyclage des produits de la criminalité et de financement des activités terroristes, les ESM étrangères sont déjà tenues de soumettre des vérifications de casier judiciaire au CANAFE lors de l’inscription. Pour faire face aux risques que les ESM nationales puissent être utilisées par des criminels pour des opérations illicites, les modifications proposées soutiendraient l’extension de l’obligation de soumettre une vérification de casier judiciaire lors de l’inscription des ESM nationales et exigeraient que les ESM nationales obtiennent et vérifient des vérifications de casier judiciaire pour leurs agents. L’approche réglementaire apportera de la cohérence à la réglementation LRPC/FAT des ESM et elle est bien alignée sur la nécessité d’une supervision pour garantir la conformité. Pour ces raisons, d’autres instruments que la réglementation n’ont pas été envisagés.

Guichets automatiques privés à étiquette blanche (GAPEB)

La proposition vise Ă  lutter contre les risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes liĂ©s aux GAPEB. Des dispositions lĂ©gislatives sont incluses dans le projet de loi C-59, Loi portant exĂ©cution de certaines dispositions de l’ÉnoncĂ© Ă©conomique de l’automne dĂ©posĂ© au Parlement le 21 novembre 2023 et certaines dispositions du budget dĂ©posĂ©es au Parlement le 28 mars 2023, mais des règlements sont nĂ©cessaires pour mettre en Ĺ“uvre et faire entrer en vigueur la loi. Compte tenu de la loi, les instruments non rĂ©glementaires n’ont pas Ă©tĂ© pris en compte.

Le fait de permettre le maintien du statu quo compromettrait l’efficacitĂ© du rĂ©gime LRPC/FAT, augmenterait la probabilitĂ© d’activitĂ©s criminelles et compromettrait l’intĂ©gritĂ© du système financier canadien. Cela pourrait nuire gravement Ă  la rĂ©putation du secteur financier canadien et soumettre les institutions financières canadiennes Ă  un fardeau rĂ©glementaire accru lorsqu’elles traitent avec des homologues Ă©trangers ou lorsqu’elles font des affaires Ă  l’étranger.

Une autre option aurait pu ĂŞtre de rĂ©glementer les GAPEB individuelles Ă  des fins de LRPC/FAT, de la mĂŞme manière que l’approche adoptĂ©e au QuĂ©bec. Le rĂ©gime quĂ©bĂ©cois comprend l’octroi d’une licence provinciale pour tous les GAPEB, les contrĂ´les de police et les exigences relatives Ă  l’identification des clients, Ă  la tenue des registres et Ă  la dĂ©claration. Bien que cette approche puisse Ă©galement ĂŞtre efficace pour lutter contre les risques de LRPC/FAT, le ministère des Finances a dĂ©terminĂ© que la rĂ©glementation des acquĂ©reurs qui connectent les GAPEB Ă  un rĂ©seau de paiement serait Ă©galement une approche efficace pour faire face aux risques de LRPC/FAT liĂ©s aux GAPEB Ă©tant donnĂ© le rĂ´le de « gardien Â» qu’ils tiennent dans le secteur et le risque que les GAPEB individuels puissent Ă©galement faire l’objet d’un contrĂ´le criminel.

Ă€ l’échelle internationale, il est nĂ©cessaire de s’attaquer aux risques liĂ©s aux GAPEB pour que le Canada puisse respecter ses obligations internationales selon les normes du GAFI et le GAFI a dĂ©terminĂ© l’absence d’exigences en matière de LRPC pour le secteur des GAPEB comme une lacune dans le rĂ©gime LRPC/FAT du Canada. Compte tenu des risques liĂ©s au statu quo et de la complexitĂ© supplĂ©mentaire liĂ©e Ă  la rĂ©glementation des GAPEB individuels, il a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© que l’approche proposĂ©e consistant Ă  rĂ©glementer les acquĂ©reurs serait l’instrument le plus adĂ©quat.

Immobilier (assureurs de titres et parties non représentées)

Les modifications proposées traiteraient des risques de recyclage des produits de la criminalité et de financement des activités terroristes dans le secteur immobilier.

Si le statu quo persistait, les risques connus de LRPC/FAT dans le secteur immobilier canadien persisteraient, ce qui pourrait contribuer Ă  la hausse des prix de l’immobilier. En revanche, la rĂ©glementation des assureurs de titres permettrait de lutter contre les risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes grâce Ă  la collecte de renseignements, qui pourraient ĂŞtre utilisĂ©s par le CANAFE et communiquĂ©s aux agents chargĂ©s de l’application de la loi pour aider Ă  dĂ©tecter et Ă  perturber les activitĂ©s illicites dans le secteur immobilier. Les reprĂ©sentants immobiliers sont dĂ©jĂ  tenus de prendre des mesures raisonnables pour identifier les parties non reprĂ©sentĂ©es; rendre cette identification obligatoire garantirait davantage que les agents assurent le suivi des comportements suspects lorsqu’ils ne peuvent pas identifier les parties non reprĂ©sentĂ©es dans les transactions, ce qui pourrait entraĂ®ner davantage de dĂ©clarations d’opĂ©rations douteuses au CANAFE. Les exigences actuelles en matière de LRPC/FAT pour les agents immobiliers sont Ă©tablies dans la rĂ©glementation, ce qui signifie que les exigences existantes ne peuvent ĂŞtre modifiĂ©es que par voie rĂ©glementaire. Ainsi, d’autres instruments n’ont pas Ă©tĂ© pris en compte.

En plus de s’attaquer aux risques de recyclage des produits de la criminalité et de financement des activités terroristes dans le secteur immobilier, cette modification renforcerait également le respect par le Canada de ses obligations internationales selon les normes du GAFI.

Déclaration des déboursés des casinos

Étant donné que le régime de déclaration des déboursés des casinos est établi par la réglementation, des modifications visant à combler les lacunes et à améliorer l’efficacité de la réglementation nécessiteraient des modifications réglementaires. Le fait de ne pas combler les lacunes concernant le bénéficiaire final des déboursés nuirait à l’efficacité du régime de déclaration des déboursés des casinos, augmentant ainsi les risques de recyclage des produits de la criminalité et de financement des activités terroristes dans le secteur des casinos. Enfin, le fait de combler l’écart aidera le Canada à respecter ses obligations internationales selon les normes du GAFI.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Les répercussions des modifications réglementaires proposées ont été évaluées conformément au Guide d’analyse coûts-avantages pour le Canada du Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT). Les avantages et les coûts liés aux modifications proposées sont déterminés en comparant le scénario de référence au scénario réglementaire. Le scénario de référence décrit ce qui risque de se produire à l’avenir si les modifications proposées ne sont pas mises en œuvre. Le scénario réglementaire décrit les modifications qui se produiraient en raison des modifications proposées.

La valeur actualisĂ©e (VA) des modifications rĂ©glementaires proposĂ©es est de 16,6 millions de dollars (ou 2,4 millions de dollars annualisĂ©s) en dollars de 2021. Sauf indication contraire, toutes les valeurs monĂ©taires sont exprimĂ©es en dollars de 2021, actualisĂ©es Ă  2024 en utilisant un taux d’actualisation de 7 % sur une pĂ©riode de 10 ans (2024 Ă  2033). Les avantages des modifications rĂ©glementaires proposĂ©es sont dĂ©crits qualitativement en raison de la difficultĂ© liĂ©e Ă  la quantification des avantages des activitĂ©s en dehors de l’économie formelle et lĂ©gale; principalement la quantification des avantages pour la sociĂ©tĂ© des produits de la criminalitĂ© qui ne sont pas recyclĂ©s ni utilisĂ©s pour le financement des activitĂ©s terroristes.

Un rapport coûts-avantages complet avec plus de détails sur la méthode et les hypothèses utilisées sera fourni sur demande.

Scénarios de référence et réglementaires

Déclaration des biens sanctionnés

Si les entités déclarantes maintiennent leurs obligations de déclaration actuelles dans un scénario de référence, il n’y aura pas de hausse des coûts réglementaires. Dans le scénario de référence, le CANAFE ne reçoit pas de déclarations des biens sanctionnés, ce qui limite la quantité de renseignements liés à l’évasion des sanctions qu’il peut recueillir, nuisant ainsi à sa capacité à lutter contre l’évasion des sanctions. Dans le scénario réglementaire, les entités déclarantes seraient tenues de remplir une nouvelle déclaration des biens sanctionnés (qui remplit la déclaration existante des biens appartenant à un groupe terroriste) et de soumettre les nouvelles déclarations des biens sanctionnés au CANAFE. Les coûts liés à cette modification réglementaire sont atténués par le fait que le scénario réglementaire représente une expansion et une clarification des déclarations existantes des biens appartenant à un groupe terroriste. Toutes les entités déclarantes (c’est-à-dire les entités financières, les ESM, les casinos, les comptables, les négociants en métaux et pierres anciennes, les assureurs-vie, les courtiers immobiliers ou les représentants et promoteurs immobiliers, les courtiers en valeurs mobilières et les notaires de la Colombie-Britannique) sont tenues de présenter des déclarations de biens appartenant à un groupe terroriste et toutes seraient tenues de présenter des déclarations de biens sanctionnés. Cependant, en raison de la nature de l’exigence (c’est-à-dire détenir des biens sanctionnés), la plupart des déclarations de biens sanctionnés devraient provenir de grandes entités financières (c’est-à-dire de grandes banques et coopératives de crédit).

Cadre d’inscription des ESM

Le scĂ©nario de base est que les ESM nationales ne sont pas tenues de soumettre des vĂ©rifications de casier judiciaire ni aucune information relative aux vĂ©rifications de casier judiciaire de leurs agents, lors de l’inscription (et de la rĂ©inscription) en tant que ESM. En consĂ©quence, les ESM nationales et leurs agents peuvent ne pas disposer d’une vĂ©rification de casier judiciaire valide, une lacune qui expose les ESM aux risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes. Les modifications proposĂ©es exigeraient que les ESM soumettent des vĂ©rifications du casier judiciaire de leur chef de la direction, de leur prĂ©sident, de leurs administrateurs et de toute personne qui contrĂ´le directement ou indirectement 20 % ou plus de l’ESM ou des actions de l’ESM, ainsi que des renseignements relatifs aux vĂ©rifications du casier judiciaire de leurs agents au CANAFE lors de leur inscription (et de leur rĂ©inscription) tous les deux ans. Cela attĂ©nuerait les risques liĂ©s aux ESM et Ă  leurs agents qui utilisent les ESM Ă  des fins de recyclage des produits de la criminalitĂ© ou de financement des activitĂ©s terroristes en garantissant qu’aucune des personnes ni agents dĂ©signĂ©s n’a d’antĂ©cĂ©dents criminels qui dĂ©clencheraient les exigences d’inadmissibilitĂ© liĂ©es Ă  des comportements criminels antĂ©rieurs Ă©noncĂ©es dans la LRPCFAT. Dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, les ESM devraient s’assurer que tous les renseignements liĂ©s aux vĂ©rifications du casier judiciaire doivent avoir Ă©tĂ© obtenus auprès de l’autoritĂ© compĂ©tente au cours des six derniers mois (par rapport Ă  la date de l’inscription ou de la rĂ©inscription), ce qui signifie que les ESM devraient effectuer les vĂ©rifications obligatoires du casier judiciaire avant leur inscription (et leur rĂ©inscription) tous les deux ans.

Guichets automatiques privés à étiquette blanche (GAPEB)

Dans le scénario de référence, les acquéreurs de GAPEB continueraient de ne faire l’objet d’aucune surveillance à des fins de LRPC/FAT à l’échelle fédérale, ce qui perpétuerait les risques de recyclage des produits de la criminalité et de financement des activités terroristes posés par les GAPEB. Dans le scénario réglementaire, les acquéreurs offrant des services de retrait d’espèces aux GAPEB seraient tenus de respecter les obligations générales en matière de LRPC/FAT (par exemple s’inscrire auprès du CANAFE, élaborer un programme de conformité, mettre en œuvre des mesures de diligence raisonnable à l’égard de la clientèle, tenir des registres, déclarer les transactions suspectes et suivre les directives ministérielles), ainsi que de fournir au CANAFE, dans le cadre de la demande d’inscription à titre d’ESM, des renseignements concernant les GAPEB desservis (par exemple propriétaire, bailleur et exploitant du GAPEB; propriétaire d’espèces; renseignements sur le compte bancaire de règlement; emplacement et modèle de GAPEB; source des espèces du GAPEB et méthode suivie pour transporter les espèces). Les coûts réglementaires sont atténués par le fait que la plupart des exigences administratives et de conformité proposées sont déjà respectées par les acquéreurs de GAPEB dans le cadre des procédures opérationnelles internes d’Interac.

Immobilier (assureurs de titres et parties non représentées)

Dans le scénario de référence, il n’existe aucune réglementation des assureurs de titres à des fins de LRPC/FAT, ce qui signifie que les risques de recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes, qui ne sont pas traités efficacement par la réglementation relative à la LRPC/FAT applicable aux agents immobiliers, aux courtiers, aux représentants commerciaux et aux promoteurs immobiliers, subsisteraient. Dans le scénario réglementaire, les assureurs de titres deviendraient des entités déclarantes aux termes de la LRPCFAT et seraient soumis aux obligations générales en matière de LRPC/FAT (par exemple élaborer un programme de conformité, mettre en œuvre des mesures de diligence raisonnable à l’égard de la clientèle, tenir des registres, signaler les transactions suspectes et suivre les directives ministérielles). Le scénario réglementaire aiderait à réduire les risques de recyclage des produits de la criminalité et de financement des activités terroristes dans le secteur immobilier en obligeant les assureurs de titres à déclarer au CANAFE les renseignements sur l’assurance de titres et les transactions liées à l’immobilier, qui seraient utilisés par le CANAFE et communiqués aux organismes d’application de la loi pour aider à détecter et perturber les activités illicites dans le secteur immobilier.

Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, les reprĂ©sentants immobiliers sont tenus de prendre des « mesures raisonnables Â» pour identifier les parties non reprĂ©sentĂ©es dans une transaction immobilière. Dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, l’approche des « mesures raisonnables Â» serait remplacĂ©e par une obligation, obligeant les reprĂ©sentants immobiliers Ă  identifier les parties non reprĂ©sentĂ©es et les tiers dans les transactions immobilières. Cette modification aiderait Ă  dĂ©terminer les comportements suspects lorsque les agents ne peuvent pas identifier les parties non reprĂ©sentĂ©es dans les transactions, ce qui pourrait entraĂ®ner davantage de dĂ©clarations d’opĂ©rations suspectes au CANAFE. Grâce Ă  ces renseignements, le CANAFE serait mieux Ă©quipĂ© pour cerner les activitĂ©s potentielles de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement d’activitĂ©s terroristes dans le secteur immobilier et communiquer ces renseignements et analyses aux agents d’application de la loi.

Déclaration des déboursés des casinos

Dans le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence, les casinos sont tenus de dĂ©clarer les dĂ©boursĂ©s supĂ©rieurs Ă  10 000 $, mais ne sont pas tenus de dĂ©clarer le bĂ©nĂ©ficiaire final de ce dĂ©boursement. Cette situation va Ă  l’encontre de l’objectif de l’obligation de dĂ©claration des dĂ©boursĂ©s des casinos, qui vise Ă  inclure le vĂ©ritable bĂ©nĂ©ficiaire des dĂ©boursements importants des casinos aux fins de dĂ©tection et de dissuasion des risques de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes. Dans le cadre du scĂ©nario rĂ©glementaire, les casinos sont tenus de dĂ©clarer le bĂ©nĂ©ficiaire final d’un dĂ©boursement de casino supĂ©rieur Ă  10 000 $ et de prĂ©ciser si le dĂ©boursement est reçu pour le compte d’un tiers.

Avantages

Les avantages des modifications proposées, bien que probablement importants, ne sont pas monétisés en raison du manque de données accessibles ou fiables pour mesurer avec précision les changements dans la réputation du système financier canadien et la réduction des risques qui résulteraient de la mise en œuvre des modifications proposées. En outre, la quantification de ces avantages nécessiterait des renseignements importants sur la mesure dans laquelle ces activités se déroulent actuellement, qui sont par nature clandestines, et sur la capacité des mesures à réduire les activités de recyclage des produits de la criminalité et de financement des activités terroristes.

Les modifications proposées renforceraient le cadre LRPC/FAT du Canada et amélioreraient son efficacité en élargissant la portée des entités déclarantes pour inclure les acquéreurs de GAPEB et les assureurs de titres, en renforçant le régime de sanctions du Canada, en s’attaquant aux risques en matière de LRPC/FAT dans les secteurs des entreprises publiques et de l’immobilier, en comblant les lacunes de la déclaration des déboursés des casinos et l’harmonisation plus étroite du cadre canadien de LRPC/FAT avec les normes internationales.

Le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes ont des effets criminels et Ă©conomiques et contribuent Ă  faciliter et Ă  perpĂ©tuer les activitĂ©s criminelles. Le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement du terrorisme nuisent Ă  l’intĂ©gritĂ© et Ă  la stabilitĂ© du secteur financier et de l’économie en gĂ©nĂ©ral et menacent la qualitĂ© de vie des Canadiens. Le recyclage des produits de la criminalitĂ© porte atteinte aux institutions financières essentielles Ă  la croissance Ă©conomique (par la corruption interne et l’atteinte Ă  la rĂ©putation) et provoque des distorsions Ă©conomiques en nuisant aux activitĂ©s lĂ©gitimes du secteur privĂ©. Le groupe d’experts sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© dans le secteur immobilier de la Colombie-Britannique estime que le recyclage des produits de la criminalitĂ© dans le secteur de l’immobilier en Colombie-Britannique a fait augmenter les prix des logements d’environ 5 % en 2018. Cela rĂ©duit Ă©galement la productivitĂ© en dĂ©tournant les ressources et en encourageant la criminalitĂ© et la corruption et fausse le commerce international et les flux de capitaux de l’économie (en endommageant la rĂ©putation et en dĂ©formant les marchĂ©s) au dĂ©triment du dĂ©veloppement Ă©conomique Ă  long terme. Enfin, le recyclage des produits de la criminalitĂ© peut Ă©galement rĂ©duire les recettes fiscales, car il devient plus difficile pour les gouvernements municipaux, provinciaux et fĂ©dĂ©ral de percevoir des revenus provenant de transactions connexes qui ont souvent lieu dans l’économie clandestine.

Le renforcement du régime de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes aide à lutter contre les menaces de recyclage des produits de la criminalité et de financement d’activités terroristes, tout en protégeant les Canadiens et l’intégrité des marchés et du système financier mondial, et augmente la compétitivité du Canada et son attrait pour les investisseurs. Les modifications proposées favoriseraient la sécurité, la stabilité, l’utilité et l’efficacité du cadre du secteur financier en renforçant le régime et en luttant contre la criminalité financière. Tous les Canadiens bénéficieraient d’un secteur financier stable, efficace et concurrentiel qui favorise et stimule la croissance économique.

Les modifications proposées concernant la déclaration des biens sanctionnés, les GAPEB, les biens immobiliers et la déclaration des déboursés des casinos amélioreront la conformité du Canada aux normes internationales du GAFI. Le respect de ces normes améliore l’intégrité du cadre mondial de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes, a une retombée positive sur la réputation internationale du Canada et pourrait donner lieu à une plus grande efficacité réglementaire par rapport aux régimes d’autres pays, facilitant ainsi les activités internationales des entreprises canadiennes. De plus, le respect de ces normes contribuera à garantir que le Canada ne soit pas signalé par le GAFI comme étant un pays préoccupant en raison de son manque d’action pour remédier aux principales lacunes en matière de LRPC/FAT et, en fin de compte, empêchera d’autres pays d’imposer des sanctions au Canada. Ces répercussions sur la réputation, l’économie et la sécurité nationale sont importantes, mais difficiles à quantifier.

Coûts

Ă€ la suite des modifications proposĂ©es, les entreprises, le gouvernement et les particuliers devraient prendre en charge un coĂ»t total actualisĂ© estimĂ© Ă  15 855 845 $ en coĂ»ts de conformitĂ© et Ă  754 753 $ en frais administratifs pour une valeur actualisĂ©e (VA) estimĂ©e Ă  16 610 598 $ en coĂ»ts sur une pĂ©riode de 10 ans (soit 2 364 975 $ par an). Les entreprises touchĂ©es devraient prendre en charge un coĂ»t total actualisĂ© estimĂ© Ă  11 937 126 $ en coĂ»ts. Les entreprises touchĂ©es comprennent : environ 25 604 entitĂ©s dĂ©clarantes existantes (entitĂ©s financières, ESM, casinos, comptables, assureurs-vie, courtiers immobiliers ou reprĂ©sentants commerciaux et promoteurs, courtiers en valeurs mobilières et notaires de la Colombie-Britannique); 9 nouvelles entitĂ©s dĂ©clarantes (4 assureurs de titres et 5 acquĂ©reurs GAPEB); 10 000 entreprises propriĂ©taires de GAPEB; 44 351 sociĂ©tĂ©s achetant des biens immobiliers. La seule entitĂ© gouvernementale touchĂ©e est le CANAFE, qui devrait prendre en charge un coĂ»t total actualisĂ© estimĂ© Ă  3 662 556 $ sur une pĂ©riode de 10 ans (soit 521 466 $ par an) pour administrer et assurer la conformitĂ© aux modifications proposĂ©es. Les particuliers devraient prendre en charge un coĂ»t total actualisĂ© estimĂ© Ă  1 010 916 $ sur une pĂ©riode de 10 ans (soit 143 932 $ par an). Les personnes concernĂ©es comprennent les parties non reprĂ©sentĂ©es dans les transactions immobilières et les personnes recevant des dĂ©boursĂ©s d’un casino pour le compte d’une autre entitĂ© ou d’une autre personne. Un rĂ©sumĂ© des intervenants touchĂ©s par la mesure rĂ©glementaire est prĂ©sentĂ© ci-dessous.

Tableau 1 : RĂ©sumĂ© des intervenants touchĂ©s par la mesure
Mesure Intervenants Type d’intervenants Nombre d’intervenants
DĂ©claration des biens sanctionnĂ©s Divers note * du tableau b1 Entreprise 25 604
Cadre d’inscription des ESM Entreprises de services monĂ©taires Entreprise 2 566
Guichets automatiques privés à étiquette blanche (GAPEB) Acquéreurs de GAPEB Entreprise 5
PropriĂ©taires de GAPEB qui sont des entreprises Entreprise 10 000
Immobilier : assureurs de titres Assureurs de titres Entreprise 4
Les acheteurs immobiliers qui sont des entreprises Entreprise 44 351
Courtiers immobiliers ou reprĂ©sentants commerciaux et promoteurs Entreprise 7 676
Parties non reprĂ©sentĂ©es dans une transaction immobilière Particuliers 44 351
Déclarations des déboursés des casinos Casinos Entreprise 18
Personne qui reçoit un dĂ©boursement de casino de plus de 10 000 $ pour une autre entitĂ© ou personne Particuliers 15 000
Toutes les mesures CANAFE Gouvernement 1

Note(s) du tableau b1

Note * du tableau b1

« Divers Â» comprend les entitĂ©s suivantes : entitĂ©s financières (556), entreprises de services monĂ©taires (2 566), casinos (18), comptables (5 214), nĂ©gociants en mĂ©taux et pierres prĂ©cieux (4 187), assureurs-vie (3 766), courtiers ou vendeurs immobiliers, reprĂ©sentants et promoteurs (7 676), courtiers en valeurs mobilières (1 424) et notaires de la Colombie-Britannique (197).

Retour Ă  la note * du tableau b1

Tous les coûts indiqués dans le tableau 2 ci-dessous ne sont pas actualisés et sont par entité touchée et par an, sauf indication contraire. En général, les hypothèses ont été fondées sur des consultations auprès des secteurs industriels concernés et du CANAFE, ainsi que sur des résumés de l’étude d’impact de la réglementation antérieurs. Plus de détails sur les hypothèses et les sources sont inclus dans l’analyse coûts-avantages complète, fournie sur demande.

Tableau 2 : RĂ©sumĂ© des principales hypothèses et mesures

Mesure

Hypothèse

Déclaration des biens sanctionnés

  • 20 heures pour les grandes entitĂ©s financières et 30 minutes pour toutes les autres entitĂ©s dĂ©clarantes, pour mettre Ă  jour les systèmes informatiques (une seule fois).
  • 20 heures permettant aux grandes entitĂ©s financières de bien connaĂ®tre les nouvelles directives et de mettre Ă  jour les Ă©ventuelles formations (en cours).
  • 6 minutes pour les grandes entitĂ©s financières et 12 minutes pour toutes les autres entitĂ©s dĂ©clarantes, pour remplir et dĂ©poser une dĂ©claration de biens sanctionnĂ©s (en cours).
  • 104 000 $ pour le CANAFE pour administrer et assurer la conformitĂ© (une seule fois).

Cadre d’inscription des ESM

  • Frais moyens de 64 $ pour obtenir une vĂ©rification de casier judiciaire (en cours).
  • 15 minutes pour obtenir une vĂ©rification de casier judiciaire (en cours).
  • 6 minutes pour rassembler et prĂ©senter les renseignements relatifs Ă  une vĂ©rification du casier judiciaire des agents au CANAFE dans le cadre de l’inscription (et de la rĂ©inscription) tous les deux ans (en cours).
  • 2 minutes pour fournir au CANAFE une vĂ©rification du casier judiciaire du PDG, du prĂ©sident, du conseil d’administration et des actionnaires importants d’une ESM dans le contexte de l’inscription (et de la rĂ©inscription) tous les deux ans (en cours).
  • 1 minute pour enregistrer une vĂ©rification de casier judiciaire (en cours).
  • 2 minutes par ESM pour superviser et assurer le respect des nouvelles exigences (en cours).

Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche (GAPEB) et immobilier : assureurs de titres

  • 20 heures pour Ă©laborer un programme de conformitĂ© interne (une seule fois).
  • 48 heures pour mettre Ă  jour le programme de conformitĂ© (en cours).
  • 15 minutes pour remplir et envoyer les dĂ©clarations requises au CANAFE (en cours).
  • 4 heures pour mettre Ă  jour les formulaires d’admission des clients (une seule fois).
  • 32 heures pour les grandes entreprises et 16 heures pour les petites et moyennes entreprises pour mettre en place des systèmes informatiques pour la dĂ©claration au CANAFE (une seule fois).
  • 10 000 $ pour les grandes entreprises et 2 500 $ pour les petites entreprises, pour investir dans la capacitĂ© de stockage concernant les obligations requises en matière de tenue de registres (une seule fois).
  • 32 heures pour les grandes entreprises et 16 heures pour les petites entreprises pour se prĂ©parer et se conformer Ă  l’évaluation du CANAFE (en cours).
  • 1 heure pour enregistrer tous les documents requis (en cours).

Guichets automatiques privés à étiquette blanche (GAPEB)

  • 30 minutes pour s’inscrire en tant qu’ESM auprès du CANAFE (en cours).
  • 5 minutes pour soumettre au CANAFE les renseignements relatifs Ă  la connexion d’un GAPEB Ă  un rĂ©seau de paiement lors de l’inscription en tant qu’ESM (une seule fois).
  • 5 minutes permettant aux propriĂ©taires de GAPEB qui sont des entreprises de fournir des renseignements sur la propriĂ©tĂ© effective aux acquĂ©reurs (une seule fois).
  • 350 000 $ au CANAFE pour administrer et assurer la conformitĂ© (en cours).

Immobilier : assureurs de titres

  • 5 minutes permettant aux acheteurs de biens immobiliers qui sont des entreprises de fournir des renseignements sur la propriĂ©tĂ© effective aux acquĂ©reurs (en cours).
  • 10 % des transactions immobilières touchent des acheteurs qui sont des sociĂ©tĂ©s qui devraient soumettre des renseignements supplĂ©mentaires Ă  la suite de la modification rĂ©glementaire proposĂ©e.
  • 230 000 $ au CANAFE pour administrer et assurer la conformitĂ© (en cours).

Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es

  • 15 minutes pour remplir et envoyer les dĂ©clarations supplĂ©mentaires au CANAFE (en cours).
  • 30 minutes pour l’agent immobilier ou le courtier pour bien connaĂ®tre les nouvelles directives et mettre Ă  jour toute formation (une seule fois).
  • 4 minutes pour que l’agent immobilier ou le courtier demande et vĂ©rifie l’identitĂ© des parties non reprĂ©sentĂ©es (en cours).
  • 4 minutes pour les parties non reprĂ©sentĂ©es pour s’identifier et rĂ©pondre aux questions (en cours).
  • 1 minute pour l’agent immobilier ou le courtier pour enregistrer l’identitĂ© d’une partie non reprĂ©sentĂ©e (en cours).
  • 10 % des transactions immobilières devraient ĂŞtre visĂ©es par la nouvelle exigence.

Déclarations des déboursés des casinos

  • 4 heures pour mettre Ă  jour la technologie informatique afin de traiter le nouveau formulaire de dĂ©boursement du casino (une seule fois).
  • 10 minutes pour que les particuliers remplissent la nouvelle partie du formulaire de dĂ©boursement du casino (en cours).
  • 4 minutes au casino pour demander et vĂ©rifier l’identitĂ© du bĂ©nĂ©ficiaire final (en cours).
  • 4 minutes pour le bĂ©nĂ©ficiaire final pour s’identifier et rĂ©pondre aux questions (en cours).
  • 1 minute pour que le casino enregistre l’identitĂ© d’une partie non reprĂ©sentĂ©e (en cours).
  • 15 000 dĂ©clarations de dĂ©boursĂ©s des casinos seront visĂ©es (en cours).

Remarque : Certaines des mesures pourraient Ă©galement entraĂ®ner des coĂ»ts liĂ©s Ă  la capacitĂ© de stockage des technologies de l’information; par exemple, en ce qui concerne le stockage des vĂ©rifications de casier judiciaire pour le cadre d’inscription des ESM, les parties non reprĂ©sentĂ©es et les dĂ©boursĂ©s des casinos. Étant donnĂ© que les vĂ©rifications de casier judiciaire et l’identification seraient probablement des documents PDF d’une Ă  deux pages stockĂ©s Ă©lectroniquement, on suppose que le stockage de ces documents pourrait ĂŞtre rĂ©alisĂ© sans nouveaux investissements supplĂ©mentaires dans la capacitĂ© de stockage des technologies de l’information, comme ce qui serait nĂ©cessaire pour les Ă©conomies de tous les documents liĂ©s Ă  la conformitĂ© Ă  la suite de l’imposition de la rĂ©glementation LRPC/FAT sur de nouveaux secteurs (c’est-Ă -dire les guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche et les assureurs de titres). Ces coĂ»ts devraient ĂŞtre nĂ©gligeables.

Dans les cinq sections suivantes, la somme des chiffres peut ne pas correspondre aux totaux en raison d’arrondissements.

Déclaration des biens sanctionnés

La valeur actualisĂ©e (VA) des coĂ»ts liĂ©s au passage des dĂ©clarations de bien appartenant Ă  un groupe terroriste existantes Ă  des dĂ©clarations de biens sanctionnĂ©s est de 1 131 689 $, soit 161 127 $ annualisĂ©s. Les coĂ»ts dĂ©coulent des Ă©lĂ©ments suivants :

Cadre d’inscription des ESM

La VA des coĂ»ts liĂ©s Ă  l’exigence de vĂ©rifications de casier judiciaire et aux renseignements liĂ©s aux vĂ©rifications de casier judiciaire des ESM est de 8 385 418 $ ou de 1 193 895 $ annualisĂ©s. Les coĂ»ts dĂ©coulent des Ă©lĂ©ments suivants :

Remarque : Étant donnĂ© que les règlements existants interdisent dĂ©jĂ  au chef de la direction, au prĂ©sident, aux administrateurs ou aux actionnaires importants ayant certains casiers judiciaires d’inscrire une ESM, il n’y aurait aucune perte d’emploi pour ces personnes attribuable aux modifications proposĂ©es. Cependant, Ă©tant donnĂ© que les modifications proposĂ©es Ă©tendraient cette interdiction aux agents (en plus de l’exigence de vĂ©rification et de prĂ©sentation du casier judiciaire), des pertes d’emploi concernant les agents pourraient ĂŞtre attribuĂ©es aux modifications proposĂ©es. Cela pourrait Ă  son tour entraĂ®ner des coĂ»ts de transition pour les entreprises touchĂ©es et pour les employĂ©s qui ne sont pas engagĂ©s dans des activitĂ©s interdites ou illĂ©gales (par exemple des coĂ»ts supplĂ©mentaires pour les entreprises pour embaucher/former des remplaçants, des coĂ»ts de recherche supplĂ©mentaires pour les employĂ©s pour trouver un autre emploi, une perte de salaire pour les employĂ©s qui cherchent Ă  retrouver un emploi). On estime qu’il y aurait 22 886 vĂ©rifications de casier judiciaire liĂ©es aux agents au cours de chaque pĂ©riode de rĂ©inscription de deux ans; toutefois, en raison du manque de donnĂ©es, il est impossible d’estimer le nombre de pertes d’emplois qui pourraient se produire.

Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche (GAPEB)

La VA des coĂ»ts liĂ©s Ă  l’imposition d’obligations en matière de LRPC/FAT aux acquĂ©reurs de GAPEB est de 2 427 891 $, soit 345 677 $ annualisĂ©s. Les coĂ»ts dĂ©coulent des Ă©lĂ©ments suivants :

Immobilier
Assureurs de titres

La VA des coĂ»ts liĂ©s Ă  l’imposition d’obligations en matière de LRPC/FAT aux assureurs de titres est de 2 349 346 $, soit 334 494 $ annualisĂ©s. Les coĂ»ts dĂ©coulent des Ă©lĂ©ments suivants :

Parties non représentées

La VA des coĂ»ts liĂ©s Ă  l’imposition d’obligations en matière de LRPC/FAT aux courtiers immobiliers et aux reprĂ©sentants commerciaux pour vĂ©rifier l’identitĂ© des parties et des tiers non reprĂ©sentĂ©s dans les transactions immobilières s’élève Ă  1 322 485 $ ou 188 292 $ annualisĂ©s. Les coĂ»ts dĂ©coulent des Ă©lĂ©ments suivants :

Le CANAFE a indiquĂ© qu’aucun coĂ»t marginal n’est liĂ© Ă  la gestion et au respect de cette modification rĂ©glementaire proposĂ©e. En effet, la vĂ©rification des parties non reprĂ©sentĂ©es et des tiers dans les transactions immobilières est dĂ©jĂ  requise selon des « mesures raisonnables Â» et le CANAFE estime que les coĂ»ts marginaux supplĂ©mentaires pour administrer et assurer la conformitĂ© seraient minimes et inclus dans ses activitĂ©s de conformitĂ© continues.

Remarque : l’analyse a estimĂ© les coĂ»ts supplĂ©mentaires liĂ©s Ă  la vĂ©rification des parties non reprĂ©sentĂ©es. S’il y a des cas oĂą les entitĂ©s ne peuvent pas ĂŞtre identifiĂ©es, ces transactions sont prĂ©sumĂ©es ĂŞtre liĂ©es Ă  des activitĂ©s illĂ©gales et, Ă  ce titre, conformĂ©ment au Guide d’analyse coĂ»ts-avantages du SCT, les coĂ»ts de ces activitĂ©s (c’est-Ă -dire de la transaction qui ne se poursuit pas) n’auraient pas qualitĂ© pour agir et sont exclus.

Déclarations des déboursés des casinos

La VA des coĂ»ts liĂ©s Ă  l’obligation pour les casinos d’identifier et de dĂ©clarer le bĂ©nĂ©ficiaire final des dĂ©boursements de plus de 10 000 $ est de 993 774 $ ou 141 491 $ annualisĂ©s. Les coĂ»ts dĂ©coulent des Ă©lĂ©ments suivants :

Le CANAFE a indiquĂ© qu’il n’engagerait pas de coĂ»ts marginaux liĂ©s Ă  l’administration et au respect de cette modification rĂ©glementaire proposĂ©e. En effet, la vĂ©rification des parties non reprĂ©sentĂ©es et des tiers dans les transactions immobilières est dĂ©jĂ  requise selon des « mesures raisonnables Â» et le CANAFE estime que les coĂ»ts marginaux supplĂ©mentaires pour administrer et assurer la conformitĂ© seraient minimes et inclus dans ses activitĂ©s de conformitĂ© continues.

Énoncé des coûts-avantages
Tableau 3 : CoĂ»ts monĂ©tisĂ©s
Les valeurs annuelles pour les années 1, 2 et 10 ne sont pas actualisées. Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre parfaitement.
Intervenant touchĂ© et mesure Description des coĂ»ts AnnĂ©e 1 (2024) AnnĂ©e 2 (2025) AnnĂ©e 10 (2033) Total (valeur actualisĂ©e) Valeur annualisĂ©e

Industrie

(déclaration des biens sanctionnés)

CoĂ»ts pour les entitĂ©s dĂ©clarantes (adoption de systèmes, prise de connaissance des directives et prĂ©sentation des dĂ©clarations) 574 022 $ 735 894 $ 235 732 $ 1 027 684 $ 146 319 $

Gouvernement

(déclaration des biens sanctionnés)

CoĂ»ts assumĂ©s par CANAFE pour administrer et faire respecter les nouvelles dĂ©clarations de biens sanctionnĂ©s 104 000 $ 0 $ 0 $ 104 000 $ 14 807 $
Sous-total – DĂ©clarations des biens sanctionnĂ©s Tous les frais 678 022 $ 735 894 $ 235 732 $ 1 131 684 $ 161 126 $

Industrie

(cadre d’inscription des ESM)

CoĂ»ts pour les ESM (main-d’œuvre et frais pour effectuer les vĂ©rifications de casier judiciaire obligatoires et prĂ©senter les dĂ©clarations requises) 0 $ 1 006 016 $ 1 006 016 $ 8 358 483 $ 1 190 060 $

Gouvernement

(cadre d’inscription des ESM)

CoĂ»ts pour le CANAFE pour administrer et faire respecter les nouvelles exigences en matière de vĂ©rification du casier judiciaire 0 $ 4 276 $ 4 276 $ 26 935 $ 3 835 $
Sous-total – Cadre d’inscription des ESM Tous les frais 0 $ 1 010 292 $ 1 010 292 $ 8 385 418 $ 1 193 895 $

Industrie

(guichets automatiques privés à étiquette blanche [GAPEB])

Coûts pour les acquéreurs de GAPEB (élaboration et mise à jour d’un programme de conformité, mise à jour des formulaires d’admission des clients, mise en place de systèmes de déclaration, tenue des registres, inscription, présentation des déclarations, conformité à l’évaluation du CANAFE, inscription en tant qu’ESM, communication des renseignements relatifs aux GAPEB connectés à un réseau de paiement et enregistrement de tous les documents requis).

Coûts pour les propriétaires de GAPEB qui sont des entreprises pour fournir des renseignements aux acquéreurs de GAPEB.

0 $ 240 393 $ 15 724 $ 296 740 $ 42 249 $

Gouvernement

(guichets automatiques privés à étiquette blanche [GAPEB])

CoĂ»ts pour le CANAFE pour garantir le respect des obligations en matière de LRPC/FAT 0 $ 350 000 $ 350 000 $ 2 131 151 $ 303 428 $
Sous-total – Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche Tous les frais 0 $ 590 393 $ 365 724 $ 2 427 891 $ 345 677 $

Industrie

(immobilier : assureurs de titres)

Coûts pour les assureurs de titres (élaboration et mise à jour d’un programme de conformité, mise à jour des formulaires d’admission des clients, mise en place de systèmes de déclaration, tenue des registres, présentation des déclarations, conformité à l’évaluation du CANAFE et enregistrement de tous les documents requis).

Coûts pour les acheteurs de maison qui sont des entreprises pour fournir des renseignements aux assureurs de titres.

0 $ 199 401 $ 148 510 $ 948 875 $ 135 098 $
Gouvernement (immobilier : assureurs de titres) CoĂ»ts pour le CANAFE pour garantir le respect des obligations en matière de LRPC/FAT 0 $ 230 000 $ 230 000 $ 1 400 470 $ 199 395 $
Sous-total – Immobilier : assureurs de titres Tous les frais 0 $ 429 401 $ 378 510 $ 2 349 346 $ 334 494 $

Industrie

(immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es)

CoĂ»ts pour les courtiers immobiliers et reprĂ©sentants commerciaux (mise Ă  jour des directives, augmentation des dĂ©clarations et tenue des registres) 240 432 $ 99 769 $ 99 769 $ 859 017 $ 122 305 $

Particuliers

(immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es)

CoĂ»ts pour les parties non reprĂ©sentĂ©es dans les transactions immobilières (prouver leur identitĂ© aux courtiers immobiliers ou aux reprĂ©sentants commerciaux et rĂ©pondre aux questions de vĂ©rification) 65 987 $ 65 987 $ 65 987 $ 463 468 $ 65 987 $
Sous-total – Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es Tous les frais 306 419 $ 165 756 $ 165 756 $ 1 322 485 $ 188 292 $

Industrie

(déclarations des déboursés des casinos)

CoĂ»t pour les casinos (mise Ă  jour des systèmes informatiques, demande, vĂ©rification et sauvegarde de l’identitĂ© des bĂ©nĂ©ficiaires finaux) 64 007 $ 61 012 $ 61 012 $ 446 326 $ 63 547 $

Particuliers

(déclarations des déboursés des casinos)

CoĂ»t pour les particuliers (remplir une nouvelle section du formulaire, prouver leur identitĂ© et rĂ©pondre aux questions de vĂ©rification) 77 944 $ 77 944 $ 77 944 $ 547 448 $ 77 944 $
Sous-total – DĂ©clarations des dĂ©boursĂ©s des casinos Tous les frais 141 951 $ 138 956 $ 138 956 $ 993 774 $ 141 491 $
Tous les intervenants Total des coĂ»ts 1 126 393 $ 3 070 692 $ 2 294 971 $ 16 610 598 $ 2 364 975 $
Répercussions qualitatives
Répercussions positives
Répercussions négatives
Analyse de la sensibilité
Tableau 4 : RĂ©sumĂ© de l’analyse de sensibilitĂ©
Scénario de coût Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Faible 10 189 949 $ 1 450 819 $
Moyen (scĂ©nario central) 16 610 598 $ 2 364 975 $
ÉlevĂ© 21 063 941 $ 2 999 031 $
DĂ©claration des biens sanctionnĂ©s – VA : 1 131 684 $

Le coĂ»t le plus important liĂ© Ă  cette proposition est le coĂ»t initial unique que doivent payer les entitĂ©s dĂ©clarantes pour adapter leurs systèmes informatiques internes Ă  la suite du passage de la dĂ©claration des biens appartenant Ă  un groupe terroriste Ă  la dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s. L’analyse laisse entendre qu’il faudra 20 heures aux grandes institutions financières pour mettre Ă  jour leurs systèmes internes (c’est-Ă -dire le scĂ©nario central). Cependant, si la mise Ă  jour de leurs systèmes internes prend plus de temps, par exemple 40 heures au lieu de 20, le coĂ»t doublerait, passant d’une VA de 541 486 $ Ă  1 082 973 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t Ă©levĂ©). Ă€ l’inverse, si la mise Ă  jour des systèmes internes prend moins de temps, par exemple 10 heures au lieu de 20, le rĂ©sultat serait une rĂ©duction des coĂ»ts Ă  une VA de 270 473 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t faible).

Cadre d’inscription des ESM – VA : 8 385 418

Le coĂ»t le plus important liĂ© Ă  cette proposition est le coĂ»t d’obtention d’une vĂ©rification de casier judiciaire, tant sur le plan des coĂ»ts de main-d’œuvre pour remplir et demander la vĂ©rification de casier judiciaire que des frais facturĂ©s pour obtenir le casier judiciaire. L’analyse laisse entendre qu’il faut 15 minutes (coĂ»t de main-d’œuvre) pour remplir la demande de vĂ©rification de casier judiciaire. L’estimation de 15 minutes est fondĂ©e sur la consultation des systèmes provinciaux de vĂ©rification de casier judiciaire en ligne. S’il fallait plus de temps pour remplir le formulaire et demander la vĂ©rification du casier judiciaire, par exemple 30 minutes, le coĂ»t doublerait, passant d’une VA de 1 020 697 $ Ă  2 041 394 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t Ă©levĂ©). Ă€ l’inverse, si la demande de vĂ©rification de casier judiciaire prenait moins de temps, par exemple 7,5 minutes au lieu de 15 minutes, le rĂ©sultat serait une rĂ©duction des coĂ»ts Ă  une VA de 510 349 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t faible).

Les frais prĂ©sumĂ©s pour obtenir une vĂ©rification de casier judiciaire sont de 64 $, car il s’agit de la moyenne pondĂ©rĂ©e (par population) des frais provinciaux actuels pour obtenir une vĂ©rification de casier judiciaire Ă  des fins d’emploi. Les frais de vĂ©rification de casier judiciaire varient selon la province, allant d’un maximum de 80,25 $ au QuĂ©bec Ă  un minimum de 20 $ Ă  Terre-Neuve. Si le nombre d’agents d’ESM rĂ©sidant dans chaque province diffĂ©rait de la rĂ©partition gĂ©nĂ©rale de la population par province, les frais payĂ©s changeraient. Par exemple, si tous les agents d’ESM rĂ©sidaient au QuĂ©bec, les frais que les agents d’ESM devraient payer pour obtenir leur vĂ©rification de casier judiciaire dans les annĂ©es Ă  venir augmenteraient d’une VA de 6 959 194 $ Ă  8 726 176 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t Ă©levĂ©). Ă€ l’inverse, si tous les agents d’ESM rĂ©sidaient Ă  Terre-Neuve, les frais permanents payĂ©s par les agents d’ESM pour obtenir la vĂ©rification de leur casier judiciaire dans les annĂ©es Ă  venir diminueraient Ă  une VA de 2 174 748 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t faible).

Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche (GAPEB) – VA : 2 427 891 $

Le coĂ»t le plus important liĂ© Ă  cette proposition est le coĂ»t initial unique que doivent payer les acquĂ©reurs de GAPEB pour fournir au CANAFE, dans le contexte de leur inscription en tant qu’ESM, des renseignements relatifs aux GAPEB qu’ils connectent Ă  un rĂ©seau de paiement. L’analyse laisse entendre qu’il faudra cinq minutes aux acquĂ©reurs de GAPEB pour rassembler et fournir ces renseignements, par GAPEB desservi. Cependant, s’il fallait au contraire 10 minutes pour fournir ces renseignements, les coĂ»ts doubleraient, passant d’une VA de 140 188 $ Ă  280 376 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t Ă©levĂ©). Ă€ l’inverse, si le regroupement de ces renseignements ne prend que 2,5 minutes, les coĂ»ts chuteront Ă  une VA de 70 094 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t faible).

Immobilier (assureurs de titres et parties non reprĂ©sentĂ©es) – VA : 3 671 831 $

Les coĂ»ts les plus importants liĂ©s Ă  ces propositions sont ceux liĂ©s aux acheteurs de biens immobiliers qui sont des sociĂ©tĂ©s et qui doivent fournir des renseignements supplĂ©mentaires relatifs Ă  leur propriĂ©tĂ© effective aux assureurs de titres. Dans le cas du scĂ©nario central, on suppose que 10 % des transactions immobilières au Canada touchent des sociĂ©tĂ©s qui devraient prĂ©senter des renseignements supplĂ©mentaires Ă  la suite de la modification rĂ©glementaire proposĂ©e. Il n’existe actuellement aucune statistique sur le nombre de transactions immobilières touchant des sociĂ©tĂ©s au Canada en raison du manque de registres fonciers de propriĂ©tĂ© effective. Si ce chiffre Ă©tait plus proche de 20 %, les coĂ»ts associĂ©s doubleraient, passant d’une VA de 824 460 $ Ă  1 648 920 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t Ă©levĂ©). Ă€ l’inverse, si ce chiffre Ă©tait plus proche de 5 %, les coĂ»ts diminueraient de moitiĂ© pour atteindre une VA de 412 230 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t faible).

DĂ©clarations des dĂ©boursĂ©s des casinos – VA : 993 774 $

Le coĂ»t le plus important liĂ© Ă  la proposition est le coĂ»t pour les particuliers de remplir la nouvelle section du formulaire de dĂ©claration des dĂ©boursĂ©s du casino. En ce qui concerne le scĂ©nario central, on suppose qu’il faudrait 10 minutes Ă  chaque personne pour remplir ces renseignements, mais pas de temps supplĂ©mentaire au casino pour soumettre les renseignements supplĂ©mentaires, car il n’y a pas d’augmentation du nombre de formulaires de dĂ©claration des dĂ©boursĂ©s du casino prĂ©sentĂ©s au CANAFE (il n’y a des diffĂ©rences que dans les parties du formulaire qui sont remplies). Le CANAFE a indiquĂ© qu’il reçoit environ 300 000 dĂ©clarations de dĂ©boursĂ©s des casinos chaque annĂ©e et dans le cas du scĂ©nario central, on suppose que 5 % de ces dĂ©clarations, soit 15 000 formulaires, nĂ©cessiteraient que la section supplĂ©mentaire soit remplie. S’il s’agissait de 10 % de formulaires, les coĂ»ts doubleraient, passant d’une VA de 390 698 $ Ă  781 396 $ (c’est-Ă -dire dans le scĂ©nario du coĂ»t Ă©levĂ©). Ă€ l’inverse, si 2,5 % des formulaires Ă©taient visĂ©s par la modification rĂ©glementaire proposĂ©e, les coĂ»ts seraient rĂ©duits de moitiĂ© pour atteindre une VA de 195 349 $.

Analyse de répartition
Tableau 5 : Sommaire des coĂ»ts pour les petites et moyennes/grandes entreprises
Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre parfaitement.
Disposition Taille de l’entreprise Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
DĂ©claration des biens sanctionnĂ©s Petite 984 514 $ 140 173 $
Moyenne/grande 43 171 $ 6 147 $
Cadre d’inscription des ESM Petite 5 541 242 $ 788 948 $
Moyenne/grande 2 817 241 $ 401 112 $
Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche Petite 125 389 $ 17 853 $
Moyenne/grande 171 352 $ 24 397 $
Immobilier : assureurs de titres Petite 824 460 $ 117 385 $
Moyenne/grande 124 415 $ 17 714 $
Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es Petite 837 994 $ 119 311 $
Moyenne/grande 21 023 $ 2 993 $
DĂ©clarations des dĂ©boursĂ©s des casinos Petite 178 994 $ 25 485 $
Moyenne/grande 267 333 $ 38 062 $
Sous-total — Petites entreprises Petite 8 492 591 $ 1 209 154 $
Sous-total — Moyennes/grandes entreprises Moyenne/grande 3 444 535 $ 490 424 $
Sous-total — Toutes les entreprises Toutes les entreprises 11 937 126 $ 1 699 578 $
Sous-total — Gouvernement Tout le gouvernement 3 662 556 $ 521 466 $
Sous-total — Particuliers Tous les particuliers 1 010 916 $ 143 932 $
Total Tous les intervenants 16 610 598 $ 2 364 975 $
DĂ©claration des biens sanctionnĂ©s — VA : 1 131 684 $

Étant donnĂ© que les entitĂ©s dĂ©clarantes sont dĂ©jĂ  censĂ©es soumettre des dĂ©clarations de biens appartenant Ă  un groupe terroriste, la transition vers des dĂ©clarations de biens sanctionnĂ©s sera progressive. En règle gĂ©nĂ©rale, on pourrait supposer que les petits intervenants doivent consacrer du temps et des efforts supplĂ©mentaires pour bien connaĂ®tre les obligations en matière de biens sanctionnĂ©s et pour mettre Ă  jour leurs systèmes afin de garantir qu’ils sont conformes aux exigences de dĂ©claration. Toutefois, le CANAFE a indiquĂ© que la majoritĂ© des dĂ©clarations de biens sanctionnĂ©s proviendront probablement de grandes entitĂ©s financières. Pour traduire ces nuances, l’analyse fournit des estimations de coĂ»ts diffĂ©rentes pour les grandes entitĂ©s financières par rapport aux autres entitĂ©s dĂ©clarantes.

Cadre d’inscription des ESM — VA : 8 385 418 $

Le coĂ»t le plus important pour toutes les entreprises concerne les frais liĂ©s Ă  l’obtention des vĂ©rifications de casier judiciaire (VA : 6 959 194 $). MĂŞme si les grandes ESM comptent plus d’agents que les petites, 98 % d’entre elles sont de petites entreprises, ce qui impose un fardeau disproportionnĂ© aux petites entreprises. Bien que les frais de vĂ©rification du casier judiciaire soient les mĂŞmes pour toutes les entreprises, le ministère des Finances reconnaĂ®t que les ESM auront besoin de temps pour mettre en Ĺ“uvre ces modifications et accorderont donc un dĂ©lai de transition prolongĂ© (c’est-Ă -dire un dĂ©lai d’entrĂ©e en vigueur) pour que les entreprises se conforment aux nouvelles exigences.

Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche (GAPEB) — VA : 2 427 891 $

Les coûts initiaux peuvent être plus élevés pour les petits intervenants, car la mise en place de systèmes garantissant le respect des nouvelles exigences peut nécessiter davantage d’efforts. Le ministère des Finances reconnaît que les entreprises auront besoin de temps pour mettre en œuvre ces modifications et accordera donc une période de transition prolongée (c’est-à-dire un délai d’entrée en vigueur) pour que les entreprises se conforment aux nouvelles exigences. Les coûts réglementaires sont atténués par le fait que la plupart des exigences administratives et de conformité proposées sont déjà respectées par les acquéreurs de GAPEB dans le cadre des procédures opérationnelles internes d’Interac.

Immobilier (assureurs de titres et parties non reprĂ©sentĂ©es) — VA : 3 671 831 $

Bien que les assureurs de titres sont des intervenants importants, les coĂ»ts imposĂ©s peuvent ĂŞtre rĂ©percutĂ©s sur les consommateurs canadiens, rendant le prix de l’assurance de titres, et donc de l’accession Ă  la propriĂ©tĂ©, plus Ă©levĂ©. Toutefois, ce risque est dĂ©risoire en comparaison des risques liĂ©s Ă  la fraude dans le secteur immobilier, qui peut mettre en pĂ©ril le plus gros achat que la plupart des familles canadiennes font au cours de leur vie. Les coĂ»ts sont Ă©galement faibles par rapport Ă  ceux du recyclage des produits de la criminalitĂ© dans le secteur immobilier. En ce qui concerne les parties non reprĂ©sentĂ©es, l’obligation d’identifier les parties non reprĂ©sentĂ©es entraĂ®nerait une hausse marginale des coĂ»ts puisque les reprĂ©sentants immobiliers sont dĂ©jĂ  tenus de prendre des « mesures raisonnables Â» Ă  cet effet.

DĂ©clarations des dĂ©boursĂ©s des casinos — VA : 993 774 $

Le CANAFE entreprend déjà une modernisation de ses formulaires qui aurait une incidence sur le secteur des casinos. Les casinos ont été consultés avant la modernisation et travaillent actuellement à la mise à jour de leurs formulaires et à l’inclusion de la nouvelle section. Par conséquent, le coût lié à la collecte de renseignements dans le cadre de la nouvelle partie des déclarations des déboursés des casinos serait relativement mineur. Même si les petits casinos devront peut-être déployer davantage d’efforts pour mettre à jour leurs systèmes afin de garantir le respect des exigences en matière de déclaration, ils sont également susceptibles de soumettre moins de formulaires de déclaration des déboursés des casinos.

Lentille des petites entreprises

Résumé de la lentille des petites entreprises

On estime que 89 445 petites entreprises seront touchĂ©es par cette proposition rĂ©glementaire, notamment :

Le total des coĂ»ts supplĂ©mentaires imposĂ©s aux petites entreprises est estimĂ© Ă  8 492 591 $ (VA) ou 1 209 154 $ annualisĂ©s, ce qui Ă©quivaut Ă  13,52 $ annualisĂ©s par petite entreprise touchĂ©e (tous les chiffres annualisĂ©s par petite entreprise sont obtenus en divisant la valeur annualisĂ©e par le nombre d’intervenants concernĂ©s). Les coĂ»ts comprennent (notez que la somme des chiffres peut ne pas ĂŞtre parfaite en raison des arrondis) :

D’autres options de conformitĂ© pour les petites entreprises ne seraient pas possibles parce que les modifications proposĂ©es visent Ă  fermer les ouvertures potentielles aux mouvements illicites de fonds. De plus, les modifications proposĂ©es concernant la dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s, de l’immobilier, des acquĂ©reurs de GAPEB et de la dĂ©claration des dĂ©boursĂ©s des casinos sont des modifications non discrĂ©tionnaires nĂ©cessaires pour que le Canada puisse respecter ses obligations selon les normes du GAFI. Le ministère des Finances reconnaĂ®t que les entreprises, quelle que soit leur taille, auront besoin de temps pour mettre en Ĺ“uvre ces modifications et accorderont donc une pĂ©riode de transition prolongĂ©e aux entreprises (c’est-Ă -dire un retard dans l’entrĂ©e en vigueur; voir la section ci-dessous intitulĂ©e « EntrĂ©e en vigueur Â») en ce qui concerne les entreprises qui doivent se conformer aux nouvelles exigences. Bien que cela ne constitue pas un facteur particulier pour les petites entreprises uniquement, il convient de noter que les rĂ©percussions sur les entreprises ont Ă©tĂ© prises en compte et mises en balance avec les risques pertinents de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes, lors de l’établissement des exigences de conformitĂ© pour les entitĂ©s dĂ©clarantes en gĂ©nĂ©ral et pour les entreprises qui seraient touchĂ©es par les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es, notamment en raison des retards sur le plan de l’entrĂ©e en vigueur de chaque mesure proposĂ©e.

Tableau 6 : CoĂ»ts de conformitĂ©
Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre parfaitement.
Mesure Description des coûts Valeur actuelle Valeur annualisée
DĂ©claration des biens sanctionnĂ©s CoĂ»t unique Ă  l’avance pour adopter la technologie de l’information interne et d’autres systèmes 518 232 $ 73 785 $
CoĂ»t unique Ă  l’avance pour bien connaĂ®tre les nouvelles exigences et mettre Ă  jour la formation et les conseils connexes 465 785 $ 66 317 $
CoĂ»t marginal permanent pour remplir, dĂ©poser et envoyer les nouveaux formulaires ou les nouvelles dĂ©clarations au CANAFE 497 $ 71 $
Sous-total – DĂ©clarations des biens sanctionnĂ©s Tous les coĂ»ts de conformitĂ© pour les petites entreprises – DĂ©clarations des biens sanctionnĂ©s 984 514 $ 140 173 $
Cadre d’inscription des ESM CoĂ»ts de main-d’œuvre permanents pour demander une vĂ©rification du casier judiciaire du PDG, du prĂ©sident, des administrateurs et des actionnaires importants d’une ESM 357 036 $ 50 834 $
CoĂ»ts de main-d’œuvre permanents pour demander une vĂ©rification du casier judiciaire des agents 320 848 $ 45 681 $
Frais permanents pour obtenir une vĂ©rification du casier judiciaire des agents 2 199 055 $ 313 096 $
Frais permanents pour obtenir une vĂ©rification du casier judiciaire du PDG, du prĂ©sident, des administrateurs et des actionnaires importants d’une ESM 2 443 395 $ 347 884 $
Sous-total – Cadre d’inscription des ESM Tous les coĂ»ts de conformitĂ© pour les petites entreprises – Cadre d’inscription des ESM 5 320 334 $ 757 496 $
Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche CoĂ»t prĂ©alable pour Ă©laborer un programme de conformitĂ© interne 3 210 $ 457 $
CoĂ»t initial de la mise Ă  jour des formulaires d’admission des clients 436 $ 62 $
Anticiper les coĂ»ts de mise en place de systèmes informatiques pour la rĂ©glementation LRPC/FAT 1 744 $ 248 $
CoĂ»t d’investissement initial pour le stockage des documents requis 6 551 $ 933 $
CoĂ»t permanent de la tenue Ă  jour du programme de conformitĂ© 53 705 $ 7 646 $
CoĂ»t initial pour les GAPEB qui sont de petites entreprises pour fournir des renseignements supplĂ©mentaires aux acquĂ©reurs de GAPEB 26 570 $ 3 783 $
Sous-total – Guichets automatiques Ă  Ă©tiquette blanche Tous les coĂ»ts de conformitĂ© pour les petites entreprises – Guichets automatiques Ă  Ă©tiquette blanche 92 215 $ 13 129 $
Immobilier : assureurs de titres CoĂ»t permanent pour les acheteurs de maison qui sont de petites entreprises pour fournir des renseignements sur la propriĂ©tĂ© effective aux assureurs de titres 824 460 $ 117 385 $
Sous-total – Immobilier : assureurs de titres Tous les frais de conformitĂ© pour les petites entreprises – Immobilier : assureurs de titres 824 460 $ 117 385 $
Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es CoĂ»ts permanents liĂ©s Ă  l’augmentation prĂ©vue du nombre de dĂ©clarations d’opĂ©rations douteuses Ă  remplir, Ă  dĂ©poser et Ă  envoyer au CANAFE 24 641 $ 3 508 $
CoĂ»t continu pour bien connaĂ®tre les modifications et mettre Ă  jour les directives du secteur 140 333 $ 19 980 $
CoĂ»t permanent pour les agents immobiliers et les reprĂ©sentants commerciaux pour demander et vĂ©rifier l’identitĂ© des parties non reprĂ©sentĂ©es 538 739 $ 76 704 $
Sous-total – Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es Tous les frais de conformitĂ© pour les petites entreprises – Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es 703 713 $ 100 193 $
DĂ©clarations des dĂ©boursĂ©s des casinos CoĂ»t anticipĂ© pour mettre Ă  jour la technologie de l’information pour les nouveaux formulaires 1 664 $ 237 $
CoĂ»t permanent pour les casinos pour demander et vĂ©rifier l’identitĂ© du bĂ©nĂ©ficiaire final des dĂ©boursĂ©s du casino 141 949 $ 20 210 $
Sous-total – DĂ©clarations des dĂ©boursĂ©s des casinos Tous les coĂ»ts de conformitĂ© pour les petites entreprises – DĂ©clarations des dĂ©boursĂ©s des casinos 143 613 $ 20 447 $
Total Tous les coĂ»ts de conformitĂ© pour les petites entreprises 8 068 849 $ 1 148 823 $
Tableau 7 : Frais administratifs
Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre parfaitement.
Mesure Description des coûts Valeur actuelle Valeur annualisée
Cadre d’inscription des ESM Communication continue des renseignements liĂ©s aux vĂ©rifications du casier judiciaire des agents au CANAFE 128 339 $ 18 273 $
Communication continue des renseignements relatifs Ă  une vĂ©rification de casier judiciaire du PDG, du prĂ©sident, des administrateurs et des actionnaires importants d’une ESM 47 557 $ 6 771 $
CoĂ»t de main-d’œuvre continu pour sauvegarder les vĂ©rifications du casier judiciaire des agents 21 304 $ 3 033 $
CoĂ»t de main-d’œuvre continu pour enregistrer les vĂ©rifications de casier judiciaire du PDG, du prĂ©sident, des administrateurs et des actionnaires importants d’une ESM 23 707 $ 3 375 $
Sous-total – Cadre d’inscription des ESM Tous les coĂ»ts administratifs pour les petites entreprises – Cadre d’inscription des ESM 220 908 $ 31 452 $
Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche CoĂ»t permanent – Inscription en tant qu’ESM auprès du CANAFE 167 $ 24 $
CoĂ»ts permanents liĂ©s Ă  la prĂ©sentation des dĂ©clarations requises au CANAFE 1 033 $ 147 $
CoĂ»ts permanents liĂ©s Ă  la prĂ©paration et Ă  la conformitĂ© Ă  l’évaluation du CANAFE 1 071 $ 153 $
CoĂ»t initial de la dĂ©claration des GAPEB connectĂ©s Ă  un rĂ©seau de paiement 30 232 $ 4 304 $
CoĂ»t de main-d’œuvre continu pour les acquĂ©reurs de GAPEB, liĂ© Ă  la sauvegarde de tous les documents requis 669 $ 95 $
Sous-total – Guichets automatiques Ă  Ă©tiquette blanche Tous les coĂ»ts administratifs pour les petites entreprises – Guichets automatiques Ă  Ă©tiquette blanche 33 173 $ 4 723 $
Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es CoĂ»t permanent pour sauvegarder l’identitĂ© des parties non reprĂ©sentĂ©es 134 280 $ 19 119 $
Sous-total – Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es Tous les frais administratifs pour les petites entreprises – Immobilier : parties non reprĂ©sentĂ©es 134 280 $ 19 119 $
DĂ©clarations des dĂ©boursĂ©s des casinos CoĂ»t permanent pour sauvegarder l’identitĂ© des bĂ©nĂ©ficiaires finaux des dĂ©boursĂ©s des casinos 35 381 $ 5 037 $
Sous-total – DĂ©clarations des dĂ©boursĂ©s des casinos Tous les coĂ»ts administratifs pour les petites entreprises – DĂ©clarations des dĂ©boursĂ©s des casinos 35 381 $ 5 037 $
Total Tous les coĂ»ts administratifs pour les petites entreprises 423 742 $ 60 331 $
Tableau 8 : CoĂ»ts totaux de conformitĂ© et d’administration
Totaux Valeur actuelle Valeur annualisée
CoĂ»t total (toutes les petites entreprises touchĂ©es) 8 492 591 $ 1 209 154 $
CoĂ»t par petite entreprise touchĂ©e 94,95 $ 13,52 $

Règle du « un pour un Â»

Il est proposĂ© de modifier deux ensembles de règlements dans le cadre de cet ensemble de mesures rĂ©glementaires :

Toutes les hypothèses de coĂ»ts sont expliquĂ©es dans la section « CoĂ»t Â» de ce chapitre sur l’analyse de la rĂ©glementation. Les valeurs dĂ©clarĂ©es aux fins de la règle du « un pour un Â» sont mesurĂ©es aux niveaux de prix de 2012; les valeurs annualisĂ©es sont actualisĂ©es jusqu’en 2012 Ă  l’aide d’un taux d’actualisation de 7 %, comme l’exige le Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse. Les salaires utilisĂ©s dans le calcul des coĂ»ts de main-d’œuvre sont les salaires de 2021 convertis aux prix de 2012, tirĂ©s de Statistique Canada : Salaire des employĂ©s selon la profession, donnĂ©es annuelles, 1997 Ă  2022. Plus prĂ©cisĂ©ment, tous les coĂ»ts de main-d’œuvre sont fondĂ©s sur les salaires des « professions de la finance, des assurances et de l’administration connexes Â» (ainsi que des frais gĂ©nĂ©raux supplĂ©mentaires de 25 %), Ă  l’exception des salaires pour les dĂ©clarations des dĂ©boursĂ©s des casinos, qui sont fondĂ©s sur les salaires des « professions spĂ©cialisĂ©es dans les affaires et la finance Â» (ainsi que des frais supplĂ©mentaires de 25 %).

Projet de Règlement modifiant certains règlements pris en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes (dĂ©clarations de biens, assureurs de titres, guichets automatiques bancaires privĂ©s, parties non reprĂ©sentĂ©es dans les transactions des biens immobiliers ou des immeubles et dĂ©claration des dĂ©boursĂ©s des casinos) [frais administratifs annualisĂ©s : 20 439 $]

Les modifications proposĂ©es mettent en Ĺ“uvre des obligations non discrĂ©tionnaires et sont exemptĂ©es de l’obligation de compenser le fardeau administratif au sens de la règle du « un pour un Â».

Déclaration des biens sanctionnés

Cette proposition n’entraĂ®ne que des frais de mise en conformitĂ©. La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas, car il n’y a pas de modification progressive du fardeau administratif pesant sur les entreprises. En outre, la modification proposĂ©e n’est pas discrĂ©tionnaire puisqu’elle est nĂ©cessaire pour mettre le Canada en conformitĂ© avec les normes du GAFI, que le Canada est tenu d’approuver et de mettre en Ĺ“uvre en tant que membre du GAFI. Les normes prĂ©cises du GAFI auxquelles la modification proposĂ©e rĂ©pondra font partie de la sixième recommandation. ConformĂ©ment Ă  la sixième recommandation sur les sanctions financières liĂ©es au terrorisme et au financement des activitĂ©s terroristes et Ă  la septième recommandation sur les sanctions financières ciblĂ©es liĂ©es Ă  la prolifĂ©ration, le GAFI exige que tous les pays membres aient mis en place une loi ou un règlement pour garantir que les institutions financières et certaines professions mettent en Ĺ“uvre les listes mandatĂ©es par l’Organisation des Nations unies (ONU). La dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s est un Ă©lĂ©ment important de la mise en Ĺ“uvre des listes de sanctions mandatĂ©es par l’ONU, car elle garantit que les entitĂ©s dĂ©clarantes appliquent les sanctions et en rendent compte efficacement. Le Canada ne dispose pas actuellement d’un processus normalisĂ© intĂ©grĂ© au cadre LRPC/FAT pour la dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s et le ministère des Finances a Ă©valuĂ© que des modifications rĂ©glementaires sont nĂ©cessaires pour combler cette lacune sur le plan de la conformitĂ© du Canada aux obligations du GAFI.

Guichets automatiques privĂ©s Ă  Ă©tiquette blanche (GAPEB)

Il est prĂ©vu que les modifications proposĂ©es entraĂ®neraient une augmentation annualisĂ©e des frais administratifs de 7 960 $ pour les acquĂ©reurs de GAPEB, ce qui Ă©quivaut Ă  1 592 $ annualisĂ©s par entreprise touchĂ©e. Ces coĂ»ts administratifs concernent uniquement les acquĂ©reurs de GAPEB, car les 10 000 GAPEB inclus dans l’analyse ne sont touchĂ©s par la modification rĂ©glementaire proposĂ©e qu’en termes de coĂ»ts de conformitĂ©.

La modification proposée n’est pas discrétionnaire puisqu’elle est nécessaire pour mettre le Canada en conformité avec les normes du GAFI, que le Canada est tenu d’approuver et de mettre en œuvre en tant que membre du GAFI. Les normes précises du GAFI auxquelles la modification proposée répondra font partie de la première recommandation. La première recommandation du GAFI exige que les pays évaluent leurs risques de recyclage des produits de la criminalité et de financement des activités terroristes et prennent des mesures pour garantir que les risques sont efficacement atténués, notamment en adoptant une approche axée sur les risques pour garantir que les mesures sont proportionnées aux risques. Lors de la dernière évaluation mutuelle du Canada en 2016, le GAFI a souligné l’absence d’exigences en matière de LRPC pour les GAPEB comme une lacune du régime LRPC/FAT du Canada. Les modifications proposées combleraient directement cette lacune.

En plus d’établir les normes internationales de LRPC/FAT, le GAFI surveille également les progrès des pays dans la mise en œuvre des normes et établira une liste publique des pays qui ne mettent pas en œuvre les normes et qui présentent des lacunes stratégiques dans leur régime de LRPC/FAT (c’est-à-dire la liste grise du GAFI). Si le Canada ne met pas en œuvre ces normes, il risque d’être inscrit sur la liste grise, ce qui pourrait avoir des conséquences économiques négatives et nuire à sa réputation. En tant que telle, la modification proposée n’est pas discrétionnaire puisqu’elle est requise pour que le Canada se conforme à ses obligations internationales.

Immobilier (assureurs de titres et parties non représentées)

Les modifications proposĂ©es mettraient en Ĺ“uvre des obligations non discrĂ©tionnaires et sont exemptĂ©es de l’obligation de compenser le fardeau administratif au sens de la règle du « un pour un Â».

Il est prĂ©vu que les modifications proposĂ©es pour les assureurs de titres entraĂ®neraient une augmentation annualisĂ©e de 204 $ des frais administratifs, ce qui Ă©quivaut Ă  51 $ annualisĂ©s par entreprise touchĂ©e. Ce chiffre ne concerne que les quatre assureurs de titres concernĂ©s, car les coĂ»ts liĂ©s aux achats de biens immobiliers qui sont des entreprises et qui seraient tenus de fournir des renseignements sur la propriĂ©tĂ© effective aux assureurs de titres sont des coĂ»ts de conformitĂ© et sont donc exclus de la règle du « un pour un Â». Les coĂ»ts administratifs pour les assureurs de titres sont infĂ©rieurs Ă  ceux des acquĂ©reurs de GAPEB, principalement en raison des coĂ»ts liĂ©s Ă  la communication des renseignements sur les GAPEB connectĂ©s Ă  un rĂ©seau de paiement lors de l’inscription en tant qu’ESM. Ces coĂ»ts ne sont pas pris en charge par les assureurs de titres.

Il est prĂ©vu que les modifications proposĂ©es pour les assureurs de titres entraĂ®neraient une augmentation annualisĂ©e de 7 469 $ des frais administratifs, ce qui Ă©quivaut Ă  0,97 $ annualisĂ© par entreprise touchĂ©e.

Prises ensemble, les modifications proposĂ©es pour les biens immobiliers (assureurs de titres et parties non reprĂ©sentĂ©es) entraĂ®neraient une augmentation annualisĂ©e de 7 673 $ des frais d’administration, ce qui Ă©quivaut Ă  1 $ annualisĂ© par entreprise touchĂ©e. Les coĂ»ts par entreprise sont relativement faibles puisque 7 680 entreprises sont touchĂ©es par les modifications proposĂ©es concernant l’immobilier, par rapport Ă  seulement quatre entreprises touchĂ©es par les modifications relatives aux assureurs de titres.

Semblable Ă  la modification proposĂ©e pour les obligations liĂ©es aux GAPEB, cette modification proposĂ©e est non discrĂ©tionnaire, car elle est nĂ©cessaire pour amener le Canada Ă  se conformer pleinement aux normes du GAFI, que le Canada est tenu d’approuver et de mettre en Ĺ“uvre en tant que membre du GAFI. Les normes prĂ©cises du GAFI auxquelles la modification proposĂ©e rĂ©pondra font partie de la recommandation 22. La recommandation 22 du GAFI exige que toutes les entreprises et professions non financières dĂ©signĂ©es, y compris les professionnels de l’immobilier, appliquent les exigences de diligence raisonnable Ă  l’égard de la clientèle et de tenue de registres. Le GAFI note que les professionnels de l’immobilier comprennent les agents immobiliers ainsi que les professionnels qui peuvent effectuer ou prĂ©parer des transactions pour des clients touchant l’achat et la vente de biens immobiliers, comme les avocats, les promoteurs immobiliers, les assureurs de titres et d’autres professionnels du droit indĂ©pendants et des comptables.

Déclarations des déboursés des casinos

Il est prĂ©vu que les modifications proposĂ©es pour les dĂ©clarations des dĂ©boursĂ©s des casinos entraĂ®neraient une augmentation annualisĂ©e de 4 806 $ des frais administratifs, ce qui Ă©quivaut Ă  267 $ annualisĂ©s par entreprise touchĂ©e. Ces coĂ»ts concernent exclusivement les casinos sauvegardant l’identitĂ© des bĂ©nĂ©ficiaires finaux. Bien qu’il s’agisse d’un coĂ»t par identitĂ© sauvegardĂ©e relativement faible, on suppose que les casinos devraient sauvegarder l’identitĂ© de 15 000 bĂ©nĂ©ficiaires finaux Ă  la suite de cette modification, ce qui augmenterait les coĂ»ts globaux pour les casinos.

La modification proposĂ©e n’est pas discrĂ©tionnaire puisqu’elle est nĂ©cessaire pour que le Canada se conforme pleinement aux normes du GAFI, que le Canada est tenu d’approuver et de mettre en Ĺ“uvre en tant que membre du GAFI. Les normes prĂ©cises du GAFI auxquelles la modification proposĂ©e rĂ©pondra font partie des recommandations 25 et 26. Les recommandations 24 et 25 du GAFI exigent des pays qu’ils Ă©valuent le risque de dĂ©tournement des personnes morales et des montages juridiques Ă  des fins de recyclage des produits de la criminalitĂ© ou de financement des activitĂ©s terroristes et qu’ils prennent des mesures pour prĂ©venir leur utilisation abusive. La dernière Ă©valuation mutuelle du Canada en 2016 ainsi que le rapport de suivi du GAFI sur le Canada en 2021 ont rĂ©vĂ©lĂ© que le Canada Ă©tait partiellement conforme Ă  la recommandation 24 et non conforme Ă  la recommandation 25 (non conforme Ă©tant le rĂ©sultat d’évaluation le plus bas possible). Une transparence accrue concernant le bĂ©nĂ©ficiaire ultime des dĂ©boursĂ©s des casinos garantit que ce secteur n’est pas utilisĂ© Ă  mauvais escient pour dissimuler le recyclage des produits de la criminalitĂ© ou le financement des activitĂ©s terroristes et soutiendra l’adhĂ©sion du Canada aux recommandations 24 et 25 du GAFI.

Règlement proposĂ© modifiant certains règlements pris en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes (inscription des entreprises de services monĂ©taires) (coĂ»ts administratifs annualisĂ©s : 20 570 $)
Cadre d’inscription des ESM

La règle du « un pour un Â» s’applique puisqu’il y a une hausse progressive du fardeau administratif pour les entreprises, et la proposition est considĂ©rĂ©e comme un fardeau au sens de la règle. Les modifications proposĂ©es entraĂ®neraient une augmentation annualisĂ©e des coĂ»ts administratifs de 20 570 $, ce qui Ă©quivaut Ă  8,02 $ annualisĂ©s par entreprise touchĂ©e.

On s’attend Ă  ce que la modification proposĂ©e augmente les coĂ»ts administratifs pour les ESM en raison des nouvelles obligations de dĂ©clarer au CANAFE certains Ă©lĂ©ments de la vĂ©rification du casier judiciaire des agents des ESM et de leur prĂ©sident-directeur gĂ©nĂ©ral, de leur prĂ©sident, de leurs administrateurs et de leurs actionnaires importants. Les coĂ»ts administratifs sont Ă©galement augmentĂ©s par l’obligation de sauvegarder ces vĂ©rifications de casier judiciaire. Les coĂ»ts de conformitĂ© liĂ©s Ă  l’obtention des vĂ©rifications de casier judiciaire, y compris les frais, ne sont pas inclus dans la règle du « un pour un Â».

Collaboration et harmonisation en matière de réglementation

La proposition relative au cadre d’inscription des ESM est fondĂ©e sur les pratiques exemplaires internationales et les recommandations du GAFI. Les propositions relatives aux dĂ©clarations sur les biens sanctionnĂ©s, aux guichets automatiques Ă  Ă©tiquette blanche, Ă  l’immobilier et aux dĂ©boursĂ©s des casinos mettraient en Ĺ“uvre les obligations internationales non discrĂ©tionnaires du GAFI. Ces modifications proposĂ©es s’aligneraient plus Ă©troitement sur plus de 200 pays Ă  travers le monde qui se sont Ă©galement engagĂ©s Ă  respecter les recommandations du GAFI, notant que chaque pays doit mettre en Ĺ“uvre les recommandations en fonction de sa situation nationale.

Évaluation environnementale stratégique

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une analyse préliminaire a permis de conclure qu’une évaluation environnementale stratégique n’est pas requise.

Analyse comparative entre les sexes plus

Aucune incidence liée à l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) n’a été cernée dans le cadre de la présente proposition. Plus généralement, les propositions visent à renforcer le cadre LRPC/FAT du Canada, qui agit comme un moyen de dissuasion contre les crimes financiers et aide à protéger les Canadiens et à assurer la sécurité, la stabilité, l’utilité et l’efficacité du système canadien et des systèmes financiers mondiaux pour stimuler la croissance économique.

Cette mesure profite à tous les Canadiens en luttant contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes, qui constituent des menaces pour les Canadiens et l’économie. Cela protège l’intégrité de notre système financier, facilitant la circulation des fonds à l’échelle nationale et internationale. Cela profite également indirectement aux femmes, aux jeunes, aux personnes 2ELGBTQI+, aux Autochtones, aux personnes en situation de handicap et aux personnes âgées qui sont disproportionnellement victimes d’actes criminels soutenus et perpétués par le recyclage des produits de la criminalité. Par exemple, les Autochtones et les personnes en situation de handicap connaissent des taux plus élevés de victimisation violente que les autres Canadiens et le Centre antifraude du Canada rapporte que les personnes âgées et les Canadiens vulnérables sont de plus en plus ciblés par la fraude.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Afin que les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es soient mises en vigueur, certaines modifications Ă  la LRPCFAT apportĂ©es par la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2023 et le projet de loi C-59, Loi portant exĂ©cution de certaines dispositions de l’ÉnoncĂ© Ă©conomique de l’automne dĂ©posĂ© au Parlement le 21 novembre 2023 et de certaines dispositions du budget dĂ©posĂ© au Parlement le 28 mars 2023 devront Ă©galement ĂŞtre mises en vigueur. Cela ferait l’objet d’une dĂ©cision distincte du gouverneur en conseil, qui serait proposĂ©e en coordination avec la publication finale des modifications rĂ©glementaires proposĂ©es dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Entrée en vigueur

Les modifications proposĂ©es relatives Ă  la dĂ©claration des biens sanctionnĂ©s entreraient en vigueur 60 jours après leur publication dans la Partie II de la Gazette du Canada pour les sanctions imposĂ©es en vertu de la Loi sur les Nations Unies et huit mois après leur publication dans la Partie II de la Gazette du Canada pour les sanctions imposĂ©es en vertu de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales et la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants Ă©trangers corrompus. Le dĂ©lai de mise en Ĺ“uvre plus long des sanctions en vertu de la Loi sur les mesures Ă©conomiques spĂ©ciales et la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants Ă©trangers corrompus est liĂ© au nombre beaucoup plus important de sanctions qui existent en vertu de ces lois et la pĂ©riode de mise en Ĺ“uvre plus longue donnera aux entitĂ©s dĂ©clarantes plus de temps pour mettre en Ĺ“uvre les exigences en matière de biens sanctionnĂ©s pour les sanctions imposĂ©es en vertu de ces lois. Les deux pĂ©riodes de mise en Ĺ“uvre traduisent la volontĂ© du gouvernement de mettre en Ĺ“uvre ces mesures le plus rapidement possible pour lutter contre le contournement des sanctions et respecter les obligations internationales du Canada, notamment selon les normes du GAFI.

Les mesures rĂ©glementaires proposĂ©es relatives au renforcement du cadre d’inscription des ESM, aux guichets automatiques Ă  Ă©tiquette blanche et Ă  l’immobilier (assureurs de titres) entreraient en vigueur le 1er octobre 2025. Cela permettrait aux entreprises touchĂ©es par les modifications de disposer de suffisamment de temps pour s’adapter aux nouvelles exigences et mettre Ă  jour leurs systèmes et processus afin de se conformer aux nouvelles obligations. Cela donnera Ă©galement au CANAFE suffisamment de temps pour mettre Ă  jour et publier des orientations et des pratiques exemplaires sur la manière dont les entitĂ©s dĂ©clarantes devraient respecter leurs obligations, entreprendre des activitĂ©s de sensibilisation et collaborer avec le secteur pour Ă©tablir des typologies qui peuvent aider les nouvelles entitĂ©s dĂ©clarantes Ă  mieux comprendre les activitĂ©s pertinentes en matière de recyclage des produits de la criminalitĂ© et les risques de financement des activitĂ©s terroristes.

Enfin, les mesures rĂ©glementaires proposĂ©es concernant les rapports sur les biens immobiliers (parties non reprĂ©sentĂ©es) et les dĂ©boursements des casinos entreront en vigueur dès leur publication dans la Partie II de la Gazette du Canada. Contrairement aux mesures qui entreront en vigueur ultĂ©rieurement, ces rĂ©glementations ne crĂ©ent pas de nouvelles obligations, mais cherchent plutĂ´t Ă  renforcer (immobilier – identification des personnes non reprĂ©sentĂ©es et des tiers dans les transactions) et Ă  combler les lacunes (dĂ©claration des dĂ©boursĂ©s des casinos) liĂ©es aux exigences existantes. Les intervenants concernĂ©s ont Ă©tĂ© consultĂ©s, sont au courant de ces modifications et ont indiquĂ© qu’ils Ă©taient prĂŞts Ă  mettre en Ĺ“uvre les modifications. Le CANAFE est prĂŞt Ă  mettre en Ĺ“uvre ces modifications dès leur publication finale dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Conformité et application

Le CANAFE est l’unitĂ© de renseignement financier du Canada et l’organisme de rĂ©glementation de la LRPC/FAT. Dans ce rĂ´le, le CANAFE sera chargĂ© d’assurer la conformitĂ© et l’application des modifications rĂ©glementaires proposĂ©es, y compris les mesures qui crĂ©ent de nouvelles obligations et les mesures qui modifient les obligations existantes. Le CANAFE fournit des conseils et des ressources aux entitĂ©s dĂ©clarantes sur son site Web : https://fintrac-canafe.canada.ca/guidance-directives/1-fra. Le CANAFE mettra Ă  jour les renseignements sur son site Web et sensibilisera les entitĂ©s dĂ©clarantes existantes aux modifications. Le CANAFE publiera de nouvelles lignes directrices sur son site Web et entreprendra des activitĂ©s de sensibilisation auprès des acquĂ©reurs de guichets automatiques Ă  Ă©tiquette blanche et des assureurs de titres, car ceux-ci deviendraient de nouvelles entitĂ©s dĂ©clarantes aux termes du règlement proposĂ© et aideront ces secteurs Ă  Ă©tablir des typologies pour mieux comprendre leurs risques en matière de recyclage des produits de la criminalitĂ© et de financement des activitĂ©s terroristes. Une fois le règlement entrĂ© en vigueur, le CANAFE mènera des activitĂ©s de surveillance continues, y compris des Ă©valuations pour assurer la conformitĂ©. En cas de non-conformitĂ©, le CANAFE peut imposer des sanctions administratives pĂ©cuniaires ou prendre d’autres mesures d’application, au besoin. La politique du CANAFE en matière de sanctions administratives pĂ©cuniaires se trouve sur son site Web.

Personne-ressource

Erin Hunt
Directrice générale
Division des crimes financiers et de la sécurité
Direction de la politique du secteur financier
Ministère des Finances
90, rue Elgin
Ottawa (Ontario)
K1A 0G5
Courriel : fcs-scf@fin.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu des paragraphes 9.93(4)rĂ©fĂ©rence a et 11.12(1)rĂ©fĂ©rence b et des alinĂ©as 73(1)b)rĂ©fĂ©rence c, c)rĂ©fĂ©rence d, e)rĂ©fĂ©rence c, f)rĂ©fĂ©rence c, j)rĂ©fĂ©rence c et l)rĂ©fĂ©rence c et 73.1(1)a)rĂ©fĂ©rence e et b)rĂ©fĂ©rence e de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes rĂ©fĂ©rence f, se propose de prendre le Règlement modifiant certains règlements pris en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes (inscription d’entreprises de services monĂ©taires), ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les trente jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. S’ils choisissent plutĂ´t de prĂ©senter leurs observations par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout Ă  Erin Hunt, directrice gĂ©nĂ©rale, Division des crimes financiers et de la sĂ©curitĂ©, Direction de la politique du secteur financier, ministère des Finances Canada, 90, rue Elgin, Ottawa (Ontario) K1A 0G5 (courriel : erin.hunt@fin.gc.ca).

Ottawa, le 21 juin 2024

La greffière adjointe du Conseil privé
Wendy Nixon

Règlement modifiant certains règlements pris en vertu de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes (inscription d’entreprises de services monétaires)

Règlement sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes

1 Le Règlement sur le recyclage des produits de la criminalitĂ© et le financement des activitĂ©s terroristes rĂ©fĂ©rence 1 est modifiĂ© par adjonction, après l’article 37, de ce qui suit :

37.1 (1) Les documents visĂ©s au paragraphe 9.93(2) de la Loi doivent avoir Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©s au plus six mois avant la date de l’examen prĂ©vu au paragraphe 9.93(1) de la Loi.

(2) Pour l’application du paragraphe 9.93(4) de la Loi, l’entreprise de services monĂ©taires conserve les documents obtenus pour l’application du paragraphe 9.93(1) de la Loi pour une pĂ©riode de cinq ans suivant la date de leur obtention.

Règlement sur l’inscription – recyclage des produits de la criminalitĂ© et financement des activitĂ©s terroristes

2 Le Règlement sur l’inscription — recyclage des produits de la criminalitĂ© et financement des activitĂ©s terroristes rĂ©fĂ©rence 2 est modifiĂ© par adjonction, après l’article 6.01, de ce qui suit :

6.02 (1) Pour l’application de l’alinĂ©a 11.12(1)c.2) de la Loi, le demandeur qui est une personne morale fournit, avec sa demande, les documents suivants :

(2) Pour l’application de l’alinĂ©a 11.12(1)c.2) de la Loi, le demandeur qui est une entitĂ© autre qu’une personne morale fournit, avec sa demande, les documents suivants :

6.03 (1) Les documents visĂ©s aux alinĂ©as 11.12(1)b) et c) de la Loi doivent avoir Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©s au plus six mois avant la date de la prĂ©sentation de la demande.

(2) L’entreprise de services monĂ©taires ou l’entreprise de services monĂ©taires Ă©trangère conserve les documents visĂ©s aux alinĂ©as 11.12(1)b) et c) et au paragraphe 11.12(1.1) de la Loi pour une pĂ©riode de cinq ans suivant la date de la prĂ©sentation de la demande d’inscription qui contient ces documents ou, s’ils ont Ă©tĂ© communiquĂ© conformĂ©ment au paragraphe 11.13(1) de la Loi, pour une pĂ©riode de cinq ans suivant la date de cette communication.

3 L’article 8.1 de la partie B de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

8.1 Si le demandeur est une entreprise de services monétaires étrangère, numéro de téléphone et adresse de courriel de la personne qui réside au Canada et qui est autorisée à accepter, au nom du demandeur, des avis signifiés par ou pour le Centre en vertu de la Loi

8.2 Si un document qui fait Ă©tat des condamnations criminelles portĂ©es Ă  son dossier — ou, si le demandeur est une entitĂ©, un document qui fait Ă©tat des condamnations criminelles portĂ©es au dossier de son premier dirigeant, de son prĂ©sident, de chacun de ses administrateurs et de toute personne qui dĂ©tient ou contrĂ´le, directement ou indirectement, au moins vingt pour cent de l’entitĂ© ou au moins vingt pour cent des actions de l’entitĂ© — ou qui atteste de l’absence de dossier est dans une langue autre que le français ou l’anglais :

4 La partie C de l’annexe 1 du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 5, de ce qui suit :

6 Date de dĂ©livrance et pays, subdivision politique ou territoire et ville de dĂ©livrance des documents obtenus et examinĂ©s au titre du paragraphe 9.93(1) de la Loi ainsi que nom de l’autoritĂ© ou de l’entitĂ© qui a dĂ©livrĂ© le document

7 Date Ă  laquelle le demandeur devra effectuer le prochain examen au titre de l’alinĂ©a 9.93(1)b) de la Loi

8 Si le mandataire est une personne, sa date de naissance et pays et subdivision politique ou territoire de naissance et de résidence

9 Si le mandataire est une personne morale, nom, date de naissance et pays et subdivision politique ou territoire de naissance et de résidence du premier dirigeant, du président et de chacun des administrateurs de la personne morale ainsi que de chaque personne qui détient ou contrôle, directement ou indirectement, au moins vingt pour cent des actions de la personne morale

10 Si le mandataire est une entité autre qu’une personne morale, nom, date de naissance et pays et subdivision politique ou territoire de naissance et de résidence du premier dirigeant, du président et de chacun des administrateurs de l’entité ainsi que de chaque personne qui détient ou contrôle, directement ou indirectement, au moins vingt pour cent de l’entité

Règlement sur les pĂ©nalitĂ©s administratives — recyclage des produits de la criminalitĂ© et financement des activitĂ©s terroristes

5 La partie 1 de l’annexe du Règlement sur les pĂ©nalitĂ©s administratives — recyclage des produits de la criminalitĂ© et financement des activitĂ©s terroristes rĂ©fĂ©rence 3 est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 14, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Disposition de la Loi

Colonne 2

Nature de la violation

14.1 9.91 Grave
14.2 9.92a) Grave
14.3 9.92b) Grave
14.4 9.93(1)a) Grave
14.5 9.93(1)b) Grave
14.6 9.93(3) Grave
14.7 9.93(4) Mineure
6 La partie 1 de l’annexe du mĂŞme règlement est modifiĂ©e par adjonction, après l’article 16, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Disposition de la Loi

Colonne 2

Nature de la violation

16.1 11.12(1.1) Grave

Entrée en vigueur

7 Le prĂ©sent règlement entre en vigueur Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur de l’article 182 de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2023, chapitre 26 des Lois du Canada (2023), ou, si elle est postĂ©rieure, Ă  la date de son enregistrement.

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