La Gazette du Canada, Partie I, volume 158, numĂ©ro 26 : Règlement sur la rĂ©duction des rejets de mĂ©thane (secteur des dĂ©chets)

Le 29 juin 2024

Fondement législatif
Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999)

Ministères responsables
Ministère de l’Environnement
Ministère de la Santé

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Les gaz Ă  effet de serre (GES) contribuent largement aux changements climatiques. D’après la stratĂ©gie canadienne sur le mĂ©thane, ce dernier est un puissant GES responsable d’environ 30 % du rĂ©chauffement de la planète. En 2021, les Ă©missions des lieux d’enfouissement canadiens reprĂ©sentaient 19 % des Ă©missions nationales de mĂ©thane et 2,5 % des Ă©missions nationales de GES. MalgrĂ© les mesures volontaires et rĂ©glementaires mises en Ĺ“uvre au Canada au cours des dernières dĂ©cennies, il est possible de rĂ©duire davantage les Ă©missions de mĂ©thane provenant des lieux d’enfouissement. Pour atteindre ces rĂ©ductions d’ici 2030 (un jalon important prĂ©vu par l’Accord de Paris et l’Engagement mondial sur le mĂ©thane), il faut avoir une approche rĂ©glementaire cohĂ©rente et plus stricte dans l’ensemble du pays pour rĂ©duire les Ă©missions de mĂ©thane des lieux d’enfouissement.

Description : Le projet de Règlement sur la rĂ©duction des rejets de mĂ©thane (secteur des dĂ©chets) [ci-après appelĂ© le projet de règlement] serait pris en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) [LCPE] et rĂ©duirait les Ă©missions de mĂ©thane des lieux d’enfouissement recevant des dĂ©chets municipaux solides, grâce Ă  une approche fondĂ©e sur le rendement qui fixe des limites de concentration de mĂ©thane en surface et exige une surveillance rĂ©gulière pour confirmer que ces limites sont respectĂ©es, afin de dĂ©tecter les fuites de mĂ©thane et veiller Ă  ce que la rĂ©cupĂ©ration du mĂ©thane soit optimisĂ©e. Le projet de règlement s’applique Ă  certains lieux d’enfouissement privĂ©s et municipaux qui ont reçu des dĂ©chets solides municipaux.

Justification : En mars 2022, le gouvernement a publiĂ© le Plan de rĂ©duction des Ă©missions du Canada pour 2030 (PDF) (PRÉ), qui fournit un plan d’action pour atteindre ses engagements climatiques, notamment la rĂ©duction des Ă©missions nationales de GES de 40 Ă  45 % par rapport au niveau de 2005 d’ici 2030 dans le cadre de l’Accord de Paris, et l’atteinte de la carboneutralitĂ© d’ici 2050. Aussi, en 2022, la stratĂ©gie canadienne sur le mĂ©thane a prĂ©sentĂ© le plan du gouvernement visant Ă  rĂ©duire les Ă©missions de mĂ©thane de 35 % par rapport aux niveaux de 2020 d’ici 2030, en appui Ă  la contribution du Canada Ă  l’Engagement mondial sur le mĂ©thane. Le plan et la stratĂ©gie soulignent tous deux l’intention d’établir de nouveaux règlements en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement, 1999, qui rĂ©duiraient les Ă©missions de mĂ©thane des lieux d’enfouissement de dĂ©chets solides municipaux de 50 % par rapport aux niveaux de 2019 d’ici 2030. Les lieux d’enfouissement canadiens ont la possibilitĂ© de rĂ©duire les Ă©missions de mĂ©thane par la mise en Ĺ“uvre d’une approche rĂ©glementaire cohĂ©rente et plus stricte dans l’ensemble du pays.

ÉnoncĂ© des coĂ»ts-avantages : Entre 2025 et 2040, le coĂ»t total du projet de règlement, selon la valeur actualisĂ©e est estimĂ© Ă  581 millions de dollars, alors que les rĂ©ductions cumulĂ©es des Ă©missions de GES sont estimĂ©es Ă  107 mĂ©gatonnes (Mt) d’équivalent dioxyde de carbone (Ă©quivalent CO2), d’une valeur de 11,2 milliards de dollars en termes d’avantages sociaux estimĂ©s pour les dommages mondiaux des changements climatiques Ă©vitĂ©s. Les avantages monĂ©taires nets du projet de règlement sont donc estimĂ©s Ă  10,6 milliards de dollars et devraient ĂŞtre obtenus Ă  un coĂ»t moyen de 5 dollars par tonne d’équivalent CO2 au cours de la pĂ©riode couverte par l’analyse.

Enjeux

Les gaz Ă  effet de serre (GES) contribuent largement aux changements climatiques. Le mĂ©thane est un puissant GES responsable d’environ 30 % du rĂ©chauffement de la planète depuis l’ère prĂ©industrielle. En 2021, les Ă©missions des lieux d’enfouissement canadiens reprĂ©sentaient 19 % des Ă©missions nationales de mĂ©thane et 2,5 % des Ă©missions nationales de GES. MalgrĂ© les mesures volontaires et rĂ©glementaires mises en Ĺ“uvre au Canada au cours des dernières dĂ©cennies, il est possible de rĂ©duire davantage les Ă©missions de mĂ©thane provenant des lieux d’enfouissement. Canada s’est engagĂ© Ă  rĂ©duire les Ă©missions de GES et de mĂ©thane d’ici 2030 (un jalon important prĂ©vu dans l’Accord de Paris et l’Engagement mondial sur le mĂ©thane) et pour atteindre ces rĂ©ductions dans cette pĂ©riode, il faut une approche rĂ©glementaire cohĂ©rente et plus stricte dans l’ensemble du pays pour rĂ©duire les Ă©missions de mĂ©thane des lieux d’enfouissement.

Contexte

Le mĂ©thane est inscrit comme substance toxique (no 66) dans la partie 2 de l’annexe 1 de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) [LCPE]. Ce gaz est un GES puissant dont le potentiel de rĂ©chauffement planĂ©taire est au moins 25 fois supĂ©rieur Ă  celui du dioxyde de carbone sur une pĂ©riode de 100 ansrĂ©fĂ©rence 1. Le mĂ©thane a une durĂ©e de vie relativement courte dans l’atmosphère par rapport Ă  d’autres GES Ă  durĂ©e de vie plus longue comme le dioxyde de carbone. Les niveaux atmosphĂ©riques de mĂ©thane rĂ©agissent donc relativement vite aux changements dans les Ă©missions, car ils sont rapidement Ă©liminĂ©s de l’atmosphère. Pour ces raisons, la rĂ©duction des Ă©missions de mĂ©thane peut avoir des effets bĂ©nĂ©fiques importants sur le climat Ă  court terme.

Les gaz d’enfouissement, composĂ©s de mĂ©thane (entre 40 et 60 %), de dioxyde de carbone et d’autres composĂ©s organiques autres que le mĂ©thane, sont gĂ©nĂ©rĂ©s dans les lieux d’enfouissement après l’élimination des dĂ©chets biodĂ©gradables. Le processus de gĂ©nĂ©ration se produit sur de nombreuses annĂ©es, ce qui signifie que le mĂ©thane gĂ©nĂ©rĂ© et Ă©mis aujourd’hui dans les lieux d’enfouissement est le rĂ©sultat de dĂ©cennies d’élimination de dĂ©chets biodĂ©gradables. Le mĂ©thane gĂ©nĂ©rĂ© de ce processus de dĂ©composition anaĂ©robie n’est pas biogènerĂ©fĂ©rence 2, car il n’est pas considĂ©rĂ© comme partie prenante du cycle naturel du carbone. Il contribue donc aux estimations nationales des Ă©missions de GES. Les Ă©missions de mĂ©thane provenant des lieux d’enfouissement comprennent les Ă©missions fugitives qui s’échappent Ă  travers la couverture du lieu d’enfouissement, Ă  partir de la zone d’élimination active et les fuites provenant de composants d’équipement dans les systèmes de contrĂ´le des gaz d’enfouissement. Le dioxyde de carbone gĂ©nĂ©rĂ© et Ă©mis en tant que gaz d’enfouissement est considĂ©rĂ© comme biogène et est carboneutre. Il n’est donc pas pris en compte dans les estimations nationales des Ă©missions de GES.

La meilleure façon de réduire les émissions de méthane des lieux d’enfouissement est d’empêcher la génération de méthane en détournant les déchets biodégradables vers des utilisations bénéfiques telles que le compostage, la digestion anaérobie et le recyclage. Lorsqu’il n’est pas possible d’éliminer la génération de méthane par le détournement des déchets biodégradables et de traiter les émissions de méthane liées à l’élimination historique des déchets, de l’équipement peut être installé dans les lieux d’enfouissement pour récupérer les gaz d’enfouissement et réduire les émissions de méthane par la combustion. Cette combustion peut avoir lieu sur place, par exemple par une torchère, un moteur de production d’électricité ou tout autre équipement alimenté au gaz. La combustion peut également avoir lieu en dehors du site, par exemple par une utilisation directe dans une chaudière à gaz dans une installation industrielle ou, après traitement pour éliminer les impuretés, comme gaz naturel renouvelable (où il est brûlé dans des appareils ou des véhicules fonctionnant au gaz naturel). La combustion des gaz d’enfouissement convertit le méthane en dioxyde de carbone, ce qui réduit le potentiel de réchauffement planétaire des émissions. Les émissions de dioxyde de carbone produites par la combustion de méthane biogène (comme la partie méthane des gaz d’enfouissement) sont aussi considérées comme biogènes et ne sont pas incluses dans les estimations nationales des émissions de GES.

Le gouvernement du Canada (le gouvernement) s’est engagĂ© Ă  agir sur les changements climatiques. Ainsi, il s’est engagĂ© Ă  rĂ©duire les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre de 40 % Ă  45 % d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2005 et s’est fixĂ© comme objectif une carboneutralitĂ© d’ici 2050. Le plan climatique renforcĂ© : Un environnement sain et une Ă©conomie saine du Canada, publiĂ© en dĂ©cembre 2020, a rĂ©itĂ©rĂ© l’engagement de rĂ©duire les Ă©missions de mĂ©thane du secteur des dĂ©chets en Ă©laborant de nouveaux règlements fĂ©dĂ©raux visant Ă  augmenter le nombre de lieux d’enfouissement qui captent et traitent leur mĂ©thane et Ă  s’assurer que les lieux d’enfouissement qui exploitent dĂ©jĂ  ces systèmes apportent des amĂ©liorations pour capter le maximum. En octobre 2021, le Canada a annoncĂ© son soutien Ă  l’engagement mondial sur le mĂ©thane, qui vise Ă  rĂ©duire d’ici 2030 les Ă©missions mondiales de mĂ©thane de 30 % par rapport aux niveaux de 2020. En mars 2022, le gouvernement a publiĂ© le Plan de rĂ©duction des Ă©missions pour 2030 (PRÉ), dĂ©crivant les mesures qui entraĂ®nent dĂ©jĂ  d’importantes rĂ©ductions d’émissions ainsi que les mesures proposĂ©es qui permettront de rĂ©duire les Ă©missions Ă  l’échelle de l’économie afin de respecter les engagements internationaux du Canada en matière de lutte contre les changements climatiques. Le plan souligne l’intention d’établir de nouveaux règlements en vertu de la LCPE, qui rĂ©duiraient les Ă©missions de mĂ©thane des lieux d’enfouissement de dĂ©chets solides municipaux de 50 % par rapport aux niveaux de 2019 d’ici 2030. En septembre 2022, le document Plus vite et plus loin : La stratĂ©gie canadienne sur le mĂ©thane du gouvernement du Canada a soulignĂ© l’engagement du Canada Ă  prendre des mesures nationales globales pour rĂ©duire les Ă©missions de mĂ©thane de 35 % par rapport aux niveaux de 2020 d’ici 2030, notamment des rĂ©ductions dans le secteur des dĂ©chets.

Certaines provinces ont mis en place des règlements particuliers pour réduire les émissions de méthane de certains lieux d’enfouissement (Colombie-Britannique) ou ont intégré des exigences de contrôle du méthane des lieux d’enfouissement dans les règlements généraux relatifs à la gestion des déchets (Ontario et Québec). Toutefois, il n’existe actuellement aucun règlement fédéral relatif au contrôle des émissions de méthane provenant des lieux d’enfouissement. Des politiques fédérales basées sur le marché, comme le Règlement sur les combustibles propres et le Règlement sur le régime canadien de crédits compensatoires concernant les gaz à effet de serre, encouragent le développement de systèmes nouveaux et étendus de récupération du méthane des lieux d’enfouissement en offrant la possibilité de générer et de vendre des crédits compensatoires des GES générés dans le cadre du Protocole fédéral de crédits compensatoires pour la récupération et la destruction du méthane des lieux d’enfouissement ou des crédits de conformité générés dans le cadre du Règlement sur les combustibles propres. Ces crédits peuvent être vendus aux entités réglementées au titre du Règlement sur le système de tarification fondé sur le rendement et le Règlement sur les combustibles propres ou, dans le cas des crédits compensatoires de GES, à toute organisation intéressée à acheter des crédits à d’autres fins.

Objectif

L’objectif du projet de règlement est de rĂ©duire les Ă©missions de mĂ©thane des lieux d’enfouissement canadiens de 50 % par rapport aux niveaux de 2019 d’ici 2030, contribuant ainsi Ă  la rĂ©duction des Ă©missions de GES du Canada et au respect des engagements internationaux du Canada en matière de lutte contre les changements climatiques. Plus particulièrement, le mĂ©thane Ă©tant un polluant climatique Ă  courte durĂ©e de vie ayant des effets importants sur le climat Ă  court terme, ces rĂ©ductions contribueraient Ă  ralentir le rythme du rĂ©chauffement planĂ©taire Ă  court terme.

Description

Le projet de règlement serait pris en vertu de la LCPE et s’appuie sur les approches actuelles pour rĂ©duire les Ă©missions de mĂ©thane des lieux d’enfouissement. Le projet de règlement fixerait des seuils d’applicabilitĂ© et des normes de rendement conformes aux normes les plus strictes d’AmĂ©rique du Nord. Les lieux d’enfouissement rĂ©glementĂ©s seraient tenus d’évaluer rĂ©gulièrement le rendement de la surveillance du mĂ©thane, en surveillant les Ă©lĂ©ments suivants :

Le projet de règlement exigerait une évaluation de la génération de méthane au cours de la première année suivant son entrée en vigueur. Toutefois, les principales exigences en matière de surveillance et de conformité entreraient en vigueur entre 2027 et 2033, afin de laisser suffisamment de temps pour la conception et l’installation des infrastructures de contrôle du méthane des lieux d’enfouissement nécessaires pour assurer la conformité.

Applicabilité

Le projet de règlement s’appliquerait aux lieux d’enfouissement :

Le projet de règlement modifierait aussi le Règlement sur les dispositions réglementaires désignées aux fins de contrôle d’application (Loi canadienne sur la protection de l’environnement, 1999) [Règlement sur la désignation]. Des articles du projet de règlement seraient ajoutés à l’annexe du Règlement sur la désignation pour tenir compte des dispositions particulières désignées aux fins d’application de la loi.

Évaluation de la génération de méthane

Les lieux d’enfouissement qui satisfont aux critères d’applicabilitĂ© dĂ©crits ci-dessus seraient tenus de calculer les Ă©valuations de la gĂ©nĂ©ration annuelle de mĂ©thane Ă  l’aide du modèle de gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane des lieux d’enfouissement du ministère et de communiquer les rĂ©sultats au ministre. Cette Ă©valuation correspondrait Ă  la quantitĂ© annuelle de mĂ©thane gĂ©nĂ©rĂ© par tous les dĂ©chets du lieu d’enfouissement. Une première Ă©valuation serait nĂ©cessaire (pour 2024) pour tous les lieux d’enfouissement qui satisfont aux critères d’applicabilitĂ© Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du projet de règlement. Les lieux d’enfouissement ouverts qui dĂ©passent le seuil de gĂ©nĂ©ration annuelle de mĂ©thane de 664 tonnes et les lieux d’enfouissement fermĂ©s qui excèdent 1 000 tonnes de gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane devront respecter d’autres obligations de conformitĂ© au titre du projet de règlement.

Les lieux d’enfouissement ouverts dont la gĂ©nĂ©ration annuelle modĂ©lisĂ©e de mĂ©thane est infĂ©rieure Ă  664 tonnes seraient tenus de rĂ©aliser une Ă©valuation de la gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane une fois par an jusqu’à ce que la gĂ©nĂ©ration annuelle de mĂ©thane dĂ©passe 664 tonnes (après quoi d’autres obligations de conformitĂ© s’appliqueraient) ou que le lieu d’enfouissement ferme. Le projet de règlement ne prĂ©voit aucune autre exigence pour les lieux d’enfouissement fermĂ©s dont la gĂ©nĂ©ration annuelle modĂ©lisĂ©e de mĂ©thane est infĂ©rieure Ă  1 000 tonnes.

Application des obligations de conformité

L’échéancier d’application des obligations de conformité prévues par le projet de règlement dépendra des résultats de l’évaluation de la génération de méthane et de l’existence ou non de puits de récupération de gaz d’enfouissement installés comme il est indiqué ci-dessous. Les délais suivants s’appliqueraient en fonction des résultats de l’évaluation initiale réalisée en vertu du projet de règlement.

1er janvier 2027

Les obligations de conformitĂ© s’appliqueraient du 1er janvier 2027 pour les parties des lieux d’enfouissement ouverts et fermĂ©s dont les puits de rĂ©cupĂ©ration de gaz d’enfouissement Ă©taient en service avant le 1er janvier 2017 et la gĂ©nĂ©ration annuelle de mĂ©thane est calculĂ©e comme Ă©tant Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  1 000 tonnes.

1er janvier 2029

Les obligations de conformitĂ© s’appliqueraient Ă  partir du 1er janvier 2029, dans toutes les parties des lieux d’enfouissement ouverts et fermĂ©s dont la production annuelle de mĂ©thane est calculĂ©e comme Ă©tant Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  1 000 tonnes.

1er janvier 2033

Les obligations de conformitĂ© s’appliqueraient Ă  partir du 1er janvier 2033, dans toutes les parties des lieux d’enfouissement ouverts dont la production annuelle de mĂ©thane est calculĂ©e comme Ă©tant supĂ©rieure ou Ă©gale Ă  664 tonnes, mais infĂ©rieure Ă  1 000 tonnes.

Dans les quatre ans suivant l’année au cours de laquelle la production annuelle de méthane a été dépassée

Les obligations de conformitĂ© commenceraient Ă  s’appliquer dans toutes les parties des lieux d’enfouissement dont la production annuelle de mĂ©thane dĂ©passe 664 tonnes au plus tard le 1er janvier 2029 ou le 1er janvier de la 4e annĂ©e suivant l’annĂ©e pour laquelle la gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane annuelle dĂ©passe 664 tonnes.

Ces lieux d’enfouissement seraient assujettis aux obligations de conformitĂ© dĂ©crites dans la prochaine section jusqu’à ce qu’elles respectent les critères Ă©numĂ©rĂ©s dans la sous-section « Non-application Â» ci-après.

Obligations de conformité

Contrôle des émissions de méthane

Le projet de règlement prĂ©voit que l’évacuation des gaz d’enfouissement soit limitĂ©e aux cas oĂą une telle action est nĂ©cessaire pour des raisons de santĂ© et de sĂ©curitĂ©; lors des arrĂŞts du système Ă  des fins d’entretien et de rĂ©paration; et dans les lieux oĂą les gaz d’enfouissement ont une proportion de mĂ©thane infĂ©rieure Ă  25 % (vĂ©rifiĂ©e par huit mesures trimestrielles consĂ©cutives).

Tous les gaz d’enfouissement rĂ©cupĂ©rĂ©s dans un lieu d’enfouissement doivent ĂŞtre acheminĂ©s vers un ou plusieurs dispositifs de destruction du mĂ©thane ou systèmes de rĂ©cupĂ©ration d’énergie dĂ©crits dans le projet de règlement. D’autres mĂ©thodes de destruction du mĂ©thane seraient autorisĂ©es dans le cadre du projet de règlement, Ă  condition qu’elles permettent d’atteindre une efficacitĂ© de destruction du mĂ©thane de 98 %.

Afin de contrĂ´ler l’efficacitĂ© d’un système de rĂ©cupĂ©ration active des gaz d’enfouissement et de dĂ©tecter les problèmes liĂ©s aux puits de rĂ©cupĂ©ration, le projet de règlement prĂ©voit la surveillance mensuelle de la pression Ă  vide dans les puits de rĂ©cupĂ©ration. La surveillance ne serait pas nĂ©cessaire pendant les pĂ©riodes oĂą le puits de rĂ©cupĂ©ration de gaz d’enfouissement est en cours de construction ou n’est pas en service en raison d’un entretien normal ou de rĂ©parations, lorsque la couverture du lieu d’enfouissement est une gĂ©omembrane ou si le puits est situĂ© dans une partie du lieu d’enfouissement dotĂ©e d’une couverture finale et oĂą la concentration de mĂ©thane a Ă©tĂ© mesurĂ©e comme Ă©tant infĂ©rieure Ă  25 % sur une pĂ©riode de deux ans. Dans les 30 jours suivant toute mesure de pression positive, le propriĂ©taire ou l’exploitant du lieu d’enfouissement serait tenu de prendre des mesures pour ramener la tĂŞte de puits Ă  une pression nĂ©gative. L’obligation de rĂ©soudre le problème de la pression positive ne s’appliquerait pas en cas d’incendie ou de tempĂ©ratures Ă©levĂ©es dĂ©tectĂ©es dans le lieu d’enfouissement.

Les exigences en matière de contrĂ´le des Ă©missions de mĂ©thane ne s’appliqueraient plus après la fermeture du lieu d’enfouissement et lorsque la quantitĂ© annuelle de mĂ©thane rĂ©cupĂ©rĂ© dans le lieu d’enfouissement est infĂ©rieure Ă  125 tonnes ou lorsque la gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane est infĂ©rieure Ă  150 tonnes par annĂ©e.

Détection et réparation des fuites de méthane

Le projet de règlement exigerait une surveillance trois fois par an pour dĂ©tecter les fuites de mĂ©thane dans les composants accessibles de l’équipement du système de rĂ©cupĂ©ration des gaz d’enfouissement. Une fuite de mĂ©thane est dĂ©finie comme une fuite provenant d’un composant d’équipement dont la concentration de mĂ©thane est Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  500 parties par million en volume (ppmv). Si une fuite de mĂ©thane est dĂ©tectĂ©e, elle doit ĂŞtre rĂ©parĂ©e et le site doit faire l’objet d’une nouvelle surveillance pour dĂ©terminer la rĂ©paration dans les 30 jours suivant la dĂ©tection. Si la fuite n’a pas Ă©tĂ© Ă©liminĂ©e dans les 30 jours, le projet de règlement demandera que des renseignements sur la fuite soient prĂ©sentĂ©s au ministre. La fuite devra ĂŞtre rĂ©parĂ©e dans les 90 jours après sa dĂ©tection.

Le projet de règlement prévoit la possibilité de mettre en œuvre un autre programme de détection des fuites de méthane. Les lieux d’enfouissement devront démontrer que l’autre programme de détection des fuites de méthane présente des résultats équivalents aux exigences de détection des fuites de méthane précisées dans le projet de règlement. Le programme de réglementation et l’autre programme de détection des fuites devraient tous deux être mis en œuvre en même temps durant un an pour démontrer qu’ils permettent de détecter les mêmes fuites de méthane.

Les exigences de dĂ©tection des fuites de mĂ©thane ne s’appliqueraient plus lorsque le lieu d’enfouissement est fermĂ© et que la quantitĂ© annuelle de mĂ©thane rĂ©cupĂ©rĂ© au lieu d’enfouissement est infĂ©rieure Ă  125 tonnes ou lorsque la gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane est infĂ©rieure Ă  150 tonnes par annĂ©e.

Limites de concentration de méthane en surface

Le projet de règlement exigerait que les concentrations de méthane en surface ne dépassent pas les limites suivantes dans les parties du lieu d’enfouissement dotées d’une couverture finale ou dans lesquelles aucune activité d’élimination de déchets n’a eu lieu dans les douze mois précédents:

Ces limites ne s’appliquent pas aux parties où les équipements de contrôle des gaz d’enfouissement font l’objet d’un entretien normal ou de réparations, ni aux parties où la couverture du lieu d’enfouissement est en cours de construction.

Pour dĂ©montrer la conformitĂ© des limites de concentration de mĂ©thane en surface, une surveillance serait nĂ©cessaire trois fois par an. La surveillance aux fins de dĂ©termination de la concentration de mĂ©thane en surface serait requise dans les parties prĂ©cisĂ©es ci-haut Ă  l’aide de l’un des deux types de mĂ©thode de dĂ©tection de mĂ©thane dĂ©crits dans le règlement. Les mesures seraient consignĂ©es selon un tracĂ© qui traverse le lieu d’enfouissement Ă  des intervalles de 7,5 mètres. On pourrait recourir Ă  une mĂ©thode utilisant un drone, qui comprend un balayage de la partie Ă  surveiller pour relever les parties prĂ©sentant une concentration Ă©levĂ©e en mĂ©thane, suivi d’une vĂ©rification au sol de la concentration de mĂ©thane en surface. Les exigences des mĂ©thodes au sol du projet de règlement concordent avec la surveillance de la concentration de mĂ©thane en surface typique menĂ©e en vertu de la rĂ©glementation du QuĂ©bec et des règlements fĂ©dĂ©raux et Ă©tatiques des États-Unis et intègrent par rĂ©fĂ©rence les mĂ©thodes d’essai de l’Agence amĂ©ricaine de protection de l’environnement (Environmental Protection Agency ou EPA) pour mesurer les limites de concentration de mĂ©thane en surface Ă©noncĂ©s dans des instruments tels que la mĂ©thode 21 « Volatile Organic Compound Leaks Â» et « Other Test Method 51 (OMT-51) Unmanned Aerial Systems Application (UAS) of Method 21 for Surface Emission Monitoring of Landfills Â»rĂ©fĂ©rence 3.

En cas de dĂ©tection de concentrations supĂ©rieures aux limites, les lieux d’enfouissement devront trouver la cause du dĂ©passement et prendre des mesures pour Ă©liminer ce dernier dans les 30 jours. Le lieu du dĂ©passement devra de nouveau ĂŞtre vĂ©rifiĂ© au cours de la prochaine surveillance de routine pour dĂ©terminer si le dĂ©passement a Ă©tĂ© Ă©liminĂ©. S’il n’a pas Ă©tĂ© Ă©liminĂ© dans les temps, il sera nĂ©cessaire d’envoyer une notification au ministre Ă  propos du dĂ©passement en cours, et ce dĂ©passement devra ĂŞtre Ă©liminĂ© dans les six mois.

Non-application

Le projet de règlement ne s’appliquerait plus aux lieux d’enfouissement fermĂ©s qui ont achevĂ© l’installation d’une couverture finale sur la surface de l’ensemble du lieu d’enfouissement et qui rĂ©pondent aux critères suivants :

Registres et rapports annuels

Les obligations de tenue de registres et de rapports périodiques sont incluses dans le projet de règlement.

Les exigences quant Ă  la tenue de registres seraient les suivantes :

Le projet de règlement comprendrait des dispositions relatives Ă  un rapport de notification initiale qui contient les renseignements sur le rĂ©sultat de l’évaluation de la gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane. Les rapports suivants incluraient la prĂ©sentation de donnĂ©es et de renseignements sur une base annuelle, Ă  compter de l’annĂ©e suivant la première application des exigences de surveillance. Les donnĂ©es communiquĂ©es tous les ans seraient les suivantes :

Élaboration de la réglementation

Consultation

Le Ministère a consultĂ© les gouvernements provinciaux et territoriaux, les partenaires autochtones, les reprĂ©sentants des organisations du secteur des dĂ©chets, les propriĂ©taires de lieux d’enfouissement municipaux et privĂ©s, les universitaires, les partenaires internationaux et le public afin de recueillir des avis sur la conception du projet de règlement. Depuis janvier 2022, le Ministère a reçu 112 soumissions en rĂ©ponse Ă  deux publications.

En janvier 2022, le Ministère a publiĂ© un document de consultation intitulĂ© RĂ©duire les Ă©missions de mĂ©thane provenant des lieux d’enfouissement de dĂ©chets solides municipaux au Canada, afin de recueillir des commentaires sur les objectifs proposĂ©s pour les nouveaux règlements en vertu de la LCPE. Plus de 100 parties prenantes ont participĂ© Ă  un webinaire bilingue, qui a Ă©tĂ© organisĂ© pour donner une vue d’ensemble du document de consultation. Ces parties prenantes comprenaient des propriĂ©taires de lieux d’enfouissement privĂ©s et municipaux, des associations de gestion des dĂ©chets et des associations municipales. Un rapport Ce que nous avons entendu a Ă©tĂ© publiĂ© en septembre 2022. Il rĂ©sume les commentaires reçus par le Ministère de la part des parties intĂ©ressĂ©es.

En septembre 2022, le Ministère a créé un groupe de travail technique (GTT) responsable de recueillir des commentaires sur les Ă©lĂ©ments potentiels du règlement fĂ©dĂ©ral. Le GTT Ă©tait composĂ© d’experts techniques et d’experts du secteur des dĂ©chets, de propriĂ©taires et d’exploitants de lieux d’enfouissement, d’administrations provinciales, territoriales et municipales, ainsi que d’autres parties intĂ©ressĂ©es reprĂ©sentant 37 organisations. Le GTT a fourni des considĂ©rations techniques et Ă©conomiques pour les approches visant Ă  rĂ©duire les Ă©missions de mĂ©thane dans les lieux d’enfouissement et donnĂ© son avis concernant les exigences potentielles du nouveau règlement fĂ©dĂ©ral.

Un Projet de cadre rĂ©glementaire a Ă©tĂ© publiĂ© en avril 2023. Trois webinaires ont Ă©tĂ© organisĂ©s pour partager une vue d’ensemble du cadre proposĂ©, un avec le GTT et deux webinaires publics (en anglais et en français). Les parties prenantes ont fourni des commentaires Ă©crits qui ont Ă©tĂ© pris en compte par le Ministère lors de l’achèvement du projet de règlement.

Au cours des diffĂ©rentes phases de consultation, le Ministère a reçu des commentaires d’associations industrielles telles que la Solid Waste Association of North America, la Coast Waste Management Association, Waste to Resource Ontario, le Conseil des entreprises en technologies environnementales du QuĂ©bec, ainsi que d’associations municipales, comme la FĂ©dĂ©ration des municipalitĂ©s canadiennes, la Rural Municipalities of Alberta, la Saskatchewan Urban Municipalities Association, la Saskatchewan Association of Rural Municipalities et l’Association of Municipalities of Ontario. Un grand nombre de commentaires ont Ă©tĂ© fournis directement par des propriĂ©taires de lieux d’enfouissement, notamment des entreprises du secteur privĂ© ainsi que de petites et grandes municipalitĂ©s. Les commentaires reçus Ă  la suite de ces consultations prĂ©alables Ă  la publication Ă©taient très variĂ©s et ne correspondaient pas nĂ©cessairement Ă  des types particuliers de parties prenantes. Les thèmes abordĂ©s dans les commentaires reçus sont rĂ©sumĂ©s ci-dessous.

Applicabilité

Plusieurs parties prenantes, dont des associations d’industrie et des propriĂ©taires de lieux d’enfouissement, ont fait remarquer que le projet de cadre rĂ©glementaire semblait s’appliquer Ă  de très petits lieux d’enfouissement qui ne devraient pas produire suffisamment de mĂ©thane pour exploiter un système de rĂ©cupĂ©ration active des gaz d’enfouissement. Ă€ la suite de cette rĂ©troaction, le Ministère a revu l’inventaire des lieux d’enfouissement potentiellement rĂ©glementĂ©s et a augmentĂ© le seuil d’élimination des dĂ©chets pour les lieux d’enfouissement ouverts, le faisant passer de 100 000 tonnes de dĂ©chets sur place Ă  450 000 tonnes de dĂ©chets sur place. Cette modification rĂ©duit le nombre de lieux d’enfouissement ayant Ă  Ă©valuer la gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane pour dĂ©terminer la nĂ©cessitĂ© d’autres obligations en matière de conformitĂ©, mais la plupart des lieux d’enfouissement dont la capacitĂ© est comprise entre 100 000 et 450 000 tonnes ne devraient pas dĂ©passer le seuil de gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane de 664 tonnes. Cette modification permettrait de rĂ©duire les coĂ»ts administratifs liĂ©s Ă  l’évaluation de l’applicabilitĂ© requise en vertu du projet de règlement.

D’autres prĂ©occupations ont Ă©tĂ© exprimĂ©es concernant les seuils de gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane dans le projet de cadre rĂ©glementaire qui dĂ©termineraient d’autres obligations de conformitĂ© (664/1 000 tonnes), notant qu’il serait possiblement difficile d’exploiter efficacement des dispositifs de destruction du mĂ©thane pour atteindre ce niveau de gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane. Les seuils rĂ©glementaires proposĂ©s pour la production annuelle de mĂ©thane qui sont inclus dans le projet de règlement s’alignent sur les seuils rĂ©glementaires actuels dans d’autres administrations, notamment la Californie, l’Oregon, l’État de Washington et le Maryland (Ă  664 tonnes pour tous les États) ainsi que la Colombie-Britannique (1 000 tonnes). Compte tenu de l’expĂ©rience de ces États, le Ministère s’attend Ă  ce que ces seuils mènent vers des rĂ©sultats rĂ©glementaires atteignables.

Coûts et impact sur les recettes du projet

De nombreuses parties prenantes, dont des provinces, des territoires, des municipalités, des associations et des exploitants de lieux d’enfouissement, ont souligné l’augmentation des coûts liés à l’installation de nouveaux systèmes de récupération des gaz d’enfouissement, en particulier pour les petits lieux d’enfouissement qui appartiennent généralement aux municipalités. Elles ont également fait part de leurs préoccupations quant aux pertes de recettes potentielles dues aux limites de la capacité à générer des crédits compensatoires une fois qu’une activité est réglementée. Le Ministère reconnaît qu’avec la mise en œuvre du projet de règlement, certains projets qui peuvent générer et vendre des crédits compensatoires de GES ne seront plus admissibles dans le cadre des systèmes de compensation provinciaux et fédéraux.

Des ajustements ont Ă©tĂ© apportĂ©s aux dĂ©lais de mise en Ĺ“uvre du projet de règlement pour les lieux d’enfouissement ouverts dont on estime qu’ils gĂ©nèrent une quantitĂ© annuelle de mĂ©thane supĂ©rieure Ă  664 tonnes, mais infĂ©rieure Ă  1 000 tonnes. Pour ces lieux d’enfouissement, on propose de prolonger le dĂ©lai de mise en Ĺ“uvre des obligations de conformitĂ© du 1er janvier 2029 au 1er janvier 2033. Cette prolongation de l’admissibilitĂ© permet aux petits lieux d’enfouissement de gĂ©nĂ©rer des crĂ©dits compensatoires lorsque l’exploitation volontaire des systèmes de rĂ©cupĂ©ration des gaz d’enfouissement est adoptĂ©e avant les Ă©chĂ©anciers rĂ©glementaires.

Des renseignements sur les sources de revenus qui appuieraient la conformitĂ© au projet de règlement sont fournis dans la section « Impacts financiers sur les propriĂ©taires et les utilisateurs de lieux d’enfouissement Â».

Limites de concentration de méthane en surface et exigences en matière de surveillance

Plusieurs parties prenantes, dont des exploitants de lieux d’enfouissement et des consultants en ingĂ©nierie, ont fait part de leurs prĂ©occupations concernant les seuils de concentration de mĂ©thane en surface et les exigences en matière de surveillance. Bien que l’obligation de maintenir les concentrations de mĂ©thane en surface en dessous de 500 ppmv soit en vigueur dans les lieux d’enfouissement rĂ©glementĂ©s au QuĂ©bec depuis 2009, une limite de concentration supplĂ©mentaire est incluse dans le projet de règlement, exigeant que la concentration de mĂ©thane en surface « moyenne par zone Â» (la moyenne des mesures de la concentration de mĂ©thane en surface dans une zone ne dĂ©passant pas 4 500 m2) ne dĂ©passe pas 25 ppmv. Cette limite de concentration « moyenne par zone Â» est mise en Ĺ“uvre dans le cadre de la rĂ©glementation californienne depuis 2010 et est censĂ©e reprĂ©senter la concentration moyenne de mĂ©thane rĂ©alisable pour un système de rĂ©cupĂ©ration active des gaz d’enfouissement. Les parties prenantes ont fait part de leurs prĂ©occupations concernant ces seuils d’émissions, notamment en ce qui concerne la capacitĂ© de respecter ces seuils dans les conditions mĂ©tĂ©orologiques canadiennes. La concentration de mĂ©thane moyenne par zone est une indication de la manière dont le système de rĂ©cupĂ©ration des gaz d’enfouissement fonctionne pour aspirer tous les gaz d’enfouissement dans le système (et Ă©viter les Ă©missions qui traversent la couverture). Le Ministère continuera Ă  solliciter les propriĂ©taires et les exploitants de lieux d’enfouissement canadiens qui ont effectuĂ© des travaux de surveillance des Ă©missions de surface, afin de confirmer si les concentrations de mĂ©thane moyennes par zone proposĂ©es posent problème en tant que norme de rendement applicable au Canada. Une version normalisĂ©e de l’une de ces mĂ©thodes par drones, qui comprend l’utilisation d’un spectromètre laser orientĂ© vers le bas, est en cours de dĂ©veloppement. Le Ministère continuera Ă  Ă©valuer l’utilisation de cette mĂ©thode et Ă  y apporter les modifications nĂ©cessaires avant l’adoption du règlement dĂ©finitif. Si le Ministère dĂ©termine que cette mĂ©thode n’est pas appropriĂ©e d’un point de vue technique, elle ne sera pas permise dans le règlement dĂ©finitif.

Les propriétaires de lieu d’enfouissement ont fait part de leurs préoccupations concernant le coût des exigences proposées en matière de surveillance des concentrations de méthane en surface. Afin de réduire les coûts en matière de conformité, le projet de règlement permet de réduire la fréquence de la surveillance de trois fois par an à une fois par an lorsque les résultats démontrent des niveaux inférieurs aux limites de concentration proposées au cours de trois événements de surveillance consécutifs.

Exigences en matière de surveillance du système de récupération des gaz d’enfouissement

Le Projet de cadre réglementaire (publié sur Canada.ca) comprenait une exigence visant les propriétaires et les exploitants de lieu d’enfouissement, qui doivent installer une technologie de surveillance continue sur les têtes de puits aux sites générant du méthane à une concentration excédant le seuil précisé. Les exploitants de lieux d’enfouissement ont souligné les problèmes techniques potentiels et les coûts importants des technologies de surveillance continue des puits de récupération des gaz d’enfouissement. En tant que technologie émergente, la surveillance continue offre la possibilité de fournir aux exploitants de systèmes de gaz d’enfouissement des données exploitables plus régulièrement qu’avec les méthodes de mesure manuelles. Les commentaires des parties prenantes sur la proposition d’effectuer une surveillance plus fréquente dans les lieux d’enfouissement produisant davantage de méthane ont indiqué que ces surveillances ont lieu dans les projets où la récupération d’énergie est un objectif et qu’il est difficile de déterminer de manière générale dans quels puits ces surveillances plus fréquentes sont utiles. Compte tenu de la tendance vers les projets de valorisation énergétique des gaz d’enfouissement dans les lieux d’enfouissement canadiens, on s’attend à ce que cette technologie soit adoptée plus largement là où elle présente le plus grand potentiel d’augmentation de la récupération du méthane. Le projet de règlement exigerait que tous les lieux d’enfouissement réglementés effectuent une surveillance des puits actifs de récupération des gaz d’enfouissement une fois par mois, afin de confirmer que le puits est sous vide, établissant ainsi une fréquence minimale pour cette activité. Une technologie de surveillance continue, une fois installée, permettrait de respecter la tenue d’une surveillance mensuelle des champs de captage.

Plusieurs ingénieurs-conseils ont suggéré que le projet de règlement exige l’exploitation de dispositifs de destruction du méthane conformément aux recommandations du fabricant, afin de garantir l’efficacité de la destruction, plutôt que d’imposer des essais à la source pour les torchères et les moteurs, et la conformité aux objectifs de température et de temps de rétention pour les torchères fermées. Les dispositifs de destruction du méthane, tels que les torchères et les moteurs, sont actuellement assujettis à des exigences liées au rendement et à la surveillance en vertu des législations provinciales et territoriales ou sont visés par le permis d’exploitation du lieu d’enfouissement afin de garantir des contrôles adéquats de la qualité de l’air et, dans certains cas, d’assurer la destruction du méthane. Afin de réduire au minimum les chevauchements avec les exigences provinciales et territoriales existantes en matière de permis pour les dispositifs de destruction du méthane et les systèmes de récupération d’énergie, le projet de règlement n’inclut pas d’exigences spécifiques pour les essais périodiques à la source et ne précise pas d’objectifs en matière de température de fonctionnement et de temps de rétention. Le Ministère collaborera avec les provinces et les territoires pour déterminer s’il existe des exigences supplémentaires qui pourraient être intégrées dans les permis d’exploitation de ces dispositifs, conformément aux pratiques exemplaires actuelles en matière de destruction du méthane et de protection de la qualité de l’air.

Chevauchement fédéral et provincial

Deux provinces ont indiqué que leurs mesures réglementaires provinciales permettraient probablement d’obtenir des résultats similaires à ceux de la proposition fédérale. L’une de ces provinces a également suggéré l’élaboration de critères de référence fédéraux et d’un processus de reconnaissance des systèmes de référence provinciaux afin d’éviter les demandes d’accord d’équivalence de la part des provinces.

En vertu de l’article 10 de la LCPE, les provinces et les territoires dont les dispositions rĂ©glementaires en matière de contrĂ´le du mĂ©thane provenant des lieux d’enfouissement sont jugĂ©es Ă©quivalentes au règlement fĂ©dĂ©ral peuvent demander des accords d’équivalence. Ces provinces et territoires peuvent Ă©galement ĂŞtre autorisĂ©s Ă  superviser la mise en Ĺ“uvre du règlement fĂ©dĂ©ral par le biais d’accords administratifs avec le Ministère. En l’absence d’accords d’équivalence, les règlements ou exigences provinciaux, territoriaux et fĂ©dĂ©raux s’appliquent.

Impact potentiel sur les collectivités autochtones

Les collectivités autochtones ont rappelé l’importance d’améliorer les infrastructures de gestion des déchets actuelles. Elles ont souligné les difficultés auxquelles leurs petits lieux d’enfouissement seraient confrontés pour se conformer aux exigences fédérales en raison de contraintes financières, d’un manque d’expertise technique, de l’absence de services de tri des déchets et de déficiences dans l’infrastructure actuelle. Compte tenu des seuils d’applicabilité prévus dans le projet de règlement, on ne s’attend pas à ce que les lieux d’enfouissement détenus ou exploités par les communautés autochtones soient réglementés. Toutefois, une aide financière est disponible par l’intermédiaire du programme Fonds d’infrastructure pour les Premières Nations de Services aux Autochtones Canada pour faciliter le développement de l’infrastructure des lieux d’enfouissement desservant les collectivités des Premières Nations.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une évaluation des répercussions des traités modernes a été réalisée. L’évaluation a conclu qu’il est peu probable que les lieux d’enfouissement détenus et exploités par les communautés autochtones dépassent les seuils d’applicabilité prévus par le projet de règlement. L’évaluation n’a pas établi de répercussions ou d’obligations liées aux traités modernes au-delà de l’obligation de mobiliser trois signataires de traités modernes lorsque des lieux d’enfouissement appartenant à des municipalités et susceptibles d’avoir des obligations réglementaires sont situés dans les limites du traitéréférence 4.

Tout au long du processus de consultation, le Ministère s’est engagĂ© de diverses manières auprès des populations autochtones :

Des efforts ont Ă©tĂ© faits pour communiquer directement avec les reprĂ©sentants de groupes autochtones provinciaux, territoriaux, rĂ©gionaux et nationaux afin de comprendre si les mesures proposĂ©es entraĂ®neraient des difficultĂ©s ou des prĂ©occupations particulières d’un point de vue autochtone. Les points de vue gĂ©nĂ©raux des reprĂ©sentants autochtones sur le document de travail ont Ă©tĂ© inclus dans un rapport publiĂ© intitulĂ© Ce que nous avons entendu. Les peuples autochtones ont soulevĂ© certaines prĂ©occupations sur le caractère inadĂ©quat de l’infrastructure actuelle de gestion des dĂ©chets servant les communautĂ©s des Premières Nations et des Inuits, mais dans l’ensemble, ils se sont montrĂ©s favorables au projet de règlement. Le Ministère informera les groupes autochtones de la possibilitĂ© de formuler des commentaires supplĂ©mentaires lors de la publication du projet de règlement dans la Partie I de la Gazette du Canada.

Choix de l’instrument

Dans le but de rĂ©duire les Ă©missions de mĂ©thane des lieux d’enfouissement canadiens d’ici 2030, le Ministère a envisagĂ© quatre options politiques : le maintien du statu quo, l’utilisation d’instruments volontaires, la mise en Ĺ“uvre d’une approche fondĂ©e sur le marchĂ© et la mise en Ĺ“uvre Ă  la fois d’une approche fondĂ©e sur le marchĂ© et d’une approche rĂ©glementaire. Les considĂ©rations suivantes ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es et ont finalement conduit Ă  l’élaboration de l’approche rĂ©glementaire proposĂ©e.

Approche du statu quo

Alors que plusieurs provinces ont mis en place des mesures rĂ©glementaires pour contrĂ´ler les Ă©missions de mĂ©thane des lieux d’enfouissement, il n’y a pas d’exigences fĂ©dĂ©rales pour rĂ©duire ces Ă©missions. Les provinces de la Colombie-Britannique, de l’Ontario et du QuĂ©bec ont mis en place des règlements exigeant que les grands lieux d’enfouissement installent des systèmes de captage et de contrĂ´le des Ă©missions de gaz d’enfouissement. Bien que l’approche rĂ©glementaire en vigueur en Alberta visant les grands Ă©metteurs industriels de GES s’applique aux lieux d’enfouissement, ces règlements n’ont pas, Ă  ce jour, appliquĂ© d’exigences de rĂ©duction des Ă©missions Ă  des lieux d’enfouissement (les lieux d’enfouissement ont dĂ©montrĂ© qu’ils n’émettaient pas plus que le seuil de conformitĂ© de 100 000 tonnes d’équivalent CO2). Le Nouveau-Brunswick a fait part de son intention de mettre Ă  jour les normes de rendement pour le contrĂ´le du mĂ©thane des lieux d’enfouissement dans le cadre des exigences provinciales en matière de permis d’exploitation des lieux d’enfouissement.

L’approche réglementaire au Canada n’est pas uniforme et les réductions d’émissions supplémentaires pourraient être limitées avec le statu quo. Pour ces raisons, les mesures provinciales actuelles ne suffiraient pas à réduire de manière importante les émissions de méthane des lieux d’enfouissement canadiens et pourraient compromettre la capacité du Canada à respecter ses engagements nationaux et internationaux. Le maintien du statu quo n’est donc pas une option acceptable.

Approche volontaire

Les instruments volontaires prévus par la LCPE, tels que les plans de prévention de la pollution, ont été considérés comme une approche stratégique pour la réduction des émissions de méthane des lieux d’enfouissement. Les instruments volontaires peuvent offrir une plus grande souplesse pour obtenir des résultats similaires à ceux des règlements. Toutefois, ils ne garantissent pas que les objectifs environnementaux seront atteints. Afin de garantir les réductions d’émissions nécessaires pour atteindre les objectifs de réduction du méthane du Canada d’ici à 2030, une approche réglementaire a été préférée à une approche volontaire.

Approche fondée sur le marché

Il existe des mesures stratĂ©giques fondĂ©es sur le marchĂ© qui devraient contribuer Ă  la rĂ©duction des Ă©missions de mĂ©thane des lieux d’enfouissement, notamment le Règlement sur les combustibles propres et le Règlement sur le rĂ©gime canadien de crĂ©dits compensatoires, qui offrent la possibilitĂ© de gĂ©nĂ©rer et de vendre des crĂ©dits pour la rĂ©duction des Ă©missions de mĂ©thane des lieux d’enfouissement, grâce Ă  des projets de rĂ©cupĂ©ration et de destruction des gaz d’enfouissement ou Ă  des projets qui utilisent les gaz d’enfouissement rĂ©cupĂ©rĂ©s pour produire des combustibles et de l’énergie Ă  faible teneur en carbone. Le ministère a publiĂ© un protocole de crĂ©dits compensatoires RĂ©cupĂ©ration et destruction du mĂ©thane des sites d’enfouissement en juin 2022, dans le cadre du Règlement sur le rĂ©gime canadien de crĂ©dits compensatoires concernant les gaz Ă  effet de serre, afin de permettre la gĂ©nĂ©ration de crĂ©dits compensatoires Ă  partir de projets qui rĂ©duisent les Ă©missions de mĂ©thane provenant des lieux d’enfouissement. Des protocoles de compensation similaires sont en place dans les systèmes de compensation de l’Alberta, de la Colombie-Britannique et du QuĂ©bec.

Bien que les mesures actuelles basées sur le marché soutiennent certains projets de réduction des émissions de méthane des lieux d’enfouissement, elles n’encouragent pas les exigences plus strictes en matière de surveillance qui sont incluses dans le projet de règlement. Compte tenu de leur caractère volontaire, les mesures fondées sur le marché ne devraient pas, à elles seules, permettre d’obtenir les réductions d’émissions nécessaires d’ici 2030.

Approche réglementaire et approche fondée sur le marché

Les politiques actuelles ne devraient pas permettre de réduire suffisamment les émissions d’ici 2030, ce qui nécessite une action du gouvernement fédéral. La mise en œuvre d’un règlement en vertu de la LCPE est considérée comme un instrument essentiel pour atteindre cet objectif, car il est très probable qu’elle permette de réduire les émissions de méthane. Cette mesure réglementaire se traduirait par une approche cohérente et plus stricte qui garantirait des réductions d’émissions dans les plus grands lieux d’enfouissement du Canada.

MĂŞme si les mesures fondĂ©es sur le marchĂ© dĂ©crites ci-dessus continueront Ă  soutenir certains lieux d’enfouissement rĂ©glementĂ©s une fois que le projet de règlement sera achevĂ©, certains projets ne pourront plus gĂ©nĂ©rer de crĂ©dits pour des mesures volontaires une fois qu’ils seront rĂ©glementĂ©s. Les lieux d’enfouissement, qui produisent de l’énergie et des combustibles Ă  faible teneur en carbone, continueraient Ă  bĂ©nĂ©ficier du marchĂ© croissant de cette Ă©nergie et de ces combustibles. Le projet de règlement n’aurait pas d’influence considĂ©rable sur le nombre de crĂ©dits qu’un lieu d’enfouissement peut crĂ©er dans le cadre du Règlement sur les combustibles propres puisqu’un seuil de gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane de 1 000 tonnes est dĂ©jĂ  en place pour limiter la crĂ©ation de crĂ©dits de conformitĂ© pour des rĂ©ductions d’émissions de mĂ©thane des lieux d’enfouissement. Les crĂ©dits de conformitĂ© qui peuvent ĂŞtre obtenus en vertu du Règlement sur les combustibles propres pour un approvisionnement en Ă©nergie Ă  faibles Ă©missions de carbone et en combustible Ă  faible teneur en carbone ne sont pas touchĂ©s par le projet de règlement. Une fois qu’un lieu d’enfouissement est rĂ©glementĂ© en vertu du projet de règlement, un projet de compensation conforme au Règlement sur le rĂ©gime canadien de crĂ©dits compensatoires impliquant la rĂ©cupĂ©ration et la destruction du mĂ©thane du lieu d’enfouissement serait considĂ©rĂ© comme non admissible. En consĂ©quence du projet de règlement, Ă  compter du 1er janvier 2029, la plupart des lieux d’enfouissement rĂ©glementĂ©s ne seront plus autorisĂ©s Ă  gĂ©nĂ©rer des crĂ©dits compensatoires fĂ©dĂ©raux (ou Ă  inscrire des projets de crĂ©dits compensatoires) pour les systèmes de rĂ©cupĂ©ration des gaz d’enfouissement nouveaux ou agrandis. Les autres lieux d’enfouissement rĂ©glementĂ©s deviendraient inadmissibles le 1er janvier 2033. Ces mesures fondĂ©es sur le marchĂ© auraient pour effet d’inciter et de rĂ©compenser les mesures prises rapidement pour installer et exploiter des systèmes de contrĂ´le du mĂ©thane dans certains lieux d’enfouissement. Le projet de règlement vise Ă  garantir les rĂ©ductions d’émissions nĂ©cessaires en temps voulu pour respecter les engagements du Canada pour 2030.

Analyse de la réglementation

Les coĂ»ts totaux estimĂ©s fondĂ©s sur la valeur actualisĂ©e pour le projet de règlement au cours de la pĂ©riode de 2025 Ă  2040 s’élèvent Ă  581 millions de dollars, alors que les rĂ©ductions cumulatives de GES sont estimĂ©es Ă  107 Mt d’équivalent CO2. Dans l’ensemble, de 2025 Ă  2040, le projet de règlement devrait gĂ©nĂ©rer des avantages monĂ©taires totaux de 11,162 milliards de dollars et des avantages nets monĂ©taires de 10,582 milliards de dollars. En moyenne, le coĂ»t par tonne de rĂ©duction des GES devrait ĂŞtre d’environ 5 $ par tonne d’équivalent CO2.

Comme le montre le graphique 1 ci-dessous, les coĂ»ts les plus importants seront enregistrĂ©s en 2027, 2029 et 2033 en raison d’étapes rĂ©glementaires importantes. Le respect des normes de rendement et des exigences en matière de surveillance commence en 2027 pour les lieux d’enfouissement qui disposent dĂ©jĂ  de systèmes de rĂ©cupĂ©ration des gaz d’enfouissement avant le 1er janvier 2017. Les coĂ»ts augmentent Ă  nouveau en 2029, lorsque des obligations de conformitĂ© supplĂ©mentaires commencent Ă  s’appliquer, en particulier pour les lieux d’enfouissement qui installent de nouveaux systèmes de rĂ©cupĂ©ration des gaz d’enfouissement. Une autre augmentation notable des coĂ»ts est observĂ©e en 2033, lorsqu’un plus grand nombre de lieux d’enfouissement commenceront Ă  installer de nouveaux systèmes de rĂ©cupĂ©ration des gaz d’enfouissement. Les coĂ»ts de conformitĂ© des autres annĂ©es reflètent les coĂ»ts supplĂ©mentaires de fonctionnement et d’entretien (F et E) et de surveillance nĂ©cessaire une fois les nouveaux investissements rĂ©alisĂ©s. Les graphiques 1 et 2 ci-dessous indiquent les coĂ»ts annuels supplĂ©mentaires de mise en conformitĂ© (en dollars de 2022) et les rĂ©ductions annuelles nettes de GES (en Ă©quivalent CO2) associĂ©es aux règlements proposĂ©s. Les donnĂ©es des graphiques 1 et 2 proviennent de l’analyse coĂ»ts-avantages.

Graphique 1 : CoĂ»ts supplĂ©mentaires non actualisĂ©s

Graphique 1 : CoĂ»ts supplĂ©mentaires non actualisĂ©s – Version textuelle en dessous du graphique

Graphique 1 : CoĂ»ts supplĂ©mentaires non actualisĂ©s - Version textuelle

Le graphique 1 indique les coĂ»ts annuels supplĂ©mentaires (en dollars de 2022) liĂ©s Ă  la mise en conformitĂ© avec le projet de règlement. La rĂ©partition des coĂ»ts prĂ©vus pour les lieux d’enfouissement rĂ©glementĂ©s est la suivante : Environ 1 million de dollars en 2025, 0 $ en 2026, 114 millions de dollars en 2027, 18 millions de dollars en 2028, 187 millions de dollars en 2029, 24 millions de dollars en 2030, 24 millions de dollars en 2031, 24 millions de dollars en 2032, 99 millions de dollars en 2033, 26 millions de dollars en 2034, 26 millions de dollars en 2035, 26 millions de dollars en 2036, 26 millions de dollars en 2037, 26 millions de dollars en 2038, 26 millions de dollars en 2039 et 26 millions de dollars en 2040.

Comme le montre le graphique 2 ci-dessous, de 2027 Ă  2040, les Ă©missions de mĂ©thane (CH4) devraient ĂŞtre rĂ©duites de plus de 5 Mt d’éq. CO2 par an Ă  partir de 2027, de plus de 7 Mt d’éq. CO2 par an Ă  partir de 2029 et de plus de 8 Mt d’éq. CO2 par an Ă  partir de 2033, principalement en raison des investissements rĂ©alisĂ©s en 2027, en 2029 et en 2033.

Graphique 2 : RĂ©ductions nettes des Ă©missions de GES

Graphique 1 : CoĂ»ts supplĂ©mentaires non actualisĂ©s – Version textuelle en dessous du graphique

Graphique 1 : CoĂ»ts supplĂ©mentaires non actualisĂ©s - Version textuelle

Le graphique 2 indique les rĂ©ductions nettes annuelles estimĂ©es de gaz Ă  effet de serre (en Ă©quivalent de CO2) obtenues par les lieux d’enfouissement Ă  la suite de leurs efforts de conformitĂ© en vertu du projet de règlement : 5,3 Mt en 2027, 5,3 Mt en 2028, 7,6 Mt en 2029, 7,5 Mt en 2030, 7,6 Mt en 2031, 7,6 Mt en 2032, 8,4 Mt en 2033, 8,3 Mt en 2034, 8,3 Mt en 2035, 8,3 Mt en 2036, 8,3 Mt en 2037, 8,4 Mt en 2038, 8,3 Mt en 2039, et 8,3 Mt en 2040.

Cadre d’analyse

Dans le but d’estimer l’incidence du projet de règlement, une analyse a Ă©tĂ© menĂ©e pour quantifier les avantages supplĂ©mentaires des rĂ©ductions de GES (CH4) et prendre en compte les augmentations d’émissions de GES (CO2) connexes. L’analyse Ă©tablit ensuite les coĂ»ts des deux grandes catĂ©gories d’impacts supplĂ©mentaires : les coĂ»ts du respect de la conformitĂ© (dont l’administration) et les avantages des rĂ©ductions d’émissions de GES. Les impacts attribuables au projet de règlement sont analysĂ©s sur 16 ans (2025 Ă  2040), ce qui couvre la pĂ©riode après l’entrĂ©e en vigueur du projet de règlement (2025), puis son application complète dans le secteur (2033) et se prolonge ensuite jusqu’en 2040 pour montrer les coĂ»ts et les avantages qui s’accumuleraient au fil du temps Ă  la suite du projet de règlement. On suppose que les exigences rĂ©glementaires provinciales existantes demeurent inchangĂ©es par rapport aux valeurs de dĂ©part, et qu’aucune rĂ©duction supplĂ©mentaire d’émission de mĂ©thane supĂ©rieure Ă  l’efficacitĂ© de collecte actuelle n’a Ă©tĂ© modĂ©lisĂ©e.

Inventaire de gaz d’enfouissement du Ministère

Pour appuyer l’analyse coĂ»ts-avantages, le Ministère a créé un inventaire des lieux d’enfouissement susceptibles d’être affectĂ©s par le projet de règlement. Les renseignements de l’inventaire sont les suivants :

Les donnĂ©es de cet inventaire de lieux d’enfouissement ont Ă©tĂ© fournies au Ministère par les propriĂ©taires et les exploitants des lieux d’enfouissement et ont Ă©tĂ© obtenues au moyen de sondages volontaires, dont le plus rĂ©cent a Ă©tĂ© envoyĂ© Ă  l’étĂ© 2023. Cet inventaire constitue la base des calculs et des estimations dĂ©crits dans la prĂ©sente analyse.

Modélisation de la génération de méthane

Le Ministère a estimĂ© la gĂ©nĂ©ration annuelle future de mĂ©thane des lieux d’enfouissement potentiellement rĂ©glementĂ©s Ă  l’aide d’un modèle qui calcule la quantitĂ© annuelle de mĂ©thane gĂ©nĂ©rĂ© par la dĂ©composition de tous les dĂ©chets biodĂ©gradables Ă©liminĂ©s. Le principal paramètre de ce modèle est la quantitĂ© de dĂ©chets solides municipaux Ă©liminĂ©s, de la première annĂ©e d’exploitation jusqu’à la fermeture du lieu d’enfouissement. Le modèle calcule la quantitĂ© de mĂ©thane gĂ©nĂ©rĂ©e par les dĂ©chets dĂ©posĂ©s au cours d’une annĂ©e donnĂ©e, qui se dĂ©compose sur plusieurs dĂ©cennies Ă  un taux initialement Ă©levĂ© qui diminue avec le temps, comme dĂ©crit ci-dessus. Le modèle ainsi que les paramètres utilisĂ©s, dont les taux de dĂ©composition des dĂ©chets et les paramètres de contenu organique biodĂ©gradable propre Ă  la matière (qui dĂ©crivent la quantitĂ© de matières dĂ©gradables dans les dĂ©chets Ă©liminĂ©s), sont tirĂ©s du document Refinement to the 2006 Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) Guidelines for National Greenhouse Gas Inventories de 2019 (en anglais seulement) et celles utilisĂ©es dans le rapport d’inventaire national sur les sources et les puits de gaz Ă  effet de serre (RIN). Il s’agit d’un modèle courant utilisĂ© par les gouvernements et l’industrie pour estimer la gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane. Les paramètres du modèle utilisĂ©s sont propres Ă  chaque province et territoire, et tiennent compte des diffĂ©rences rĂ©gionales dans la composition des dĂ©chets et les conditions d’humiditĂ© qui influencent les taux de gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane d’un lieu d’enfouissement. Les rĂ©sultats de ce modèle montrent que la gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane augmente avec le temps, Ă  mesure que les dĂ©chets s’accumulent dans les lieux d’enfouissement. Si le lieu d’enfouissement est exploitĂ© suffisamment longtemps, la production de mĂ©thane finit par atteindre un Ă©tat d’équilibre jusqu’à la fermeture du lieu. Une fois le lieu fermĂ©, la production de mĂ©thane dans un lieu d’enfouissement diminuera pendant plusieurs dĂ©cennies.

Dans cette analyse, on a supposé que l’élimination future des déchets dans les lieux d’enfouissement de l’inventaire sera constante à partir de 2022 jusqu’à l’année de fermeture déclarée ou prévue. D’après les estimations actuelles d’années de fermeture, la capacité totale d’élimination des déchets aux lieux d’enfouissement de l’inventaire diminue au cours de la période de l’analyse. Pour tenir compte de l’élimination future des déchets pour laquelle il n’y a actuellement aucune capacité prévue, on a estimé, pour les lieux d’enfouissement réglementés et par province et territoire, une quantité supplémentaire de déchets annuels à venir, afin de tenir compte de la croissance de la population et des tendances en matière de réacheminement des déchets (conformément aux hypothèses utilisées dans l’analyse la plus récente des projections de GES du Ministèreréférence 5) et en supposant que la proportion de déchets totaux éliminés dans les lieux d’enfouissement réglementés reste constante à l’avenir. L’analyse suppose que les déchets supplémentaires seraient éliminés grâce à l’accroissement de la capacité actuelle d’enfouissement et non dans les nouveaux lieux d’enfouissement.

La somme de la gĂ©nĂ©ration annuelle de mĂ©thane calculĂ©e pour chaque lieu d’enfouissement rĂ©glementĂ© et pour les dĂ©chets supplĂ©mentaires Ă©liminĂ©s montre un niveau relativement constant de gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane au cours de la pĂ©riode couverte par l’analyse. Une part importante de la gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane a lieu au cours des premières annĂ©es suivant l’élimination des dĂ©chets. Le graphique 3 montre l’élimination annuelle des dĂ©chets prise en compte dans l’analyse et la production annuelle de mĂ©thane (pour les annĂ©es 2025 Ă  2040). Le graphique montre que l’élimination annuelle estimĂ©e des dĂ©chets dans les lieux d’enfouissement rĂ©glementĂ©s devrait diminuer lĂ©gèrement jusqu’en 2030 (en rĂ©ponse aux politiques de rĂ©acheminement des dĂ©chets), puis augmenter en fonction de la croissance de la population. La gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane modĂ©lisĂ©e affiche un niveau relativement constant sur la pĂ©riode couverte par l’analyse, diminuant ou augmentant lĂ©gèrement en rĂ©ponse aux changements temporels dans les quantitĂ©s projetĂ©es de dĂ©chets annuels Ă©liminĂ©s au fil du temps.

Graphique 3 : DĂ©chets annuels Ă©liminĂ©s et gĂ©nĂ©ration annuelle de mĂ©thane (2025 Ă  2040)

Graphique 3. DĂ©chets annuels Ă©liminĂ©s et gĂ©nĂ©ration annuelle de mĂ©thane (2025 Ă  2040). – Version textuelle en dessous du graphique

Graphique 3 : DĂ©chets annuels Ă©liminĂ©s et gĂ©nĂ©ration annuelle de mĂ©thane (2025 Ă  2040) - Version textuelle

Le graphique 3 illustre la quantitĂ© de dĂ©chets municipaux solides Ă©liminĂ©s chaque annĂ©e dans les lieux d'enfouissement qui devraient ĂŞtre conformes au projet de règlement. La rĂ©partition de l'Ă©limination annuelle prĂ©vue des dĂ©chets dans les sites concernĂ©s est la suivante : environ 17 Mt en 2025, 17 Mt en 2026, 17 Mt en 2027, 16 Mt en 2028, 16 Mt en 2029, 16 Mt en 2030, 17 Mt en 2031, 17 Mt en 2032, 17 Mt en 2033, 17 Mt en 2034, 17 Mt en 2035, 17 Mt en 2036, 17 Mt en 2037, 17 Mt en 2038, 18 Mt en 2039 et 18 Mt en 2040.

En outre, le graphique 3 illustre la quantité de méthane généré
annuellement dans les lieux d'enfouissement qui devraient se conformer au projet de règlement. La rĂ©partition de la gĂ©nĂ©ration annuelle de mĂ©thane attendue dans les lieux d'enfouissement concernĂ©s est la suivante : environ 904 kt en 2025, 906 kt en 2026, 904 kt en 2027, 901 kt en 2028, 897 kt en 2029, 889 kt en 2030, 884 kt en 2031, 877 kt en 2032, 870 kt en 2033, 863 kt en 2034, 857 kt en 2035, 853 kt en 2036, 850 kt en 2037, 848 kt en 2038, 843 kt en 2039 et 840 kt en 2040.

Estimation de la récupération du méthane dans les scénarios de référence et réglementaire

La mĂ©thodologie employĂ©e pour Ă©valuer les effets supplĂ©mentaires consiste Ă  comparer le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et le scĂ©nario rĂ©glementaire. L’approche type visant Ă  rĂ©duire les Ă©missions de mĂ©thane dans les lieux d’enfouissement consiste Ă  installer de l’équipement pour rĂ©cupĂ©rer et brĂ»ler les gaz d’enfouissement, ce qui entraĂ®ne la conversion du mĂ©thane en dioxyde de carbone. Les scĂ©narios de rĂ©fĂ©rence et rĂ©glementaires quantifient les rĂ©ductions d’émissions de mĂ©thane (Ă©quivalentes Ă  la quantitĂ© de mĂ©thane rĂ©cupĂ©rĂ© et brĂ»lĂ©) ainsi que celles d’émissions de dioxyde de carbone associĂ©es Ă  la combustion du mĂ©thane rĂ©cupĂ©rĂ©. La diffĂ©rence entre les quantitĂ©s rĂ©glementaires et de rĂ©fĂ©rence de rĂ©cupĂ©ration du mĂ©thane reprĂ©sente les rĂ©ductions potentielles d’émissions de mĂ©thane qui peuvent ĂŞtre rĂ©alisĂ©es grâce Ă  la mise en Ĺ“uvre du projet de règlement. Le mĂ©thane rĂ©cupĂ©rĂ© supplĂ©mentaire (la diffĂ©rence entre les quantitĂ©s rĂ©glementaires et de rĂ©fĂ©rence) est corrigĂ© pour tenir compte de la proportion de 0,3 % du mĂ©thane chargĂ© dans un dispositif de destruction est Ă©mis sans ĂŞtre dĂ©truit par combustion.

Scénario de référence

Le scénario de référence suppose un statu quo dans lequel le règlement fédéral n’est pas mis en œuvre, et reflète les mesures provinciales et municipales actuellement en place en 2022. Pour les lieux d’enfouissement sans système de récupération des gaz d’enfouissement (à la fin de 2022), on a supposé que la récupération du méthane de référence future était nulle.

Pour les lieux d’enfouissement dotĂ©s de systèmes existants de rĂ©cupĂ©ration des gaz d’enfouissement, on a calculĂ© la rĂ©cupĂ©ration future du mĂ©thane en supposant que, au cours des annĂ©es Ă  venir, les lieux d’enfouissement recueilleraient la mĂŞme proportion de mĂ©thane gĂ©nĂ©rĂ©e qu’en 2022. Cette proportion est appelĂ©e « efficacitĂ© de collecte Â» et est Ă©gale Ă  la quantitĂ© de mĂ©thane rĂ©cupĂ©rĂ© divisĂ©e par la quantitĂ© de mĂ©thane gĂ©nĂ©rĂ© (sur une base annuelle). L’efficacitĂ© de la collecte pour l’annĂ©e 2022 a Ă©tĂ© calculĂ©e Ă  l’aide de la quantitĂ© dĂ©clarĂ©e ou extrapolĂ©e (d’après les rapports de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente) de mĂ©thane rĂ©cupĂ©rĂ© et d’une estimation modĂ©lisĂ©e de la gĂ©nĂ©ration annuelle de mĂ©thane calculĂ©e par le Ministère. L’efficacitĂ© de la collecte de rĂ©fĂ©rence estimĂ©e pour les lieux d’enfouissement ayant un système existant de rĂ©cupĂ©ration des gaz d’enfouissement variait de 10 % Ă  93 %. L’efficacitĂ© de collecte moyenne de 2022 (par province/territoire) a Ă©tĂ© utilisĂ©e comme efficacitĂ© de collecte de rĂ©fĂ©rence pour estimer la rĂ©cupĂ©ration de mĂ©thane de rĂ©fĂ©rence associĂ©e au mĂ©thane gĂ©nĂ©rĂ© par les « dĂ©chets supplĂ©mentaires Â» modĂ©lisĂ©s dans l’analyse. Pour calculer la rĂ©cupĂ©ration annuelle de rĂ©fĂ©rence future du mĂ©thane, la gĂ©nĂ©ration annuelle future (modĂ©lisĂ©e) de mĂ©thane a Ă©tĂ© multipliĂ©e par l’efficacitĂ© de la collecte de 2022.

Scénario réglementaire

Dans le scĂ©nario rĂ©glementaire, on a supposĂ© que la pleine mise en Ĺ“uvre du projet de règlement entraĂ®nerait une efficacitĂ© de collecte de 75 % dans tous les lieux d’enfouissement ouverts et rĂ©glementĂ©s et de 90 % dans les lieux d’enfouissement fermĂ©s et rĂ©glementĂ©s. Ces valeurs reprĂ©sentent la plus grande efficacitĂ© de collecte rĂ©alisable sur le plan technique pour les systèmes de rĂ©cupĂ©ration des gaz d’enfouissement. La gĂ©nĂ©ration annuelle future de mĂ©thane a Ă©tĂ© multipliĂ©e par 75 % ou 90 % pour calculer le taux de rĂ©cupĂ©ration annuel du mĂ©thane du scĂ©nario rĂ©glementaire dans le cadre de la pĂ©riode de l’analyse. La principale hypothèse de cette analyse est que les lieux d’enfouissement conformes au projet de règlement auraient l’efficacitĂ© de collecte standard la plus Ă©levĂ©e de l’industrie qui est gĂ©nĂ©ralement mentionnĂ©e comme une norme de rendement rĂ©alisable.

Valeur monétaire

Tous les chiffres non actualisĂ©s sont prĂ©sentĂ©s en dollars canadiens (CAD) de 2022. La valeur actuelle a Ă©tĂ© actualisĂ©e Ă  2 % par an, ce qui correspond au taux d’actualisation Ă  court terme de Ramsey actuellement utilisĂ© par le gouvernement du Canada pour Ă©tablir le coĂ»t des rĂ©ductions de GES. Le mĂŞme taux d’actualisation a Ă©tĂ© appliquĂ© aux coĂ»ts et aux avantages pour assurer la cohĂ©rence de l’analyse, et 2024 a Ă©tĂ© choisie comme annĂ©e « courante Â» pour l’actualisation, car on suppose que le projet de règlement sera enregistrĂ© comme règlement final Ă  cette date.

Analyse de la couverture réglementaire et de la conformité

Pour estimer les avantages et les coûts supplémentaires du projet de règlement, l’analyse a pris en compte les entités qui seraient touchées (couverture réglementaire) et leurs réactions probables (leurs stratégies de conformité), comme décrites ci-dessous.

Couverture réglementaire

Le projet de règlement réduirait les émissions de méthane des lieux d’enfouissement en mettant en œuvre des exigences au niveau de l’installation et des équipements. Les exigences au niveau de l’installation comprennent des normes de rendement (seuils de concentration de méthane en surface) et une restriction sur l’évacuation qui pourraient exiger l’installation d’un système d’atténuation du méthane tel qu’un système de récupération et de torchage pour empêcher les émissions fugitives du méthane du lieu d’enfouissement dans l’atmosphère. Selon la quantité de méthane généré, les propriétaires ou les exploitants de lieu d’enfouissement pourraient se conformer au règlement en installant d’autres systèmes de couverture (par exemple biocouverture) ou en améliorant ou en réparant les systèmes de couverture. Les exigences au niveau des équipements comprendraient la mise en œuvre de programmes de surveillance visant à détecter les fuites de méthane et à optimiser la récupération du méthane par des ajustements réguliers des puits de récupération.

Les lieux d’enfouissement qui dĂ©passent les seuils d’élimination de dĂ©chets et de gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane seraient tenus de prendre des mesures supplĂ©mentaires pour se conformer au projet de règlement. Le Ministère estime que 179 lieux d’enfouissement (152 publics et 27 privĂ©s) seraient initialement soumis au projet de règlement et devraient procĂ©der Ă  une Ă©valuation de la gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane. Parmi ceux-ci, 146 (122 publics et 24 privĂ©s) devraient ĂŞtre tenus de respecter les normes de rendement en matière de concentration de mĂ©thane en surface, ainsi que les exigences de destruction et de surveillance du mĂ©thane. Le Canada compte plus de 3 000 lieux d’enfouissement qui se situent en deçà du seuil d’applicabilitĂ© pour l’élimination des dĂ©chets et n’auraient pas d’obligations en vertu du projet de règlement dans la pĂ©riode d’analyse.

Conformité réglementaire

Le projet de règlement Ă©tablirait une norme de rendement constituĂ©e de seuils de concentration de mĂ©thane en surface pour les zones du lieu d’enfouissement qui ont une couverture intermĂ©diaire et une couverture finale et pour les zones qui ne recevraient pas de dĂ©chets durant un an. Bien qu’il existe plusieurs approches pour contrĂ´ler les Ă©missions de mĂ©thane en surface, on estime, Ă  des fins de modĂ©lisation, que les lieux d’enfouissement tenus de rĂ©duire leurs Ă©missions de mĂ©thane installent un nouveau système de rĂ©cupĂ©ration active et de torchage des gaz d’enfouissement, ou qu’ils agrandissent un système existant. Bien qu’aucun « nouveau Â» lieu d’enfouissement n’ait Ă©tĂ© inclus dans l’analyse de l’inventaire, les coĂ»ts liĂ©s Ă  la conformitĂ© ont Ă©tĂ© estimĂ©s pour la gestion du mĂ©thane gĂ©nĂ©rĂ© par les futurs dĂ©chets qui seraient Ă©liminĂ©s dans chaque province et territoire, au-delĂ  de la quantitĂ© dĂ©jĂ  prise en compte dans l’inventaire.

Le projet de règlement comprend des exigences précises en matière de surveillance de la concentration de méthane en surface, de détection des fuites de méthane et de surveillance des puits de récupération des gaz d’enfouissement. On présume que les coûts liés à la conformité avec ces exigences seront engagés à tous les lieux d’enfouissement réglementés.

Coûts liés à la conformité

Portée des coûts liés à la conformité

Ces coûts comprennent les coûts d’investissement, d’exploitation et d’entretien des systèmes de récupération active et de torchage des gaz d’enfouissement, qu’ils soient nouveaux ou agrandis. On suppose que ces systèmes seront installés pour que le lieu d’enfouissement réponde aux normes de rendement. L’étendue comprend également les coûts spécifiques de surveillance et d’administration associés aux exigences du projet de règlement.

Les lieux d’enfouissement visés par le projet de règlement pourraient avoir à payer des dépenses d’infrastructure et d’exploitation supplémentaires liées à l’installation et à l’exploitation de systèmes de récupération active et de torchage des gaz d’enfouissement, nouveaux ou agrandis. Le projet de règlement prévoit une approche progressive qui dépend de l’état d’avancement de la récupération des gaz d’enfouissement à la date d’entrée en vigueur du projet de règlement et de la production annuelle modélisée de méthane au lieu d’enfouissement.

Le projet de règlement introduit des obligations initiales de conformitĂ© en 2025 qui se limitent Ă  une Ă©valuation de la gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane. Le respect des normes de rendement et des exigences en matière de surveillance commencerait en 2027 dans un sous-ensemble de lieux d’enfouissement rĂ©glementĂ©s (qui disposent dĂ©jĂ  de systèmes de rĂ©cupĂ©ration des gaz d’enfouissement avant le 1er janvier 2017). D’autres exigences de conformitĂ© s’appliqueraient aux lieux d’enfouissement qui installent de nouveaux systèmes de contrĂ´le du mĂ©thane, Ă  partir de 2029 ou 2033 (en fonction de l’évaluation annuelle de la gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane).

On estime que les coûts d’investissement liés à l’installation de nouveaux systèmes de récupération des gaz d’enfouissement ou à l’agrandissement des systèmes existants sont engagés au cours de la première année d’application des normes de rendement. Les coûts d’exploitation devraient commencer l’année où les coûts d’investissement sont engagés. Ces coûts sont en vigueur annuellement, jusqu’à la fin de la période d’analyse.

L’approche du calcul des coĂ»ts d’investissement et d’exploitation est basĂ©e sur des mĂ©thodologies et des rĂ©fĂ©rences de coĂ»ts Ă©laborĂ©es pour le Ministère dans le cadre de deux Ă©tudes clĂ©s : Étude sur le captage et l’utilisation des gaz provenant des lieux d’enfouissement de dĂ©chets municipaux solides au Canada (2018) de GHD et Economic Analysis of Canadian Landfill Gas Recovery and Utilization Projects Summary Report (2021) de Comcor. GHD a Ă©tabli des repères pour les coĂ»ts d’investissement (Ă©quipement et construction), d’exploitation et d’entretien liĂ©s Ă  l’installation ou Ă  l’agrandissement de systèmes de rĂ©cupĂ©ration et de torchage des gaz d’enfouissement dans les plus grands lieux d’enfouissement du Canada. De plus, Comcor Environmental Limited a Ă©galement menĂ© une Ă©tude visant Ă  rĂ©viser, affiner et mettre Ă  jour ces rĂ©fĂ©rences de coĂ»ts ainsi que l’approche globale de calcul des coĂ»ts. De plus, des renseignements sur les coĂ»ts ont Ă©tĂ© fournis au ministère par les propriĂ©taires de lieux d’enfouissement en rĂ©ponse Ă  des demandes de renseignements. Les renseignements sur l’élimination de dĂ©chets, la superficie des lieux d’enfouissement, le nombre de puits de rĂ©cupĂ©ration de gaz d’enfouissement existants et la capacitĂ© des torchères existantes de l’inventaire des gaz d’enfouissement du Ministère ont Ă©tĂ© utilisĂ©s dans le cadre de l’analyse des coĂ»ts.

Certains lieux d’enfouissement rĂ©glementĂ©s seraient en mesure de compenser les coĂ»ts liĂ©s Ă  la mise en conformitĂ© par des sources de revenus potentielles et additionnelles :

Compte tenu de la complexité d’évaluer quels lieux d’enfouissement pourraient tirer avantage de ces possibilités et les revenus exacts associés à ces dernières, le revenu associé à l’infrastructure qui pourrait être nécessaire pour se conformer au projet de règlement n’a pas été quantitativement évalué.

La mĂ©thode de calcul des coĂ»ts a permis d’estimer les coĂ»ts des composants des systèmes de rĂ©cupĂ©ration et de torchage des gaz d’enfouissement, y compris l’infrastructure du champ de captage des gaz d’enfouissement, les soufflantes et les torchères. Les coĂ»ts d’ingĂ©nierie, de supervision, d’autorisation et d’administration ont Ă©tĂ© estimĂ©s Ă  15 % du coĂ»t total d’investissement des infrastructures. Selon l’inventaire des gaz d’enfouissement de 2023 du Ministère, sur les 146 lieux d’enfouissement qui devront se conformer au projet de règlement, il a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© que sept disposent de systèmes de rĂ©cupĂ©ration et de destruction des gaz d’enfouissement qui permettent dĂ©jĂ  d’atteindre l’efficacitĂ© de collecte ciblĂ©e. Par consĂ©quent, le Ministère a estimĂ© les coĂ»ts en capital de 139 lieux d’enfouissement.

Champ de captage des gaz d’enfouissement

L’installation d’un champ de captage de gaz constitue un Ă©lĂ©ment important du coĂ»t d’un système de rĂ©cupĂ©ration active des gaz d’enfouissement. Le champ de captage est un rĂ©seau interconnectĂ© de puits et de canalisations souterraines qui est installĂ© progressivement dans un lieu d’enfouissement, après l’élimination des dĂ©chets. La mĂ©thode utilisĂ©e pour estimer le nombre de nouveaux puits nĂ©cessaires dans les sites dotĂ©s de systèmes de rĂ©cupĂ©ration des gaz d’enfouissement suppose que des puits supplĂ©mentaires seraient nĂ©cessaires pour capter la quantitĂ© de gaz d’enfouissement qui ne serait pas rĂ©cupĂ©rĂ©e dans le scĂ©nario de base (et qui serait autrement Ă©mise). Le coĂ»t d’un champ de captage a Ă©tĂ© calculĂ© pour chaque tranche supplĂ©mentaire de 50 m3/h de gaz d’enfouissement non rĂ©cupĂ©rĂ© dans le scĂ©nario de baserĂ©fĂ©rence 6. Pour les nouveaux systèmes de rĂ©cupĂ©ration des gaz d’enfouissement, le nombre estimĂ© de puits a Ă©tĂ© calculĂ© sur la base de la superficie actuelle et future du lieu d’enfouissement qui sera utilisĂ© pour l’élimination des dĂ©chets. Une densitĂ© de puits (nombre de puits par acre de surface de lieu d’enfouissement) d’un puits par acre a Ă©tĂ© utilisĂ©e dans l’analyserĂ©fĂ©rence 7.

Le coĂ»t moyen pour l’installation d’un puits de collecte de gaz d’enfouissement, y compris les composants tels que le forage vertical, l’installation de la tĂŞte de puits, le rĂ©seau de canalisations souterraines et le système d’élimination des condensats, a Ă©tĂ© estimĂ© Ă  40 300 $ par puits. Le coĂ»t moyen des puits de collecte des gaz d’enfouissement pour les lieux d’enfouissement inclus dans cette analyse a Ă©tĂ© estimĂ© Ă  1,92 million de dollars par lieu d’enfouissement. Ce coĂ»t reprĂ©sente un investissement unique sur la durĂ©e de l’analyse.

Enfin, 78 lieux d’enfouissement installeraient 1 715 puits supplĂ©mentaires dans les systèmes existants d’ici 2027, 36 sites installeraient 1 890 puits dans les nouveaux systèmes d’ici 2029 et 25 autres sites installeraient 675 puits dans les systèmes existants et les nouveaux systèmes d’ici 2033. Le nombre total estimĂ© de puits supplĂ©mentaires par lieu d’enfouissement inclus dans l’analyse des coĂ»ts, entre 2025 et 2040, variait de 12 Ă  365 pour les nouveaux systèmes et de 1 Ă  261 pour les systèmes subissant possiblement un agrandissement.

Récupération et destruction des gaz d’enfouissement

Soufflantes

Les systèmes de récupération active des gaz d’enfouissement comprennent des équipements permettant d’extraire les gaz du lieu d’enfouissement vers des torchères ou des systèmes de récupération d’énergie, tels que des moteurs alternatifs produisant de l’électricité ou des systèmes de valorisation produisant du gaz naturel renouvelable. Toutefois, le respect du projet de règlement n’exige pas l’utilisation de systèmes de récupération d’énergie.

Les soufflantes Ă©tablissent une pression Ă  vide dans les puits de collecte afin d’aspirer le gaz d’enfouissement dans le système de torchère. La capacitĂ© estimĂ©e des soufflantes dont le coĂ»t est Ă©valuĂ© dans cette analyse est basĂ©e sur l’estimation de la rĂ©cupĂ©ration annuelle maximale supplĂ©mentaire de gaz d’enfouissement pendant la durĂ©e de vie opĂ©rationnelle du système. Les coĂ»ts associĂ©s aux soufflantes sont des dĂ©penses uniques encourues pendant la durĂ©e de vie opĂ©rationnelle du système. Pour l’agrandissement des systèmes de rĂ©cupĂ©ration du mĂ©thane existants, le Ministère a estimĂ© que le coĂ»t d’une capacitĂ© de soufflage supplĂ©mentaire dans les lieux d’enfouissement rĂ©glementĂ©s varie entre 6 500 $ et 654 000 $. Pour les nouveaux systèmes de rĂ©cupĂ©ration des gaz d’enfouissement, le coĂ»t des soufflantes comprend l’équipement mĂ©canique et Ă©lectrique dans un conteneur fermĂ©, dont le coĂ»t varie entre 1,5 et 1,9 million de dollars. Le coĂ»t moyen des soufflantes pour les lieux d’enfouissement inclus dans cette analyse est de 732 000 $ par lieu d’enfouissement. Ce coĂ»t reprĂ©sente un investissement ponctuel sur la durĂ©e de vie utile du système.

Enfin, 78 lieux d’enfouissement augmenteraient la capacitĂ© de soufflage des systèmes existants d’ici 2027, 36 sites installeraient des soufflantes sur de nouveaux systèmes d’ici 2029 et 25 sites augmenteraient la capacitĂ© de soufflage des systèmes existants et des nouveaux systèmes d’ici 2033.

Torchères fermées

Les lieux d’enfouissement rĂ©glementĂ©s ajouteraient une nouvelle capacitĂ© de torchage ou une capacitĂ© supplĂ©mentaire en installant une torchère fermĂ©e d’une taille pouvant accueillir le futur dĂ©bit maximal de gaz d’enfouissement. Les rĂ©fĂ©rences en matière de coĂ»ts ont fourni des coĂ»ts de torchère basĂ©s sur des plages de capacitĂ©. En l’absence de donnĂ©es sur la capacitĂ© actuelle de la torchère, on a supposĂ© que la capacitĂ© correspondait au dĂ©bit de rĂ©cupĂ©ration des gaz d’enfouissement le plus rĂ©cent. Les coĂ»ts estimĂ©s pour l’installation de nouvelles torchères fermĂ©es varient entre 320 000 $ et 397 000 $. Le coĂ»t moyen des nouvelles torchères pour les lieux d’enfouissement inclus dans cette analyse est de 368 000 $ par lieu d’enfouissement et par torchère, ce qui reprĂ©sente un investissement ponctuel sur la durĂ©e de vie utile du système.

Enfin, 36 lieux d’enfouissement augmenteraient la capacitĂ© de torchage des systèmes existants d’ici 2027, 35 sites installeraient des torchères sur de nouveaux systèmes d’ici 2029 et 26 sites augmenteraient la capacitĂ© de torchage des systèmes existants et des nouveaux systèmes d’ici 2033.

Le tableau 1 ci-après rĂ©sume les coĂ»ts de conformitĂ© de l’installation ou de l’agrandissement de champs de captage pour la collecte de gaz d’enfouissement, l’installation de soufflantes et l’installation de torchères fermĂ©es.

Tableau 1 : CoĂ»ts en capital liĂ©s Ă  la conformitĂ© (millions de dollars) de 2025 Ă  2040
  • Nombre d’annĂ©es : 16 (2025 Ă  2040)
  • AnnĂ©e de rĂ©fĂ©rence pour l’établissement des coĂ»ts : 2022 
  • AnnĂ©e de rĂ©fĂ©rence de la valeur actualisĂ©e : 2024
  • Taux d’actualisation : 2 % par annĂ©e
Mesure de conformité Moyenne non actualisée Nombre de lieux d’enfouissement Total non actualisé Valeur totale actuelle
Installation d’un champ de captage de gaz d’enfouissement 1,92 139 266 237
Installation de soufflantes 0,73  139 102 90
Installation de torchères fermĂ©es 0,37  96 35 32
Coûts totaux de conformité des dépenses d’infrastructure 2,90 139 404 359

Comme le montre le tableau 1, de 2025 Ă  2040, la moyenne des dĂ©penses d’infrastructure non actualisĂ©es pour :

De 2025 Ă  2040, le total moyen des dĂ©penses d’infrastructure non actualisĂ©es (CAPEX) dans 139 lieux d’enfouissement est de 2,90 millions de dollars par lieu d’enfouissement. Le montant total des dĂ©penses d’infrastructure non actualisĂ©es pour cette pĂ©riode s’élève Ă  404 millions de dollars et la valeur totale prĂ©sente s’élève Ă  359 millions de dollars.

Coûts de fonctionnement et d’entretien

Les coĂ»ts annuels de fonctionnement et d’entretien (F et E) comprennent les coĂ»ts liĂ©s Ă  la surveillance pĂ©riodiquerĂ©fĂ©rence 8 et Ă  l’ajustement des puits de rĂ©cupĂ©ration des gaz d’enfouissement, Ă  l’entretien des composants du système et aux coĂ»ts associĂ©s Ă  la quantitĂ© annuelle d’électricitĂ© utilisĂ©e, principalement pour faire fonctionner les soufflantes. Les tarifs provinciaux et territoriaux de l’électricitĂ© pour l’annĂ©e 2022 ont Ă©tĂ© utilisĂ©s pour calculer les coĂ»ts d’électricitĂ©rĂ©fĂ©rence 9 associĂ©s Ă  l’exploitation du système de rĂ©cupĂ©ration des gaz d’enfouissement, et le tarif d’électricitĂ© moyen augmente de 43 % entre 2025 et 2050, cumulativementrĂ©fĂ©rence 10.

Le projet de règlement comprend des exigences relatives à la surveillance mensuelle des puits actifs de récupération des gaz d’enfouissement, afin de veiller à ce que la pression à vide sur les puits individuels ou les collecteurs soit négative. Cette surveillance renvoie à la surveillance des émissions de méthane à la surface des lieux d’enfouissement réalisée à l’aide de dispositifs de surveillance du méthane (dont des détecteurs de méthane montés sur des drones et au sol) afin d’évaluer la conformité à la norme de rendement et de rechercher les fuites de méthane. Les coûts annuels de surveillance et d’ajustement des puits de récupération des gaz d’enfouissement dépendent du nombre de puits à surveiller. La fréquence actuelle (de référence) de la surveillance des champs de puits varie considérablement d’un lieu d’enfouissement canadien à l’autre, en fonction des exigences réglementaires provinciales, de l’existence de systèmes de récupération d’énergie et de la variabilité spécifique au site de la migration des gaz d’enfouissement. Les coûts de surveillance mensuels sont estimés pour tous les puits supplémentaires installés dans le cadre de cette analyse. Dans le cas d’un système existant comportant des projets de production d’énergie, on suppose que la surveillance mensuelle de référence est effectuée dans les puits existants, de sorte qu’aucun coût supplémentaire lié à cette activité n’a été pris en compte. Pour les lieux d’enfouissement dotés de systèmes existants et ne disposant pas de systèmes de récupération d’énergie, l’analyse suppose que, dans le scénario de base, la surveillance est trimestrielle. Par conséquent, les coûts de surveillance supplémentaires pour les puits de récupération existants dans ces lieux d’enfouissement sont inclus dans les coûts de fonctionnement estimés afin de tenir compte de la surveillance mensuelle prévue dans le projet de règlement.

On suppose que les coĂ»ts de fonctionnement commencent la première annĂ©e oĂą ils sont requis par le projet de règlement et se poursuivent jusqu’à la fin de l’annĂ©e de l’analyse. Les coĂ»ts supplĂ©mentaires annuels estimĂ©s de fonctionnement et d’entretien sont compris entre 1 800 $ Ă  375 000 $ par lieu d’enfouissement. Les coĂ»ts annuels moyens de F et E des activitĂ©s de conformitĂ© par lieu d’enfouissement sont de 62 000 $ pour les 83 lieux d’enfouissement qui devraient commencer Ă  les engager en 2027, de 124 000 $ pour les 36 lieux d’enfouissement qui devraient commencer Ă  les engager en 2029 et de 84 000 $ pour les 27 lieux d’enfouissement qui devraient commencer Ă  les engager en 2033. Le tableau 2 ci-dessous prĂ©sente un rĂ©sumĂ© des coĂ»ts de F et E liĂ©s aux activitĂ©s de conformitĂ© pour cette pĂ©riode.

Tableau 2 : CoĂ»ts de F et E liĂ©s aux activitĂ©s de conformitĂ© (en millions de dollars) de 2025 Ă  2040
  • Nombre d’annĂ©es : 16 (2025 Ă  2040)
  • AnnĂ©e de rĂ©fĂ©rence pour l’établissement des coĂ»ts : 2022 
  • AnnĂ©e de rĂ©fĂ©rence de la valeur actualisĂ©e : 2024
  • Taux d’actualisation : 2 % par annĂ©e
Mesure de conformité Moyenne non actualisée Nombre d’années de conformité Nombre de lieux d’enfouissement touchés Total non actualisé Valeur actuelle totale
DĂ©penses de fonctionnement annuelles pour la conformitĂ©     0,062  14 83 75 62
0,124  12 36 54 44
0,084  8 27 18 14
Total des dépenses de fonctionnement pour la conformité 146 146 120

F et E : fonctionnement et entretien

Comme il est indiquĂ© dans le tableau 2, de 2025 Ă  2040 :

Surveillance des concentrations de méthane en surface et des fuites de méthane

Le projet de règlement prévoit une surveillance régulière afin d’évaluer les concentrations de méthane en surface et de détecter l’emplacement des fuites de méthane, ce qui permettra d’orienter les activités de suivi pour effectuer des réparations ou des ajustements du système. La surveillance renvoie à la surveillance des émissions de méthane à la surface des lieux d’enfouissement réalisée à l’aide de dispositifs de surveillance du méthane (dont des détecteurs de méthane montés sur des drones et au sol) pour évaluer la conformité à la norme de rendement et pour identifier et réparer les fuites de méthane.

Les coûts de conformité liés à la surveillance comprennent les coûts annuels de la surveillance de la concentration de méthane en surface et de la détection des fuites de méthane, qui seraient toutes deux exigées dans les lieux d’enfouissement réglementés trois fois par an. Les coûts de surveillance des concentrations de méthane en surface ont été calculés en supposant l’utilisation de détecteurs de méthane au sol et par drone.

Les lieux d’enfouissement situés au Québec qui sont régis par le Règlement sur l’enfouissement et l’incinération de matières résiduelles sont tenus d’effectuer une surveillance des concentrations de méthane en surface trois fois par an ce qui correspond aux exigences de surveillance des concentrations de méthane en surface prévues dans le projet de règlement. Ainsi, les coûts de conformité liés à la surveillance supplémentaire à ces sites ne se rapportent qu’à la surveillance des fuites de méthane de l’équipement.

Le principal facteur déterminant le coût par activité de surveillance est le temps nécessaire à la réalisation de l’activité de surveillance, l’effort de surveillance étant proportionnel à la surface du lieu d’enfouissement. Certains grands lieux d’enfouissement peuvent choisir d’effectuer la surveillance de la concentration de méthane en surface en faisant appel à du personnel sur place, ce qui réduit les coûts liés à la conformité, alors que d’autres peuvent faire appel à des consultants pour effectuer ce travail de surveillance. Pour éviter une sous-estimation, on suppose, dans les estimations de coûts, que ce travail de surveillance serait effectué par un consultant.

La surveillance des composants de l’équipement pour détecter les fuites de méthane requiert l’utilisation de détecteurs de méthane portatifs et est censée être effectuée par les préposés du système de récupération des gaz d’enfouissement.

On suppose que les coĂ»ts de surveillance commencent Ă  s’additionner la première annĂ©e qu’ils sont exigĂ©s par le projet de règlement et qu’ils continuent Ă  l’être jusqu’à la fin de l’annĂ©e de l’analyse. Les estimations des coĂ»ts annuels supplĂ©mentaires de la surveillance varient de 6 000 $ Ă  282 000 $ par lieu d’enfouissement. Les coĂ»ts annuels moyens de surveillance de la conformitĂ© par lieu d’enfouissement sont de 58 000 $ pour les 83 lieux d’enfouissement qui devraient commencer Ă  les engager en 2027, de 53 000 $ pour les 36 lieux d’enfouissement qui devraient commencer Ă  les engager en 2029 et de 25 000 $ pour les 27 lieux d’enfouissement qui devraient commencer Ă  les engager en 2033. Le tableau 3 que vous trouverez ci-dessous donne un rĂ©sumĂ© des coĂ»ts de la surveillance de la conformitĂ© au cours de cette pĂ©riode.

Tableau 3 : CoĂ»ts de la surveillance de la conformitĂ© (en millions de dollars) de 2025 Ă  2040
  • Nombre d’annĂ©es : 16 (2025 Ă  2040)
  • AnnĂ©e de rĂ©fĂ©rence pour l’établissement des coĂ»ts : 2022 
  • AnnĂ©e de rĂ©fĂ©rence de la valeur actualisĂ©e : 2024
  • Taux d’actualisation : 2 % par annĂ©e
Mesure de conformité Coûts moyens de surveillance non actualisés Nombre d’années de conformité Nombre de lieux d’enfouissement touchés Total des coûts de surveillance non actualisés Valeur totale actuelle des coûts de surveillance
CoĂ»ts annuels de la surveillance de la conformitĂ© des lieux d’enfouissement conformĂ©ment au calendrier de 2027 0,058  14 83 68 56
CoĂ»ts annuels de la surveillance de la conformitĂ© des lieux d’enfouissement conformĂ©ment au calendrier de 2029 0,053  12 36 23 19
CoĂ»ts annuels de la surveillance de la conformitĂ© des lieux d’enfouissement conformĂ©ment au calendrier de 2033 0,025  8 27 5 4
Total des coûts de la surveillance de la conformité 146 96 79

Comme indiquĂ© dans le tableau 3, de 2025 Ă  2040 :

Coûts administratifs de l’industrie

Le projet de règlement imposerait Ă  l’industrie des coĂ»ts administratifs supplĂ©mentaires liĂ©s Ă  l’apprentissage des nouvelles exigences, Ă  l’évaluation de l’applicabilitĂ©, Ă  l’enregistrement, aux exigences accrues en matière de tenue de registres et Ă  l’établissement de rapports. De 2025 Ă  2040, le coĂ»t administratif annuel moyen pour les propriĂ©taires et les exploitants de lieux d’enfouissement est estimĂ© Ă  0,9 million de dollars ou Ă  6 335 $ par lieu d’enfouissement, comme il est indiquĂ© au tableau 4 ci-après. D’autres renseignements sur les coĂ»ts administratifs sont fournis Ă  la section “Règle du « un pour un Â»”.

Coûts administratifs du gouvernement

Les coûts du gouvernement pour l’administration du projet de règlement sont basés sur les ressources nécessaires pour soutenir les rapports réglementaires, la promotion de la conformité et l’application. Cela comprend des activités telles que la mise en œuvre de systèmes de rapports électroniques, l’examen des renseignements soumis dans les rapports réglementaires et l’évaluation de l’efficacité du règlement. La promotion de la conformité au projet de règlement impliquerait de mener des campagnes de sensibilisation, d’élaborer des directives et du matériel de formation, et d’entreprendre des activités de communication pour diffuser des renseignements sur le projet de règlement.

Les coûts de mise en œuvre comprendraient les activités liées à la surveillance et à la vérification de la conformité au règlement. Cela impliquerait de mener des inspections, des audits et des enquêtes pour évaluer les niveaux de conformité, ainsi que de prendre des mesures appropriées à l’encontre des entités qui ne sont pas conformes. Ces efforts d’application nécessitent des ressources spéciales, du personnel formé et des technologies pour mener à bien les activités de surveillance de la conformité et de l’application du règlement.

De 2025 Ă  2040, le coĂ»t total en valeur actualisĂ©e pour le gouvernement du Canada associĂ© Ă  l’administration, Ă  la promotion de la conformitĂ© et Ă  l’application du règlement est estimĂ© Ă  12 millions de dollars.

Résumé des coûts

Le tableau 4 ci-dessous prĂ©sente un rĂ©sumĂ© de tous les coĂ»ts relatifs au projet de règlement. Cependant, les coĂ»ts pour gĂ©nĂ©rer l’évaluation du mĂ©thane en 2025 ne sont pas inclus pour faciliter la prĂ©sentation.

Tableau 4 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts liĂ©s Ă  la conformitĂ© et des coĂ»ts administratifs (en millions de dollars) pour les 146 lieux d’enfouissement, de 2025 Ă  2040
  • Nombre d’annĂ©es : 16 (2025 Ă  2040)
  • AnnĂ©e de rĂ©fĂ©rence pour l’établissement des coĂ»ts : 2022 
  • AnnĂ©e de rĂ©fĂ©rence de la valeur actualisĂ©e : 2024
  • Taux d’actualisation : 2 % par annĂ©e
Source Non actualisé 2027 Non actualisé 2033 Non actualisé 2040 Total actualisé 2025 à 2040 Annualisé non actualisé
CoĂ»ts en capital   100 77 4 359 26
Coûts de fonctionnement et d’entretien (F et E) 5 12 12 120 9
Coûts de surveillance 6 8 8 79 6
Coûts administratifs de l’industrie 0,9 0,9 0,9 11 0,8
Coût total pour l’industrie 112 98 25 569 42
Coûts administratifs du gouvernement 1,5 0,9 0,9 12 0,9
Coût total pour l’industrie et le gouvernement 114 99 26 581 43

Comme le montre le tableau 4 ci-dessus, de 2027 Ă  2040, le total en valeur actualisĂ©e pour :

Une fois que les émissions de méthane seront régies par le nouveau règlement fédéral, l’admissibilité à créer des crédits compensatoires ou à renouveler les projets de crédits compensatoires existants sera éliminée. L’incidence du règlement sur l’admissibilité à la création et à la vente de crédits compensatoires représente une occasion perdue de générer des revenus pour les lieux d’enfouissement réglementés.

Avantages

Le projet de règlement réduirait les émissions de GES en augmentant le nombre de lieux d’enfouissement qui récupèrent le méthane et la quantité de méthane récupéré dans les lieux d’enfouissement dotés de systèmes de captage des gaz d’enfouissement ou détruit dans des biocouvertures.

Le projet de règlement devrait entraĂ®ner une augmentation de la combustion du mĂ©thane, ce qui se traduira par des Ă©missions de dioxyde de carbone, mais cet impact est plus que compensĂ© par les avantages de la rĂ©duction des Ă©missions de mĂ©thane. De mĂŞme, le processus de combustion produit aussi des Ă©missions de contaminants atmosphĂ©riques tels que la matière particulaire, les oxydes d’azote, les oxydes de soufre et le monoxyde de carbone, mais ces Ă©missions devraient ĂŞtre compensĂ©es par la rĂ©duction des Ă©missions de composĂ©s organiques volatils (COV) rĂ©sultant de la combustion du mĂ©thane. On prĂ©voit que la variation estimĂ©e des Ă©missions de polluants atmosphĂ©riques et leur contribution Ă  l’ensemble des concentrations d’émission Ă  l’échelle du pays seront faibles (voir tableau 7).

Quantification des avantages

La quantification des avantages implique l’estimation de la rĂ©duction des Ă©missions de mĂ©thane attribuable au projet de règlement, qui englobe deux scĂ©narios clĂ©s : le scĂ©nario de base et le scĂ©nario rĂ©glementaire. Pour cette estimation, la rĂ©duction des Ă©missions de mĂ©thane Ă©quivaut Ă  la rĂ©cupĂ©ration accrue du mĂ©thane des lieux d’enfouissement, laquelle est associĂ©e Ă  la mise en Ĺ“uvre du projet de règlement. Les scĂ©narios de rĂ©fĂ©rence et rĂ©glementaire dĂ©crivent la quantitĂ© future de mĂ©thane rĂ©cupĂ©rĂ© et dĂ©truit par annĂ©e. La rĂ©duction des Ă©missions de mĂ©thane attribuable au projet de règlement est la diffĂ©rence entre la quantitĂ© annuelle de mĂ©thane rĂ©cupĂ©rĂ© calculĂ©e pour le scĂ©nario de rĂ©fĂ©rence et le scĂ©nario rĂ©glementaire. L’approche adoptĂ©e pour estimer le mĂ©thane rĂ©cupĂ©rĂ© dans les scĂ©narios de rĂ©fĂ©rence et rĂ©glementaire est dĂ©crite dans la section « Cadre d’analyse Â».

Des Ă©missions de dioxyde de carbone (CO2) et d’oxyde nitreux (N2O) sont associĂ©es Ă  la destruction du mĂ©thane par combustion dans des dispositifs tels que les torchères et les moteurs. Bien que l’augmentation des Ă©missions de CO2 soit incluse dans l’analyse, ces Ă©missions sont considĂ©rĂ©es comme biogènes selon les approches du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) en matière de comptabilisation des GES. Les Ă©missions de N2O sont nĂ©gligeables et n’apparaissent pas comme une Ă©mission distincte quantifiĂ©e dans cette analyse pour laquelle un potentiel de rĂ©chauffement de la planète (PRP) de 25 a servi Ă  convertir les estimations de mĂ©thane (CH4) en Ă©quivalents de CO2 (d’éq. CO2). Le tableau 5 ci-dessous prĂ©sente l’incidence du projet de règlement sur les GES pour les annĂ©es sĂ©lectionnĂ©es.

Tableau 5 : RĂ©ductions nettes de GES au cours des annĂ©es sĂ©lectionnĂ©es (en Mt d’équivalent CO2)
Impact sur les GES 2027 2030 2033 2040 Total 2057 Ă  2040
Réduction des émissions de méthane 6 8,5 9,4 9,3 121
Augmentation des émissions de CO2 dues à la combustion du méthane dans les dispositifs de destruction 0,7 0,9 1 1 13
RĂ©duction nette des GES (rĂ©duction — augmentation) 5,3 7,5 8,4 8,3 107

Comme le montre le tableau 5 ci-dessus, la rĂ©duction totale des Ă©missions de mĂ©thane (Mt d’éq. CO2) de 2025 Ă  2040 est estimĂ©e Ă  121 Mt, Ă  6 Mt en 2027, Ă  8,5 Mt en 2030, Ă  9,4 Mt en 2033 et Ă  9,3 Mt en 2040. La hausse totale des Ă©missions de CO2 (Mt d’éq. CO2) provenant de la combustion du mĂ©thane dans les appareils de destruction de 2027 Ă  2040 est estimĂ©e Ă  13 Mt, Ă  0,7 Mt en 2027, Ă  0,9 Mt en 2030, Ă  1 Mt en 2033 et Ă  1 Mt en 2040. La rĂ©duction nette des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre (Mt d’éq. CO2), calculĂ©e comme la diffĂ©rence entre la rĂ©duction et l’augmentation, est estimĂ©e Ă  107 Mt de 2027 Ă  2040, avec 5,3 Mt en 2027, 7,5 Mt en 2030, 8,4 Mt en 2033 et 8,3 Mt en 2040. Pour les besoins de la comptabilitĂ© nationale, la rĂ©duction des Ă©missions de GES ne tient pas compte des Ă©missions dues Ă  la combustion du mĂ©thane biogène et s’élève Ă  121 Mt d’éq. CO2 pour la pĂ©riode couverte par l’analyse.

On estime que le projet de règlement entraĂ®nera une rĂ©duction de 50 % des Ă©missions de mĂ©thane provenant des lieux d’enfouissement municipaux de dĂ©chets solides en 2030 (par rapport aux niveaux de 2019).

Avantages monétaires

Des avantages monĂ©taires ont Ă©tĂ© obtenus de 2025 Ă  2040. Pour dĂ©terminer en argent ces avantages en matière de rĂ©duction des Ă©missions de GES, la quantitĂ© d’émissions de GES Ă©vitĂ©es chaque annĂ©e a Ă©tĂ© multipliĂ©e par le barème du Ministère concernant la valeur du coĂ»t social du mĂ©thane (CSM) et du coĂ»t social du carbone (CSC)rĂ©fĂ©rence 11. La valeur du CSM utilisĂ©e dans cette analyse et exprimĂ©e en dollars constants de 2022 est de 2 971 $ par tonne de CH4 en 2027 et de 4 479 $ en 2040 par tonne de CH4. La valeur du CSC utilisĂ©e dans cette analyse et exprimĂ©e en dollars constants de 2022 est de 299 $ par tonne de CO2 en 2027 et de 365 $ par tonne de CO2 en 2040. L’augmentation des Ă©missions de CO2 a Ă©galement Ă©tĂ© exprimĂ©e en argent afin d’évaluer la valeur nette de la rĂ©duction des Ă©missions du projet de règlement. Le tableau 6 ci-dessous prĂ©sente les rĂ©ductions de GES rĂ©alisĂ©es au cours des annĂ©es sĂ©lectionnĂ©es.

Tableau 6 : Avantages monĂ©taires (inconvĂ©nients) des variations d’émissions de GES (en millions de dollars)
Avantages monĂ©taires Non actualisĂ©  2027 Non actualisĂ©  2033 Non actualisĂ©  2040  Total actualisĂ©  2025 Ă  2040 AnnualisĂ©  non actualisĂ©
Valeur du CH4 (en utilisant les CSM) 713 1 367 1 670 14 797 1 090
Valeur du CO2 (en utilisant les CSC) (197) (340) (374) (3 635) (268)
Valeur nette 515 1 027 1 296 11 162 822

Comme le montre le tableau 6 ci-dessus, les avantages monĂ©taires, indiquĂ©s comme la valeur du CH4 calculĂ©e Ă  l’aide du coĂ»t social du mĂ©thane (CSM), sont estimĂ©s comme suit : la valeur non actualisĂ©e s’élève Ă  713 millions de dollars en 2027, Ă  1 367 millions en 2033 et Ă  1 670 millions en 2040. La valeur actualisĂ©e totale de 2025 Ă  2040 est de 14 797 millions de dollars, et sur une base annualisĂ©e, la valeur actualisĂ©e moyenne est de 1 090 millions de dollars. Les avantages monĂ©taires nĂ©gatifs attribuables Ă  la hausse des Ă©missions de CO2, exprimĂ©es comme la valeur de CO2 calculĂ©e Ă  l’aide du coĂ»t social du carbone (CSC), sont les suivants : la valeur non actualisĂ©e s’élève Ă  197 millions de dollars en 2027, Ă  340 millions en 2033 et Ă  374 millions en 2040. La valeur actualisĂ©e totale de 2025 Ă  2040 est de 3 635 millions de dollars, et sur une base annualisĂ©e, la valeur actualisĂ©e moyenne est de 268 millions de dollars. Les avantages monĂ©taires, reprĂ©sentĂ©s comme une valeur nette, sont les suivants : la valeur non actualisĂ©e s’élève Ă  515 millions de dollars en 2027, Ă  1 027 millions en 2033 et Ă  1 296 millions en 2040. La valeur actualisĂ©e totale de 2025 Ă  2040 est de 11 162 millions de dollars, et sur une base annualisĂ©e, la valeur actualisĂ©e moyenne est de 822 millions de dollars.

Émissions de polluants atmosphériques et leurs répercussions

Les composés organiques volatils (COV) sont émis par les émissions fugitives des gaz d’enfouissement et les gaz d’enfouissement non brûlés. Lorsque le gaz d’enfouissement est récupéré et brûlé dans une torchère ou un moteur, les COV sont détruits.

L’augmentation de la combustion du mĂ©thane des lieux d’enfouissement devrait faire augmenter les Ă©missions d’autres polluants atmosphĂ©riques, dont les oxydes d’azote (NOx), les dioxydes de soufre (SOx) et la matière particulaire (MP). Les gaz d’enfouissement reprĂ©sentent un très faible pourcentage (moins de 0,1 %) des Ă©missions de COV Ă  l’échelle nationale (6 200 tonnes de COV ont Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©es par les lieux d’enfouissementrĂ©fĂ©rence 12 en 2021). Le tableau 7 prĂ©sente l’estimation des variations d’émissions de gaz d’enfouissement, soit de COV et d’autres polluants atmosphĂ©riques, attribuables au projet de règlement.

Tableau 7 : Augmentation (diminution) des Ă©missions de polluants atmosphĂ©riques au cours des annĂ©es sĂ©lectionnĂ©es (en tonnes)
Incidence sur les émissions 2027 2033 2040 Total 2025-2040
RĂ©duction des Ă©missions de COV dues Ă  la combustion de gaz d’enfouissement dans les appareils de destruction (tonnes) (1 938) (3 034) (3 012) (38 998)
Augmentation des Ă©missions de NOx rĂ©sultant de la combustion du mĂ©thane dans les appareils de destruction (tonnes) 231 361 359 4 643
Augmentation des Ă©missions SOx rĂ©sultant de la combustion du mĂ©thane dans les appareils de destruction (tonnes) 538 842 836 10 824
Augmentation des Ă©missions de CO rĂ©sultant de la combustion du mĂ©thane dans les appareils de destruction (tonnes) 270 422 419 5 423
Augmentation des Ă©missions de MP provenant de la combustion du mĂ©thane dans les appareils de destruction (tonnes) 87 136 135 1 751

Comme il est indiquĂ© ci-dessus, le projet de règlement devrait rĂ©duire les Ă©missions nocives de COV des lieux d’enfouissement d’environ 3 000 tonnes par annĂ©e de 2030 Ă  2040. Ces rĂ©ductions seraient compensĂ©es par les petites augmentations d’autres polluants atmosphĂ©riques nocifs (hausse annuelle combinĂ©e des autres polluants atmosphĂ©riques Ă  moins de 2 000 tonnes). En raison des variations relativement faibles dans l’ensemble des Ă©missions de polluants atmosphĂ©riques associĂ©es au projet de règlement, la modĂ©lisation de la qualitĂ© de l’air visant Ă  estimer les rĂ©percussions sur les concentrations de polluants atmosphĂ©riques et la modĂ©lisation de l’incidence environnementale et sur la santĂ© humaine connexe n’ont pas Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es. Dans le contexte actuel, les variations relativement faibles doivent ĂŞtre interprĂ©tĂ©es comme des changements dĂ©tectables par la modĂ©lisation de la qualitĂ© de l’air standard, mais ayant un faible signal (variation de la concentration des polluants atmosphĂ©riques lĂ©gèrement supĂ©rieure Ă  la sensibilitĂ© de la mĂ©thodologie du scĂ©nario).

Incidence sur la santé

Les variations d’émissions de polluants atmosphériques peuvent influencer la concentration ambiante des polluants atmosphériques pertinents pour la santé dans les collectivités situées près des lieux d’enfouissement, dont les particules fines, le dioxyde d’azote et l’ozone troposphérique. Ces polluants atmosphériques sont associés à un large éventail d’effets indésirables sur la santé. Toutefois, les bienfaits pour la santé de la réduction des émissions de COV et les effets sur la santé découlant de l’exposition à d’autres polluants atmosphériques associés au projet de règlement devraient être faibles.

Estimation du rapport coût/efficacité du projet de règlement

Pour Ă©valuer le rapport coĂ»t/efficacitĂ© du projet de règlement, le coĂ»t par tonne d’équivalent CO2 (d’éq. CO2) rĂ©duite pour chaque lieu d’enfouissement a Ă©tĂ© calculĂ©. Cette mesure offre une approche normalisĂ©e, permettant la comparaison avec d’autres solutions d’attĂ©nuation des Ă©missions de GES. L’estimation consiste Ă  diviser le coĂ»t total liĂ© Ă  la conformitĂ© par le montant total des rĂ©ductions de mĂ©thane rĂ©alisĂ©es au cours de la pĂ©riode d’analyse. En moyenne, le coĂ»t de la rĂ©duction des GES par tonne devrait ĂŞtre d’environ 5 $ par tonne d’équivalent CO2 au cours de la pĂ©riode couverte par l’analyse.

Bilan des coûts et avantages

L’avantage net monĂ©taire du projet de règlement est estimĂ© Ă  10,6 milliards de dollars au cours de la pĂ©riode de l’analyse.

Tableau 8 : RĂ©sumĂ© des avantages monĂ©taires, des coĂ»ts et des avantages nets (en millions de dollars) de 2025 Ă  2040
  • Nombre d’annĂ©es : 16 (2025 Ă  2040)
  • AnnĂ©e de rĂ©fĂ©rence pour le calcul des coĂ»ts : 2022
  • AnnĂ©e de rĂ©fĂ©rence de la valeur actuelle : 2024
  • Taux d’actualisation : 2 % par an
Avantages nets (coĂ»ts)  Non actualisĂ© 2027 Non actualisĂ© 2033 Non actualisĂ© 2040  Total actualisĂ© 2027 Ă  2040 AnnualisĂ© non actualisĂ©
Avantages monĂ©taires des GES  515 1 027 1 296 11 162 822
Total des coĂ»ts liĂ©s Ă  la conformitĂ©  114 99 26 581 43
Total des avantages nets  401 928 1 269 10 582 779

Comme le montre le tableau 8 ci-dessus, les avantages monĂ©taires liĂ©s aux GES sont dĂ©crits comme suit : la valeur non actualisĂ©e s’élève Ă  515 millions de dollars en 2027, Ă  1 027 millions en 2033 et Ă  1 296 millions en 2040. La valeur actualisĂ©e totale de 2027 Ă  2040 s’élève Ă  11 162 millions de dollars. Sur une base annualisĂ©e, la valeur actualisĂ©e moyenne est de 822 millions de dollars. Les coĂ»ts totaux liĂ©s Ă  la conformitĂ© sont dĂ©taillĂ©s comme suit : la valeur non actualisĂ©e s’élève Ă  114 millions de dollars en 2027, Ă  99 millions en 2033 et Ă  26 millions en 2040. La valeur actualisĂ©e totale de 2027 Ă  2040 s’élève Ă  581 millions de dollars. Sur une base annualisĂ©e, la valeur actualisĂ©e moyenne est de 43 millions de dollars. Le total des avantages nets est dĂ©crit comme suit : la valeur non actualisĂ©e s’élève Ă  401 millions de dollars en 2027, Ă  928 millions en 2033 et Ă  1 269 millions en 2040. La valeur actualisĂ©e totale s’élève Ă  10 582 millions de dollars. Sur une base annualisĂ©e, la valeur actualisĂ©e moyenne est de 779 millions de dollars.

Incertitudes de l’analyse 

Les estimations des coûts de réduction des émissions de méthane et de la conformité sont incertaines, principalement en raison de la modélisation de la génération de méthane par les lieux d’enfouissement. Le modèle de génération de méthane est une approche simplifiée de l’estimation d’un processus hétérogène et spécifique à un site, influencé par des variations dans la conception des lieux d’enfouissement, les pratiques et les taux d’élimination des déchets, la teneur en matières biodégradables des déchets éliminés et les conditions d’humidité de ces derniers.

L’estimation de la quantité de méthane supplémentaire qui serait récupéré dans le cadre du scénario réglementaire est également incertaine. Elle reflète les meilleures données disponibles concernant la récupération actuelle des gaz d’enfouissement, qui, pour certains lieux d’enfouissement, n’ont pas été communiquées au ministère depuis plusieurs années et pourraient être périmées. Toutefois, cette approche constitue actuellement le meilleur moyen disponible pour estimer la production potentielle de méthane et les émissions dans les lieux d’enfouissement.

Les estimations de coûts tiennent compte des dépenses liées aux activités de construction nécessaires à la mise en place d’infrastructures de récupération et de torchage des gaz d’enfouissement afin de respecter les limites d’émission prévues par le projet de règlement. Les coûts de construction peuvent fluctuer en raison de l’évolution des prix des matériaux, des taux de main-d’œuvre et des progrès technologiques, ce qui affecte les coûts de référence pour les puits de captage, les soufflantes et les torchères.

La récupération des gaz d’enfouissement (qui devrait être la principale méthode utilisée pour se conformer au projet de règlement) est susceptible de générer des revenus pour les propriétaires et les exploitants de lieux d’enfouissement. Ces revenus englobent la vente de crédits de conformité (en vertu du Règlement sur les combustibles propres), les crédits compensatoires (générés en vertu des protocoles et régimes de crédits compensatoires fédéraux et provinciaux) et la vente d’énergie ou de combustible à faibles émissions de carbone. Bien que ces revenus puissent réduire considérablement les coûts de mise en conformité associés au projet de règlement, en raison des difficultés à évaluer les lieux d’enfouissement qui pourraient tirer profit de ces possibilités et des revenus générés, la valeur monétaire de ces revenus n’a pas été déterminée dans l’analyse. Il existe de nouvelles technologies d’énergie ou de combustible à faibles émissions de carbone, dont les systèmes de distribution de gaz naturel comprimé et d’électricité sur place qui n’ont pas besoin de pipelines (par exemple stations de ravitaillement des véhicules sur place ou réseaux de stockage et de distribution en vrac centralisés). Cela signifie qu’à l’avenir, une plus grande proportion des lieux d’enfouissement réglementés pourrait générer des revenus à mesure que le prix et la demande d’énergie à faibles émissions de carbone ou de carburant augmentent.

Ces types d’incertitude sont évalués dans l’analyse de sensibilité ci-dessous.

Analyse de sensibilité

Les rĂ©sultats de l’analyse coĂ»ts-avantages dĂ©crite ci-dessus sont basĂ©s sur des estimations de paramètres clĂ©s, mais les valeurs rĂ©elles peuvent ĂŞtre supĂ©rieures ou infĂ©rieures Ă  celles projetĂ©es. Pour tenir compte de cette incertitude, des analyses de sensibilitĂ© ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es afin d’évaluer l’effet d’estimations plus Ă©levĂ©es ou plus faibles sur l’impact global du projet de règlement. Les avantages et les coĂ»ts peuvent ĂŞtre infĂ©rieurs ou supĂ©rieurs aux estimations, de sorte que la conclusion relative aux avantages nets a Ă©tĂ© vĂ©rifiĂ©e en supposant des avantages infĂ©rieurs de 50 %, des coĂ»ts de conformitĂ© supĂ©rieurs de 50 %, un taux d’actualisation infĂ©rieur (0 %) ou supĂ©rieur (7 %), ainsi qu’un « scĂ©nario combinĂ© Â» comprenant des avantages infĂ©rieurs de 25 %, des coĂ»ts de conformitĂ© supĂ©rieurs de 25 % et un taux d’actualisation de 7 %, comme le montre le Tableau 9 ci-dessous.

Tableau 9 : Analyse de sensibilitĂ© (en millions de dollars) de 2025 Ă  2040
Variable(s)  ScĂ©nario de sensibilitĂ©  Avantages  CoĂ»ts 2025 Ă  2040  Avantages nets
ScĂ©nario central (Ă  partir du Tableau 8)  S.O.  11 162 581 10 582
Évaluation des avantages  50 % infĂ©rieur  5 581 581 5 000
CoĂ»ts de la conformitĂ©  50 % supĂ©rieur  11 162 860 10 303
Taux d’actualisation  0 %  13 695 673 13 021
7 %  6 977 407 6 570
  • Avantages
  • CoĂ»ts de conformitĂ©
  • Taux d’actualisation
  • 25 % infĂ©rieur
  • 25 % supĂ©rieur
  • 7 %
5 233 507 4 725

Comme le montre le tableau 9 ci-dessus, les variables et les valeurs correspondantes dans le scĂ©nario central sont les suivantes : les avantages s’élèvent Ă  11 162 millions de dollars, les coĂ»ts, 581 millions de dollars et les bĂ©nĂ©fices nets, Ă  10 582 millions de dollars. Dans le scĂ©nario de sensibilitĂ©, les dĂ©tails sont les suivants :

Dans tous les scénarios présentés, le projet de règlement produit un avantage net estimé. Le Ministère conclut donc qu’il est plausible que le projet de règlement se traduise par des avantages nets pour les Canadiens.

Analyse de répartition

Le projet de règlement devrait donner lieu à des avantages supérieurs aux coûts pour la société canadienne, mais les avantages et les coûts pourraient ne pas être répartis de manière égale. La répartition des impacts est examinée ci-dessous, par région et en termes de transfert possible des coûts. Une analyse des impacts sur les ménages et une analyse comparative entre les sexes plus (ACS Plus) sont ensuite envisagées.

Incidence par région

Les réductions d’émissions et les coûts de conformité associés au projet de règlement varieraient selon les régions. Divers facteurs, dont les caractéristiques des lieux d’enfouissement, la composition des déchets et les conditions météorologiques, contribuent à cette variabilité régionale.

Le coĂ»t pour chaque tonne d’équivalent CO2 rĂ©duite a Ă©tĂ© Ă©valuĂ© afin de dĂ©terminer les impacts de rĂ©partition potentiels. En raison de la petite taille des lieux d’enfouissement et de l’absence de systèmes de captage des gaz d’enfouissement, le coĂ»t par tonne d’équivalent CO2 rĂ©duite Ă©tait le plus Ă©levĂ© au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest, ainsi qu’à l’Île-du-Prince-Édouard (23 $/t). En gĂ©nĂ©ral, le coĂ»t par tonne d’équivalent CO2 rĂ©duite est plus faible lorsque seuls les agrandissements des systèmes existants de captage des gaz d’enfouissement ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s. L’analyse a montrĂ© que le coĂ»t par tonne d’équivalent CO2 rĂ©duite Ă©tait lĂ©gèrement plus Ă©levĂ© au QuĂ©bec, en Colombie-Britannique, en Saskatchewan et en Nouvelle-Écosse que dans le reste des provinces, ce qui pourrait s’expliquer par une proportion plus Ă©levĂ©e de nouveaux systèmes ayant fait l’objet d’une Ă©valuation des coĂ»ts. Le tableau 10 ci-dessous indique le coĂ»t par tonne des rĂ©ductions de GES par rĂ©gion.

Tableau 10 : CoĂ»t par tonne de rĂ©duction des GES ($/t d’éq. CO2)
Rapport coût/efficacité AB BC MB NB NL NS NT ON PE QC SK YT Canada
Coût actualisé par tonne de réduction des GES 5 7 5 4 4 10 42 4 21 7 10 49 5

Comme le montre le tableau 10 ci-dessus, le rapport coĂ»t-efficacitĂ© des provinces et des territoires, mesurĂ© par le coĂ»t actualisĂ© par tonne de rĂ©duction des GES (en dollars/t d’éq. CO2), est le suivant : Alberta (Alb.) : 5 $, Colombie-Britannique (C.-B.) : 7 $, Manitoba (Man.) : 5 $, New Brunswick (N.-B.) : 4 $, Terre-Neuve-et-Labrador (T.-N.-L) : 4 $, Nouvelle-Écosse (N.-É.) : 10 $, Territoires du Nord-Ouest (T.-N.-O.) : 42 $, Ontario (Ont.) : 4 $, ĂŽle-du-Prince-Édouard (ĂŽ.-P.-É.) : 21 $, QuĂ©bec (Qc) : 7 $, Saskatchewan (Sask.) : 10 $, Yukon (Yn) : 49 $. La moyenne nationale est de 5 $.

Incidence selon la taille du lieu d’enfouissement

L’infrastructure de rĂ©cupĂ©ration des gaz d’enfouissement reprĂ©sente la majoritĂ© des coĂ»ts estimĂ©s de conformitĂ©. Cette incidence variera en fonction de la taille du lieu d’enfouissement rĂ©glementĂ© et de la nĂ©cessitĂ© d’un nouveau système ou d’un agrandissement du système. Le tableau 11 illustre les effets de la quantitĂ© de dĂ©chets en place sur les coĂ»ts totaux moyens de conformitĂ© dans trois catĂ©gories de lieux d’enfouissement ouverts et de lieux d’enfouissement fermĂ©s, et permet de faire une distinction entre les coĂ»ts pour les installations de systèmes nouveaux et agrandis. En moyenne, on estime que les lieux d’enfouissement plus grands entraĂ®nent des coĂ»ts de conformitĂ© plus Ă©levĂ©s que les sites plus petits, tant pour les nouveaux systèmes que pour les systèmes agrandis. On prĂ©voit que ces coĂ»ts plus Ă©levĂ©s des lieux d’enfouissement plus grands seront compensĂ©s par les revenus potentiels plus Ă©levĂ©s associĂ©s Ă  l’exploitation des lieux d’enfouissement et par la vente de biogaz, ou d’énergie ou de carburants Ă  faibles Ă©missions de carbone.

Tableau 11: QuantitĂ© de dĂ©chets (kilotonnes) et coĂ»t moyen total de la conformitĂ© (en millions de dollars)
Description Lieux d’enfouissement ouverts, >2 500 kilotonnes de dĂ©chets en place Lieux d’enfouissement ouverts, de 1 000 Ă  2 499 kilotonnes de dĂ©chets en place Lieux d’enfouissement ouverts, de 100 Ă  999 kilotonnes de dĂ©chets en place Lieux d’enfouissement fermĂ©s
Nombre de lieux d’enfouissement réglementés 41 43 39 16
Fourchette de la quantitĂ© annuelle de dĂ©chets Ă©liminĂ©s (2022) (tonnes) 26 981-1 299 999 12 284-148 586  12 855-63 465  0
QuantitĂ© moyenne annuelle de dĂ©chets Ă©liminĂ©s (2022) (tonnes) 299 268 50 405 25 209 0
Fourchette de la taille de la population desservie 35 000-2 642 825 20 000-500 000 7 500-475 500
Nombre de lieux d’enfouissement nécessitant de nouveaux systèmes 4 17 31 6
CoĂ»t total moyen de conformitĂ© pour les nouveaux systèmes 12,5 $ 5,5 $ 4,2 $ 4,7 $
Nombre de lieux d’enfouissement nécessitant un agrandissement du système 37 26 8 10
CoĂ»t total moyen de conformitĂ© pour les agrandissements de système 4,3 $ 1,2 $ 1,2 $ 2,6 $

Remarque : Certains lieux d’enfouissement fermĂ©s sont Ă©galement assujettis Ă  des obligations de conformitĂ©.

Impacts financiers sur les propriétaires et les utilisateurs de lieux d’enfouissement

En 2020, environ 1,4 milliard de dollars ont Ă©tĂ© consacrĂ©s aux dĂ©penses d’infrastructure dans la gestion des dĂ©chetsrĂ©fĂ©rence 13. Les coĂ»ts annuels moyens de conformitĂ© liĂ©s au projet de règlement sont estimĂ©s Ă  61 millions de dollars, ce qui reprĂ©sente 4 % des dĂ©penses totales.

Transfert des coûts

Enfin, on suppose que les coĂ»ts liĂ©s Ă  la conformitĂ© seront transfĂ©rĂ©s aux entitĂ©s qui utilisent les services d’élimination des dĂ©chets, notamment les mĂ©nages, les municipalitĂ©s et les entreprises ou le secteur privĂ©. Les lieux d’enfouissement municipaux et privĂ©s gĂ©nèrent des revenus par l’intermĂ©diaire des redevances de dĂ©versement (une redevance calculĂ©e en fonction du poids des dĂ©chets Ă©liminĂ©s) et l’on suppose que les propriĂ©taires de lieux d’enfouissement pourraient augmenter ces redevances de dĂ©versement pour couvrir certains coĂ»ts liĂ©s Ă  la conformitĂ©. Pour les lieux d’enfouissement municipaux, les coĂ»ts de conformitĂ© peuvent Ă©galement ĂŞtre couverts par une augmentation des frais d’utilisation ou des impĂ´ts fonciers — transfert des coĂ»ts aux mĂ©nages et aux entreprises situĂ©s dans les municipalitĂ©s qui possèdent des lieux d’enfouissement rĂ©glementĂ©s. Toutefois, on s’attend Ă  ce que ces coĂ»ts ne soient pas Ă©levĂ©s, et donc Ă  ce qu’il n’y ait pas de transfert important des coĂ»ts sur les mĂ©nages.

Le Ministère estime que la quantitĂ© totale de dĂ©chets qui seront Ă©liminĂ©s, entre 2025 et 2040, dans les lieux d’enfouissement qui sont censĂ©s se conformer au projet de règlement, est de 237 millions de tonnes. Le coĂ»t total de conformitĂ© pour cette pĂ©riode est estimĂ© Ă  569 millions de dollars. Par consĂ©quent, le coĂ»t moyen de conformitĂ© au projet de règlement est estimĂ© Ă  2 $ par tonne de dĂ©chets Ă©liminĂ©s dans le futur aux lieux d’enfouissement rĂ©glementĂ©s. Avec des redevances de dĂ©versement typiques au Canada de 50 $ Ă  130 $ la tonne, ce coĂ»t supplĂ©mentaire reprĂ©sente entre 1,5 et 4 % du coĂ»t de l’enfouissement de ces dĂ©chets.

Il existe une variété de sources de revenus et de programmes de financement qui pourraient couvrir le coût de la mise en conformité.

Vente de combustibles et d’énergie à faible teneur en carbone

Les lieux d’enfouissement dont la production de méthane est suffisante pour soutenir un projet d’utilisation des gaz d’enfouissement peuvent être en mesure de générer des revenus grâce à la vente de combustibles et d’énergie à faible teneur en carbone, y compris le gaz naturel renouvelable et l’électricité. Ces types de projets peuvent également générer des revenus grâce à la vente de crédits de conformité en vertu du Règlement sur les combustibles propre.

Vente de crédits compensatoires de GES

Les projets de récupération et de destruction du méthane de certains lieux d’enfouissement peuvent être admissibles à la création de crédits compensatoires de GES dans le cadre du Système canadien de crédits compensatoires pour les gaz à effet de serre (et du protocole pour la récupération et la destruction du méthane des lieux d’enfouissement) et de protocoles provinciaux similaires en vigueur en Colombie-Britannique, en Alberta et au Québec. Dans le cadre de la plupart de ces systèmes et protocoles, l’éligibilité à la création de crédits compensatoires prend fin une fois que l’activité est réglementée. Les crédits compensatoires ne peuvent pas être créés pour des projets dans des lieux d’enfouissement actuellement réglementés en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec et ne constitueraient pas une source de revenus pour d’autres lieux d’enfouissement une fois que le projet de règlement fédéral s’appliquera, sauf au Québec. Dans le cadre du système du Québec, des crédits compensatoires peuvent être générés pour des projets de récupération et de destruction des gaz d’enfouissement, à condition que cette activité ne soit pas exigée en vertu d’une loi ou d’un règlement au moment de l’enregistrement du projet et que le lieu d’enfouissement reste en deçà des seuils annuels d’élimination des déchets et de capacité d’enfouissement spécifiés pendant toute la durée du projet.

Afin de prolonger l’admissibilitĂ© Ă  la production de crĂ©dits compensatoires dans les plus petits lieux d’enfouissement, en vertu du projet de règlement, les lieux d’enfouissement dont la production annuelle de mĂ©thane est Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  664 tonnes, mais infĂ©rieure Ă  1 000 tonnes, seraient admissibles Ă  la production et Ă  la vente de crĂ©dits compensatoires pour la rĂ©cupĂ©ration et la destruction du mĂ©thane des lieux d’enfouissement jusqu’au 1er janvier 2033.

Programmes de financement

Les projets d’infrastructure de gestion des gaz d’enfouissement dans les lieux d’enfouissement réglementés peuvent être admissibles à un financement dans le cadre de programmes tels que le Fonds pour le développement des collectivités du Canada (fonds fédéraux avec programme exécuté par les provinces et les territoires) et le Fonds municipal vert (FMV) (pour les projets de production d’énergie à partir des gaz d’enfouissement).

Ménages et analyse comparative entre les sexes plus

Le Ministère a effectuĂ© une analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) et a conclu qu’aucun groupe ne serait touchĂ© de manière disproportionnĂ©e par le projet de règlement. La plupart des grandes municipalitĂ©s urbaines possèdent des lieux d’enfouissement qui seraient rĂ©glementĂ©s. Toutefois, seule une partie des petites municipalitĂ©s rurales devra se conformer au règlement. L’ACS+ a conclu que le projet de règlement aurait un impact financier sur les collectivitĂ©s situĂ©es dans chaque province et territoire du Canada (Ă  l’exception du Nunavut) qui possèdent des lieux d’enfouissement rĂ©glementĂ©s ou qui envoient leurs dĂ©chets dans des lieux d’enfouissement rĂ©glementĂ©s privĂ©s. Cependant, les effets ne se feront pas sentir de la mĂŞme façon dans toutes les rĂ©gions. En raison de la petite taille des lieux d’enfouissement et de l’absence de systèmes existants de rĂ©cupĂ©ration des gaz d’enfouissement, le coĂ»t par tonne d’éq. CO2 rĂ©duite a Ă©tĂ© le plus Ă©levĂ© au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et dans l’Île-du-Prince-Édouard (voir le tableau 10).

Aucun autre impact significatif de l’ACS+ n’a été soulevé en relation avec le projet de règlement.

Lentille des petites entreprises

On estime que le projet de règlement aurait une incidence sur 146 lieux d’enfouissement, qu’ils soient privĂ©s ou publics. Les lieux d’enfouissement publics de dĂ©chets solides municipaux, qui ne sont pas considĂ©rĂ©s comme des entreprises, ont Ă©tĂ© exclus de l’analyse de la lentille des petites entreprises. Parmi les lieux d’enfouissement privĂ©s qui devraient ĂŞtre rĂ©glementĂ©s, aucun ne semble atteindre le seuil Ă  respecter pour ĂŞtre considĂ©rĂ© comme une petite entrepriserĂ©fĂ©rence 14. Par consĂ©quent, la lentille des petites entreprises ne devrait pas s’appliquer.

Le projet de règlement a Ă©tĂ© conçu pour exclure les plus petits lieux d’enfouissement au pays et pour donner plus de temps aux petits lieux d’enfouissement afin de se conformer aux normes de rendement et aux exigences en matière de surveillance. L’échĂ©ance de mise en Ĺ“uvre pour se conformer aux seuils de concentration en mĂ©thane de surface est proposĂ©e comme Ă©tant le 1er janvier 2033. Cela permettrait aux petits lieux d’enfouissement de crĂ©er des crĂ©dits compensatoires lorsque l’exploitation volontaire et prĂ©coce des systèmes de rĂ©cupĂ©ration de gaz d’enfouissement se fait avant les Ă©chĂ©ances du règlement.

Résumé de la lentille des petites entreprises

L’analyse a permis de conclure que le projet de règlement n’aurait aucune incidence sur les petites entreprises. Toutefois, une analyse des rĂ©percussions potentielles sur un lieu d’enfouissement qui pourraient dĂ©clencher la lentille des petites entreprises est fournie pour illustrer l’incidence potentielle sur les coĂ»ts, comme on le constate dans le rĂ©sumĂ© prĂ©sentĂ© au tableau 12 ci-après. On suppose que les lieux d’enfouissement qui sont des petites entreprises n’ont pas de système de rĂ©cupĂ©ration et de destruction des gaz d’enfouissement.

Tableau 12 : CoĂ»ts totaux pour les petites entreprises (Ă  titre d’illustration)
Catégorie de coûts Annualisés Valeur actualisée totale
CoĂ»ts liĂ©s Ă  la conformitĂ© (une petite entreprise touchĂ©e) 368 650 $ 5 005 423 $
CoĂ»ts administratifs (une petite entreprise touchĂ©e) 5 323 $ 72 271 $
CoĂ»t total 373 973 $ 5 077 694 $
CoĂ»t par petite entreprise 373 973 $ 5 077 694 $

Le rĂ©sumĂ© de la lentille des petites entreprises indique qu’aucune petite entreprise n’est touchĂ©e pendant la pĂ©riode de l’analyse (16 ans), l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence pour les coĂ»ts Ă©tant fixĂ©e en 2022. Les coĂ»ts de conformitĂ© annualisĂ©s pour un lieu d’enfouissement qui pourraient dĂ©clencher la lentille des petites entreprises sont estimĂ©s Ă  368 650 $, avec une valeur totale actualisĂ©e de 5 005 423 $ sur 16 ans. Ces coĂ»ts seraient attribuĂ©s Ă  l’installation d’un champ de captage des gaz d’enfouissement, d’une soufflante et d’une torchère. De plus, un lieu d’enfouissement qui pourrait dĂ©clencher la lentille des petites entreprises aurait des frais de fonctionnement et d’entretien ainsi que des coĂ»ts de surveillance. Les coĂ»ts administratifs annualisĂ©s sont estimĂ©s Ă  5 323 $, et la valeur actualisĂ©e totale est de 72 271 $ sur 16 ans. Le coĂ»t total annualisĂ©, qui comprend les coĂ»ts de conformitĂ© et d’administration, est estimĂ© Ă  373 973 $, et la valeur totale actualisĂ©e est de 5 077 694 $ sur 16 ans.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique puisqu’il y aurait une augmentation progressive de la charge administrative pour les entreprises et qu’un nouveau titre rĂ©glementaire serait introduit.

Le principal facteur de coĂ»ts administratifs est l’établissement de rapports rĂ©glementaires et la tenue de registres. L’établissement des rapports rĂ©glementaires comprend principalement la rĂ©alisation d’une Ă©valuation initiale de l’applicabilitĂ©, afin d’estimer la quantitĂ© de mĂ©thane gĂ©nĂ©rĂ© par le lieu d’enfouissement. Une fois que l’évaluation indique que le lieu d’enfouissement dĂ©passe le seuil de gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane spĂ©cifiĂ©, dans les futures annĂ©es (pĂ©riode prĂ©cisĂ©e), le Ministère demanderait aux lieux d’enfouissement rĂ©glementĂ©s de lui fournir un rapport annuel. Le projet de règlement obligerait les lieux d’enfouissement Ă  tenir certains registres de conformitĂ©. On suppose que certaines des donnĂ©es requises sont dĂ©jĂ  accessibles et conservĂ©es par les sites rĂ©glementĂ©s en raison des exigences provinciales existantes et des exigences liĂ©es au permis d’exploitation du lieu d’enfouissement. De plus, les sites rĂ©glementĂ©s devraient assumer de nouveaux coĂ»ts administratifs liĂ©s Ă  l’apprentissage des nouvelles exigences rĂ©glementaires administratives. Le Ministère estime qu’en moyenne, les propriĂ©taires ou les exploitants de lieux d’enfouissement consacreraient 80 heures par an pour se conformer aux exigences administratives, Ă  un taux horaire de 56 $rĂ©fĂ©rence 6. Les coĂ»ts administratifs totaux annualisĂ©s des entitĂ©s rĂ©glementĂ©es pour se conformer aux exigences administratives sur une pĂ©riode de 10 ans sont estimĂ©s Ă  environ 58 792 $ pour toutes les parties prenantes, soit 2 450 $ par entreprise.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Provinces et territoires

Des règlements visant Ă  contrĂ´ler les Ă©missions de mĂ©thane des lieux d’enfouissement sont dĂ©jĂ  en place dans certaines provinces. Par exemple, la Colombie-Britannique, l’Ontario et le QuĂ©bec ont adoptĂ© des règlements exigeant que les grands lieux d’enfouissement captent et contrĂ´lent ou rĂ©duisent les Ă©missions de mĂ©thane, et d’autres incluent des exigences relatives Ă  l’installation de systèmes de rĂ©cupĂ©ration et de torchage des gaz d’enfouissement dans les permis d’exploitation. Plus particulièrement :

En ce qui concerne l’alignement sur les règlements provinciaux actuels, le projet de règlement est harmonisé avec l’approche réglementaire de la Colombie-Britannique, qui exige que certains lieux d’enfouissement modélisent la génération de méthane et que seuls les lieux qui dépassent un seuil de génération de méthane prennent des mesures pour contrôler les émissions. Le projet de règlement est harmonisé avec l’exigence de la réglementation du Québec de surveiller périodiquement les émissions de méthane en surface et de respecter un seuil de concentration. Les exigences relatives à la fréquence de la surveillance des champs de captage du projet de règlement sont conformes aux directives de la Colombie-Britannique pour cette activité. Le projet de règlement prévoit des seuils plus stricts pour déterminer quels lieux d’enfouissement doivent contrôler les émissions, ainsi qu’une surveillance et des seuils supplémentaires pour évaluer le rendement du contrôle du méthane dans ces lieux d’enfouissement.

La LCPE permet une certaine flexibilité grâce à des accords d’équivalence avec les provinces et territoires intéressés, pour autant que le règlement fédéral et les régimes provinciaux ou territoriaux juridiquement contraignants soient considérés comme produisant des résultats environnementaux égaux ou supérieurs. Lorsqu’un accord d’équivalence est conclu, un décret pris par le gouverneur en conseil exige que le règlement fédéral ne s’applique pas à une province et que seul le règlement provincial s’applique.

États-Unis

Le projet de règlement serait harmonisĂ© avec les seuils rĂ©glementaires au niveau des États amĂ©ricains parmi les plus stricts pour dĂ©terminer l’applicabilitĂ©, Ă©valuer le rendement et dĂ©tecter et rĂ©parer les fuites de mĂ©thane, actuellement inclus dans le règlement sur le mĂ©thane des lieux d’enfouissement (LMR) de la Californie, la règle relative au mĂ©thane des lieux d’enfouissement de l’Oregon, les exigences rĂ©glementaires pour le contrĂ´le des Ă©missions de gaz d’enfouissement provenant des lieux d’enfouissement de dĂ©chets solides municipaux du Maryland et le projet de règlement de l’État de Washington sur les Ă©missions de mĂ©thane des lieux d’enfouissement (PDF). Les seuils de gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane dans les règles de ces États font tous rĂ©fĂ©rence au mĂŞme seuil de 664 tonnes (Ă©quivalent Ă  732 tonnes amĂ©ricaines ou 3,0 millions d’unitĂ©s thermiques britanniques mĂ©triques par heure [MMBtu/h]). Les exigences rĂ©glementaires relatives Ă  la surveillance des systèmes actifs de rĂ©cupĂ©ration des gaz d’enfouissement et Ă  la surveillance des concentrations de mĂ©thane en surface s’alignent sur les exigences actuelles incluses dans les normes amĂ©ricaines sur les nouvelles sources d’émissions et les directives sur les Ă©missions qui s’appliquent Ă  certains lieux d’enfouissement recevant des dĂ©chets solides municipaux, ainsi que dans les règlements Ă©tatiques.

Le Ministère poursuivra sa collaboration avec l’Agence américaine de protection de l’environnement (Environmental Protection Agency ou EPA) et les autorités réglementaires étatiques pour déterminer les possibilités d’harmonisation des exigences, dans la mesure du possible, et pour élaborer de nouvelles exigences ou modifier les exigences actuelles. La Californie examine actuellement les exigences du LMR en vue d’y apporter des modifications pour renforcer ses exigences. Le Ministère poursuivra sa collaboration avec ces partenaires dans le but d’élaborer des méthodes d’essai normalisées pour la surveillance par drone des émissions de méthane en surface et la mesure des émissions de méthane sur l’ensemble du site, qui pourraient jouer un rôle important dans le projet de règlement et étayer de futures modifications, au besoin.

Autres pays

Sur le plan international, le Canada travaille en partenariat avec la communautĂ© internationale pour mettre en Ĺ“uvre l’Accord de Paris, pour appuyer l’engagement de limiter bien en deçà de 2 oC la hausse de la tempĂ©rature durant le prĂ©sent siècle, et poursuivre les efforts visant Ă  limiter cette hausse Ă  1,5 oC.

Lors de la 26e ConfĂ©rence des Parties Ă  la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, le Canada s’est joint Ă  110 pays pour appuyer l’engagement mondial sur le mĂ©thane, selon lequel les pays s’engagent Ă  prendre des mesures dans l’ensemble de l’économie pour rĂ©duire les Ă©missions de mĂ©thane de 30 % d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2020.

L’Union europĂ©enne (UE) Ă©labore une approche pour gĂ©rer les Ă©missions de mĂ©thane. Le Conseil europĂ©en a publiĂ© sa stratĂ©gie sur le mĂ©thane le 14 octobre 2020, couvrant les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et des dĂ©chets. La stratĂ©gie prĂ©voit de poursuivre la mise en Ĺ“uvre de la Directive concernant la mise en dĂ©charge des dĂ©chets adoptĂ©e en 1999, qui impose aux exploitants de lieux d’enfouissement de contrĂ´ler les gaz d’enfouissement en les utilisant pour produire de l’énergie ou en les brĂ»lant Ă  la torche. Une rĂ©vision de la Directive concernant la mise en dĂ©charge des dĂ©chets, prĂ©vue pour 2024, examinera la possibilitĂ© d’inclure de nouvelles techniques pour rĂ©duire les Ă©missions de mĂ©thane des lieux d’enfouissement et d’amĂ©liorer la surveillance, la dĂ©claration et la vĂ©rification dans le document d’orientation actuel sur la mise en Ĺ“uvre de la Directive. La lĂ©gislation de l’UE supplĂ©mentaire sur les dĂ©chets dĂ©posĂ©e en 2018 prĂ©voit l’obligation de dĂ©tourner les dĂ©chets biodĂ©gradables des lieux d’enfouissement d’ici 2024 et fixe un nouvel objectif de 10 % maximum de mise en lieu d’enfouissement de tous les dĂ©chets d’ici 2035. L’accent mis sur le dĂ©tournement des dĂ©chets organiques dans certains pays europĂ©ens (conformĂ©ment Ă  ces objectifs) a considĂ©rablement rĂ©duit la gĂ©nĂ©ration de mĂ©thane dans les lieux d’enfouissement, qui aurait nĂ©cessitĂ© des mesures d’attĂ©nuation comme la mise en Ĺ“uvre de systèmes de contrĂ´le du mĂ©thane.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Le projet de règlement entrerait en vigueur Ă  la date de son enregistrement. Certaines exigences du règlement s’appliqueraient dès son entrĂ©e en vigueur (Ă©valuation de la production annuelle de mĂ©thane), alors que d’autres ne s’appliqueraient pas avant le 1er janvier 2027, le 1er janvier 2029 ou le 1er janvier 2033, selon qu’il existe ou non des systèmes de captage des gaz d’enfouissement dans un lieu d’enfouissement et selon la quantitĂ© de mĂ©thane produite annuellement qui est Ă©valuĂ©e. Le règlement serait pleinement mis en Ĺ“uvre d’ici 2033.

Conformité et application

Le projet de règlement serait pris en vertu de la LCPE. Les agents d’application de la loi appliqueraient la Politique de conformité et d’application de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) lorsqu’ils vérifieraient la conformité au règlement. La politique définit l’éventail des mesures d’application possibles en cas d’infractions présumées. L’agent chargé de l’application de la loi choisira la mesure d’application appropriée en fonction de la politique.

Le Ministère entreprendra des activités de promotion de la conformité, notamment l’élaboration de documents d’orientation expliquant les exigences réglementaires et axés sur les méthodes de surveillance à utiliser pour se conformer au règlement. Ces documents seront publiés sur le site Web du ministère et diffusés dans le cadre de webinaires. Les activités de promotion de la conformité seront ajustées en fonction des analyses de conformité ou si des problèmes de conformité imprévus surviennent.

Personnes-ressources

Astrid TĂ©lasco
Directrice
Division de la réduction et de la gestion des déchets
Environnement et Changement climatique Canada
351, boulevard Saint-Joseph
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : ges-dechets-ghg-waste@ec.gc.ca

Matt Watkinson
Directeur exécutif
Division de l’analyse réglementaire et évaluation
Direction de l’analyse économique
Direction générale de la politique stratégique
Environnement et Changement climatique Canada
200, boulevard SacrĂ©-CĹ“ur, 10e Ă©tage
Gatineau (Québec)
K1A 0H3
Courriel : ravd.darv@ec.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ©, conformĂ©ment au paragraphe 332(1)rĂ©fĂ©rence a de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) rĂ©fĂ©rence b, que la gouverneure en conseil, en vertu du paragraphe 93(1)rĂ©fĂ©rence c et de l’article 286.1rĂ©fĂ©rence d de cette loi, se propose de prendre le Règlement sur la rĂ©duction des rejets de mĂ©thane (secteur des dĂ©chets), ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter au ministre de l’Environnement, dans les soixante jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis, leurs observations au sujet du projet de règlement ou un avis d’opposition motivĂ© demandant la constitution de la commission de rĂ©vision prĂ©vue Ă  l’article 333rĂ©fĂ©rence e de la mĂŞme loi. Ceux qui prĂ©sentent des observations sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. Ceux qui prĂ©sentent leurs observations par tout autre moyen, ainsi que ceux qui prĂ©sentent un avis d’opposition, sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout Ă  Astrid TĂ©lasco, directrice, Division de la rĂ©duction et de la gestion des dĂ©chets, ministère de l’Environnement, 351, boulevard Saint-Joseph, Gatineau (QuĂ©bec) K1A 0H3 (courriel : ges-dechets-ghg-waste@ec.gc.ca).

Quiconque fournit des renseignements au ministre peut en mĂŞme temps prĂ©senter une demande de confidentialitĂ© aux termes de l’article 313rĂ©fĂ©rence f de la mĂŞme loi.

Ottawa, le 25 juin 2024

La greffière adjointe du Conseil privé
Wendy Nixon

Règlement sur la réduction des rejets de méthane (secteur des déchets)

Définitions et interprétation

Définitions

1 (1) Les définitions qui suivent s’appliquent au présent règlement.

activité de surveillance
S’entend des activitĂ©s suivantes :
  • a) chaque activitĂ© de surveillance Ă  l’égard des puits de rĂ©cupĂ©ration de gaz d’enfouissement qui est prĂ©vue au paragraphe 10(1);
  • b) chaque activitĂ© de surveillance Ă  l’égard des composants d’équipement qui est prĂ©vue au paragraphe 13(1);
  • c) chaque activitĂ© de surveillance Ă  l’égard de la concentration de mĂ©thane en surface et de la concentration moyenne de mĂ©thane en surface par zone qui est prĂ©vue aux paragraphes 17(1) ou (2). (monitoring event)
agent autorisé
S’entend, Ă  l’égard du propriĂ©taire ou de l’exploitant :
  • a) s’agissant d’une personne physique, de celle-ci ou d’une autre personne physique autorisĂ©e Ă  agir en son nom;
  • b) s’agissant d’une personne morale, de celui de ses dirigeants autorisĂ© Ă  agir en son nom;
  • c) s’agissant d’une entitĂ© autre qu’une personne morale, de la personne physique autorisĂ©e Ă  agir en son nom. (authorized official )
biocouverture
Couverture placée sur le lieu d’enfouissement et qui est conçue pour favoriser l’oxydation microbienne du méthane par voie aérobie. (biocover)
composant d’équipement
Élément entrant dans la composition d’un système de gestion de gaz d’enfouissement qui est susceptible de faire l’objet d’une fuite de méthane. (equipment component)
concentration moyenne de méthane en surface par zone
Moyenne de toutes les concentrations de mĂ©thane enregistrĂ©es dans une zone spĂ©cifiĂ©e de 4 500 m2. (zone-average surface methane concentration)
couverture finale
Couverture placée sur les parties du lieu d’enfouissement qui ont atteint le niveau maximal pour lequel elles ont été conçues ou sur lesquelles les activités d’élimination de déchets ont pris fin. (final cover)
déchets solides municipaux
Déchets provenant de sources résidentielles, commerciales, institutionnelles, industrielles, de construction, de rénovation, de démolition ou de défrichement. (municipal solid waste)
dépassement
S’entend de l’une des concentrations de mĂ©thane suivantes :
  • a) Ă  l’égard d’une concentration en surface, 500 ppmv ou plus;
  • b) Ă  l’égard d’une concentration moyenne de mĂ©thane en surface par zone, 25 ppmv ou plus. (exceedance)
document d’orientation technique
Le document intitulé Document d’orientation technique sur l’estimation, la mesure et la surveillance du méthane dans les lieux d’enfouissement publié par le ministère de l’Environnement. (Technical Guidance Document)
évacuation
S’entend de l’émission de gaz d’enfouissement dans l’atmosphère provenant des conduits de ventilation et des composants du système de contrôle des lixiviats. (vent)
exploitant
Personne qui a toute autorité à l’égard d’un lieu d’enfouissement ou d’un système de gestion de gaz d’enfouissement. (operator)
fermé
S’agissant d’un lieu d’enfouissement, qui n’accepte plus de déchets solides à des fins d’élimination. (closed )
fuite de méthane
S’entend de toute fuite provenant d’un composant d’équipement dont la concentration de méthane est égale ou supérieure à 500 ppmv. (methane leak)
gaz d’enfouissement
Mélange de gaz, notamment le méthane, générés par la décomposition des déchets organiques dans un lieu d’enfouissement. (landfill gas)
méthode 21 de l’EPA
MĂ©thode de l’Environmental Protection Agency des États-Unis intitulĂ©e Method 21 — Determination of Volatile Organic Compound Leaks, qui figure Ă  l’appendice A-7 de la partie 60, chapitre I, titre 40, du Code of Federal Regulations des États-Unis. (EPA Method 21)
ppmv
Parties par million en volume. (ppmv)
système de gestion des gaz d’enfouissement
Tout système utilisé dans un lieu d’enfouissement pour récupérer et brûler ou traiter le gaz d’enfouissement. (landfill gas management system)
système de récupération active des gaz d’enfouissement
Tout système qui utilise des puits de récupération de gaz d’enfouissement et des tuyaux de raccordement, des soufflantes, des ventilateurs, des pompes ou des compresseurs pour créer un gradient de pression afin d’extraire activement le gaz d’enfouissement. (active landfill gas recovery system)

Interprétation

(2) Pour l’application du prĂ©sent règlement, dans la mĂ©thode 21 de l’EPA, les mentions de « volatile organic compounds Â» ou « VOC Â» valent mention de « mĂ©thane Â».

Documents incorporés par renvoi

(3) Dans le présent règlement, tout renvoi à un document s’entend de sa version éventuellement modifiée.

Objet

Protection de l’environnement

2 Afin de protĂ©ger l’environnement et de rĂ©duire, immĂ©diatement ou Ă  long terme, les effets nocifs des Ă©missions de mĂ©thane sur l’environnement ou sur sa diversitĂ© biologique, le prĂ©sent règlement, Ă  la fois :

Application

Application

3 Le prĂ©sent règlement s’applique Ă  l’égard des lieux d’enfouissement suivants :

Évaluation de la génération de méthane

Évaluation annuelle

4 (1) Au plus tard le 1er juin de chaque annĂ©e civile, le propriĂ©taire ou l’exploitant d’un lieu d’enfouissement prend les mesures suivantes :

Cessation d’effet

(2) Le paragraphe (1) cesse de s’appliquer Ă  l’égard d’un lieu d’enfouissement si le propriĂ©taire ou l’exploitant se conforme Ă  l’alinĂ©a (1)b) et si, selon le cas, Ă  la fin de l’annĂ©e civile prĂ©cĂ©dente :

Définition de ouvert

(3) Pour l’application du présent article, ouvert se dit du lieu d’enfouissement qui accepte des déchets solides en vue de leur élimination.

Registre

5 Le propriĂ©taire ou l’exploitant d’un lieu d’enfouissement tient un registre de ce qui suit :

Exigences conditionnelles

Non-application

6 (1) Les articles 7 Ă  23 ne s’appliquent pas Ă  l’égard d’un lieu d’enfouissement si la quantitĂ© de mĂ©thane calculĂ©e aux termes de l’alinĂ©a 4(1)a) pour une annĂ©e civile est infĂ©rieure Ă  1 000 tonnes, s’il s’agit d’un lieu d’enfouissement fermĂ© Ă  la fin de cette annĂ©e civile et si le propriĂ©taire ou l’exploitant se conforme Ă  l’alinĂ©a 4(1)b) pour cette annĂ©e civile.

Application — 1 000 tonnes ou plus

(2) Les articles 7 Ă  23 s’appliquent Ă  l’égard d’un lieu d’enfouissement si la quantitĂ© de mĂ©thane calculĂ©e aux termes de l’alinĂ©a 4(1)a) pour une annĂ©e civile est Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  1 000 tonnes, et ce :

Application — de 664 Ă  1 000 tonnes

(3) Les articles 7 Ă  23 s’appliquent Ă  l’égard d’un lieu d’enfouissement si la quantitĂ© de mĂ©thane calculĂ©e aux termes de l’alinĂ©a 4(1)a) pour une annĂ©e civile est Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  664 tonnes mais infĂ©rieure Ă  1 000 tonnes, et ce, Ă  partir du 1er janvier 2033 ou, si cette date est postĂ©rieure, du 1er janvier de la quatrième annĂ©e suivant l’annĂ©e pour laquelle la quantitĂ© de mĂ©thane est calculĂ©e.

Contrôle du méthane

Interdiction d’évacuation

7 (1) Sous réserve du paragraphe (2), il est interdit au propriétaire ou à l’exploitant d’un lieu d’enfouissement d’évacuer du gaz d’enfouissement.

Exceptions

(2) Le gaz d’enfouissement peut ĂŞtre Ă©vacuĂ© dans les cas suivants :

Destruction du méthane

8 (1) Afin de dĂ©truire le mĂ©thane, le propriĂ©taire ou l’exploitant d’un lieu d’enfouissement achemine le gaz d’enfouissement rĂ©cupĂ©rĂ© par le système de rĂ©cupĂ©ration active de gaz d’enfouissement vers l’un ou plusieurs des dispositifs ou systèmes suivants :

Émissions — système de traitement

(2) Dans le cas oĂą le gaz d’enfouissement rĂ©cupĂ©rĂ© est acheminĂ© vers un système de traitement visĂ© Ă  l’alinĂ©a (1)d), le propriĂ©taire ou l’exploitant de ce système achemine, vers une torchère fermĂ©e ou ouverte, ce qui suit :

Renseignements fournis au ministre

(3) Dans le cas oĂą le gaz d’enfouissement rĂ©cupĂ©rĂ© est acheminĂ© vers un dispositif ou système visĂ© Ă  l’alinĂ©a (1)e), le propriĂ©taire ou l’exploitant du lieu d’enfouissement fournit les renseignements ci-après au ministre au plus tard le 1er juin de l’annĂ©e suivant l’annĂ©e civile durant laquelle ce dispositif ou système est mis en service :

Surveillance — destruction de mĂ©thane

(4) Le propriĂ©taire ou l’exploitant du lieu d’enfouissement mesure, Ă  un intervalle maximal de quinze minutes, la concentration en mĂ©thane de tout gaz d’enfouissement rĂ©cupĂ©rĂ© et le dĂ©bit volumĂ©trique de ce gaz d’enfouissement, en mètres cubes dans des conditions normalisĂ©es (tempĂ©rature de 15 Â°C et pression de 101,325 kPa), qui est acheminĂ© vers chaque dispositif ou système visĂ© au paragraphe (1).

Registre

9 Le propriĂ©taire ou l’exploitant d’un lieu d’enfouissement tient un registre de ce qui suit :

Surveillance — puits de rĂ©cupĂ©ration de gaz d’enfouissement

Surveillance des puits de récupération

10 (1) Sous réserve du paragraphe (3), afin de déterminer si la pression dans un des puits de récupération de gaz d’enfouissement est négative, le propriétaire ou l’exploitant d’un lieu d’enfouissement exerce une surveillance mensuelle de tous les puits de récupération.

Méthode

(2) La pression dans le puits est mesurée à l’aide d’un manomètre portatif ou d’un manomètre différentiel étalonné et utilisé conformément aux spécifications du fabricant.

Exceptions

(3) Le propriĂ©taire ou l’exploitant n’est pas tenu de surveiller le puits de rĂ©cupĂ©ration de gaz d’enfouissement dans les cas suivants :

Pression positive

11 (1) Dans le cas oĂą la pression mesurĂ©e dans un puits de rĂ©cupĂ©ration de gaz d’enfouissement est positive, le propriĂ©taire ou l’exploitant du lieu d’enfouissement est tenu de satisfaire aux exigences suivantes :

Non application

(2) Le paragraphe (1) ne s’applique pas lorsqu’il y a un incendie au lieu d’enfouissement ou lorsque la tempĂ©rature atteint ou dĂ©passe 55 Â°C dans le puits.

Registre

12 Le propriĂ©taire ou l’exploitant d’un lieu d’enfouissement tient un registre de ce qui suit :

Fuites de méthane

Surveillance

13 (1) Afin de dĂ©tecter les fuites de mĂ©thane dans un composant d’équipement faisant partie d’un système de gestion de gaz d’enfouissement en service au lieu d’enfouissement, le propriĂ©taire ou l’exploitant de ce composant d’équipement prend une des mesures suivantes :

Avis au ministre — autre mĂ©thode

(2) Dans le cas oĂą le propriĂ©taire ou l’exploitant utilise la mĂ©thode visĂ©e Ă  l’alinĂ©a (1)b), au moins soixante jours avant de commencer Ă  le faire, celui-ci en avise le ministre et lui fournit les renseignements et documents suivants :

DĂ©tection — fuite de mĂ©thane

14 (1) Dans le cas oĂą une fuite de mĂ©thane est dĂ©tectĂ©e dans un composant d’équipement, le propriĂ©taire ou l’exploitant de ce composant d’équipement, dans les trente jours suivant la date Ă  laquelle la fuite a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©e, Ă  la fois :

Suivi

(2) Dans le cas oĂą la fuite n’a pas Ă©tĂ© Ă©liminĂ©e, le propriĂ©taire ou l’exploitant fournit au ministre les renseignements ci-après, dans les trente jours suivant la date Ă  laquelle la mesure visĂ©e Ă  l’alinĂ©a (1)b) a Ă©tĂ© effectuĂ©e :

Délai

(3) Au plus tard le quatre-vingt-dixième jour suivant la date initiale de détection de la fuite, le propriétaire ou l’exploitant élimine la fuite, si celle-ci peut être éliminée alors que le composant d’équipement demeure en fonction. Sinon, il le fait pendant le prochain arrêt du système de gestion de gaz d’enfouissement.

Élimination — fuite de mĂ©thane

(4) La fuite est considĂ©rĂ©e comme Ă©liminĂ©e lorsque la concentration de mĂ©thane Ă  l’emplacement de la fuite, mesurĂ©e Ă  l’aide d’un instrument visĂ© Ă  l’alinĂ©a 19(1)a) utilisĂ© en conformitĂ© avec l’article 8.3.1 de la mĂ©thode 21 de l’EPA, dans la mesure oĂą cet article est compatible avec les recommandations du fabricant de l’instrument, est infĂ©rieure Ă  500 ppmv.

Registre

15 Le propriĂ©taire ou l’exploitant du composant d’équipement tient, pour chaque activitĂ© de surveillance, un registre de ce qui suit :

Limites de concentration de méthane en surface

Obligation

16 (1) Le propriétaire ou l’exploitant d’un lieu d’enfouissement veille à ce qu’il n’y ait pas de dépassement à l’égard d’une concentration de méthane en surface ou d’une concentration moyenne de méthane en surface par zone dans les parties du lieu d’enfouissement qui se trouvent sous couverture finale ou dans lesquelles aucune activité d’élimination de déchets n’a eu lieu dans les douze mois précédents.

Exception

(2) Le paragraphe (1) ne s’applique pas aux parties du lieu d’enfouissement où la couverture est en cours de construction ni à celles où le système de récupération active de gaz d’enfouissement est hors service en raison d’un entretien normal ou de réparations.

Surveillance — dĂ©passement

17 (1) Afin de dĂ©tecter les dĂ©passements, le propriĂ©taire ou l’exploitant d’un lieu d’enfouissement exerce — trois fois par annĂ©e civile, Ă  un intervalle minimal de quatre-vingt-dix jours — une surveillance en mesurant les concentrations de mĂ©thane en surface en conformitĂ© avec l’article 19 et en calculant la concentration moyenne de mĂ©thane en surface par zone en conformitĂ© avec l’article 20.

Exception

(2) Si aucun dépassement n’est détecté pendant une année civile donnée dans les parties du lieu d’enfouissement qui se trouvent sous couverture finale, le propriétaire ou l’exploitant n’est tenu de surveiller ces parties qu’une seule fois au cours de l’année civile suivante.

Suivi

18 (1) Dans le cas oĂą un dĂ©passement est dĂ©tectĂ©, le propriĂ©taire ou l’exploitant du lieu d’enfouissement :

Renseignements Ă  fournir au ministre

(2) Si le dĂ©passement n’a pas Ă©tĂ© Ă©liminĂ©, le propriĂ©taire ou l’exploitant fournit au ministre, dans les cent vingt jours suivant la date initiale de dĂ©tection du dĂ©passement, les renseignements suivants :

Délai

(3) Au plus tard six mois après la date initiale de détection du dépassement, le propriétaire ou l’exploitant élimine le dépassement.

Élimination — dĂ©passement

(4) Le dĂ©passement est considĂ©rĂ© comme Ă©liminĂ© lorsque la mesure effectuĂ©e Ă  l’aide d’un instrument visĂ© Ă  l’alinĂ©a 19(1)a) utilisĂ© en conformitĂ© avec les paragraphes 19(2) et (5) Ă  l’emplacement ou dans la zone oĂą le dĂ©passement a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© indique la concentration suivante :

Instruments

19 (1) Les concentrations de mĂ©thane en surface sont mesurĂ©es au moyen de l’un des instruments suivants :

MĂ©thode — alinĂ©a (1)a)

(2) Dans le cas où un instrument de surveillance du méthane visé à l’alinéa (1)a) est utilisé, les concentrations de méthane en surface sont mesurées en plaçant l’entrée de la sonde à une hauteur maximale de dix centimètres au-dessus de la surface du lieu d’enfouissement.

MĂ©thode — alinĂ©a (1)b)

(3) Dans le cas oĂą un instrument de surveillance du mĂ©thane visĂ© Ă  l’alinĂ©a (1)b) est utilisĂ©, les concentrations de mĂ©thane en surface sont mesurĂ©es en conformitĂ© avec l’article 8.3 de l’autre mĂ©thode 51 de l’EPA.

Emplacements — mesures

(4) Les mesures sont effectuĂ©es de la manière et aux emplacements suivants :

Restriction

(5) Aucune mesure ne doit être effectuée dans les soixante-douze heures suivant tout épisode de précipitations.

Définition de autre méthode 51 de l’EPA

(6) Pour l’application du prĂ©sent article, autre mĂ©thode 51 de l’EPA s’entend de la mĂ©thode de l’Environmental Protection Agency des États-Unis intitulĂ©e Other Test Method 51 (OTM-51) – UAS Application of Method 21 for Surface Emission Monitoring of Landfills.

Calcul — mesures au sol

20 (1) Dans le cas oĂą la concentration de mĂ©thane en surface est mesurĂ©e dans une zone Ă  l’aide d’un instrument visĂ© Ă  l’alinĂ©a 19(1)a), le calcul de la concentration de mĂ©thane moyenne en surface par zone est basĂ© sur ces mesures et comprend uniquement les mesures visĂ©es Ă  l’alinĂ©a 19(4)b).

Calcul — mesures par drone

(2) Dans le cas oĂą la concentration de mĂ©thane en surface est mesurĂ©e dans une zone Ă  l’aide de l’un des instruments visĂ©s Ă  l’alinĂ©a 19(1)b) et que la moyenne des mesures effectuĂ©es dans la zone est Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  25 ppmv, la zone doit Ă  nouveau faire l’objet de mesures effectuĂ©es Ă  l’aide d’un instrument visĂ© Ă  l’alinĂ©a 19(1)a) utilisĂ© en conformitĂ© avec le paragraphe 19(2), l’alinĂ©a 19(4)b) et le paragraphe 19(5), et le calcul de la concentration moyenne de mĂ©thane en surface par zone pour cette zone doit ĂŞtre basĂ© sur ces nouvelles mesures.

Calcul non nécessaire

(3) Dans le cas oĂą la concentration de mĂ©thane en surface est mesurĂ©e dans une zone Ă  l’aide de l’un des instruments visĂ©s Ă  l’alinĂ©a 19(1)b) et que la moyenne des mesures est infĂ©rieure Ă  25 ppmv, le calcul de la concentration moyenne de mĂ©thane en surface par zone n’a pas Ă  ĂŞtre effectuĂ©.

Registre

21 Le propriĂ©taire ou l’exploitant d’un lieu d’enfouissement tient, pour chaque activitĂ© de surveillance, un registre de ce qui suit :

Rapport annuel

Rapport annuel

22 Au plus tard le 1er juin de chaque annĂ©e civile, le propriĂ©taire ou l’exploitant d’un lieu d’enfouissement fournit au ministre un rapport, pour l’annĂ©e civile prĂ©cĂ©dente, qui contient les renseignements suivants :

Cessation d’effet

Articles 7 Ă  15

23 (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (4), les articles 7 Ă  15 cessent de s’appliquer Ă  l’égard d’un lieu d’enfouissement fermĂ© dont la surface complète se trouve sous couverture finale si, selon le cas :

Articles 16 Ă  22

(2) Sous rĂ©serve du paragraphe (4), les articles 16 Ă  22 cessent de s’appliquer Ă  l’égard d’un lieu d’enfouissement fermĂ© dont la surface complète se trouve sous couverture finale si, selon le cas :

Non-application — paragraphe 17(2)

(3) Pour l’application de l’alinĂ©a (2)b), le propriĂ©taire ou l’exploitant ne peut pas se prĂ©valoir de l’exception visĂ©e au paragraphe 17(2).

Renseignements Ă  fournir au ministre

(4) Le propriĂ©taire ou l’exploitant d’un lieu d’enfouissement fournit au ministre les renseignements et documents suivants :

Dispositions générales

Registres

24 S’agissant des registres Ă  tenir pour l’application du prĂ©sent règlement, le propriĂ©taire ou l’exploitant d’un lieu d’enfouissement prend les mesures suivantes :

Transmission électronique

25 (1) Les rapports, avis, registres ou renseignements à fournir au ministre pour l’application du présent règlement sont transmis électroniquement en la forme précisée par le ministre et portent la signature ou la signature électronique du propriétaire ou de l’exploitant qui est tenu de les fournir ou de son agent autorisé.

Exception

(2) Si le ministre n’a pas précisé de forme électronique ou si, en raison de circonstances hors du contrôle du propriétaire ou de l’exploitant du lieu d’enfouissement, les rapports, avis, registres ou renseignements ne peuvent être transmis électroniquement, ils le sont sur support papier, signés par le propriétaire ou l’exploitant ou son agent autorisé et en la forme précisée par le ministre, ou autrement si aucune forme n’est précisée.

Disposition transitoire

Application — paragraphe 4(1)

26 Dans les quatre-vingt-dix jours suivant la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, le propriĂ©taire ou l’exploitant d’un lieu d’enfouissement est tenu de se conformer au paragraphe 4(1) Ă  l’égard de l’annĂ©e civile prĂ©cĂ©dant celle durant laquelle ce paragraphe est entrĂ© en vigueur.

Modification corrĂ©lative au Règlement sur les dispositions rĂ©glementaires dĂ©signĂ©es aux fins de contrĂ´le d’application — Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999)

27 L’annexe du Règlement sur les dispositions rĂ©glementaires dĂ©signĂ©es aux fins de contrĂ´le d’application — Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) rĂ©fĂ©rence 15 est modifiĂ©e par adjonction, selon l’ordre numĂ©rique, de ce qui suit :
Article

Colonne 1

Règlement

Colonne 2

Dispositions

39 Règlement sur la réduction des rejets de méthane (secteur des déchets)
  • a) paragraphe 7(1)
  • b) paragraphes 8(1) et (2)
  • c) paragraphes 14(1) et (3)
  • d) paragraphe 16(1)
  • e) paragraphes 18(1) et (3)

Entrée en vigueur

Enregistrement

28 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

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