La Gazette du Canada, Partie I, volume 158, numĂ©ro 26 : Règlement modifiant le Règlement fĂ©dĂ©ral sur les prĂŞts aux Ă©tudiants et le Règlement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financière aux Ă©tudiants

Le 29 juin 2024

Fondements législatifs
Loi fédérale sur les prêts aux étudiants
Loi fédérale sur l’aide financière aux étudiants

Ministère responsable
Ministère de l’Emploi et du Développement social

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Parmi les nombreux facteurs qui contribuent Ă  limiter l’accès aux services de santĂ© dans les rĂ©gions rurales et Ă©loignĂ©es, il y a la difficultĂ© d’attirer des mĂ©decins de famille, des rĂ©sidents en mĂ©decine familiale, des infirmiers et des infirmiers praticiens (mĂ©decins et infirmiers) dans ces collectivitĂ©s. La dispense de remboursement des prĂŞts d’études canadien (la dispense de remboursement) a Ă©tĂ© mise en place pour inciter les mĂ©decins et les infirmiers Ă  travailler dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es. La dĂ©finition actuelle de « collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie Â» exclut les collectivitĂ©s qui peuvent ĂŞtre considĂ©rĂ©es comme rurales qui se trouvent dans les limites de plus grandes municipalitĂ©s, ce qui les rend inadmissibles Ă  la dispense mĂŞme s’il s’agit de petites collectivitĂ©s rurales mal desservies. La prĂ©sente proposition permettrait de rĂ©pondre Ă  l’engagement pris dans le budget de 2023 du gouvernement du Canada visant Ă  garantir que certaines collectivitĂ©s dans le besoin ne soient pas exclues de la dispense de remboursement.

Description : Modifications proposĂ©es au Règlement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financière aux Ă©tudiants et au Règlement fĂ©dĂ©ral sur les prĂŞts aux Ă©tudiants afin de modifier la dĂ©finition de « collectivitĂ© rurale et Ă©loignĂ©e mal desservie Â» pour la dispense de remboursement Ă  l’égard des mĂ©decins et des infirmiers. En vertu des modifications rĂ©glementaires proposĂ©es, toutes les rĂ©gions considĂ©rĂ©es comme des rĂ©gions rurales par Statistique Canada seraient admissibles Ă  la dispense de remboursement tout comme les centres de population d’au plus 30 000 habitants (comme le dĂ©finit Statistique Canada dans le Dictionnaire du Recensement et le dĂ©termine le plus rĂ©cent Recensement de la population).

Justification : Compte tenu de la pĂ©nurie actuelle de professionnels de la santĂ© au Canada, en particulier dans les collectivitĂ©s rurales, cette proposition inciterait financièrement les mĂ©decins et les infirmiers Ă  dĂ©mĂ©nager dans des rĂ©gions mal desservies en veillant Ă  ce qu’un plus grand nombre de collectivitĂ©s rurales soient admissibles Ă  cette dispense.

Les modifications proposĂ©es Ă©largiraient la zone d’admissibilitĂ© Ă  la dispense de remboursement pour inclure toutes les rĂ©gions et les collectivitĂ©s rurales dont la population est infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  30 000 habitants. Cette proposition rĂ©glementaire devrait initialement accroĂ®tre la disponibilitĂ© des services de santĂ© pour environ 1,7 million de Canadiens vivant dans des rĂ©gions nouvellement admissibles. On s’attend Ă  ce que cette mesure incite 935 mĂ©decins et infirmiers Ă  fournir des services de santĂ© Ă  une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e sur une pĂ©riode de 10 ans. La littĂ©rature suggère que cette augmentation du nombre de mĂ©decins et d’infirmiers dans les rĂ©gions rurales ou Ă©loignĂ©es entraĂ®nera de meilleurs rĂ©sultats de santĂ© dans les rĂ©gions rurales et Ă©loignĂ©es du Canada.

Le coĂ»t de la proposition s’élève Ă  87,4 millions de dollars (valeur actualisĂ©e) sur 10 ans. Il comprend les coĂ»ts pour le gouvernement fĂ©dĂ©ral de fournir des dispenses de remboursement des prĂŞts supplĂ©mentaires dans les rĂ©gions nouvellement admissibles ainsi que les coĂ»ts pour les futurs emprunteurs dans les collectivitĂ©s existantes qui ne seront pas admissibles Ă  la dispense de remboursement après 2027-2028. Compte tenu de l’amĂ©lioration de l’accès aux services de santĂ© et, comme le suggèrent les donnĂ©es probantes dans la documentation examinĂ©e, de meilleurs rĂ©sultats pour la santĂ©, les avantages pour les Canadiens vivant dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es l’emportent sur les coĂ»ts de mise en Ĺ“uvre des modifications rĂ©glementaires proposĂ©es.

Enjeux

Parmi les nombreux facteurs qui contribuent Ă  limiter l’accès aux services de santĂ© dans les rĂ©gions rurales et Ă©loignĂ©es, il y a la difficultĂ© d’attirer des mĂ©decins de famille, des rĂ©sidents en mĂ©decine familiale, des infirmiers et des infirmiers praticiens (mĂ©decins et infirmiers) dans ces collectivitĂ©s. La dispense de remboursement des prĂŞts d’études canadien (la dispense de remboursement) a Ă©tĂ© mise en place pour inciter les mĂ©decins et les infirmiers Ă  travailler dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es. La dĂ©finition actuelle de « collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie Â» exclut les collectivitĂ©s qui peuvent ĂŞtre considĂ©rĂ©es comme rurales qui se trouvent dans les limites de plus grandes municipalitĂ©s, ce qui les rend inadmissibles Ă  la dispense mĂŞme s’il s’agit de petites collectivitĂ©s rurales mal desservies. La prĂ©sente proposition permettrait de rĂ©pondre Ă  l’engagement pris dans le budget de 2023 du gouvernement du Canada visant Ă  garantir que certaines collectivitĂ©s dans le besoin ne soient pas exclues de la dispense de remboursement.

Contexte

Programme canadien d’aide financière aux étudiants

Le Programme canadien d’aide financière aux Ă©tudiants (le Programme) offre aux Ă©tudiants admissibles des prĂŞts d’études canadiens (des prĂŞts) ainsi que des bourses d’études canadiennes (des bourses) non remboursables pour les aider Ă  payer leurs Ă©tudes postsecondaires dans un collège, une universitĂ© ou un autre Ă©tablissement postsecondaire dĂ©signĂ©. Les bourses et les prĂŞts sont offerts aux Ă©tudiants des neuf provinces participantes, soit la Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador et l’Île-du-Prince-Édouard ainsi que le Yukon. Les Ă©tudiants de ces provinces et de ce territoire reçoivent Ă  la fois une aide financière fĂ©dĂ©rale et une aide financière provinciale ou territoriale. Quant au QuĂ©bec, au Nunavut et aux Territoires du Nord-Ouest, ils se sont dĂ©sinscrits du Programme et reçoivent des montants compensatoires du gouvernement fĂ©dĂ©ral pour administrer leurs propres programmes d’aide financière aux Ă©tudiants.

Depuis 2013, afin d’élargir la prestation de services de soins de santĂ© de première ligne Ă  un plus grand nombre de Canadiens dans les rĂ©gions gĂ©ographiques mal desservies, le gouvernement du Canada a accordĂ© une dispense de remboursement de prĂŞt aux mĂ©decins et aux infirmiers qui travaillent dans les « collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es Â». Cette prestation permet Ă  ces collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es d’attirer et de retenir des fournisseurs de soins de santĂ©rĂ©fĂ©rence 1, ce qui accroĂ®t l’accès aux soins de santĂ© dans ces rĂ©gions. Depuis le 3 novembre 2023, les mĂ©decins sont admissibles Ă  une dispense de remboursement de prĂŞt fĂ©dĂ©rale jusqu’à concurrence de 60 000 $ sur cinq ans et les infirmiers, Ă  une dispense de remboursement de prĂŞt fĂ©dĂ©rale jusqu’à concurrence de 30 000 $ sur cinq ans.

Selon les statistiques du Programme, le montant le plus Ă©levĂ© de dispense de remboursement de prĂŞt entre l’exercice 2017-2018 et l’exercice 2021-2022 a Ă©tĂ© accordĂ© aux infirmiers autorisĂ©s (56,8 millions de dollars), suivis des rĂ©sidents en mĂ©decine familiale (24 millions de dollars), des infirmiers auxiliaires autorisĂ©s (13,7 millions de dollars) et des mĂ©decins de famille (10 millions de dollars).

Les conditions d’admissibilitĂ© Ă  la dispense de remboursement sont prescrites aux termes de l’article 29 du Règlement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financière aux Ă©tudiants rĂ©fĂ©rence 2 et de l’article 19 du Règlement fĂ©dĂ©ral sur les prĂŞts aux Ă©tudiantsrĂ©fĂ©rence 3. Pour bĂ©nĂ©ficier de la dispense de remboursement, un emprunteur doit avoir travaillĂ© dans une « collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie Â» en tant que mĂ©decin ou infirmier au cours de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente et avoir demandĂ© la dispense de remboursement de prĂŞt au plus tard 90 jours après la fin de l’annĂ©e en question.

Le paragraphe 2(1) du Règlement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financière aux Ă©tudiants et du Règlement fĂ©dĂ©ral sur les prĂŞts aux Ă©tudiants dĂ©finit une « collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie Â» comme toute subdivision de recensement (dĂ©finie dans le document de Statistique Canada intitulĂ© Classification gĂ©ographique type 2011rĂ©fĂ©rence 4) qui n’a pas de secteur de recensement et qui est situĂ©e Ă  l’extĂ©rieur des capitales des 10 provinces. Les secteurs de recensement sont dĂ©crits dans la Classification gĂ©ographique type 2011 comme Ă©lĂ©ments qui existent dans toutes les rĂ©gions mĂ©tropolitaines de recensement et dans les agglomĂ©rations de recensement dont le noyau compte 50 000 habitants ou plusrĂ©fĂ©rence 5. Pour ĂŞtre admissible Ă  la dispense de remboursement, l’emprunteur doit avoir travaillĂ© dans une collectivitĂ© qui rĂ©pond Ă  ces critères qui signifient en gĂ©nĂ©ral une collectivitĂ© dont la population est infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  50 000 habitants.

Les rĂ©gions mĂ©tropolitaines de recensement et les agglomĂ©rations de recensement peuvent couvrir un vaste territoire et inclure des rĂ©gions rurales qui se trouvent dans les limites de plus grandes municipalitĂ©s. Pour dĂ©terminer les rĂ©gions comprises dans les rĂ©gions mĂ©tropolitaines de recensement et les agglomĂ©rations de recensement, Statistique Canada ne tient pas compte de la densitĂ© de population. Il examine plutĂ´t si la rĂ©gion en question est intĂ©grĂ©e au noyau urbain, en utilisant le navettage provenant des donnĂ©es sur le lieu de travail du recensement prĂ©cĂ©dent. Pour cette raison, certaines collectivitĂ©s rurales mal desservies oĂą les rĂ©sidents font habituellement la navette vers les centres urbains peuvent ne pas ĂŞtre couvertes par la dispense de remboursement. Bien que certaines personnes vivant dans des rĂ©gions rurales soient prĂŞtes Ă  parcourir de longues distances pour accĂ©der Ă  des services de santĂ©, de nombreuses personnes qui ont besoin de services de santĂ©, en particulier les personnes âgĂ©es, ne sont pas aussi mobiles. Par exemple, la municipalitĂ© de Halifax a fusionnĂ© les rĂ©gions rurales qui l’entourent, englobant plus de 5 000 kmrĂ©fĂ©rence 2. Lorsque cette superficie est calculĂ©e en distance de dĂ©placement, les rĂ©sidents de Sheet Harbour (une rĂ©gion de l’agglomĂ©ration) doivent conduire plus d’une heure et demie pour se rendre au centre-ville de Halifax. En raison de la dĂ©finition actuelle d’une « collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie Â», les rĂ©gions Ă  faible population Ă©loignĂ©es de Halifax, mais Ă  l’intĂ©rieur de l’agglomĂ©ration, comme Sheet Harbour, ne sont pas admissibles Ă  la dispense de remboursement.

Un autre problème avec la dĂ©finition actuelle est qu’elle est basĂ©e sur des donnĂ©es du recensement de 2011. Cela signifie qu’une collectivitĂ© qui se situait sous le seuil de la population Ă  ce moment-lĂ  demeurera admissible Ă  la dispense de remboursement indĂ©finiment, sans Ă©gard Ă  la croissance de la population. Par exemple, Fort McMurray, en Alberta, est admissible Ă  la dispense de remboursement selon la dĂ©finition actuelle, et ce, mĂŞme si elle compte plus de 68 000 habitants selon le Recensement de la population de 2021.

Dans le budget de 2023, le gouvernement du Canada s’est engagĂ© Ă  encourager davantage de mĂ©decins et d’infirmiers Ă  travailler dans les « collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies Â». Plus prĂ©cisĂ©ment, le budget de 2023 prĂ©voit Ă©tendre la portĂ©e de la dispense de remboursement Ă  un plus grand nombre de collectivitĂ©s rurales, notamment les collectivitĂ©s dont la population est infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  30 000 habitants.

Objectif

La prĂ©sente proposition rĂ©glementaire vise Ă  s’assurer que les mĂ©decins et les infirmiers travaillant dans toutes les rĂ©gions rurales et dans les centres de population dont la population est infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  30 000 habitants sont admissibles Ă  la dispense de remboursement de prĂŞt. On s’attend Ă  ce que cette proposition incite les mĂ©decins et les infirmiers Ă  s’installer dans ces collectivitĂ©s, ce qui, Ă  son tour, devrait se traduire par un meilleur accès aux soins de santĂ© pour les rĂ©sidents des collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies.

Description

Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es remplaceraient la dĂ©finition actuelle de « collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie Â» qui fait rĂ©fĂ©rence aux « subdivisions de recensement Â» et aux « secteurs de recensement Â» telle qu’elle est dĂ©finie par Statistique Canada et utilise les donnĂ©es des populations du recensement de 2011. La nouvelle dĂ©finition de « collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie Â» Ă©voquerait les dĂ©finitions de « rĂ©gions rurales Â» et « centres de population Â» de Statistique Canada (limitĂ© aux centres de population infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  30 000 habitants) et utilisera les donnĂ©es des populations du dernier recensement, telles qu’elles sont publiĂ©es.

Plus prĂ©cisĂ©ment, les « centres de population Â» sont dĂ©finis dans le Dictionnaire du Recensement de Statistique Canada comme ayant une population d’au moins 1 000 habitants et une densitĂ© de population de 400 personnes ou plus par kilomètre carrĂ©. Les « rĂ©gions rurales Â» sont dĂ©finies dans le mĂŞme document comme toutes les rĂ©gions situĂ©es Ă  l’extĂ©rieur des centres de population. RĂ©unis, les centres de population et les rĂ©gions rurales couvrent l’ensemble du territoire canadien. En vertu de cette proposition, les petites collectivitĂ©s qui se trouvent dans les limites de plus grandes municipalitĂ©s deviendraient admissibles Ă  la dispense. L’intĂ©gration du concept de « centres de population Â» favorise Ă©galement l’harmonisation avec d’autres lois, telles que la Loi sur les banques et la Loi de l’impĂ´t sur le revenu, qui utilisent la dĂ©finition de centres de population de Statistique Canada pour dĂ©finir l’admissibilitĂ© Ă  certains programmes.

Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es ajouteraient plus de 200 collectivitĂ©s Ă  la liste des rĂ©gions oĂą les mĂ©decins et les infirmiers peuvent ĂŞtre admissibles Ă  la dispense de remboursement. Elles feraient Ă©galement en sorte qu’environ 25 collectivitĂ©s ne seraient plus admissibles, car elles comptent plus de 30 000 habitants selon le plus rĂ©cent Recensement de la population (2021).

Les modifications réglementaires proposées comprendraient une disposition transitoire permettant aux collectivités admissibles à la dispense de remboursement en vertu du Règlement actuel de demeurer admissibles jusqu’au recensement de 2026.

Les cartes ci-dessous illustrent les répercussions de la définition proposée sur les régions de Halifax, en Nouvelle-Écosse, et de Sudbury, en Ontario.

Halifax (Nouvelle-Écosse) : dĂ©finition actuelle

Halifax (Nouvelle-Écosse) : dĂ©finition proposĂ©e – Version textuelle en dessous de l'image

Halifax (Nouvelle-Écosse) : dĂ©finition actuelle - Version textuelle

Région de Halifax, indiquant la région métropolitaine de recensement de Halifax, qui est inadmissible selon la définition actuelle. La position de Sheet Harbour est indiquée, qui est inclus dans la région inadmissible.

RĂ©gion en rouge : rĂ©gion mĂ©tropolitaine de recensement de Halifax, incluant Sheet Harbour, qui est inadmissible selon la dĂ©finition actuelle.

Environs : rĂ©gion admissible selon la dĂ©finition actuelle.

Halifax (Nouvelle-Écosse) : dĂ©finition proposĂ©e

Halifax (Nouvelle-Écosse) : dĂ©finition proposĂ©e – Version textuelle en dessous de l'image

Halifax (Nouvelle-Écosse) : dĂ©finition proposĂ©e - Version textuelle

Région de Halifax, indiquant le centre de population de Halifax, qui demeure inadmissible selon la définition proposée. La position de Sheet Harbour est indiquée, qui est situé dans une région admissible.

RĂ©gion en orange : centre de population de Halifax – la seule rĂ©gion qui demeure inadmissible.

RĂ©gions en jaune: petits centres de population (population de moins de 30 000 habitants) qui sont maintenant tous admissibles.

Autres rĂ©gions : rĂ©gions rurales comme l’indique la dĂ©finition du centre de population de Statistique Canada, incluant Sheet Harbour, qui sont toutes maintenant admissibles.

Sudbury (Ontario) : dĂ©finition actuelle

Halifax (Nouvelle-Écosse) : dĂ©finition proposĂ©e – Version textuelle en dessous de l'image

Sudbury (Ontario) : dĂ©finition actuelle - Version textuelle

Région de Sudbury, indiquant la région métropolitaine de recensement de Greater Sudbury / Grand Sudbury, qui est inadmissible selon la définition actuelle.

RĂ©gion en rouge : rĂ©gion mĂ©tropolitaine de Grand Sudbury, qui est inadmissible selon la dĂ©finition actuelle.

Environs : rĂ©gion admissible selon la dĂ©finition actuelle.

Sudbury (Ontario) : dĂ©finition proposĂ©e

Sudbury (Ontario) : dĂ©finition proposĂ©e – Version textuelle en dessous de l'image

Sudbury (Ontario) : dĂ©finition proposĂ©e - Version textuelle

Région de Sudbury, indiquant le centre de population de Sudbury, qui demeure inadmissible selon la définition proposée.

RĂ©gion en orange : centre de population de Sudbury – la seule rĂ©gion qui demeure inadmissible.

RĂ©gions en jaune: petits centres de population (population de moins de 30 000 habitants) qui sont maintenant tous admissibles. Les nouveaux centres de population qui deviennent admissibles en vertu de la dĂ©finition proposĂ©e comprennent Coniston, Lively, Azilda, Chelmsford, Dowling, Valley East et Capreol.

Autres régions: régions rurales comme l’indique la définition du centre de population de Statistique Canada qui sont toutes maintenant admissibles.

En vertu des modifications rĂ©glementaires proposĂ©es, tous les emprunteurs qui continuent de travailler en tant que mĂ©decin ou infirmier dans une collectivitĂ© Ă  l’égard de laquelle ils ont reçu la dispense l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente continueraient de recevoir l’intĂ©gralitĂ© de la dispense, que l’admissibilitĂ© de la collectivitĂ© ait changĂ© ou non. Le tableau ci-dessous illustre comment ce principe s’appliquerait dans une collectivitĂ© appelĂ©e ville A. La ville A compte 25 000 habitants dans le recensement de 2031 et est donc admissible Ă  la dispense de remboursement. Dans le recensement de 2036, publiĂ© en fĂ©vrier 2037, elle compte 32 000 habitants et n’est plus admissible.

Tableau 1 : Exemples de l’impact sur les demandeurs travaillant dans une ville qui perd son droit Ă  la dispense de remboursement en 2037
Nom utilisĂ© aux fins d’exemple AnnĂ©e de dĂ©but de travail dans la ville A Continue Ă  travailler dans la ville A pendant 5 ans? Admissible Ă  la dispense de remboursement pour la totalitĂ© de la pĂ©riode de 5 ans? Explication
Sarah 2035 Oui Oui Bien que la ville A perdra son admissibilitĂ© pour de nouveaux candidats après le recensement de 2036, Sarah demeurera admissible, car, lorsqu’elle a commencĂ© Ă  travailler dans la ville A, celle-ci Ă©tait admissible.
Charles 2036 Non. Il a dĂ©mĂ©nagĂ© en 2037 pour travailler Ă  la ville B pendant un an avant de revenir Ă  la ville A en 2038. Non Lorsque Charles retourne Ă  la ville A, son admissibilitĂ© sera réévaluĂ©e en fonction de la taille de la population indiquĂ©e dans le dernier recensement (32 000 habitants).
Masoud 2038 Oui Non Lorsque Masoud commence Ă  travailler dans la ville A, la collectivitĂ© n’est pas admissible selon le dernier recensement.

Dans le cadre du bĂ©nĂ©fice Ă  la dispense de remboursement, les règlements proposĂ©s considèrent que les donnĂ©es dĂ©mographiques d’un Recensement de la population s’appliquent six mois après la date de la publication de ce recensement par Statistique Canada ou le 1er novembre suivant cette date, selon la plus tardive de ces dates. Cette disposition offrirait aux intervenants une certaine prĂ©visibilitĂ© en ce qui concerne l’admissibilitĂ© des collectivitĂ©s. Les rĂ©sultats du recensement sont gĂ©nĂ©ralement publiĂ©s en fĂ©vrier de l’annĂ©e suivante (par exemple les donnĂ©es du Recensement de la population 2021 ont Ă©tĂ© publiĂ©es le 9 fĂ©vrier 2022), auquel cas les donnĂ©es prendraient toujours effet pour la dispense de remboursement le 1er novembre. Cette date standardisĂ©e donnerait de la prĂ©dictibilitĂ© aux intervenants pour savoir quand les changements Ă  l’admissibilitĂ© des collectivitĂ©s s’appliquent. Cependant, le programme a besoin d’au moins six mois afin d’intĂ©grer les changements d’admissibilitĂ©. Si jamais le Recensement de la population n’est pas publiĂ© en fĂ©vrier, cette disposition garantirait un dĂ©lai suffisant pour la mise en Ĺ“uvre des changements et pour permettre aux collectivitĂ©s concernĂ©es de rĂ©flĂ©chir Ă  leurs approches en matière de recrutement et de maintien en poste (par exemple, une collectivitĂ© pourra annoncer une date limite avant laquelle les mĂ©decins et les infirmiers admissibles pourront commencer Ă  exercer dans leur collectivitĂ© et ĂŞtre toujours admissibles Ă  la dispense).

Élaboration de la réglementation

Consultation

Tables des intervenants

Le Programme consulte rĂ©gulièrement les intervenants, notamment des groupes d’étudiants ainsi que les provinces et les territoires, par l’intermĂ©diaire du Groupe consultatif national sur l’aide financière aux Ă©tudiants (GCNAFE) et du ComitĂ© consultatif intergouvernemental sur l’aide financière aux Ă©tudiants (CCIAFE). En outre, pour cette mesure, le Programme a Ă©galement sollicitĂ© les ministères de la santĂ© provinciaux et territoriaux avec le soutien de SantĂ© Canada et du ComitĂ© fĂ©dĂ©ral-provincial-territorial (FPT) sur l’effectif en santĂ©. Le ComitĂ© FPT sur l’effectif en santĂ© est responsable devant la ConfĂ©rence FPT des sous-ministres. Les membres sont les coprĂ©sidents fĂ©dĂ©raux et provinciaux, ainsi qu’un dĂ©lĂ©guĂ© de haut niveau de chaque ministère de la santĂ© fĂ©dĂ©ral, provincial et territorial. Le mandat de la ConfĂ©rence consiste notamment Ă  fournir des conseils politiques et stratĂ©giques Ă  la ConfĂ©rence des sous-ministres sur les questions relatives au personnel de santĂ© et Ă  cerner les questions Ă©mergentes concernant le personnel de santĂ© et la prestation de services de santĂ©rĂ©fĂ©rence 6.

Du 17 au 18 mai 2022, les reprĂ©sentants du Programme ont rencontrĂ© les intervenants du GCNAFE et du sous-comitĂ© de l’élaboration des politiques sous l’égide du CCIAFE et leur ont avisĂ© que la dĂ©finition de « collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie Â» Ă©tait en cours de rĂ©vision. Les commentaires dĂ©coulant de ces tables des intervenants ont privilĂ©giĂ© une dĂ©finition rĂ©visĂ©e d’une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie qui pourrait permettre Ă  davantage d’emprunteurs travaillant dans des collectivitĂ©s mal desservies d’accĂ©der Ă  la dispense de remboursement de prĂŞt. Un membre du GCNAFE a commentĂ© qu’il y a actuellement de la confusion parmi les Ă©tudiants concernant la dĂ©finition d’une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie et a notĂ© des diffĂ©rences entre les dĂ©finitions fĂ©dĂ©rales et provinciales/territoriales. Il a indiquĂ© que le plan fĂ©dĂ©ral visant Ă  modifier la dĂ©finition d’une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie serait une occasion de rĂ©duire la confusion.

Le 31 mai 2022, les reprĂ©sentants du Programme ont rencontrĂ© les ministères provinciaux et territoriaux de la santĂ© par l’intermĂ©diaire du ComitĂ© FPT sur l’effectif en santĂ©. Lors de la rĂ©union, certains reprĂ©sentants des ministères de la santĂ© provinciaux-territoriaux ont fait remarquer que la dispense de remboursement de prĂŞt pourrait ĂŞtre d’une utilitĂ© limitĂ©e pour les mĂ©decins, compte tenu de leur rĂ©munĂ©ration plus Ă©levĂ©e après l’obtention du diplĂ´me et du besoin de prĂŞts supplĂ©mentaires au moyen de marges de crĂ©dit pendant leurs Ă©tudes en mĂ©decine. Les reprĂ©sentants ont Ă©galement soulignĂ© la pĂ©nurie de professionnels de la santĂ© dans les rĂ©gions rurales et Ă©loignĂ©es et ont notĂ© l’existence d’un attrait compĂ©titif fort pour les mĂ©decins du secteur privĂ© Ă  travailler dans les centres urbains. Cependant, le ComitĂ© n’a pas fourni d’indications sur une approche pour rĂ©soudre la pĂ©nurie dans les collectivitĂ©s rurales, Ă©loignĂ©es et mal desservies. En outre, un intervenant a soulignĂ© les dĂ©fis potentiels liĂ©s au maintien des professionnels de la santĂ© après la fin de la pĂ©riode de dispense de remboursement de prĂŞt.

Le Programme a participĂ© Ă  des rĂ©unions bilatĂ©rales avec des reprĂ©sentants de SantĂ© Canada, d’Innovation, Sciences et DĂ©veloppement Ă©conomique Canada et de Statistique Canada entre avril et aoĂ»t 2022. Les rĂ©unions avec ces collègues fĂ©dĂ©raux ont permis de constater un soutien gĂ©nĂ©ral Ă  l’égard des amĂ©liorations apportĂ©es Ă  la dispense de remboursement.

Les responsables de Santé Canada ont indiqué qu’ils étaient conscients du problème des collectivités rurales et éloignées mal desservies et ont souligné le besoin des professionnels de la santé dans ces régions, notant la complexité de ce problème de longue date.

Innovation, Sciences et Développement économique Canada utilise une variété de définitions pour désigner les collectivités éloignées et rurales, selon l’objectif spécifique d’un programme particulier.

Les reprĂ©sentants de Statistique Canada ont fourni des renseignements sur les termes gĂ©ographiques qu’ils utilisent : rĂ©gions mĂ©tropolitaines de recensement et agglomĂ©rations de recensementrĂ©fĂ©rence 7, centres de populationrĂ©fĂ©rence 8 et densitĂ© de populationrĂ©fĂ©rence 9.

Statistique Canada a indiquĂ© que les rĂ©gions mĂ©tropolitaines de recensement et les agglomĂ©rations de recensement sont des termes qui comprennent les rĂ©gions avoisinantes qui se trouvent Ă  une distance de dĂ©placement raisonnable. Par consĂ©quent, certaines municipalitĂ©s fusionnĂ©es renferment de petites collectivitĂ©s rurales qui ne sont actuellement pas admissibles Ă  la dispense de remboursement en raison de fusions historiques. Les centres de population, qui sont dĂ©finis comme ayant une densitĂ© de population d’au moins 400 personnes par kilomètre carrĂ© et une population de 1 000 habitants ou plus, sont des rĂ©gions plus ciblĂ©es par rapport aux rĂ©gions mĂ©tropolitaines de recensement et aux agglomĂ©rations du recensement.

La densitĂ© de population en soi a Ă©galement Ă©tĂ© considĂ©rĂ©e par le Programme comme un moyen de dĂ©finir les « rĂ©gions rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies Â», mais elle a Ă©tĂ© rejetĂ©e, car les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies peuvent souvent avoir un regroupement de logements. Les collectivitĂ©s qui ont des poches intenses de densitĂ© malgrĂ© une faible population peuvent ainsi devenir inadmissibles. La dĂ©finition de « centre de population Â» aborde cette question en tenant compte Ă©galement de la population de la rĂ©gion ainsi que sa densitĂ©.

Engagement de l’automne 2022

Ă€ l’automne 2022, le Programme a Ă©galement mobilisĂ© les intervenants sur les engagements du budget de 2022 concernant la dispense de remboursement. Ces engagements comprenaient l’augmentation du montant maximal de dispense de remboursement de prĂŞt de 50 % pour les mĂ©decins et infirmiers admissibles travaillant dans des collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies, l’élargissement de la liste des professions admissibles et la rĂ©vision de la dĂ©finition d’une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservierĂ©fĂ©rence 10. Dans le cadre de cet engagement, un document de discussion et un questionnaire ont Ă©tĂ© envoyĂ©s Ă  102 intervenants.

Des commentaires ont Ă©tĂ© reçus des intervenants suivants : les associations professionnelles reprĂ©sentant les mĂ©decins et les infirmiers, les ministères de la santĂ© provinciaux et territoriaux, les organisations reprĂ©sentant les intĂ©rĂŞts des collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es, les intervenants autochtones et les membres du GCNAFE et du CCIAFE. Ces groupes reprĂ©sentent 75 des 102 intervenants invitĂ©s Ă  donner leur avis dans le cadre de l’engagement de l’automne 2022. Cependant, tous les intervenants ayant soumis des rĂ©ponses n’ont pas abordĂ© la question de la modification de la dĂ©finition d’une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie. Certains ont laissĂ© des sections en blanc ou ont indiquĂ© que leur organisation avait choisi de ne pas fournir de perspective, Ă©tant donnĂ© que ce n’était pas leur domaine d’expertise. Au total, 9 des 75 intervenants ont fourni une rĂ©ponse touchant la dĂ©finition rĂ©visĂ©e de « collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie Â». Bien que l’engagement portât sur trois modifications proposĂ©es Ă  l’égard de la dispense de remboursement, seule la rĂ©troaction liĂ©e Ă  cette proposition est discutĂ©e ci-dessous.

On a demandé aux intervenants d’indiquer les régions rurales ou éloignées au Canada qui sont mal desservies quant à l’accès aux services médicaux, mais qui ne sont pas actuellement admissibles à la dispense de remboursement.

Huit intervenants ont cernĂ© une lacune dans la dĂ©finition actuelle et ont fourni les emplacements et les groupes suivants qui devraient ĂŞtre inclus dans une nouvelle dĂ©finition : bande Six Nations de Grand River, toutes les communautĂ©s autochtones et de Premières Nations, les communautĂ©s du Nord (notamment celles du Nord-Est et de l’Ouest de l’Ontario), Lethbridge (Alberta), Medicine Hat (Alberta), Fort St. John (Alberta), Charlottetown (ĂŽle-du-Prince-Édouard), Summerside (ĂŽle-du-Prince-Édouard) et Halifax (Nouvelle-Écosse). Ils ont Ă©galement soulevĂ© des prĂ©occupations selon lesquelles les grandes municipalitĂ©s fusionnĂ©es pourraient inclure des collectivitĂ©s qui seraient autrement considĂ©rĂ©es comme rurales, Ă©loignĂ©es et mal desservies.

Deux des six intervenants qui ont fourni des rĂ©ponses Ă  l’égard des dĂ©finitions actuelles de centres de population et de rĂ©gions rurales de Statistique Canada ont Ă©tĂ© d’accord avec la dĂ©finition. Une organisation a indiquĂ© que la distance d’une collectivitĂ© par rapport Ă  un noyau urbain devrait ĂŞtre prise en compte dans la dĂ©finition, et une autre a suggĂ©rĂ© que la dĂ©finition devrait tenir compte du niveau des besoins en soins de santĂ© non satisfaits. Deux provinces ont fourni leurs propres dĂ©finitions des collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es pour donner du contexte, mais elles ne s’appliquaient pas Ă  l’échelle fĂ©dĂ©rale.

En rĂ©ponse Ă  la question de savoir quelle devrait ĂŞtre la taille maximale de la population pour qu’une collectivitĂ© rurale et Ă©loignĂ©e soit admissible, un intervenant a rĂ©pondu qu’il faudrait envisager une population de 15 000 habitants ou moins, tandis qu’un autre a suggĂ©rĂ© d’envisager une population de 150 000 habitants ou moins.

En plus des rĂ©ponses liĂ©es Ă  la dĂ©finition appropriĂ©e de « collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie Â», certains intervenants ont offert d’autres points de vue. Par exemple, une association professionnelle reprĂ©sentant les mĂ©decins a plaidĂ© en faveur d’un allègement complet de la dette des Ă©tudiants afin de soutenir le maintien en poste des travailleurs de la santĂ© dans les rĂ©gions oĂą les besoins sont urgents, y compris les rĂ©gions rurales et Ă©loignĂ©es. Elle appuyait l’augmentation de l’offre de professionnels de la santĂ© dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es pour contribuer Ă  accroĂ®tre le maintien en poste tout en rĂ©duisant l’épuisement professionnel et le roulement Ă©levĂ© du personnel. Elle a indiquĂ© que de nombreux mĂ©decins quittent les collectivitĂ©s isolĂ©es en raison du travail excessif et de l’épuisement professionnel. Le manque de ressources dans les rĂ©gions rurales et isolĂ©es est considĂ©rĂ© comme un problème qui s’autoentretient, entraĂ®nant une forte rotation du personnel et une lourde charge de travail pour le personnel en place.

De plus, un membre du GCNAFE et trois provinces ont Ă©galement suggĂ©rĂ© que les prestations n’étaient pas suffisamment connues et ont soulignĂ© un manque de coordination entre les gouvernements fĂ©dĂ©ral, provinciaux et territoriaux. Le Programme prĂ©voit d’utiliser les tables des intervenants existants (par exemple CCIAFE, GCNAFE, ComitĂ© FPT sur le personnel de santĂ©) pour faire connaĂ®tre les amĂ©liorations proposĂ©es Ă  la dispense de remboursement et favoriser une plus grande collaboration avec ses partenaires provinciaux et territoriaux.

Résultats du sondage de 2020 réalisé auprès des bénéficiaires de la dispense de remboursement

Ă€ l’automne 2020, un sondage a Ă©tĂ© menĂ© auprès de tous les bĂ©nĂ©ficiaires de la dispense de remboursement entre 2013 et 2019. Le sondage, qui a reçu un taux de rĂ©ponse de 10 % (reprĂ©sentant 232 mĂ©decins et 1 107 infirmiers), avait les objectifs suivants :

On a demandé aux bénéficiaires de la dispense de remboursement de décrire leur expérience de la dispense ainsi que leur expérience de travail dans les collectivités rurales et éloignées mal desservies. Par exemple, le sondage portait sur les niveaux d’endettement et de salaire, les montants remis au titre de la prestation, les raisons pour lesquelles un bénéficiaire a choisi de travailler dans une collectivité admissible et posait des questions sur la facilité du processus de demande et le caractère raisonnable des exigences en matière de dispenses.

Les rĂ©pondants aux sondages ont rĂ©vĂ©lĂ© que la dispense de remboursement a contribuĂ© Ă  leur dĂ©cision de travailler dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies; ils ont prĂ©cisĂ© que l’admissibilitĂ© Ă  la prestation reprĂ©sentait environ 30 % de leur prise de dĂ©cision dans le choix de travailler dans une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e. Les rĂ©pondants ont toutefois indiquĂ© que la dispense de remboursement de prĂŞt n’était qu’un facteur dans leur dĂ©cision, sans compter d’autres influences fortes comme leur prĂ©fĂ©rence de vivre dans une rĂ©gion rurale ou Ă©loignĂ©e (35 % de la prise de dĂ©cision) et le fait qu’ils ont des liens avec la famille et des amis dans la collectivitĂ© (31 % de la prise de dĂ©cision).

De plus, le sondage a rĂ©vĂ©lĂ© que la dispense de remboursement pouvait avoir une incidence positive sur le maintien en poste des professionnels de la santĂ© dans les collectivitĂ©s mal desservies, puisqu’un total combinĂ© de 69 % des rĂ©pondants ont continuĂ© Ă  travailler dans les collectivitĂ©s dĂ©signĂ©es une fois qu’ils n’étaient plus admissibles Ă  la prestation.

Plus de 9 bĂ©nĂ©ficiaires sur 10 ont indiquĂ© qu’ils estimaient que les critères d’admissibilitĂ© Ă©taient raisonnables. Parmi la minoritĂ© de bĂ©nĂ©ficiaires qui ont indiquĂ© que les critères d’admissibilitĂ© ne sont pas raisonnables, ils attribuent principalement leur dĂ©cision Ă  la dĂ©finition de « collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie Â» qu’ils jugent trop restrictive; de nombreux bĂ©nĂ©ficiaires suggèrent que la dĂ©finition devrait tenir compte non seulement de la taille d’une collectivitĂ©, mais aussi de son accès aux soins de santĂ©. Lorsqu’on leur a prĂ©sentĂ© une autre dĂ©finition utilisant le terme « rĂ©gion rurale Â» dĂ©fini par Statistique Canada comme toutes les rĂ©gions situĂ©es Ă  l’extĂ©rieur des centres de population, 3 personnes sur 10 croyaient qu’elles reprĂ©senteraient plus fidèlement les rĂ©gions rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies que la dĂ©finition actuelle. Les autres participants ont mentionnĂ© que le fait de veiller Ă  ce que l’admissibilitĂ© soit Ă©tendue Ă  toutes les « rĂ©gions rurales Â» telles que dĂ©finies par Statistique Canada serait un bon dĂ©but, mais que de limiter la dĂ©finition aux rĂ©gions rurales seulement serait insuffisant. Les participants ont recommandĂ© qu’une nouvelle dĂ©finition inclue Ă©galement les petits centres de population.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es ne devraient pas avoir d’effets diffĂ©rentiels sur les Autochtones ni de rĂ©percussions sur les traitĂ©s modernes, conformĂ©ment aux obligations du gouvernement du Canada en ce qui concerne les droits protĂ©gĂ©s par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. Les rĂ©percussions de ces modifications rĂ©glementaires proposĂ©es sur les traitĂ©s modernes ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es conformĂ©ment Ă  la Directive du Cabinet sur l’approche fĂ©dĂ©rale pour la mise en Ĺ“uvre des traitĂ©s modernes. L’évaluation n’a rĂ©vĂ©lĂ© aucune rĂ©percussion immĂ©diate sur les obligations dĂ©coulant de traitĂ©s modernes.

Tandis qu’ils se penchaient sur l’ensemble des modifications proposées à la dispense de remboursement en 2022, les responsables du Programme ont consulté l’Indigenous Physicians Association of Canada (IPAC). L’IPAC a recommandé que, bien que les incitatifs financiers incitent les gens à travailler dans les régions rurales et éloignées, l’accent soit mis sur le renforcement des capacités de la collectivité, comme la formation des résidents locaux qui sont plus susceptibles de rester à long terme dans leur collectivité d’origine. De plus, l’IPAC a recommandé que les ressources soient mieux utilisées pour atténuer les obstacles auxquels se heurtent les gens des régions rurales qui veulent entrer à la faculté de médecine et subventionner leur formation et leur résidence dans leur région d’origine.

Malheureusement, les politiques d’admission des établissements d’enseignement postsecondaire pour les facultés de médecine et les programmes d’études et de formation ne relèvent pas du gouvernement fédéral. Néanmoins, bien que le Programme soit un programme d’application générale, il aide particulièrement les apprenants autochtones en n’exigeant pas de ces emprunteurs qu’ils versent une contribution annuelle fixe aux frais d’études et en exemptant le financement reçu par l’intermédiaire du Programme d’aide aux étudiants de niveau postsecondaire (ainsi que des stratégies d’éducation postsecondaire de la nation métisse et des Inuits) de compter comme ressource dans l’évaluation des besoins de tous les demandeurs d’aide financière aux étudiants canadiens.

Choix de l’instrument

La dĂ©finition de « collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie Â» en vue de dĂ©terminer l’admissibilitĂ© Ă  la dispense de remboursement de prĂŞt fĂ©dĂ©ral pour les mĂ©decins et le personnel infirmier dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es ne pouvait pas ĂŞtre modifiĂ©e autrement que par des modifications rĂ©glementaires. La Loi fĂ©dĂ©rale sur l’aide financière aux Ă©tudiants rĂ©fĂ©rence 11et la Loi fĂ©dĂ©rale sur les prĂŞts aux Ă©tudiants rĂ©fĂ©rence 12 n’autorisent la dispense de remboursement de prĂŞt que dans les conditions prescrites par le règlement connexe. Par consĂ©quent, aucune option non rĂ©glementaire n’a Ă©tĂ© prise en compte.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Une analyse coĂ»ts-avantages a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour Ă©valuer les rĂ©percussions diffĂ©rentielles de la modification de la dĂ©finition de « collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es mal desservies Â» pour la dispense de remboursement. L’analyse coĂ»ts-avantages a Ă©tĂ© comparĂ©e Ă  un scĂ©nario de base dans lequel ces modifications rĂ©glementaires proposĂ©es ne sont pas apportĂ©es. L’analyse coĂ»ts-avantages complète peut ĂŞtre obtenue sur demande.

Les intervenants les plus directement touchés sont les résidents des collectivités rurales ou éloignées désignées, les médecins et les infirmiers admissibles qui ont des prêts d’études canadiens non remboursés et le gouvernement du Canada.

La principale source de donnĂ©es pour cette analyse coĂ»ts-avantages est les donnĂ©es administratives du Programme, en particulier le nombre de bĂ©nĂ©ficiaires et le montant des prĂŞts annulĂ©s grâce Ă  cette prestation, les donnĂ©es dĂ©mographiques du recensement de 2021, et la Classification gĂ©ographique type 2011 et 2021. De plus, un examen de la documentation de recherche a permis de dĂ©terminer les rĂ©percussions d’un accès accru aux services de soins de santĂ© pour les personnes qui rĂ©sident dans les collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es ainsi que de la renonciation Ă  une dette comme incitatif financier pour les fournisseurs de soins de santĂ© Ă  dĂ©mĂ©nager et Ă  travailler dans les collectivitĂ©s rurales.

On prĂ©voit que le changement de dĂ©finition incitera 935 mĂ©decins et infirmiers Ă  fournir des services de santĂ© dans une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e sur une pĂ©riode de 10 ans (2024-2034), en commençant par 92 professionnels de la santĂ© supplĂ©mentaires en 2024-2025. L’augmentation de 935 bĂ©nĂ©ficiaires pour la dispense de remboursement au cours des 10 annĂ©es reprĂ©sente la diffĂ©rence nette entre le nombre de bĂ©nĂ©ficiaires qui auraient dĂ©mĂ©nagĂ© dans des rĂ©gions rurales ou Ă©loignĂ©es nouvellement admissibles en raison des modifications rĂ©glementaires et le nombre de bĂ©nĂ©ficiaires qui auraient dĂ©mĂ©nagĂ© dans une rĂ©gion visĂ©e par la dĂ©finition prĂ©cĂ©dente.

En augmentant le nombre de communautĂ©s Ă©ligibles Ă  la dispense, les règlements proposĂ©s augmenteraient Ă©galement le nombre de rĂ©sidents susceptibles de bĂ©nĂ©ficier d’un meilleur accès aux soins de santĂ© d’environ 20 %, puisque l’augmentation du nombre de collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es Ă©ligibles augmenterait le nombre de rĂ©sidents concernĂ©s d’environ 1,7 million, passant de 9,5 millions Ă  11,2 millions.

Énoncé des coûts et avantages
Coûts monétisés

Le coût de la dispense de remboursement de prêt pour le gouvernement du Canada et le coût pour les emprunteurs du Programme qui ne seront plus admissibles à la dispense de remboursement de prêt en vertu des modifications proposées sont fondés sur des estimations réalisées à partir des données administratives du Programme.

Le coĂ»t monĂ©tisĂ© est le coĂ»t de la dispense de remboursement de prĂŞt accrue aux bĂ©nĂ©ficiaires et le coĂ»t de ne plus recevoir la dispense de remboursement de prĂŞt pour les emprunteurs qui travaillent et rĂ©sident dans des collectivitĂ©s en transition. On estime qu’environ 935 travailleurs de la santĂ© supplĂ©mentaires (280 mĂ©decins et 655 infirmiers) seront encouragĂ©s par cette proposition de dispense de remboursement de prĂŞt, soit le rĂ©sultat d’un ajout de 2 120 professionnels de la santĂ© dans les rĂ©gions nouvellement admissibles (517 mĂ©decins et 1 603 infirmiers) et de la perte de 1 185 professionnels de la santĂ© (237 mĂ©decins et 948 infirmiers) dans les rĂ©gions en transition après l’expiration de la disposition transitoire. Les coĂ»ts monĂ©tisĂ©s totaux sont estimĂ©s Ă  87,4 millions de dollars (valeur actualisĂ©e) pour les 10 prochaines annĂ©es.

De plus, des coûts supplémentaires seront engagés pour le fournisseur de services du Programme afin de traiter et d’administrer la dispense de remboursement de prêt pour ces bénéficiaires supplémentaires; toutefois, ces coûts ne nécessiteront pas de financement supplémentaire, car ils sont couverts par le contrat entre le fournisseur de services et le gouvernement du Canada.

Tableau 2 : CoĂ»ts monĂ©tisĂ©s de la modification de la dĂ©finition des collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es admissibles Ă  la dispense de remboursement des prĂŞts d’études canadien
Intervenants concernés Description du coût Exercice de référence 2024-2025 Deuxième exercice 2025-2026 Cinquième exercice 2028-2029 Dernier exercice 2033-2034 Total (valeur actuelle) Valeur annualisée
Gouvernement du Canada CoĂ»ts engagĂ©s en raison de rĂ©gions nouvellement admissibles 3,5 $ 7,3 $ 8,2 $ 10,0 $ 58,6 $ 8,3 $
Emprunteurs du Programme InadmissibilitĂ© de la dispense de remboursement de prĂŞt dans les rĂ©gions en transition 0,0 $ 0,0 $ 4,8 $ 8,2 $ 28,8 $ 4,1 $
Tous les intervenants Total des coĂ»ts 3,5 $ 7,3 $ 13,1 $ 18,2 $ 87,4 $ 12,4 $
Avantages monétisés

Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es inciteraient certains professionnels de la santĂ© Ă  travailler dans des collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es nouvellement admissibles et permettraient au gouvernement du Canada de rĂ©aliser des Ă©conomies parce que certaines rĂ©gions ne seraient plus admissibles une fois la disposition transitoire expirĂ©e. Ces avantages ont Ă©tĂ© monĂ©tisĂ©s en attribuant les coĂ»ts estimatifs Ă©quivalents engagĂ©s par le gouvernement pour la dispense de remboursement de prĂŞt comme avantage pour les emprunteurs dans les rĂ©gions rurales nouvellement admissibles. De mĂŞme, la perte de bĂ©nĂ©ficiaires de la dispense de remboursement de prĂŞt dans les rĂ©gions en transition devient un avantage pour le gouvernement du Canada en termes d’économies liĂ©es Ă  la dispense de remboursement de prĂŞt en raison des modifications proposĂ©es. Les avantages monĂ©tisĂ©s totaux sont estimĂ©s Ă  87,4 millions de dollars (valeur actualisĂ©e) pour les 10 prochaines annĂ©es.

Tableau 3 : Avantages monĂ©tisĂ©s de la modification de la dĂ©finition des collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es admissibles Ă  la dispense de remboursement des prĂŞts d’études canadien
Intervenants concernés Description de l’avantage Exercice de référence 2024-2025 Deuxième exercice 2025-2026 Cinquième exercice 2028-2029 Dernier exercice 2033-2034 Total (valeur actuelle) Valeur annualisée
Gouvernement du Canada Économies en raison de l’inadmissibilitĂ© Ă  la prestation dans les rĂ©gions en transition 0,0 $ 0,0 $ 4,8 $ 8,2 $ 28,8 $ 4,1 $
Emprunteurs du Programme Prestation en raison de nouvelles rĂ©gions admissibles 3,5 $ 7,3 $ 8,2 $ 10,0 $ 58,6 $ 8,3 $
Tous les intervenants Total des coĂ»ts 3,5 $ 7,3 $ 13,1 $ 18,2 $ 87,4 $ 12,4 $

Les modifications réglementaires proposées permettraient d’annuler la dette d’études fédérale des médecins et des infirmiers qui travaillent dans les collectivités rurales ou éloignées. Les recherches montrent que les programmes de dispense de remboursement des prêts et de remboursement des prêts sont de solides incitatifs qui peuvent influencer les choix de carrière des médecins résidents et recommander des incitatifs financiers qui récompensent les médecins qui prodiguent des soins à des populations à risqueréférence 13. Les médecins et les infirmiers ont un endettement fédéral important par rapport à la moyenne des clients du Programme. Cela est particulièrement vrai pour les médecins de famille qui ont recours à la dispense de remboursement, car leur dette relative au prêt d’études canadien est plus du double par rapport au client moyen du Programme.

Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es permettraient Ă©galement Ă  ces emprunteurs de rembourser leurs prĂŞts plus rapidement. Cela leur permettrait de rembourser d’autres dettes scolaires et non scolaires, d’augmenter leurs Ă©conomies ainsi que leur revenu disponible. Les recherches montrent qu’un niveau Ă©levĂ© de dettes d’études est directement liĂ© Ă  des difficultĂ©s financières, mĂŞme pour ceux qui procèdent Ă  des paiements rĂ©guliersrĂ©fĂ©rence 14. Les Ă©tudiants en mĂ©decine qui ont contractĂ© un montant Ă©levĂ© de prĂŞts Ă©tudiants sont plus susceptibles de dĂ©montrer un niveau Ă©levĂ© de stress, liĂ© Ă  leur dette d’études, et de retarder des dĂ©cisions de vie importantes telles que le mariage, la naissance d’enfants et l’achat d’une maisonrĂ©fĂ©rence 15.

Tableau 4 : Sommaire des coĂ»ts et avantages monĂ©tisĂ©s
Incidences Premier exercice 2024-2025 Deuxième exercice 2025-2026 Cinquième exercice 2028-2029 Dernier exercice 2033-2034 Total (valeur actuelle) Valeur annualisée
Total des avantages 3,5 $ 7,3 $ 13,1 $ 18,2 $ 87,4 $ 12,4 $
Total des coĂ»ts 3,5 $ 7,3 $ 13,1 $ 18,2 $ 87,4 $ 12,4 $
INCIDENCE NETTE 0 $ 0 $ 0 $ 0 $ 0 $ 0 $
Répercussions quantifiées

Les modifications réglementaires proposées devraient permettre d’augmenter le nombre de médecins et d’infirmiers travaillant dans les collectivités rurales ou éloignées.

Tableau 5 : Nombre de mĂ©decins et d’infirmières supplĂ©mentaires incitĂ©s Ă  fournir des services de santĂ© dans collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es grâce Ă  la modification de la dĂ©finition des collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es Ă©ligibles Ă  la dispense de remboursement des prĂŞts d’études canadien
Incidences Premier exercice 2024-2025 Deuxième exercice 2025-2026 Cinquième exercice 2028-2029 Dernier exercice 2033-2034 Total
Nombre de médecins incités à fournir des services de santé dans les collectivités rurales ou éloignées en raison de la dispense de remboursement 22 47 25 22 280
Nombre d’infirmiers incités à fournir des services de santé dans les collectivités rurales ou éloignées en raison de la dispense de remboursement 70 145 61 23 655
Nombre total de médecins et d’infirmiers supplémentaires dans les collectivités rurales et éloignées qui peuvent bénéficier des modifications proposées 92 192 86 45 935

Si de nombreuses raisons incitent les mĂ©decins et les infirmiers Ă  travailler dans les rĂ©gions rurales ou Ă©loignĂ©es, les recherches montrent que les incitations monĂ©taires jouent un rĂ´le important dans leur recrutement au sein de ces collectivitĂ©srĂ©fĂ©rence 16,rĂ©fĂ©rence 17. Elles montrent Ă©galement le bĂ©nĂ©fice des incitatifs financiers sur le recrutement stratĂ©gique des fournisseurs de soins de santĂ©, des mĂ©decins et des infirmiers dans ces collectivitĂ©s par rapport Ă  celles qui n’en ont pas obtenurĂ©fĂ©rence 18,rĂ©fĂ©rence 17.

Répercussions qualitatives

L’augmentation du nombre de fournisseurs de soins de santĂ© travaillant dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es devrait Ă©galement amĂ©liorer l’accès aux services de soins de santĂ©. Ces dernières sont confrontĂ©es Ă  des dĂ©fis uniques en ce qui concerne les diffĂ©rents dĂ©terminants sociaux de la santĂ©rĂ©fĂ©rence 19. Par exemple, le manque d’accès aux fournisseurs de soins de santĂ© se traduit par des besoins non satisfaits en matière de soins de santĂ©, notamment l’absence de services de prĂ©vention et de dĂ©pistage ainsi que du traitement des maladies. L’accès Ă  un fournisseur de soins de santĂ© de première ligne est gĂ©nĂ©ralement associĂ© Ă  de meilleurs rĂ©sultats en matière de santĂ©. Ainsi, fournir un accès local aux soins de santĂ© contribue Ă  rĂ©soudre les problèmes de santĂ© de la population localerĂ©fĂ©rence 20,rĂ©fĂ©rence 21. De plus, les recherches montrent que les collectivitĂ©s qui comptent plus de 30 000 habitants ont gĂ©nĂ©ralement accès Ă  un Ă©ventail plus large de services de soins de santĂ© que les petites collectivitĂ©s et que les rĂ©sidents doivent parcourir des distances plus courtes pour accĂ©der aux services de soins de santĂ© que ceux des petites collectivitĂ©srĂ©fĂ©rence 22. Incitant davantage les mĂ©decins et le personnel infirmier Ă  travailler et Ă  rester dans les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es, les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es permettraient d’amĂ©liorer les services de santĂ© et la continuitĂ© des soins. Initialement, cette proposition rĂ©glementaire devrait accroĂ®tre la disponibilitĂ© des services de santĂ© pour environ 1,7 million de Canadiens vivant dans des rĂ©gions nouvellement admissibles. Environ 1,1 million de Canadiens rĂ©sident dans des zones qui resteraient Ă©ligibles au titre de la disposition transitoire jusqu’au recensement de 2026, date Ă  laquelle ces rĂ©gions deviendraient inĂ©ligibles Ă  la prestation de pardon. Il en rĂ©sulterait une augmentation nette initiale d’environ 640 000 personnes vivant dans des zones oĂą les mĂ©decins et les infirmières ont droit Ă  l’allocation de remplacement. Ces estimations de population ne reflètent que les rĂ©gions concernĂ©es par la proposition rĂ©glementaire et ne tiennent pas compte de la possibilitĂ© que certains mĂ©decins et infirmières pourraient continuer Ă  travailler dans des collectivitĂ©s qui deviennent inĂ©ligibles pendant une certaine pĂ©riode après la mise en Ĺ“uvre des changements.

La documentation examinĂ©e suggère que l’augmentation du nombre de mĂ©decins et d’infirmiers dans les rĂ©gions rurales ou Ă©loignĂ©es pourrait avoir une influence sur les indicateurs de santĂ©. Une recherche menĂ©e aux États-Unis montre que l’augmentation de l’offre de mĂ©decins de premier recours d’une unitĂ© par 10 000 habitants est associĂ©e Ă  une amĂ©lioration des rĂ©sultats pour la santĂ© de 0,66 % Ă  10,8 % et Ă  une rĂ©duction moyenne du taux de mortalitĂ© de 5,3 %rĂ©fĂ©rence 23. De mĂŞme, la recherche sur les dĂ©penses en santĂ© au Canada rĂ©vèle que l’augmentation des dĂ©penses en santĂ© peut avoir une incidence positive sur divers indicateurs de santĂ©rĂ©fĂ©rence 24.

Après l’expiration des dispositions transitoires, certaines collectivitĂ©s deviendront inadmissibles Ă  la dispense de remboursement. Cependant, ces collectivitĂ©s ne perdent pas nĂ©cessairement leurs professionnels de la santĂ©. Les incitatifs financiers sont l’une des nombreuses raisons pour lesquelles les professionnels de la santĂ© peuvent dĂ©mĂ©nager dans les collectivitĂ©s rurales; les autres incitatifs comprennent les antĂ©cĂ©dents et les prĂ©fĂ©rences en milieu rural, la qualitĂ© de vie, le soutien et l’expĂ©rience professionnels, les stages cliniques et l’autonomie dans la pratiquerĂ©fĂ©rence 18. De plus, le sondage rĂ©alisĂ© auprès des bĂ©nĂ©ficiaires de la dispense de remboursement a rĂ©vĂ©lĂ© qu’environ les deux tiers des mĂ©decins et 7 infirmiers sur 10 ont continuĂ© de travailler dans une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie en 2019-2020 sans ĂŞtre admissibles Ă  la prestation. Par consĂ©quent, mĂŞme s’il n’y a plus d’incitatif financier pour certaines collectivitĂ©s, les bĂ©nĂ©ficiaires prĂ©cĂ©dents peuvent demeurer dans ces collectivitĂ©s.

De plus, cette mesure vise à améliorer l’accessibilité des personnes habitant dans des collectivités rurales ou éloignées mal desservies dont l’accès aux soins primaires est plus limité que pour les personnes habitant en milieu plus urbain. À mesure que la population augmente dans une collectivité, les recherches montrent que la santé et l’accès aux soins primaires s’améliorentréférence 25,référence 26.

Les avantages monétisés excluent les avantages qualitatifs pour les Canadiens vivant dans des collectivités rurales ou éloignées et la société canadienne, notamment un meilleur accès aux services de santé et, comme le suggèrent les données probantes dans la documentation examinée, de meilleurs résultats en matière de santé. Par conséquent, les avantages de la mise en œuvre des modifications réglementaires proposées l’emportent probablement sur les coûts.

Lentille des petites entreprises

L’analyse selon la lentille des petites entreprises a permis de conclure que ces modifications réglementaires n’auraient pas d’incidence sur les petites entreprises canadiennes.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas Ă  ces modifications rĂ©glementaires proposĂ©es, car il n’y a aucun changement des coĂ»ts administratifs imposĂ©s aux entreprises.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Les modifications réglementaires proposées ne sont pas liées à un engagement pris dans le cadre d’un forum officiel de coopération réglementaire. Les représentants du Programme ont consulté les intervenants provinciaux et territoriaux, qui sont en faveur des mesures. En outre, bien que le Québec, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest ne participent pas actuellement au Programme, ces provinces et territoires pourraient toujours bénéficier de la dispense de remboursement pour les médecins et les infirmiers. Les professionnels de la santé admissibles qui ont reçu un prêt d’études canadien d’une province ou d’un territoire participant peuvent toujours bénéficier de la dispense de remboursement de prêt s’ils ont travaillé dans une collectivité rurale ou éloignée mal desservie au Québec, au Nunavut ou dans les Territoires du Nord-Ouest.

La modification de la définition d’une collectivité rurale ou éloignée mal desservie dans le contexte de la dispense de remboursement est harmonisée avec les stratégies provinciales et territoriales visant à accroître la capacité de soins de santé dans les collectivités rurales et éloignées. Dans les budgets provinciaux de 2023, l’Albertaréférence 27 et la Saskatchewanréférence 28 se sont engagées à massivement investir dans le recrutement et le maintien en poste des médecins et des infirmiers dans les régions rurales et éloignées.

De plus, les provinces de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique ont mis en place des programmes de dispense de remboursement des prĂŞts ciblant les professions de la santĂ©. Le Manitoba, l’Ontario ainsi que Terre-Neuve-et-Labrador ont des programmes de subventions et de bourses destinĂ©s aux diplĂ´mĂ©s en soins de santĂ© :

Par ailleurs, plusieurs provinces et territoires, notamment la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard, le Québec, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest, offrent également des programmes généraux de dispense de remboursement des prêts qui ne sont pas destinés à des professions particulières.

Évaluation environnementale stratégique

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une analyse préliminaire a permis de conclure qu’il n’était pas nécessaire de procéder à une évaluation environnementale stratégique.

Analyse comparative entre les sexes plus

Les modifications réglementaires proposées appuieraient les emprunteurs admissibles et, dans un sens plus large, l’ensemble de la population canadienne. L’analyse comparative entre les sexes plus n’a pas décelé de répercussions négatives imprévues, disproportionnées ou différentielles provenant des modifications réglementaires proposées.

La modification de la dĂ©finition « d’une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie Â» devrait rendre plus de collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es admissibles Ă  la prestation, car la dĂ©finition prĂ©cĂ©dente excluait certaines collectivitĂ©s situĂ©es Ă  une distance de dĂ©placement des grands centres urbains. Les collectivitĂ©s rurales et Ă©loignĂ©es ont toujours Ă©tĂ© confrontĂ©es Ă  des obstacles Ă  l’accès aux soins de santĂ©, notamment une pĂ©nurie de fournisseurs de soins primaires, une augmentation du temps de dĂ©placement vers les Ă©tablissements de santĂ© et des difficultĂ©s Ă©conomiques. Les recherches rĂ©vèlent que les populations rurales sont moins susceptibles d’avoir accès Ă  un fournisseur de soins de santĂ© rĂ©gulier ou Ă  des spĂ©cialistes en visiterĂ©fĂ©rence 30. De plus, les donnĂ©es de Statistique Canada indiquent que les taux de mortalitĂ© traitable ont augmentĂ© Ă  mesure que l’éloignement augmentait chez les hommes et les femmesrĂ©fĂ©rence 31. Des taux plus Ă©levĂ©s de mortalitĂ© Ă©vitable et traitable dans les rĂ©gions Ă©loignĂ©es pourraient ĂŞtre attribuĂ©s Ă  des obstacles gĂ©ographiques, Ă  des services de soins de santĂ© limitĂ©s et Ă  des besoins en soins de santĂ© non comblĂ©srĂ©fĂ©rence 31. Par exemple, le taux de mortalitĂ© traitable pour les rĂ©gions facilement accessibles Ă©tait de 71,4 dĂ©cès par 100 000 habitants pour les hommes et de 61,2 dĂ©cès par 100 000 habitants pour les femmes. En comparaison, pour les rĂ©gions Ă©loignĂ©es, ce taux est de 89,2 dĂ©cès par 100 00 habitants pour les hommes et de 76,0 dĂ©cès par 100 000 habitants pour les femmes.

Les donnĂ©es du programme indiquent que les bĂ©nĂ©ficiaires de la dispense de remboursement ont habituellement entre 18 et 29 ans. Selon les donnĂ©es du programme, 74 % des personnes ayant des prĂŞts d’études canadiens non remboursĂ©s ont moins de 35 ans. La documentation examinĂ©e suggère que les incitatifs financiers peuvent jouer un rĂ´le plus important dans la motivation des mĂ©decins plus jeunes (c’est-Ă -dire moins de 45 ans) Ă  dĂ©mĂ©nager dans une rĂ©gion rurale que dans le cas des mĂ©decins plus âgĂ©srĂ©fĂ©rence 32. Par consĂ©quent, les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es devraient profiter Ă  un plus grand nombre d’emprunteurs de moins de 35 ans que d’autres groupes d’âge, car ces bĂ©nĂ©ficiaires sont plus susceptibles de rembourser leurs prĂŞts et d’être influencĂ©s par des incitatifs financiers que les mĂ©decins plus âgĂ©s.

Comme la majoritĂ© des bĂ©nĂ©ficiaires actuels de dispense de remboursement de prĂŞt sont des femmes, le Programme s’attend Ă  ce que l’élargissement de la dĂ©finition d’une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e profite particulièrement aux femmes qui travaillent comme professionnelles admissibles dans le cadre du Programme. En 2021-2022, 83 % des bĂ©nĂ©ficiaires de dispense de remboursement Ă©taient des femmes et les donnĂ©es du programme pour le mĂŞme exercice ont rĂ©vĂ©lĂ© que 89 % du personnel infirmier recevant la dispense de remboursement Ă©taient des femmes. En 2021-2022, les mĂ©decins ne reprĂ©sentaient qu’environ 18 % des bĂ©nĂ©ficiaires de dispense de remboursement; 56 % de ces mĂ©decins Ă©taient des femmes.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Les modifications réglementaires proposées entreront en vigueur dès leur publication.

Une fois que les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es seront en vigueur, les amĂ©liorations seront offertes Ă  un professionnel de la santĂ© admissible qui a terminĂ© une annĂ©e de travail. Par exemple, si les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es entrent en vigueur le 1er novembre 2024, un professionnel de la santĂ© admissible serait admissible Ă  la prestation s’il commence une annĂ©e de travail dans une collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie le 1er novembre 2023 ou après cette date.

La façon dont l’admissibilitĂ© Ă  la dispense de remboursement est Ă©valuĂ©e demeurerait inchangĂ©e. Le demandeur fournirait un code postal pour l’installation ou les installations oĂą il a travaillĂ©, qui serait attestĂ© par l’employeur ou un reprĂ©sentant local dans le cas d’un travailleur indĂ©pendant. Les agents de programme compareraient ensuite le code postal fourni par le demandeur Ă  celui inscrit dans la liste des codes postaux des « collectivitĂ©s rurales ou Ă©loignĂ©es mal desservies Â» dĂ©signĂ©es.

Les forums FPT et ceux des intervenants existants seraient utilisĂ©s pour informer tous les intervenants des changements.

L’effet des amĂ©liorations proposĂ©es apportĂ©es Ă  la dispense de remboursement serait intĂ©grĂ© dans les mesures de rendement et les mĂ©canismes d’évaluation existants. La Direction de l’évaluation de l’EDSC a rĂ©cemment achevĂ© l’évaluation du Programme en mars 2021rĂ©fĂ©rence 33. De plus, la Direction a rĂ©cemment terminĂ© l’évaluation de la dispense de remboursement publiĂ©e le 22 janvier 2024rĂ©fĂ©rence 34.

Conformité et application

La Loi exige que le Programme dĂ©pose au Parlement un rapport actuariel au moins une fois tous les trois ans. Ce rapport fournit une estimation des coĂ»ts et des recettes du Programme, une prĂ©vision des coĂ»ts et des recettes futurs du Programme sur une pĂ©riode de 25 ans et une explication de la mĂ©thode et des hypothèses actuarielles et Ă©conomiques utilisĂ©es pour obtenir les chiffres prĂ©sentĂ©s dans le rapport. La Loi exige Ă©galement qu’un rapport annuel sur le Programme soit dĂ©posĂ© au Parlement. Ce rapport fournit des statistiques dĂ©taillĂ©es sur le Programme (y compris la valeur du portefeuille) et dĂ©crit les objectifs, les initiatives et les rĂ©alisations clĂ©s d’une annĂ©e scolaire donnĂ©e ainsi que les politiques d’intĂ©gritĂ©rĂ©fĂ©rence 35.

La Loi confère au Programme le pouvoir de s’assurer que les bourses et les prĂŞts ne sont pas offerts Ă  des Ă©tudiants qui n’y ont pas droit. En vertu du paragraphe 17(1) de la Loi, un Ă©tudiant qui fournit dĂ©libĂ©rĂ©ment un renseignement faux ou trompeur, notamment par omission, dans une demande ou un autre document encourt une amende maximale de 1 000 $. De plus, en vertu de l’article 17.1 de la Loi, un tel Ă©tudiant se verra refuser une aide financière fĂ©dĂ©rale supplĂ©mentaire et certains autres avantages du Programme, notamment l’aide au remboursement.

Personne-ressource

Erin Hetherington
Directrice
Division des politiques de programme
Programme canadien d’aide financière aux étudiants
Direction générale de l’apprentissage
Emploi et Développement social Canada
200, rue Montcalm, tour II, 7e Ă©tage
Gatineau (Québec)
J8Y 3B5
Courriel : EDSC.DGA.PCAFE.MCPP-SEC.CSFAP.LB.ESDC@hrsdc-rhdcc.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu de l’article 17rĂ©fĂ©rence a de la Loi fĂ©dĂ©rale sur les prĂŞts aux Ă©tudiants rĂ©fĂ©rence b et du paragraphe 15(1)rĂ©fĂ©rence c de la Loi fĂ©dĂ©rale sur l’aide financière aux Ă©tudiants rĂ©fĂ©rence d, se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement fĂ©dĂ©ral sur les prĂŞts aux Ă©tudiants et le Règlement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financière aux Ă©tudiants, ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les trente jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. S’ils choisissent plutĂ´t de prĂ©senter leurs observations par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout Ă  Erin Hetherington, directrice, Direction gĂ©nĂ©rale de l’apprentissage, ministère de l’Emploi et du DĂ©veloppement social, 200, rue Montcalm, Gatineau (QuĂ©bec) J8Y 3B5 (courriel : EDSC.DGA.PCAFE.MCPP-SEC.CSFAP.LB.ESDC@hrsdc-rhdcc.gc.ca).

Ottawa, le 13 juin 2024

La greffière adjointe du Conseil privé
Wendy Nixon

Règlement modifiant le Règlement fédéral sur les prêts aux étudiants et le Règlement fédéral sur l’aide financière aux étudiants

Loi fédérale sur les prêts aux étudiants

Règlement fédéral sur les prêts aux étudiants

1 La dĂ©finition de collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie, au paragraphe 2(1) du Règlement fĂ©dĂ©ral sur les prĂŞts aux Ă©tudiants rĂ©fĂ©rence 36, est remplacĂ©e par ce qui suit :

collectivité rurale ou éloignée mal desservie
Tout centre de population qui compte au plus 30 000 habitants selon les donnĂ©es publiĂ©es dans le plus rĂ©cent recensement de la population ou d’une rĂ©gion rurale selon les mĂŞmes donnĂ©es. (under-served rural or remote community)

2 L’article 17 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

17 Les articles 18 et 19 s’appliquent Ă  l’emprunteur qui n’a pas Ă  rembourser de prĂŞts d’études visĂ©s par la Loi fĂ©dĂ©rale sur l’aide financière aux Ă©tudiants.

3 (1) L’alinĂ©a 19(1)a) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) L’article 19 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (2), de ce qui suit :

(3) Pour l’application du paragraphe (1), les rĂ©sultats d’un recensement de la population s’appliquent six mois après la date de la publication de ce recensement par Statistique Canada ou le 1er novembre suivant cette date, selon la plus tardive de ces dates.

Loi fédérale sur l’aide financière aux étudiants

Règlement fédéral sur l’aide financière aux étudiants

4 La dĂ©finition de collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie, au paragraphe 2(1) du Règlement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financière aux Ă©tudiants rĂ©fĂ©rence 37, est remplacĂ©e par ce qui suit :

collectivité rurale ou éloignée mal desservie
Tout centre de population qui compte au plus 30 000 habitants selon les donnĂ©es publiĂ©es dans le plus rĂ©cent recensement de la population ou d’une rĂ©gion rurale selon les mĂŞmes donnĂ©es. (under-served rural or remote community)

5 L’article 27 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

6 (1) L’alinĂ©a 29(1)a) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) L’article 29 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (2), de ce qui suit :

(3) Pour l’application du paragraphe (1), les rĂ©sultats d’un recensement de la population s’appliquent six mois après la date de la publication de ce recensement par Statistique Canada ou le 1er novembre suivant cette date, selon la plus tardive de ces dates.

Dispositions transitoires

7 La collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie, au sens du paragraphe 2(1) du Règlement fĂ©dĂ©ral sur les prĂŞts aux Ă©tudiants dans sa version antĂ©rieure Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, continue d’être une telle collectivitĂ© pour l’application de l’article 19 de ce règlement jusqu’au 1er novembre 2027 ou jusqu’à la date qui tombe six mois après la date de publication d’un recensement par Statistique Canada, selon la plus tardive de ces dates.

8 La collectivitĂ© rurale ou Ă©loignĂ©e mal desservie, au sens du paragraphe 2(1) du Règlement fĂ©dĂ©ral sur l’aide financière aux Ă©tudiants dans sa version antĂ©rieure Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur du prĂ©sent règlement, continue d’être une telle collectivitĂ© pour l’application de l’article 29 de ce règlement jusqu’au 1er novembre 2027 ou jusqu’à la date qui tombe six mois après la date de publication d’un recensement par Statistique Canada, selon la plus tardive de ces dates.

Entrée en vigueur

9 Le présent règlement entre en vigueur à la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

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