La Gazette du Canada, Partie I, volume 158, numĂ©ro 24 : Règlement modifiant le Règlement sur les produits antiparasitaires (renforcement de la rĂ©glementation des produits antiparasitaires au Canada)

Le 15 juin 2024

Fondement législatif
Loi sur les produits antiparasitaires

Ministère responsable
Ministère de la Santé

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

Au fil des ans, le Parlement, les intervenants, les chercheurs indépendants, le commissaire à l’environnement et au développement durable, le public et l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada ont proposé des moyens de moderniser les processus d’examen des produits antiparasitaires, par souci de durabilité.

L’ARLA a mis en place un processus de transformation Ă  la suite de l’annonce prĂ©sentĂ©e par le gouvernement du Canada le 4 aoĂ»t 2021, dans laquelle celui-ci indiquait que SantĂ© Canada entreprendrait un examen de certaines dispositions de la Loi sur les produits antiparasitaires (LPA) afin de renforcer la surveillance et la protection, par l’ARLA, de la santĂ© humaine et de l’environnement, et d’accroĂ®tre la transparence dans la rĂ©glementation des pesticides. Cet engagement est conforme Ă  la lettre de mandat du ministre de la SantĂ©. Au printemps 2022, SantĂ© Canada a entrepris un examen ciblĂ© de la LPA et consultĂ© un large Ă©ventail d’intervenants et de partenaires, dont les organisations autochtones, par l’intermĂ©diaire d’un document de travail. Les commentaires obtenus lors de cette consultation, rĂ©sumĂ©s dans un rapport intitulĂ© Ce que nous avons entendu, ont mis en Ă©vidence les prĂ©occupations suivantes concernant le fonctionnement du système d’évaluation des pesticides au Canada et sa transparence :

Santé Canada a déterminé que ces préoccupations pouvaient être résolues par l’intermédiaire des politiques et des voies réglementaires existantes et qu’il n’était pas nécessaire de modifier la LPA pour le moment. L’ARLA propose d’apporter des modifications au Règlement sur les produits antiparasitaires (RPA) pour répondre à ces enjeux.

Contexte

La LPA et ses règlements constituent le cadre législatif de la réglementation des produits antiparasitaires au gouvernement fédéral. Le mandat principal du ministre de la Santé (ci-après le ministre) relativement à la LPA est de prévenir les risques sanitaires et environnementaux inacceptables que présente l’utilisation de produits antiparasitaires. À cette fin, la LPA exige que le ministre évalue les produits antiparasitaires avant leur commercialisation afin de déterminer si les risques sanitaires et environnementaux sont acceptables et si les produits ont une valeur acceptable. Si les risques sont acceptables et si la valeur du produit est acceptable, le produit antiparasitaire sera approuvé et homologué aux fins d’importation, de fabrication, de distribution et d’utilisation au Canada. Une fois le produit homologué, la LPA exige également que le ministre effectue des évaluations postérieures à la commercialisation du produit, y compris des réévaluations et des examens spéciaux. Ces évaluations serviraient à déterminer si le produit antiparasitaire continue de répondre aux normes de protection de la santé et de l’environnement et si l’autorisation de son utilisation au Canada devrait être maintenue.

Le 4 aoĂ»t 2021, le gouvernement du Canada a annoncĂ© qu’il investirait 42 millions de dollars sur trois ans dans l’ARLA afin de renforcer la surveillance et la protection de la santĂ© et de la sĂ©curitĂ© humaines et de l’environnement, et d’accroĂ®tre la transparence et l’utilisation de donnĂ©es indĂ©pendantes dans le processus d’examen des pesticides. Ă€ cette fin, SantĂ© Canada a lancĂ© le programme de transformation de l’ARLA, dans le cadre duquel on a effectuĂ©, au printemps 2022, un examen ciblĂ© de certains Ă©lĂ©ments de la LPA afin de s’assurer que le processus d’approbation des pesticides rĂ©pondait aux attentes de la population canadienne sur le plan de la transparence et de la durabilitĂ©. En rĂ©ponse Ă  cet examen, les intervenants ont exprimĂ© des prĂ©occupations importantes touchant l’accès aux DEC, la transparence des demandes relatives aux LMR et la prise en compte des ECE et des espèces en pĂ©ril dans les Ă©valuations des risques. Chacun de ces points est rĂ©sumĂ© ci-dessous.

Données d’essai confidentielles

Au sens de la LPA, les « donnĂ©es d’essai Â» sont des renseignements scientifiques et techniques relatifs Ă  la valeur d’un produit antiparasitaire ou aux risques sanitaires ou environnementaux qu’il prĂ©sente. Quant aux DEC, il s’agit des donnĂ©es d’essai dont la communication peut ĂŞtre refusĂ©e sous le rĂ©gime de la Loi sur l’accès Ă  l’information (LAI). Toutefois, une personne peut consulter les DEC par application de l’article 43 de la LPA. Cela comprend les donnĂ©es ayant servi Ă  Ă©tayer les dĂ©cisions d’homologation des pesticides (par exemple l’homologation d’un produit ou le maintien d’une homologation) ou les projets de dĂ©cision dans le cas des examens postĂ©rieurs Ă  la commercialisation (c’est-Ă -dire les réévaluations et les examens spĂ©ciaux). Toute personne souhaitant consulter les DEC doit soumettre un formulaire de demande afin d’indiquer les donnĂ©es qu’elle souhaite consulter, ainsi qu’un affidavit ou une dĂ©claration solennelle indiquant l’objet de cette consultation et attestant que les donnĂ©es ne seront pas utilisĂ©es ou mises Ă  la disposition d’autres personnes en vue d’obtenir ou de modifier l’homologation d’un produit. Une personne qui consulte des DEC par application de la LPA n’est pas autorisĂ©e Ă  les copier. L’ARLA n’exige pas de frais pour la consultation des DEC.

Avant la pandĂ©mie de COVID-19, l’accès aux DEC aux fins de consultation n’était autorisĂ© que dans une « salle de lecture Â» physique, c’est-Ă -dire dans un environnement contrĂ´lĂ© situĂ© dans les bureaux de l’ARLA Ă  Ottawa, oĂą l’on Ă©tait autorisĂ© Ă  consulter les documents sous surveillance. Afin d’éviter la copie des donnĂ©es, les appareils Ă©lectroniques n’y Ă©taient pas autorisĂ©s. La prise de notes Ă©tait autorisĂ©e si le demandeur donnait son accord, sur le formulaire de demande, pour que SantĂ© Canada puisse photocopier ses notes. Depuis la pandĂ©mie de COVID-19, l’accès aux DEC aux fins de consultation se fait Ă  distance par l’intermĂ©diaire d’une clĂ© USB dotĂ©e d’un logiciel robuste de protection des donnĂ©es.

Sans un meilleur accès aux DEC, il est beaucoup plus difficile pour les organisations non gouvernementales (ONG) et les universitaires de mener des travaux indépendants de recherche et de réanalyse des données qui étayent les examens réglementaires de l’ARLA. D’ailleurs, en limitant ainsi la transparence, on limite la confiance globale de la population canadienne à l’égard du système fédéral de réglementation des pesticides.

Limites maximales de résidus

Une LMR est la plus grande quantité de résidus de pesticide qui peut rester sur ou dans un aliment lorsqu’un pesticide est utilisé conformément au mode d’emploi figurant sur l’étiquette. La LPA autorise le ministre à fixer toute LMR nécessaire pour un pesticide ou ses composants ou dérivés dans le cadre d’une demande d’homologation et de la décision connexe. La LPA autorise également la fixation de LMR pour les produits antiparasitaires non homologués (ou leurs composants ou dérivés) et pour les produits antiparasitaires homologués (ou leurs composants ou dérivés) en ce qui touche un usage non visé par l’homologation. Lorsque l’ARLA reçoit une demande de LMR, elle procède à une évaluation et publie un document sur la LMR proposée aux fins de consultation.

SantĂ© Canada a mis en Ĺ“uvre un processus de notification publique pour les demandes concernant les LMR de produits antiparasitaires sur ou dans les aliments importĂ©s qui sont traitĂ©s avec un produit antiparasitaire non homologuĂ© ou un produit antiparasitaire homologuĂ© en ce qui touche un usage non visĂ© par l’homologation. Selon ce processus, le public est notifiĂ© de toute demande de fixation de LMR pour un aliment importĂ© qui est acceptĂ©e Ă  des fins d’évaluation. La notification est publiĂ©e Ă  titre informatif avant l’examen scientifique par souci de transparence et pour donner au public un accès plus opportun aux renseignements. Elle indique le fondement de la demande de LMR, l’autoritĂ© rĂ©glementaire Ă©trangère ou l’organisme international de normalisation qui a fixĂ© la LMR avec laquelle on vise l’harmonisation, et les types d’études rĂ©alisĂ©es Ă  l’appui de la demande. Le processus de notification publique a Ă©tĂ© mis en Ĺ“uvre au printemps 2024, avant les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es. Dans le cadre de ce processus, les demandeurs sont tenus de remplir et de soumettre le formulaire intitulĂ© « Avis de demande de fixation/modification d’une ou de plusieurs limites maximales de rĂ©sidus de pesticide en vue d’autoriser l’importation Â». Ce formulaire est disponible sur le site Web de SantĂ© Canada. Ce changement permet Ă  SantĂ© Canada de s’aligner sur le processus de l’Environmental Protection Agency des États-Unis (EPA des États-Unis) par le fait de notifier le public des demandes qui feront l’objet d’un examen.

Effets cumulatifs sur l’environnement

La LPA exige du ministre qu’il adopte une approche qui s’appuie sur une base scientifique lorsqu’il évalue les risques sanitaires et environnementaux des produits antiparasitaires. L’évaluation par l’ARLA des risques environnementaux vise à déterminer si l’utilisation de produits antiparasitaires peut avoir des effets néfastes sur les organismes ou sur l’environnement naturel lui-même. L’évaluation des risques environnementaux prend en compte l’exposition (c’est-à-dire le devenir et le comportement du produit dans l’environnement) et le danger (c’est-à-dire les effets toxiques sur les organismes), et caractérise les risques posés par les produits antiparasitaires. Il incombe au demandeur ou au titulaire de convaincre le ministre que les risques environnementaux sont acceptables. Le ministre doit prendre en considération les renseignements fournis par le demandeur ou le titulaire et peut également prendre en compte tout autre renseignement autrement obtenu (d’autres gouvernements, de la littérature scientifique, etc.).

Une évaluation des risques cumulatifs consiste en une analyse des risques combinés découlant de plusieurs agents ou facteurs de stress. Par exemple, elle pourrait prendre en compte les risques combinés des produits antiparasitaires ayant un mécanisme de toxicité commun (c’est-à-dire deux substances ou plus qui ont le même effet toxique sur la santé de l’environnement). Dans le contexte de l’homologation et de la réévaluation des pesticides, plus précisément dans le contexte de l’évaluation des risques environnementaux, l’évaluation des effets cumulatifs des substances est une tâche difficile. Les effets cumulatifs des produits antiparasitaires ne sont actuellement pas pris en compte dans l’évaluation des risques environnementaux en raison d’un manque de données et de méthodes normalisées (à l’échelle nationale et internationale).

Espèces en péril

Au sens de la LPA, le terme « environnement Â» englobe la diversitĂ© biologique et la faune, ce qui comprend les espèces en pĂ©ril. Afin de protĂ©ger les espèces en pĂ©ril, l’ARLA emploie actuellement une approche Ă  plusieurs niveaux. L’évaluation des risques environnementaux est rĂ©alisĂ©e conformĂ©ment au Document d’orientation de l’ARLA, Approche de SantĂ© Canada en matière d’évaluation des risques environnementaux pour les produits antiparasitaires (document en langage clair sur le site Web de SantĂ© Canada). SantĂ© Canada rĂ©alise des Ă©valuations scientifiques des risques environnementaux afin de prĂ©venir les risques inacceptables pour les espèces vĂ©gĂ©tales et animales non ciblĂ©es dans l’environnement. Le Ministère prend aussi en considĂ©ration les utilisations de produits antiparasitaires qui suscitent des prĂ©occupations pour une espèce en pĂ©ril particulière lorsqu’il procède Ă  l’évaluation des risques environnementaux et dĂ©cide des mesures d’attĂ©nuation Ă  adopter, comme la rĂ©duction de la dose d’application. Les utilisateurs de produits antiparasitaires sont tenus de respecter les autres lois applicables, notamment la Loi sur les espèces en pĂ©ril (LEP) et la Loi sur les pĂŞches.

Bien que le ministre prenne en compte les risques pour la faune et les espèces en péril lorsqu’il évalue les risques environnementaux associés aux produits antiparasitaires et qu’il détermine l’acceptabilité de ces risques pour l’application de la LPA, ni celle-ci ni le RPA ne font référence explicitement aux espèces en péril. L’ajout d’une mention sur les espèces en péril dans le RPA soulignerait l’importance de leur protection au Canada et favoriserait une collaboration plus étroite et un meilleur échange des données entre l’ARLA et Environnement et Changement climatique Canada (ECCC), conformément à leur protocole d’entente (en cours de révision) à ce sujet.

Objectif

Dans l’ensemble, les modifications proposĂ©es appuieraient les objectifs stratĂ©giques de l’initiative de transformation de l’ARLA : elles amĂ©lioreraient la transparence et l’accès Ă  l’information et aux donnĂ©es et renforceraient davantage la protection de l’environnement. Plus prĂ©cisĂ©ment, les modifications proposĂ©es renforceraient la rĂ©glementation des produits antiparasitaires au Canada de quatre façons :

Description

Complémentaires à de nombreuses initiatives stratégiques en cours, les modifications proposées constituent une étape clé du projet de Santé Canada de renforcer la protection de la santé humaine et de l’environnement contre les risques que présentent les produits antiparasitaires et d’accroître la transparence de son processus décisionnel. Les modifications proposées s’inscrivent dans quatre points, résumés ci-dessous.

Point 1 : Faciliter l’accès aux donnĂ©es d’essai confidentielles

Le Règlement modifiant le Règlement sur les produits antiparasitaires (renforcement de la réglementation des produits antiparasitaires au Canada) [le projet de règlement] modifierait le RPA afin de faciliter l’accès aux DEC à des fins de recherche et de réanalyse dans des conditions précises, sans qu’il soit nécessaire de présenter un affidavit. Les DEC ne pourraient être demandées qu’après la décision finale d’homologation ou, dans le cas des examens postérieurs à la commercialisation, à l’étape du projet de décision. Selon la pratique actuelle, aucun renseignement commercial confidentiel (RCC) ni renseignement personnel ne sera communiqué.

Exiger des titulaires et des demandeurs Ă  identifier les DEC

L’article 17.18 du projet de règlement exigerait que les demandeurs et les titulaires qui fournissent des donnĂ©es d’essai au ministre lui fournissent aussi suffisamment de renseignements pour lui permettre de dĂ©terminer s’il s’agit de DEC. Il pourrait s’agir de renseignements indiquant si les donnĂ©es d’essai ont Ă©tĂ© publiĂ©es ou sont autrement accessibles au public, si elles constituent un secret industriel et si leur communication risque vraisemblablement de nuire au demandeur, au titulaire ou Ă  un tiers.

Ces exigences s’appliqueraient à toutes données d’essai fournies au ministre, notamment dans le cadre des demandes d’homologation d’un produit antiparasitaire, de modification d’une homologation ou de fixation de LMR, et tout au long du cycle de vie d’un produit antiparasitaire, comme à l’occasion d’une réévaluation ou d’un examen spécial. Cela permettrait à l’ARLA de mieux identifier les DEC avant qu’une demande d’accès potentielle ne soit présentée.

Permettre l’accès à des fins de recherche et de réanalyse

De nouvelles dĂ©finitions des termes « recherche Â» et « rĂ©analyse Â» seraient ajoutĂ©es au RPA sous la forme de l’article 17.19. Ces dĂ©finitions ne s’appliqueraient qu’aux modifications concernant la communication publique des DEC. Selon ces dĂ©finitions, le terme « recherche Â» dĂ©signerait toute forme d’investigation ou d’expĂ©rimentation scientifique ou technique entreprise ou menĂ©e en vue d’agrandir le champ des connaissances actuelles ou de tirer parti de celles-ci, par de nouveaux modes d’utilisation, dans la rĂ©glementation des produits antiparasitaires sous le rĂ©gime de la Loi, et le terme « rĂ©analyse Â» dĂ©signerait un examen des DEC pour en vĂ©rifier la validitĂ© ou la qualitĂ©, ou les deux.

Demande d’accès aux DEC

L’article 17.2 du RPA exigerait que les individus qui souhaitent avoir accès Ă  des DEC (les demandeurs) soient des rĂ©sidents du Canada et prĂ©sentent une demande au ministre. L’expression « rĂ©sident du Canada Â» serait dĂ©finie Ă  l’article 17.19 et dĂ©signerait un individu qui rĂ©side habituellement au Canada. Le demandeur n’aurait pas besoin d’avoir la citoyennetĂ© canadienne.

L’article 17.21 dĂ©crirait les renseignements que le demandeur doit soumettre au ministre dans le cadre de sa demande, notamment : son nom, son adresse rĂ©sidentielle au Canada, son adresse Ă©lectronique; une preuve de son identitĂ© et une preuve qu’il est rĂ©sident du Canada; l’objet de la recherche ou de la rĂ©analyse; une description des DEC visĂ©es et le lien entre ces DEC et la recherche ou la rĂ©analyse; ainsi que la pĂ©riode pour laquelle l’accès est demandĂ©, jusqu’à un maximum de cinq ans. Le demandeur devrait Ă©galement confirmer qu’il a lu et compris les exigences concernant l’accès aux DEC, qu’il reconnaĂ®t que les DEC auxquelles il a demandĂ© l’accès peuvent ĂŞtre protĂ©gĂ©es par des droits de propriĂ©tĂ© intellectuelle et que les renseignements qu’il fournit dans sa demande sont exacts et complets. Les modifications permettraient Ă©galement de prĂ©senter des demandes conjointes. Toutefois, tous les individus prenant part Ă  une demande conjointe seraient tenus de satisfaire aux exigences susmentionnĂ©es.

Accès accordé ou refusé

L’article 17.22 du RPA prĂ©ciserait la pĂ©riode de communication pendant laquelle le demandeur aurait accès aux DEC. Dans le cas oĂą le demandeur satisfait aux exigences, le ministre serait tenu d’accorder l’accès aux DEC demandĂ©es. L’accès serait accordĂ© jusqu’au dernier jour de la pĂ©riode pour laquelle l’accès est demandĂ© ou jusqu’au jour oĂą le ministre est avisĂ© par l’individu que la recherche ou la rĂ©analyse est terminĂ©e ou que l’accès n’est plus requis. Le titulaire qui a fourni les DEC Ă  l’ARLA serait toujours avisĂ© sans dĂ©lai en cas d’octroi d’accès.

L’article 17.23 du RPA prĂ©ciserait les conditions dans lesquelles le ministre serait tenu de refuser une demande d’accès et les conditions dans lesquelles il aurait le pouvoir discrĂ©tionnaire de refuser une demande d’accès. Le ministre aurait le pouvoir discrĂ©tionnaire de refuser de communiquer les DEC Ă  l’individu qui en demande l’accès s’il juge que les DEC ne sont pas raisonnablement liĂ©es Ă  l’objet de la recherche ou de la rĂ©analyse (par exemple un individu demande des renseignements sur des principes actifs qui ne sont pas visĂ©s par son Ă©tude) ou qu’il est dĂ©raisonnable de rĂ©pondre Ă  la demande compte tenu de facteurs prescrits. Pour ce faire, le ministre prendrait en compte la portĂ©e de la demande, la quantitĂ© de DEC visĂ©es, la nature rĂ©pĂ©titive ou systĂ©matique de la demande et les rĂ©percussions de la demande sur le fonctionnement du ministère de la SantĂ© en ce qui touche Ă  la rĂ©glementation des produits antiparasitaires.

Le ministre serait tenu de refuser de communiquer les DEC à l’individu qui en demande l’accès si les exigences de la demande ne sont pas satisfaites ou si le ministre a des motifs raisonnables de croire que l’individu a l’intention d’utiliser les DEC de manière inadéquate, notamment pour obtenir ou modifier l’homologation d’un produit antiparasitaire au Canada ou à l’étranger, ou de mettre ou d’avoir déjà mis les DEC à la disposition d’une personne à ces fins. Il s’agirait également des cas où le ministre aurait des motifs raisonnables de croire que l’individu n’a pas respecté l’une des exigences concernant l’accès aux DEC, ou qu’il a l’intention de ne pas la respecter.

Conditions d’accès aux DEC et aux copies qui en sont faites

L’article 17.24 du RPA exigerait que l’individu qui a demandĂ© l’accès Ă  des DEC avise le ministre en cas de modification des renseignements concernant sa demande. Plus prĂ©cisĂ©ment, l’individu serait tenu d’aviser le ministre sans dĂ©lai s’il cesse d’être rĂ©sident du Canada, ou dans les 15 jours en cas de changement touchant le nom, l’adresse rĂ©sidentielle au Canada, l’adresse Ă©lectronique, la preuve de rĂ©sidence, la raison pour laquelle l’accès est demandĂ© ou la pĂ©riode pour laquelle l’accès est demandĂ©.

L’article 17.25 du RPA prescrirait les exigences concernant l’accès aux DEC, ou Ă  toute copie de celles-ci, exigences auxquelles tout individu demandant l’accès devrait se conformer, y compris le fait qu’il ne pourrait se servir des DEC que dans le cadre de la recherche ou de la rĂ©analyse dĂ©finie dans la demande; qu’il ne pourrait pas se servir des DEC pour obtenir ou modifier l’homologation d’un produit antiparasitaire au Canada ou ailleurs; qu’il ne pourrait pas mettre les DEC Ă  la disposition d’une autre personne pour obtenir ou modifier l’homologation d’un produit antiparasitaire au Canada ou ailleurs; qu’il ne pourrait pas publier et diffuser les DEC. En outre, par mesure de prĂ©caution fondamentale visant Ă  conserver la confidentialitĂ© des donnĂ©es, l’individu demandant l’accès aux DEC devrait accĂ©der Ă  celles-ci au Canada et stocker les DEC ou toute copie de celles-ci dans un lieu sĂ»r au Canada. Enfin, l’individu serait tenu d’aviser sans dĂ©lai le ministre s’il constate une communication non autorisĂ©e, rĂ©elle ou potentielle, des DEC. Toute personne reconnue coupable d’avoir enfreint les exigences d’accès spĂ©cifiĂ©es dans le RPA serait passible des sanctions prĂ©vues Ă  l’article 69 de la LPA.

Révocation de l’accès

L’article 17.26 du RPA dĂ©crirait les conditions selon lesquelles le ministre rĂ©voque l’accès de l’individu aux DEC, et l’en avise, si l’individu n’est plus un rĂ©sident du Canada ou qu’il ne s’est pas conformĂ© Ă  l’une des exigences relatives Ă  l’accès Ă©noncĂ©es dans le projet de règlement.

Avis au ministre

L’article 17.27 du RPA dĂ©finirait les obligations de l’individu en ce qui concerne le moment oĂą il n’a plus besoin des DEC, a terminĂ© sa recherche ou sa rĂ©analyse, ou a atteint la fin de sa pĂ©riode d’accès, ou encore le moment oĂą le ministre l’avise que son accès aux DEC est rĂ©voquĂ©. Dans ces cas, l’individu serait tenu de dĂ©truire sans dĂ©lai toute copie des DEC et d’en aviser le ministre dans un dĂ©lai de 15 jours. L’individu pourrait conserver des copies de ses recherches ou de ses conclusions, dans la mesure oĂą aucune DEC n’y est incluse.

Données assujetties à des droits à payer

L’article 17.28 du RPA indiquerait que la communication de DEC en vertu des modifications ne constitue pas la publication de donnĂ©es d’essai figurant dans une Ă©tude scientifique au sens de la dĂ©finition de « donnĂ©es assujetties Ă  des droits Ă  payer Â», Ă  l’article 17.01 du RPA (les donnĂ©es assujetties Ă  des droits Ă  payer sont des donnĂ©es d’essai prescrites qui sont prĂ©sentĂ©es Ă  l’ARLA par un dĂ©tenteur de donnĂ©es et que peut utiliser un autre demandeur ou titulaire pour appuyer l’homologation de son produit, s’il paie les droits d’utilisation au dĂ©tenteur).

Point 2 : Demandes de LMR

Les articles 12.2 et 12.3 du RPA codifieraient les exigences en matière de renseignements qui seraient applicables aux demandes de fixation de LMR prĂ©sentĂ©es au titre du paragraphe 10(2) de la LPA. Cela ne s’appliquerait qu’à un produit antiparasitaire non homologuĂ© ou ses composants ou dĂ©rivĂ©s, ou Ă  un produit antiparasitaire homologuĂ© ou ses composants ou dĂ©rivĂ©s en ce qui touche un usage non visĂ© par l’homologation (en d’autres mots, une LMR pour des aliments importĂ©s traitĂ©s avec un produit antiparasitaire non homologuĂ© ou selon une utilisation non homologuĂ©e au Canada). Les renseignements requis dans une telle demande comprendraient les renseignements sur le produit antiparasitaire, une copie de l’étiquette approuvĂ©e Ă  l’étranger, la justification de la demande, l’autoritĂ© rĂ©glementaire Ă©trangère ou l’organisme international de normalisation avec lequel la demande vise Ă  harmoniser la ou les LMR, ainsi que les donnĂ©es utiles Ă  l’évaluation des risques pour la santĂ© humaine.

Par souci de clartĂ©, une dĂ©finition de « produit Ă©tranger Â» serait ajoutĂ©e au RPA exclusivement pour les articles 12.2 et 12.3. Un « produit Ă©tranger Â» serait soit le produit pour lequel une LMR est fixĂ©e par une autoritĂ© rĂ©glementaire Ă©trangère, soit le produit utilisĂ© par un organisme international de normalisation en vue de fixer une LMR.

Point 3 : Modifications proposĂ©es concernant les effets cumulatifs sur l’environnement

Les modifications proposĂ©es aux articles 8 et 17 du RPA donneraient au ministre le pouvoir explicite d’exiger des demandeurs et des titulaires qu’ils soumettent des renseignements sur les ECE des produits antiparasitaires qui ont un mĂ©canisme de toxicitĂ© commun (c’est-Ă -dire que deux substances ou plus ont le mĂŞme effet toxique sur la santĂ© de l’environnement). L’ARLA demanderait ces renseignements dès que seraient disponibles des mĂ©thodes scientifiques applicables. Il incomberait toujours aux demandeurs et aux titulaires de convaincre le ministre que les risques environnementaux que prĂ©sente le produit antiparasitaire sont acceptables.

Les modifications proposées exigeraient également que le ministre prenne en compte, dans les évaluations des risques environnementaux d’un produit antiparasitaire, tout renseignement sur les ECE fourni par le demandeur ou le titulaire. Ces modifications n’empêcheraient pas l’ARLA de prendre en considération d’autres renseignements sur les effets cumulatifs (c’est-à-dire autres que ceux liés aux produits ayant un mécanisme de toxicité commun) par l’intermédiaire d’une politique ultérieure. Par exemple, le ministre pourrait tenir compte des renseignements fournis par ECCC et d’autres autorités réglementaires dans ses évaluations des risques environnementaux.

Point 4 : Modifications proposĂ©es concernant les espèces en pĂ©ril

Les modifications proposĂ©es aux articles 8 et 17 du RPA donneraient au ministre le pouvoir explicite d’exiger des demandeurs et des titulaires qu’ils soumettent des renseignements sur les espèces en pĂ©ril, telles qu’elles sont dĂ©finies dans la LEP. L’ARLA n’exigerait pas d’essais sur les espèces en pĂ©ril. Il incomberait toujours aux demandeurs et aux titulaires de convaincre le ministre que les risques environnementaux que prĂ©sente le produit antiparasitaire sont acceptables.

Questions techniques

Séparation des dispositions proposées concernant les DEC des dispositions concernant l’autorisation de recherche

Le RPA dĂ©finit actuellement le terme « recherche Â» par rapport Ă  l’autorisation qui est donnĂ©e en vertu du RPA, Ă  certaines conditions, pour la rĂ©alisation d’essais avec certains produits antiparasitaires. Cette dĂ©finition serait modifiĂ©e pour prĂ©ciser qu’elle ne s’applique pas aux modifications proposĂ©es aux articles 17.18 Ă  17.24.

Élaboration de la réglementation

Consultation

Consultation du printemps 2022

Au printemps 2022, Ă  la suite de l’annonce de l’initiative de transformation de l’ARLA, SantĂ© Canada a lancĂ© un examen ciblĂ© de la LPA et consultĂ© un large Ă©ventail d’intervenants et de partenaires, y compris des organisations autochtones, des fabricants de pesticides, des utilisateurs de pesticides, des ONG, des universitaires, des provinces et territoires, des administrations Ă©trangères (dont les États-Unis, l’Australie et l’Union europĂ©enne), ainsi que le public. Au total, SantĂ© Canada a reçu 121 mĂ©moires Ă©crits. En outre, plus de 40 rĂ©unions ont Ă©tĂ© organisĂ©es avec les partenaires et les intervenants, dont des rĂ©unions du ComitĂ© directeur de la transformation et des groupes de travail techniques, ainsi que des sĂ©ances d’information publiques et des rĂ©unions avec les intervenants. Les commentaires recueillis au cours de la consultation sont rĂ©sumĂ©s dans un rapport Ce que nous avons entendu.

En ce qui concerne la nĂ©cessitĂ© de modifier la LPA, les fabricants de pesticides et les groupes d’utilisateurs Ă©taient d’avis que le cadre lĂ©gislatif actuel de la LPA est « adaptĂ© Ă  l’objectif Â» et suffisant pour permettre la mise en Ĺ“uvre des propositions de transformation, du moins Ă  court terme, et que ces propositions devraient ĂŞtre mises en Ĺ“uvre par voie de politique et/ou de règlement. Les ONG ont demandĂ© une rĂ©vision gĂ©nĂ©rale de la LPA, et dans plusieurs suggestions et commentaires reçus, on favorisait des modifications de la Loi. Au terme de cet examen, SantĂ© Canada a dĂ©terminĂ© que la modification du RPA et des politiques lui permettrait de rĂ©pondre aux principales prĂ©occupations soulevĂ©es en ce qui concerne l’accès aux DEC, la transparence des demandes de LMR et la prise en compte des ECE et des espèces en pĂ©ril dans les Ă©valuations des risques.

Avis d’intention NOI2023-01

Le 20 juin 2023, en rĂ©ponse aux commentaires reçus lors de la consultation du printemps 2022, SantĂ© Canada a publiĂ© l’avis d’intention NOI2023-01, qui dĂ©crit les propositions gĂ©nĂ©rales de modification du RPA. Les commentaires Ă©crits sur l’avis d’intention ont Ă©tĂ© acceptĂ©s pendant 80 jours (du 20 juin 2023 au 8 septembre 2023). La pĂ©riode de consultation a Ă©tĂ© prolongĂ©e de 20 jours par rapport Ă  la pĂ©riode initiale de 60 jours, Ă  la demande des intervenants.

Santé Canada a envoyé des notifications par courriel aux principaux intervenants, notamment ses partenaires provinciaux et territoriaux, les membres de l’industrie, les ONG, les organisations autochtones et les comités d’intervenants, afin de les inviter à formuler des commentaires sur l’avis d’intention. En outre, Santé Canada a diffusé des notifications par l’intermédiaire de son fil RSS et des médias sociaux. Au cours de la période de consultation, Santé Canada a également organisé un webinaire, qui comprenait une séance de questions.

Au terme de la consultation, soit en septembre 2023, SantĂ© Canada a prĂ©sentĂ© l’avis d’intention Ă  son Conseil consultatif de la lutte antiparasitaire (un groupe multipartite qui fournit des conseils au ministre de la SantĂ© sur les politiques et les questions d’intĂ©rĂŞt concernant le système fĂ©dĂ©ral de rĂ©glementation de la lutte antiparasitaire) et Ă  son ComitĂ© fĂ©dĂ©ral-provincial-territorial. Ă€ chacune de ces rĂ©unions, SantĂ© Canada a prĂ©sentĂ© ses hypothèses relativement Ă  l’analyse coĂ»ts-avantages et a invitĂ© les participants Ă  fournir des Ă©claircissements sur les coĂ»ts. De plus, SantĂ© Canada a organisĂ©, le 11 dĂ©cembre 2023, un webinaire sur la mise en Ĺ“uvre de la proposition concernant les DEC et a expliquĂ© son approche de l’analyse coĂ»ts-avantages, qui est une exigence de la Directive du Cabinet sur la rĂ©glementation, y compris ce qu’il considère comme un « coĂ»t supplĂ©mentaire Â» dans ce contexte. Tous les intervenants prĂ©cĂ©demment contactĂ©s ont aussi Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  participer Ă  cette rĂ©union. Toutefois, SantĂ© Canada n’a reçu aucun commentaire ni Ă©claircissement sur les coĂ»ts Ă  la suite du webinaire.

Commentaires des intervenants concernant l’avis d’intention NOI2023-01

Tous les commentaires se rapportant Ă  la proposition ont Ă©tĂ© pris en compte, y compris ceux reçus après la pĂ©riode de consultation officielle. SantĂ© Canada a reçu et analysĂ© 165 commentaires concernant les propositions dĂ©crites dans l’avis d’intention. En tout, 97 commentaires provenaient du public, 36 des secteurs et des associations sectorielles nationales et internationales concernĂ©s, 28 d’ONG et d’universitaires, et 4 de gouvernements provinciaux. De plus, on a tenu compte d’un commentaire affichĂ© publiquement sur le site Web d’une ONG et non soumis directement Ă  SantĂ© Canada.

Dans l’ensemble, les rĂ©actions aux propositions se sont avĂ©rĂ©es variĂ©es. La majoritĂ© des rĂ©ponses indiquaient une opposition aux propositions, mais les raisons de cette opposition Ă©taient aux antipodes (89 commentaires souhaitaient davantage de mesures rĂ©glementaires, 18 commentaires souhaitaient moins de mesures rĂ©glementaires). Parmi les commentaires des opposants, 78 Ă©taient liĂ©s Ă  une campagne d’envoi de lettres et rĂ©pĂ©taient des points et des formats similaires. Les opinions d’autres commentateurs (31 commentaires) variaient selon la proposition, tandis que 13 commentateurs indiquaient soutenir la proposition particulière au sujet de laquelle ils formulaient des commentaires. Enfin, 13 commentaires ne correspondaient pas aux propositions formulĂ©es dans l’avis d’intention.

On a vérifié si les réponses correspondaient aux objectifs énoncés dans l’initiative de transformation de l’ARLA et si des modifications réglementaires ou de politiques permettraient d’en tenir compte.

Commentaires sur le choix de l’instrument

Quelques ONG et universitaires, ainsi que des membres du public, ont demandĂ© des changements qui nĂ©cessiteraient des modifications de la LPA. Il s’agit notamment de modifications touchant la dĂ©finition des DEC. En outre, certains commentateurs demandaient que soit modifiĂ©e la dĂ©finition des « renseignements de tiers Â» dans la Loi sur l’accès Ă  l’information (LAI), modification qui se rĂ©percuterait sur la dĂ©finition des DEC dans la LPA, puisque celle-ci renvoie Ă  la LAI, ou celle de « renseignements personnels Â» dans la Loi sur la protection des renseignements personnels. Ces commentaires visaient Ă  obtenir une plus grande transparence. Après avoir analysĂ© les commentaires reçus dans le cadre de l’examen de la LPA, SantĂ© Canada n’envisage aucune modification de celle-ci pour l’instant. Cependant, SantĂ© Canada a examinĂ© comment on pourrait rĂ©pondre Ă  ces commentaires en apportant des modifications rĂ©glementaires ou des changements aux processus de l’ARLA. Les modifications proposĂ©es au RPA permettraient d’accroĂ®tre la transparence concernant les DEC, dans le respect des obligations du Canada prĂ©vues par les traitĂ©s internationaux et sans que soit possible une utilisation commerciale dĂ©loyale des DEC.

À l’inverse, la plupart des partenaires provinciaux et territoriaux et des membres de l’industrie, ainsi que quelques membres du public, ont indiqué qu’aucune modification ne devrait être apportée à la LPA ni au RPA, et que la mise en œuvre de certaines propositions (concernant les LMR, les ECE et les espèces en péril) serait mieux servie par la modification des politiques. Santé Canada a déterminé que des modifications réglementaires seraient nécessaires à la protection de l’environnement, à l’atteinte de ses objectifs de transparence et à une meilleure harmonisation avec les lois fédérales telles que la LCPE et la LEP d’une manière que permet la LPA.

Coûts possibles

De façon gĂ©nĂ©rale, les commentaires de l’industrie et des partenaires provinciaux et territoriaux portaient sur des prĂ©occupations relatives aux Ă©ventuels coĂ»ts supplĂ©mentaires, que ceux-ci attribuaient aux Ă©lĂ©ments suivants : la protection des DEC, des RCC et des renseignements personnels; l’homologation (risque de perte de produits); la proposition concernant les LMR (coĂ»ts pour l’ARLA); la prĂ©sentation de donnĂ©es d’essais environnementaux relatives aux ECE et aux espèces en pĂ©ril (coĂ»ts pour l’industrie); la mise en Ĺ“uvre des modifications proposĂ©es (coĂ»ts pour l’ARLA). Autrement, les commentaires demandaient des renseignements supplĂ©mentaires sur les coĂ»ts.

Santé Canada a tenu compte de ces commentaires lors de l’analyse coûts-avantages de la proposition. La plupart des coûts mentionnés par les intervenants ne seraient pas des coûts supplémentaires découlant de la proposition de modification réglementaire. En effet, les DEC sont déjà accessibles au public, et le ministre doit protéger les DEC, les RCC et les renseignements personnels pour l’application de la législation en vigueur. De plus, on inclurait le formulaire de notification des LMR dans le processus de demande déjà en place afin de limiter les coûts pour les intervenants et le gouvernement. Par ailleurs, puisque le ministre est actuellement habilité à demander des renseignements sur les ECE et les espèces en péril, il n’y aurait aucun coût supplémentaire. Dans l’ensemble, l’analyse de Santé Canada indique que les coûts de la proposition seraient négligeables pour le gouvernement et les intervenants.

Élargissement de la portée de la proposition concernant les DEC

La plupart des ONG et des universitaires et l’organisation autochtone qui ont formulĂ© des commentaires, ainsi que la plupart des membres du public, ont demandĂ© que la portĂ©e de la proposition concernant les DEC soit Ă©largie. Par exemple, il s’agirait d’élargir cette proposition comme suit : permettre un accès aux DEC Ă  des fins d’examen et de vĂ©rification; permettre les demandes conjointes pour les Ă©quipes de recherche; permettre aux demandeurs de stocker, d’utiliser et de copier les donnĂ©es; ajouter un processus d’appel concernant le caviardage ou modifier la manière dont le caviardage serait appliquĂ©; permettre l’accès aux rapports d’évaluation et aux dĂ©cisions de l’ARLA qui utilisent les DEC; enfin, permettre l’accès aux DEC pendant les activitĂ©s rĂ©glementaires (et suspendre les consultations et les dĂ©cisions pendant le traitement des demandes d’accès aux DEC et l’inspection des DEC).

En ce qui concerne les personnes qui auraient accès aux DEC, la proposition permettrait à tous les résidents du Canada d’accéder aux DEC dans la mesure où celles-ci servent uniquement à des fins de recherche ou de réanalyse, et qu’elles ne sont pas diffusées, publiées ou utilisées pour demander l’homologation ni la modification d’homologation d’un produit antiparasitaire. En ce qui concerne la façon dont les DEC seraient utilisées, les modifications proposées permettraient des activités telles que l’examen et la vérification. En outre, les modifications proposées permettraient à un utilisateur de stocker, d’utiliser et de copier les données, de manière sécurisée, pour mener des recherches et des réanalyses. Les modifications proposées répondent directement aux commentaires des intervenants qui ont demandé à l’ARLA d’offrir un meilleur accès aux DEC et de les présenter dans un format qui facilite la recherche et la réanalyse indépendantes.

En ce qui concerne le caviardage et l’accès aux rapports de l’ARLA qui utilisent les DEC, SantĂ© Canada est d’accord avec l’objet de ces commentaires, Ă  savoir une plus grande transparence du processus dĂ©cisionnel de l’ARLA. SantĂ© Canada propose une approche Ă  deux volets pour rĂ©pondre Ă  ces commentaires : la mise en Ĺ“uvre de la proposition concernant les DEC (notamment, la publication d’un document d’orientation qui Ă©claircira davantage le RPA), et le travail continu de l’ARLA pour amĂ©liorer la transparence et la communication opportune des donnĂ©es et des renseignements considĂ©rĂ©s dans la prise de dĂ©cisions. SantĂ© Canada ne propose pas d’inclure un processus d’appel dans le projet de règlement en raison des effets possibles sur ses activitĂ©s, et traitera au cas par cas les prĂ©occupations concernant le caviardage (par exemple des renseignements personnels et des RCC).

Les modifications proposées ne tiennent pas compte de certains commentaires. En effet, bien qu’une demande d’accès aux DEC puisse être faite au cours des activités réglementaires après l’homologation d’un produit, il n’est pas prévu qu’une demande d’accès aux DEC interrompe le calendrier prévu de publication des décisions de l’ARLA, car Santé Canada doit prendre des décisions réglementaires en temps opportun pour continuer à remplir son mandat en matière de protection de la santé humaine et de l’environnement. Toutefois, les particuliers pourraient toujours déposer un avis d’opposition à une décision (c’est-à-dire engager le processus officiel en vue du réexamen du fondement scientifique d’une décision) au titre de la LPA, selon le cas.

Préoccupations relatives à la proposition concernant les DEC

L’industrie et certains représentants des provinces et territoires ont exprimé des préoccupations relatives à la proposition visant à faciliter l’accès aux DEC à des fins de recherche ou de réanalyse. Ces préoccupations touchaient notamment la manière dont les données seraient protégées contre une utilisation commerciale déloyale, les erreurs d’interprétation ou de compréhension et les personnes qui auraient accès aux DEC.

Les modifications proposées comprendraient des mesures visant à protéger les DEC contre une utilisation commerciale déloyale, dans le respect des traités internationaux dont le Canada est signataire. Santé Canada fournira des orientations pour soutenir la mise en œuvre de ces processus, qui pourront être consultés pendant la période de consultation de la Partie I de la Gazette du Canada.

SantĂ© Canada convient qu’il est important de limiter les erreurs d’interprĂ©tation et de comprĂ©hension, de rendre les dĂ©cisions de l’ARLA plus rapidement accessibles et plus facilement comprĂ©hensibles, et de fournir une protection adĂ©quate des RCC et des renseignements personnels. SantĂ© Canada s’attend Ă  ce que diverses mesures rĂ©pondent Ă  ces prĂ©occupations, notamment : une plus grande transparence en ce qui concerne les DEC; des initiatives continues en matière de communication des documents pour amĂ©liorer l’accès Ă  l’information dans le Registre public, et une nouvelle approche (consultable sur le site Web de SantĂ© Canada) en matière de communication scientifique pour expliquer le fondement des dĂ©cisions rĂ©glementaires. Ces activitĂ©s seraient conformes aux prioritĂ©s que s’est fixĂ©es le gouvernement du Canada en matière de responsabilitĂ©, de transparence et de gouvernement ouvert. Les processus existants visant Ă  protĂ©ger les RCC et les renseignements personnels seraient maintenus.

Commentaires sur le processus de fixation des LMR

La plupart des commentaires des ONG et du public, ainsi que ceux d’une organisation autochtone, portaient sur des aspects de la politique en matière de LMR qui vont au-delà de la portée de l’avis d’intention. Par exemple, les commentaires de ces parties portaient sur la fixation des LMR, et demandaient notamment que des LMR distinctes soient fixées pour les aliments produits au Canada et les aliments importés, ainsi que sur les préoccupations concernant le respect des LMR. En revanche, au cours de l’examen de la LPA, des groupes d’utilisateurs et l’industrie ont indiqué à l’ARLA que le processus actuel de fixation des LMR protège efficacement la santé et ne nécessite pas d’ajustement.

SantĂ© Canada a dĂ©terminĂ© que le processus actuel de fixation des LMR protĂ©geait la santĂ© humaine et ne nĂ©cessitait pas de modifications. L’Agence canadienne d’inspection des aliments a constatĂ© que, au cours de l’exercice 2020-2021, 97,5 % des aliments produits au Canada et 96,1 % des aliments importĂ©s (y compris les rĂ©sidus qui ne proviennent pas de pesticides) Ă©chantillonnĂ©s et analysĂ©s Ă©taient conformes Ă  l’ensemble des règlements, limites et lignes directrices du Canada. AnnĂ©e après annĂ©e, les rĂ©sultats montrent que les rĂ©sidus de pesticide dans les fruits et les lĂ©gumes frais analysĂ©s respectent, dans une large mesure, les limites fixĂ©es (aucun rĂ©sidu de pesticide n’est dĂ©tectĂ© ou des rĂ©sidus sont dĂ©tectĂ©s Ă  des concentrations infĂ©rieures aux LMR). SantĂ© Canada demeure rĂ©solu Ă  amĂ©liorer la communication et la transparence en ce qui concerne la manière dont l’ARLA fixe les LMR et les raisons sur lesquelles elle s’appuie. SantĂ© Canada s’attend Ă  ce que certaines des prĂ©occupations exprimĂ©es au sujet du processus de fixation des LMR puissent ĂŞtre rĂ©solues par des documents de communications scientifiques publiĂ©s sur son site Web.

Commentaires sur la transparence des LMR

Les ONG, l’industrie et les provinces ont formulé des commentaires sur l’initiative de transparence concernant les LMR. Santé Canada a constaté un large soutien en faveur d’une plus grande transparence en ce qui concerne les LMR, y compris la notification publique des demandes de LMR accordées pour des aliments importés. Selon les intervenants, ce nouveau processus améliorerait la transparence et la communication concernant les LMR, en rendant publique la justification de la demande reçue et en identifiant le demandeur. L’industrie et les provinces ont soulevé des préoccupations quant aux coûts possibles des nouvelles mesures, mais aucune objection n’a été formulée à l’encontre de l’ajout d’un processus de notification.

Commentaires sur la proposition concernant les ECE

La plupart des ONG, une organisation autochtone et certains membres du public ont suggéré l’élargissement de la proposition concernant les ECE, dans le but de renforcer davantage deux principaux aspects des évaluations des risques environnementaux. En premier lieu, il s’agirait d’étendre l’évaluation des ECE au-delà des produits antiparasitaires ayant un mécanisme de toxicité commun pour inclure les effets synergiques et additifs. En second lieu, il est proposé d’harmoniser la proposition concernant les ECE avec les récentes modifications apportées à la LCPE, notamment en incluant des exigences supplémentaires en matière de données pour les demandeurs et les titulaires (par exemple pour obtenir des données par l’intermédiaire d’un tiers indépendant) ou en envisageant d’autres effets que pourraient avoir les produits antiparasitaires sur l’environnement. À l’inverse, l’industrie et les ministères provinciaux de l’agriculture ont estimé que les changements étaient prématurés et qu’ils n’étaient pas nécessaires à ce stade, étant donné qu’il n’existe actuellement aucune méthode pour évaluer les ECE.

SantĂ© Canada a examinĂ© les commentaires et s’est penchĂ© sur l’instrument qui conviendrait Ă  l’atteinte de ces objectifs. SantĂ© Canada convient de l’importance de protĂ©ger l’environnement contre les risques potentiels associĂ©s aux produits antiparasitaires et de la nĂ©cessitĂ© d’harmoniser le RPA avec la LCPE autant que possible. La LPA habilite dĂ©jĂ  le ministre Ă  demander des renseignements qu’il juge nĂ©cessaires. Les modifications proposĂ©es comprennent un pouvoir explicite permettant au ministre d’exiger des demandeurs et titulaires qu’ils fournissent des donnĂ©es sur les ECE lui permettant d’évaluer les risques des produits antiparasitaires pour l’environnement et de dĂ©terminer si ces risques sont acceptables.

Les modifications proposées iront dans le sens de l’exigence actuelle de la LPA selon laquelle les effets cumulatifs doivent être pris en compte dans l’évaluation des risques sanitaires des produits antiparasitaires, ce qui rend nécessaire de prendre en considération le mécanisme de toxicité commun des produits antiparasitaires. Les modifications proposées n’empêcheraient pas Santé Canada d’examiner ultérieurement d’autres aspects des effets cumulatifs (par exemple d’autres variables environnementales ou écologiques, comme le changement climatique), lorsque les méthodes, les renseignements et les techniques évolueront. De plus, le fait de limiter la portée des modifications aux produits antiparasitaires ayant un mécanisme de toxicité commun permet à l’ARLA d’établir ses priorités et garantit que les décisions réglementaires sont prises en temps opportun. Santé Canada reconnaît que les modifications proposées ne sont pas complètement conformes à la LCPE. Toutefois, on a harmonisé autant que possible, sachant néanmoins que même si les lois se chevauchent dans une certaine mesure, la LCPE et la LPA ainsi que leur cadre réglementaire respectif visent des objectifs différents et des priorités distinctes, établies en fonction d’instruments différents. Quoi qu’il en soit, Santé Canada a l’intention de continuer à coopérer avec ECCC, les partenaires réglementaires et les intervenants afin d’obtenir des renseignements et d’élaborer des méthodes permettant de prendre en compte les ECE.

SantĂ© Canada a pris en considĂ©ration les commentaires demandant des modifications rĂ©glementaires afin d’obliger les demandeurs et les titulaires Ă  obtenir des donnĂ©es sur les ECE. Cependant, comme on ne dispose pas encore de donnĂ©es et de mĂ©thodes au sujet des ECE, il serait prĂ©maturĂ© d’exiger que ces donnĂ©es soient obtenues Ă  ce stade. Une fois que ces donnĂ©es seront disponibles, les demandeurs et les titulaires seraient responsables de les fournir sur demande. SantĂ© Canada a l’intention de faire appel Ă  des partenaires rĂ©glementaires pour obtenir des renseignements, qui seront utilisĂ©s en plus des renseignements fournis par les demandeurs et les titulaires. En ce qui concerne les commentaires sur l’obligation, pour les demandeurs et les titulaires, de fournir des renseignements provenant d’un tiers indĂ©pendant, ou de conclure un accord avec un tiers indĂ©pendant dans le but de produire de nouveaux renseignements ou de vĂ©rifier les renseignements existants, SantĂ© Canada s’appuie sur un certain nombre de mesures visant Ă  assurer la qualitĂ© des donnĂ©es, y compris des lignes directrices Ă  l’intention des demandeurs et des titulaires concernant la prĂ©sentation de donnĂ©es. De plus, le ministre est habilitĂ© Ă  recueillir des renseignements auprès de tiers (par exemple ECCC) afin de tenir compte d’autres formes de renseignements indĂ©pendants. Par consĂ©quent, aucune modification n’était nĂ©cessaire pour l’atteinte de l’objectif d’indĂ©pendance des donnĂ©es.

Certains commentaires d’intervenants suggĂ©raient d’ajouter au RPA des critères plus prĂ©cis concernant les impacts environnementaux afin de renforcer l’évaluation, par l’ARLA, des risques environnementaux. On suggĂ©rait notamment d’ajouter une dĂ©finition du terme « dommage Â» et d’inclure des termes tels que « habitats Â», « espèces non ciblĂ©es Â», « rĂ©seaux trophiques Â» et « Ă©cosystèmes Â». L’ajout de ces termes n’a pas Ă©tĂ© nĂ©cessaire, car il est dĂ©jĂ  clair dans la LPA que le ministre dispose de pouvoirs Ă©tendus pour prendre en compte tous les facteurs pertinents lors de l’évaluation des risques environnementaux.

L’industrie et les ministères des provinces et territoires jugeaient que la modification proposée concernant les ECE était prématurée en raison du fait qu’elle précède l’élaboration de méthodes internationalement reconnues quant à l’évaluation des ECE. Ces commentaires portaient sur le choix de l’instrument, les coûts et l’harmonisation à l’échelle internationale. Étant donné l’objectif énoncé d’accroître la transparence et l’harmonisation de la réglementation, Santé Canada propose maintenant ces modifications dans le cadre d’une approche proactive afin de souligner son engagement à renforcer la protection de l’environnement et à encourager les efforts visant à élaborer des méthodes reconnues à l’échelle internationale pour les ECE.

Commentaires sur les espèces en péril

La plupart des ONG, une organisation autochtone et certains membres du public suggĂ©raient d’élargir la proposition concernant les espèces en pĂ©ril afin de renforcer davantage les Ă©valuations des risques pour l’environnement. Il s’agirait notamment d’imposer des exigences supplĂ©mentaires en matière de donnĂ©es aux demandeurs et aux titulaires (par exemple exiger que, s’ils ne disposent pas de certaines donnĂ©es, ils les obtiennent, Ă©ventuellement par l’intermĂ©diaire de tiers indĂ©pendants) et de prendre en compte d’autres effets environnementaux des produits antiparasitaires. Ă€ l’inverse, l’industrie et les ministères provinciaux et territoriaux estimaient qu’aucun changement n’était nĂ©cessaire pour l’instant. Ă€ l’heure actuelle, SantĂ© Canada veille Ă  la protection des espèces en pĂ©ril de façon prudente dans la dĂ©termination des effets sur les organismes, notamment en prenant en compte les organismes les plus sensibles et en demandant des renseignements aux partenaires dès le dĂ©but d’une réévaluation ou d’un examen spĂ©cial. Tout comme dans le cas de la proposition concernant les ECE, SantĂ© Canada convient qu’il est important de renforcer la protection de l’environnement et propose d’inclure des pouvoirs explicites permettant d’obtenir des renseignements sur les espèces en pĂ©ril, ce qui s’harmonisera avec la LEP d’une manière appropriĂ©e en vertu de la LPA. L’ARLA s’engage Ă  poursuivre le travail avec ses partenaires et les intervenants afin de continuer Ă  renforcer la protection des espèces en pĂ©ril.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

On n’a relevĂ© aucune incidence sur les obligations du gouvernement concernant les droits des Autochtones protĂ©gĂ©s par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982, les traitĂ©s modernes et les obligations internationales en matière de droits de la personne.

Choix de l’instrument

Santé Canada a réalisé une analyse approfondie pour déterminer si le scénario de base (aucune action), une modification des politiques ou une modification de la réglementation serait la meilleure option. Dans chaque cas, la meilleure option serait de modifier la réglementation, car le scénario de base ne répondrait pas aux préoccupations soulevées par les intervenants, et une approche basée exclusivement sur des politiques ne permettrait pas d’harmoniser la réglementation ni d’accroître la transparence; enfin, elle ne saurait susciter chez les intervenants le degré de confiance qu’offrent les certitudes associées à la réglementation.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Point 1 : Faciliter l’accès aux donnĂ©es d’essai confidentielles

Dans le scĂ©nario de base, un projet pilote en cours, les personnes qui demandent un accès aux DEC reçoivent une clĂ© USB les contenant. Puisque ce projet pilote devrait se poursuivre pour une durĂ©e indĂ©terminĂ©e, la plupart des exigences qui visent les titulaires et les demandeurs ne sont pas considĂ©rĂ©es comme des coĂ»ts supplĂ©mentaires. Cela Ă©tant dit, il est question de coĂ»ts supplĂ©mentaires pour les titulaires et les demandeurs lorsqu’il faut dĂ©terminer si les donnĂ©es qu’ils ont prĂ©sentĂ©es constituent des DEC. Les cinq dernières annĂ©es, les titulaires et les demandeurs ont prĂ©sentĂ© des donnĂ©es d’essai pour 593 demandes ou Ă©valuations, en moyenne, par annĂ©e.

Coûts pour le gouvernement

Les coûts de la proposition réglementaire pour l’ARLA seraient mineurs et pourraient inclure le coût de clés USB supplémentaires et de leur envoi aux demandeurs de DEC, en raison de la hausse prévue du nombre de DEC demandées attribuable à la portée élargie des activités de recherche et de réanalyse.

Selon les modifications proposées, il pourrait y avoir des activités de conformité et d’application de la loi fondées sur le risque, afin de prévenir l’utilisation commerciale déloyale des DEC. Toute infraction au projet de règlement constituerait une contravention à la LPA et serait donc assujettie aux dispositions d’application de la Loi. Santé Canada utiliserait les ressources dont elle dispose déjà en la matière pour mettre en œuvre les dispositions proposées.

Coûts pour l’industrie

Les coĂ»ts que devraient assumer les demandeurs et titulaires seraient ceux associĂ©s Ă  l’inclusion, dans leurs documents de demande, des renseignements permettant Ă  l’ARLA de dĂ©terminer si les donnĂ©es sont des DEC (il s’agirait par exemple d’indiquer si elles sont accessibles au public et, le cas Ă©chĂ©ant, oĂą elles sont publiĂ©es). Les coĂ»ts devraient ĂŞtre faibles, car les renseignements sont facilement accessibles. Les titulaires et les demandeurs devraient connaĂ®tre les renseignements qu’ils devront inclure dans les documents Ă  soumettre. Pour des prĂ©cisions sur les coĂ»ts administratifs monĂ©taires, veuillez consulter la section “Règle du « un pour un Â»”.

Avantages

Les modifications proposées amélioreraient la transparence des décisions réglementaires de l’ARLA, favoriseraient une meilleure compréhension des conclusions de ses évaluations et faciliteraient la participation du public au processus réglementaire et à la production de données indépendantes sur les produits antiparasitaires. Plus précisément, le fait de faciliter la recherche et la réanalyse contribuera à la prise de décisions par l’ARLA grâce à la production de données indépendantes, qui accroîtront aussi la confiance du public à l’égard des décisions réglementaires et feront progresser la science qui sert à la réglementation des produits antiparasitaires au Canada. Les RCC et les renseignements personnels continueront d’être protégés. En outre, les modifications apportées au processus de soumission des données permettraient à l’ARLA de déterminer de manière plus simple et rationnelle quelles sont les DEC.

Point 2 : Notifications publiques concernant les demandes de LMR
Coûts pour le gouvernement

L’ARLA a mis en Ĺ“uvre le processus de notification des LMR au printemps 2024. Ainsi, toute nouvelle demande de LMR de pesticide prĂ©sentĂ©e au titre du paragraphe 10(2) de la LPA pour des aliments importĂ©s reçue par l’ARLA serait dĂ©jĂ  soumise Ă  ce nouveau processus. Par consĂ©quent, l’entrĂ©e en vigueur de cette proposition rĂ©glementaire n’entraĂ®nerait aucun coĂ»t supplĂ©mentaire pour le gouvernement.

Coûts pour l’industrie

Le paragraphe 10(2) de la LPA prĂ©voit le pouvoir d’exiger que le demandeur remplisse et prĂ©sente le formulaire de notification aux fins de publication en ligne. Ainsi, l’industrie suivait dĂ©jĂ  ce processus de notification. Par consĂ©quent, la mise en Ĺ“uvre de la proposition n’entraĂ®nerait pas de coĂ»ts supplĂ©mentaires pour l’industrie.

Avantages

Puisque le processus de notification concernant les demandes de LMR est déjà en place, les avantages de cette proposition réglementaire consistent en l’harmonisation du RPA avec les pratiques courantes.

Point 3 : Modifications proposĂ©es concernant les effets cumulatifs sur l’environnement
Coûts pour le gouvernement et l’industrie

Le ministre est déjà habilité par la LPA à exiger des renseignements dans le but de réaliser des évaluations des risques environnementaux, évaluations qui peuvent comprendre des renseignements sur les ECE. Puisque les modifications proposées qui donneraient au ministre le pouvoir explicite d’exiger la présentation de renseignements sur les ECE ne constitueraient pas une nouvelle exigence pour les parties réglementées, cela n’entraînerait aucun nouveau coût supplémentaire pour le gouvernement et l’industrie. Le ministre demanderait des renseignements seulement lorsque des méthodes sont en place.

Avantages

Les modifications proposées amélioreraient la confiance du public envers le processus d’examen scientifique de Santé Canada, car elles indiqueraient expressément dans la réglementation que les renseignements sur les ECE présentés par les titulaires et les demandeurs doivent être pris en compte dans l’évaluation des risques environnementaux.

Point 4 : Modifications proposĂ©es concernant les espèces en pĂ©ril
Coûts pour le gouvernement et l’industrie

Le ministre est déjà habilité par la LPA à exiger des renseignements, notamment sur la faune et les espèces en péril, afin d’évaluer les risques environnementaux. Puisque les modifications proposées visant à donner au ministre un pouvoir explicite ne constitueraient pas une nouvelle exigence pour les parties réglementées, elles n’entraîneraient aucun nouveau coût supplémentaire pour le gouvernement et l’industrie. Le ministre ne demanderait pas d’essais sur les espèces en péril.

Avantages

Les modifications proposées amélioreraient la confiance du public envers le processus d’examen scientifique de Santé Canada, car elles indiqueraient expressément dans la réglementation que les renseignements sur les espèces en péril doivent être soumis à l’évaluation des risques environnementaux qui incombe au ministre.

Lentille des petites entreprises

La proposition devrait toucher les petites entreprises, en ce sens que le point 1 (DEC) entraĂ®nerait des coĂ»ts mineurs pour les petites entreprises, tandis que les points 2, 3 et 4 n’entraĂ®neraient aucun coĂ»t. Bien qu’il ne soit pas possible de dĂ©terminer le nombre de petites entreprises touchĂ©es, on estime qu’environ 80 % des titulaires sont des petites entreprises (d’après les rĂ©sultats d’un projet de recherche menĂ© en 2018 en collaboration avec Statistique Canada).

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique puisqu’il y a une augmentation du fardeau administratif des entreprises, la proposition Ă©tant considĂ©rĂ©e comme un ajout au fardeau selon cette règle. La nouvelle version du RPA entraĂ®nerait un fardeau administratif supplĂ©mentaire prenant la forme d’un coĂ»t annualisĂ© de 39 521 $ (en dollars canadiens de 2012), selon l’estimation rĂ©alisĂ©e Ă  l’aide de la mĂ©thode prescrite par le Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse. Aucun titre rĂ©glementaire n’est abrogĂ© ni introduit.

Principales hypothèses :

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

En ce qui concerne l’harmonisation avec d’autres administrations et/ou organisations internationales, les modifications proposées varient selon le point.

Données d’essai confidentielles

L’ARLA a consulté l’Australie, l’Union européenne et les États-Unis afin de mieux comprendre leur approche respective des données d’essai exclusives et la mesure dans laquelle toute nouvelle réglementation sur l’accès aux DEC au Canada irait dans le sens de ces approches, compte tenu du contexte créé par la LPA. Les trois administrations en question offrent au public des moyens d’accéder aux données d’essai exclusives utilisées dans les décisions réglementaires concernant les pesticides, tout en protégeant les RCC et les renseignements personnels. Les modifications proposées se distingueraient de celles qui sont adoptées par ces trois instances en créant un mécanisme spécifique et plus rationnel d’accès aux données d’essai à des fins de recherche et de réanalyse.

La principale considération sur le plan international, en ce qui concerne l’accès aux DEC, serait de veiller à ce que tout changement préserve le respect de l’Accord de l’Organisation mondiale du commerce sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce, ainsi que des autres accords commerciaux internationaux, de sorte que le Canada assure une protection suffisante des renseignements confidentiels. On a élaboré les dispositions réglementaires proposées concernant la protection des DEC en tenant compte des obligations commerciales internationales, et elles devraient donc préserver le respect de ces obligations.

Limites maximales de résidus

Le processus de notification publique, appuyé par les modifications proposées concernant les LMR, serait en partie harmonisé avec celui de l’EPA des États-Unis.

Le processus de notification publique va en principe dans le sens de l’avis de l’EPA concernant les dĂ©pĂ´ts de demandes d’établissement de tolĂ©rance pour des pesticides prĂ©vu Ă  l’alinĂ©a 408(d)(3) de la loi amĂ©ricaine Federal Food, Drug and Cosmetic Act (loi fĂ©dĂ©rale sur les aliments, les mĂ©dicaments et les produits cosmĂ©tiques). L’avis de l’EPA comprend un rĂ©sumĂ© intĂ©gral de la demande et une pĂ©riode de commentaires de 30 jours, ce qui offre donc des donnĂ©es plus dĂ©taillĂ©es que le permet la notification publique de l’ARLA. L’ARLA harmoniserait sa pratique avec celle de l’EPA dans la mesure oĂą elle informerait le public qu’une demande a Ă©tĂ© acceptĂ©e pour examen.

Effets cumulatifs sur l’environnement

Les modifications proposées offriraient une approche proactive permettant de tenir compte des ECE dus aux produits antiparasitaires.

La proposition réglementaire créerait des exigences propres au Canada pour l’examen des ECE liés aux produits antiparasitaires, dans un objectif d’harmonisation avec la LCPE, dans la mesure du possible. Santé Canada serait la première autorité réglementaire à exiger des données sur les ECE et continuera à maintenir et à améliorer la coopération avec ses partenaires de la réglementation, dont ECCC, d’autres ministères et les provinces et territoires, afin d’obtenir des renseignements sur les ECE.

Il y aura ultérieurement des occasions d’encourager la coopération et l’harmonisation avec d’autres administrations et autorités internationales en matière de réglementation à mesure que seront produites des méthodes et des données sur les ECE.

Espèces en péril

L’ARLA et l’EPA des États-Unis prennent toutes deux en compte les espèces en péril, mais leur approche est différente.

Santé Canada et l’EPA ont une approche similaire de l’évaluation des effets des produits antiparasitaires sur l’environnement; ils évaluent notamment les données sur leur toxicité et leur devenir dans l’environnement, afin de déterminer la façon dont un pesticide se déplacera et se décomposera dans celui-ci, et si l’exposition potentielle au pesticide aura des effets néfastes sur la faune et la végétation. Les évaluations des risques liés aux pesticides et les processus réglementaires assurent la protection de toutes les populations d’espèces non ciblées.

Santé Canada considère que l’approche de l’EPA concernant les espèces en péril est comparable à la sienne, dans la mesure où les deux administrations se sont engagées à accorder une attention particulière à toute espèce en péril lors de l’évaluation de l’utilisation potentielle d’un pesticide avant et après son homologation. L’EPA et l’ARLA cherchent cependant toutes deux des moyens de mieux tenir compte des espèces en péril dans les évaluations des pesticides. Toutefois, là aussi, l’approche de l’un et l’approche de l’autre diffèrent, notamment parce qu’aux États-Unis, les lois, les États, les frontières, les environnements et les espèces en péril ne correspondent pas directement à la situation canadienne. L’ARLA s’engage à poursuivre son travail avec l’EPA, ECCC, les autres intervenants et le public pour continuer à renforcer la protection des espèces en péril.

Évaluation environnementale stratégique

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une évaluation environnementale stratégique a été réalisée au sujet de l’initiative de transformation, qui englobe la présente proposition réglementaire. L’évaluation a conclu que l’initiative de transformation devrait avoir des effets positifs directs et indirects sur l’environnement et la santé humaine. On ne s’attend à aucune incidence négative sur l’environnement.

La proposition autoriserait le ministre à exiger des renseignements sur les espèces en péril et sur les effets cumulatifs sur l’environnement, par souci d’accroître la transparence. Il s’agirait d’une mesure permettant de répondre à certaines des préoccupations des intervenants, particulièrement celles des groupes environnementaux et des groupes de l’industrie et d’utilisateurs.

À court terme, les effets directs seraient limités. Cela étant dit, le renforcement du processus d’examen aux fins de l’évaluation des risques environnementaux pourrait avoir des incidences à long terme sur l’environnement et la santé de la population canadienne. Indirectement, la proposition améliorerait la coordination au sein du gouvernement du Canada en matière de gestion et de réglementation des produits antiparasitaires. Elle permettrait de réduire les effets néfastes sur l’environnement et de gérer les risques pour la santé humaine et l’environnement (y compris la faune) que pose l’utilisation de ces produits au Canada. Les mesures visant l’amélioration des communications scientifiques et la transparence permettraient aussi d’accroître la confiance de public à l’égard de la gestion des produits antiparasitaires.

Analyse comparative entre les sexes plus

Cette proposition ne devrait avoir aucune incidence disproportionnée sur la population canadienne en raison du genre, de l’âge ou d’autres facteurs d’identification. Ainsi, aucune incidence relative à l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) n’a été relevée pour cette proposition.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Les modifications proposĂ©es concernant les LMR, les ECE et les espèces en pĂ©ril entreraient en vigueur le jour de leur publication dans la Partie II de la Gazette du Canada. Afin de donner aux demandeurs et aux titulaires le temps de s’adapter aux modifications concernant les DEC, ces modifications entreraient en vigueur 180 jours après la date de leur publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

SantĂ© Canada a mis en Ĺ“uvre un nouveau processus de notification publique concernant les demandes relatives aux LMR de pesticides pour les aliments importĂ©s et a mis le nouveau formulaire Ă  la disposition des intervenants au printemps 2024. Une notification publique serait publiĂ©e lorsqu’une demande de fixation de LMR pour un aliment importĂ© a Ă©tĂ© acceptĂ©e Ă  des fins d’examen. La notification serait publiĂ©e Ă  titre informatif avant l’examen scientifique par souci de transparence et pour donner au public un accès plus opportun aux renseignements. Elle indiquerait le fondement de la demande de fixation de LMR, l’autoritĂ© rĂ©glementaire Ă©trangère ou l’organisme international de normalisation qui a fixĂ© la LMR avec laquelle on vise l’harmonisation, et les types d’études rĂ©alisĂ©es Ă  l’appui de la demande. L’ARLA tient Ă  jour une liste de formulaires pour les demandeurs et les titulaires sur son site Web.

Santé Canada continuerait de collaborer avec ECCC sur les questions touchant les ECE et les espèces en péril. Le protocole d’entente au sujet des ECE et des espèces en péril qui lie les deux ministères fait l’objet d’une révision afin de faciliter la collaboration. Dans ce contexte, un document du flux de travail détaillé a été élaboré à titre d’outil de communication afin de définir les diverses étapes des évaluations de l’ARLA et les points de mobilisation et de contact possibles avec ECCC au cours de celles-ci. Cela permettrait d’assurer que les spécialistes en la matière d’ECCC participent aux moments pertinents de l’évaluation des risques pour l’environnement et que les renseignements et les données concernant les ECE ou les espèces en péril sont inclus, en temps opportun, dans les analyses.

Les modifications rĂ©glementaires associĂ©es Ă  la prĂ©sente proposition peuvent entraĂ®ner des changements dans les politiques et les orientations d’interprĂ©tation connexes. L’ARLA modifierait ses documents d’orientation pour expliquer les nouvelles dispositions relatives aux ECE. ConformĂ©ment aux obligations de SantĂ© Canada en vertu de la LPA, il y aurait des consultations sur ces changements de politiques et d’orientations, Ă  la discrĂ©tion du ministre. De plus, l’approche de la mise en Ĺ“uvre des modifications envisagĂ©es pour faciliter l’accès aux DEC Ă  des fins de recherche et de rĂ©analyse que propose l’ARLA fait l’objet d’une consultation qui est coordonnĂ©e avec celle du prĂ©sent projet de règlement, et ce, afin d’obtenir des avis sur la manière dont l’ARLA appliquera les dispositions avant leur entrĂ©e en vigueur.

Conformité et application

SantĂ© Canada encourage et vĂ©rifie le respect de la LPA et de ses règlements par toutes les parties qui y sont assujetties, dont les titulaires, les fabricants, les importateurs, les dĂ©taillants, les personnes ayant accès aux DEC et les utilisateurs de pesticides, et prend les mesures d’application qui s’imposent. Grâce Ă  ses communications destinĂ©es Ă  encourager le respect de la LPA et de ses règlements, SantĂ© Canada touche un vaste public et fournit des renseignements importants aux parties rĂ©glementĂ©es, aux principaux intervenants et Ă  la population canadienne. Les vĂ©rifications de la conformitĂ© Ă  la LPA visent Ă  garantir que les utilisateurs, les distributeurs, les importateurs et les titulaires respectent la LPA et ses règlements, ainsi que les conditions spĂ©cifiques d’homologation des pesticides.

Santé Canada s’appuie sur une approche fondée sur le risque et concentre ses activités proactives de vérification de la conformité sur les produits et les secteurs où la non-conformité pourrait entraîner un risque inacceptable pour la santé humaine ou l’environnement. Les interventions à la suite des plaintes et des incidents se font selon cette même approche fondée sur le risque. En cas de non-conformité à la LPA ou à ses règlements, Santé Canada prendrait des mesures d’application de la loi proportionnelles au risque. La LPA prévoit plusieurs outils d’application de la loi en cas de non-conformité. Il peut s’agir de lettres d’avertissement, d’ordonnances exécutoires, de saisies, de recommandations au Service des poursuites pénales du Canada en vue de poursuites et de la délivrance de procès-verbaux en vertu de la Loi sur les sanctions administratives pécuniaires en matière d’agriculture et d’agroalimentaire, assortis d’un avertissement ou d’une sanction pécuniaire. De plus, en partenariat avec l’Agence des services frontaliers du Canada, l’ARLA peut refuser l’entrée au Canada de pesticides non autorisés.

Les activités de conformité viseraient également les personnes ayant accès aux DEC. Les personnes demandant d’accéder aux DEC seraient tenues de confirmer qu’elles ont lu et compris les restrictions réglementaires applicables. Une infraction à ces exigences constituerait une contravention à la LPA et serait assujettie à ses dispositions d’application de la loi. L’ARLA entend surveiller étroitement l’accès aux données, ce qui aiderait à assurer la conformité, y compris à déterminer les possibles sources de toute divulgation non autorisée.

La conformité à la LPA et à ses règlements est assurée, dans tout le Canada, par un réseau d’inspecteurs désignés. Santé Canada a également conclu des accords de collaboration et d’échange de renseignements avec les autorités provinciales de réglementation des pesticides.

La politique de Santé Canada en ce qui a trait à la conformité et aux mesures d’application de la loi concernant les pesticides éclaire son processus décisionnel en ces matières.

Normes de service

Santé Canada respecte les normes de service ou les délais établis pour l’évaluation de toute demande de nouvelle homologation ou de modification d’homologation, comme le prévoit le Document d’orientation de l’ARLA, Politique sur la gestion des demandes d’homologation.

Personne-ressource

Jordan Hancey
Directeur
Direction des politiques et des activités
Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire
Santé Canada
2, promenade Constellation
Ottawa (Ontario)
K1A 0K9
Courriel : pmra.regulatory.affairs-affaires.reglementaires.arla@hc-sc.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil, en vertu de l’article 67rĂ©fĂ©rence a de la Loi sur les produits antiparasitaires rĂ©fĂ©rence b, se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement sur les produits antiparasitaires (renforcement de la rĂ©glementation des produits antiparasitaires au Canada), ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les soixante-dix  jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. S’ils choisissent plutĂ´t de prĂ©senter leurs observations par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout Ă  Jordan Hancey, directeur, Division des politiques et des affaires rĂ©glementaires, Direction des politiques et des activitĂ©s, Agence de rĂ©glementation de la lutte antiparasitaire, ministère de la SantĂ©, indice de l’adresse 2680A, 2, promenade Constellation, Ottawa (Ontario) K1A 0K9 (courriel : pmra.regulatory.affairs-affaires.reglementaires.arla@hc-sc.gc.ca).

Ottawa, le 30 mai 2024

La greffière adjointe du Conseil privé
Wendy Nixon

Règlement modifiant le Règlement sur les produits antiparasitaires (renforcement de la réglementation des produits antiparasitaires au Canada)

Modifications

1 (1) La dĂ©finition de produit Ă©tranger, au paragraphe 1(1) du Règlement sur les produits antiparasitaires rĂ©fĂ©rence 1, est remplacĂ©e par ce qui suit :

produit étranger
Sauf aux articles 12.2 et 12.3, produit antiparasitaire homologuĂ© Ă  l’étranger. (foreign product)

(2) La dĂ©finition de recherche, au paragraphe 1(1) du mĂŞme règlement, est remplacĂ©e par ce qui suit :

recherche
Sauf aux articles 17.19 Ă  17.28, ensemble d’essais faisant intervenir des produits antiparasitaires dont le principe actif n’est pas homologuĂ©, des produits antiparasitaires non homologuĂ©s dont le principe actif est homologuĂ© ou des produits antiparasitaires homologuĂ©s mais utilisĂ©s d’une manière ou pour un usage non visĂ© par les conditions d’homologation, dans le but de produire des donnĂ©es d’essai Ă  l’appui d’une demande d’homologation ou de modification d’homologation. (research)

2 L’article 8 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’alinĂ©a s), de ce qui suit :

3 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 8, de ce qui suit :

Effets pris en compte par le ministre

8.1 Lorsqu’il évalue les risques environnementaux d’un produit antiparasitaire et détermine s’ils sont acceptables, le ministre prend notamment en compte tout renseignement fourni par le demandeur sur les effets cumulatifs sur l’environnement du produit antiparasitaire et d’autres produits antiparasitaires ayant un mécanisme de toxicité commun.

4 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 12, de ce qui suit :

Demande de fixation de limites maximales de résidus

Définition de produit étranger

12.1 Aux articles 12.2 et 12.3, produit Ă©tranger s’entend :

Contenu de la demande

12.2 (1) La demande visant la fixation des limites maximales de rĂ©sidus qui est prĂ©sentĂ©e au titre du paragraphe 10(2) de la Loi, relativement Ă  un produit antiparasitaire non homologuĂ© ou ses composants ou dĂ©rivĂ©s, ou Ă  un produit antiparasitaire homologuĂ© ou ses composants ou dĂ©rivĂ©s en ce qui touche un usage non visĂ© par l’homologation, comporte les Ă©lĂ©ments suivants :

Demande exacte et complète

(2) Le demandeur joint à la demande visant la fixation des limites maximales de résidus une attestation signée par lui portant que les renseignements qui figurent dans la demande sont exacts et complets.

Tout autre renseignement — limites maximales de rĂ©sidus

12.3 Le demandeur doit fournir au ministre, en plus des Ă©lĂ©ments visĂ©s Ă  l’article 12.1, tous les autres renseignements exigĂ©s par celui-ci pour Ă©valuer les risques sanitaires du produit antiparasitaire. Ces renseignements comprennent les rĂ©sultats des recherches scientifiques effectuĂ©es sur ce qui suit :

5 L’article 17 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après le paragraphe (3), de ce qui suit :

Effets cumulatifs sur l’environnement

(4) Le titulaire fournit au ministre, Ă  la demande que celui-ci prĂ©sente lors de la réévaluation ou de l’examen spĂ©cial visĂ© aux paragraphes 16(3) ou 18(1) de la Loi, les rĂ©sultats des recherches scientifiques effectuĂ©es sur les effets cumulatifs sur l’environnement du produit antiparasitaire et d’autres produits antiparasitaires ayant un mĂ©canisme de toxicitĂ© commun.

Espèces en péril

(5) Le titulaire fournit au ministre, Ă  la demande que celui-ci prĂ©sente lors de la réévaluation ou de l’examen spĂ©cial et visĂ© aux paragraphes 16(3) ou 18(1) de la Loi, les rĂ©sultats des recherches scientifiques effectuĂ©es sur l’effet du produit antiparasitaire sur les espèces en pĂ©ril au sens du paragraphe 2(1) de la Loi sur les espèces en pĂ©ril.

Effets pris en compte par le ministre

(6) Lorsqu’il évalue les risques environnementaux du produit antiparasitaire et détermine s’ils sont acceptables, le ministre prend notamment en compte tout renseignement fourni par le titulaire sur les effets cumulatifs sur l’environnement du produit antiparasitaire et d’autres produits antiparasitaires ayant un mécanisme de toxicité commun.

6 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 17.17, de ce qui suit :

DĂ©termination — donnĂ©es d’essai confidentielles

Renseignements requis

17.18 S’il fournit des donnĂ©es d’essai au ministre, le demandeur ou le titulaire lui fournit aussi suffisamment de renseignements pour lui permettre de dĂ©terminer s’il s’agit de donnĂ©es d’essai confidentielles, notamment des renseignements indiquant :

Divulgation de données d’essai confidentielles

Définitions

17.19 Les dĂ©finitions qui suivent s’appliquent aux articles 17.2 Ă  17.28.

réanalyse
Examen de données d’essai confidentielles pour en vérifier la validité ou la qualité, ou les deux. (reanalysis)
recherche
Toute forme d’investigation ou d’expérimentation scientifique ou technique entreprise ou menée en vue d’agrandir le champ des connaissances actuelles ou de tirer parti de celles-ci, par de nouveaux modes d’utilisation, dans la réglementation des produits antiparasitaires sous le régime de la Loi. (research)
résident du Canada
Individu qui réside habituellement au Canada. (resident of Canada)

Accès aux données d’essai confidentielles

17.2 L’individu qui souhaite avoir accès Ă  des donnĂ©es d’essai confidentielles figurant au Registre doit :

Demande d’accès

17.21 (1) La demande d’accès Ă  des donnĂ©es d’essai confidentielles est prĂ©sentĂ©e de la manière prĂ©cisĂ©e par le ministre et comporte :

Demande conjointe

(2) La demande d’accès aux données d’essai confidentielles peut être présentée conjointement par deux individus ou plus, auquel cas les renseignements exigés au paragraphe (1) sont fournis par chaque individu.

Communication

17.22 (1) Sous rĂ©serve de l’article 17.23, si l’individu qui demande l’accès Ă  des donnĂ©es d’essai confidentielles satisfait aux exigences prĂ©vues Ă  l’article 17.2, le ministre lui communique les donnĂ©es en lui donnant accès Ă  celles-ci d’une manière sĂ©curisĂ©e Ă  partir du registre public sous forme Ă©lectronique.

Période de communication

(2) Le ministre donne accès aux donnĂ©es d’essai confidentielles Ă  l’individu jusqu’au premier en date des jours suivants :

Avis au titulaire

(3) Si le ministre communique les données d’essai confidentielles à l’individu, il fait tout effort raisonnable pour en aviser sans délai les titulaires qui lui ont fourni ces données.

Refus

17.23 (1) Le ministre peut refuser de communiquer les donnĂ©es d’essai confidentielles Ă  l’individu qui en demande l’accès s’il juge :

Facteurs

(2) Le ministre tient compte des facteurs ci-après pour juger s’il est dĂ©raisonnable de rĂ©pondre Ă  la demande :

Refus — autres motifs

(3) Le ministre refuse de communiquer les donnĂ©es d’essai confidentielles Ă  l’individu qui en demande l’accès dans les cas suivants :

Modification des renseignements — rĂ©sidence

17.24 (1) Si l’individu qui a demandé l’accès à des données d’essai confidentielles cesse d’être résident du Canada au cours de la période de communication, il en avise sans délai le ministre.

Mise Ă  jour — nouveaux renseignements

(2) Si l’un des renseignements fournis au titre des alinĂ©as 17.21(1)a), b), c) ou e) change au cours de la pĂ©riode de communication, l’individu fournit les nouveaux renseignements au ministre le plus tĂ´t possible, mais au plus tard dans les quinze jours suivant le changement.

Exigences

17.25 L’individu qui accède aux donnĂ©es d’essai confidentielles qui lui ont Ă©tĂ© communiquĂ©es au titre du paragraphe 17.22(1) se conforme aux exigences suivantes :

Révocation

17.26 Le ministre rĂ©voque l’accès de l’individu aux donnĂ©es d’essai confidentielles, et l’en avise, s’il a des motifs raisonnables de croire, selon le cas :

Destruction

17.27 (1) L’individu qui accède aux donnĂ©es d’essai confidentielles qui lui ont Ă©tĂ© communiquĂ©es au titre du paragraphe 17.22(1) dĂ©truit sans dĂ©lai toute copie de celles-ci dans les situations suivantes :

Avis au ministre

(2) Il avise le ministre de la destruction de toute copie des donnĂ©es d’essai confidentielles dans les quinze jours suivant la survenance de l’une des situations visĂ©es au paragraphe (1).

Communication — n’est pas publication

17.28 Il est entendu que la communication de donnĂ©es d’essai confidentielles par le ministre au titre du paragraphe 17.22(1) ne constitue pas la publication de donnĂ©es d’essai figurant dans une Ă©tude scientifique au sens de l’alinĂ©a b) de la dĂ©finition de donnĂ©es assujetties Ă  des droits Ă  payer Ă  l’article 17.01.

Entrée en vigueur

7 (1) Le prĂ©sent règlement, sauf le paragraphe 1(2) et l’article 6, entre en vigueur Ă  la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

(2) Le paragraphe 1(2) et l’article 6 entrent en vigueur le cent quatre-vingtième jour suivant la date de publication du prĂ©sent règlement dans la Partie II de la Gazette du Canada.

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