La Gazette du Canada, Partie I, volume 157, numĂ©ro 26 : Règlement modifiant le Règlement sur les dispositifs Ă©mettant des radiations (appareils Ă  laser)

Le 1er juillet 2023

Fondement législatif
Loi sur les dispositifs émettant des radiations

Ministère responsable
Ministère de la Santé

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Enjeux

La lumière provenant d’un laser est une source de rayonnement optique fortement focalisé et cohérent, qui prend généralement la forme d’un petit faisceau étroit. Les sources de lumière laser peuvent transporter beaucoup d’énergie sur de longues distances (plusieurs kilomètres). Bien que certains appareils à laser soient considérés comme étant sécuritaires, d’autres peuvent être extrêmement dangereux et nécessiter l’application de mesures de sécurité pour éviter qu’une personne soit exposée, même de façon momentanée, à une partie directe ou réfléchie du faisceau. Lorsque les tissus biologiques absorbent une quantité suffisante d’énergie laser, des dommages graves et permanents à la santé peuvent survenir. Selon la conception de l’appareil à laser, les effets peuvent aller de légères brûlures cutanées à des lésions irréversibles de la peau et des yeux (ce qui comprend la cécité). Les données sont de plus en plus nombreuses à indiquer que les lasers causent des blessures au sein de la population canadienne.

Les lasers sont utilisĂ©s dans une vaste gamme croissante de produits et d’applications, notamment dans les domaines de l’industrie, des produits de consommation, de la mĂ©decine, de la recherche, de la sĂ©curitĂ©, de la dĂ©fense, du maintien de l’ordre, de la lutte antiparasitaire et des transports. Les progrès technologiques, en particulier ceux liĂ©s aux sources optiques (par exemple nouvelles bandes de longueur d’onde, puissances de sortie accrues, dĂ©veloppement d’impulsions ultracourtes) et aux sources d’énergie (par exemple batteries permettant la portabilitĂ©), ont transformĂ© le paysage des appareils Ă  laser, dont beaucoup peuvent maintenant ĂŞtre achetĂ©s en ligne par les Canadiens et les Canadiennes. La baisse du coĂ»t des composants laser a permis d’amĂ©liorer la disponibilitĂ© des nouvelles applications des technologies laser, y compris de celles qui fonctionnent Ă  des niveaux d’émissions jugĂ©s dangereux pour l’usage auquel elles sont destinĂ©es.

Contrairement au Canada, de nombreux autres pays, dont certains sont des partenaires commerciaux du Canada, ont adopté la classification des lasers selon une norme internationale reconnue pour gérer les risques en la matière. La classification des lasers fournit des renseignements sur le potentiel d’un produit à causer des effets nocifs biologiques.

Dans ce contexte, le cadre réglementaire en vigueur qui s’applique aux appareils à laser et qui est prévu dans la Loi sur les dispositifs émettant des radiations ne tient pas compte de la diversité du secteur, n’est pas harmonisé avec le système de classification fondé sur les dangers actuellement reconnu par d’autres pays et ne permet pas de protéger adéquatement la population canadienne contre les risques associés à l’utilisation des appareils à laser.

Contexte

La Loi sur les dispositifs Ă©mettant des radiations et son Règlement sur les dispositifs Ă©mettant des radiations (RDER) contribuent Ă  protĂ©ger la santĂ© et la sĂ©curitĂ© de la population canadienne contre l’exposition aux rayonnements provenant des produits Ă©mettant des radiations qui sont importĂ©s, louĂ©s ou vendus au Canada, ce qui comprend les lasers. Le RDER Ă©tablit entre autres des normes de radioprotection relatives Ă  la conception, Ă  la construction, Ă  la performance et aux renseignements d’étiquetage pour deux catĂ©gories prĂ©cises d’appareils Ă  laser seulement : les explorateurs laser (annexe II, partie VII) et les lasers de dĂ©monstration (annexe II, partie VIII). Ces deux parties du RDER n’ayant pas Ă©tĂ© modifiĂ©es depuis plus de 30 ans, elles ne tiennent pas compte des connaissances scientifiques actuelles sur les risques pour la santĂ© et la sĂ©curitĂ©, ne s’appliquent qu’à une gamme très limitĂ©e de produits et sont dĂ©phasĂ©es par rapport aux normes internationales adoptĂ©es par les autoritĂ©s rĂ©glementaires d’autres pays.

De nos jours, la facilitĂ© d’accès aux appareils Ă  laser suscite des inquiĂ©tudes, car de nombreuses applications peuvent faire intervenir des lasers fonctionnant Ă  des niveaux d’émissions jugĂ©s dangereux. Par exemple, les consommateurs canadiens peuvent facilement se procurer en ligne des lasers portatifs et des pointeurs laser qui Ă©mettent des niveaux Ă©levĂ©s de rayonnement et qui peuvent causer des effets graves aux utilisateurs et aux personnes Ă  proximitĂ©. Ces risques touchent Ă  la fois Ă  la santĂ© humaine (par exemple lĂ©sions oculaires, brĂ»lures des tissus) et Ă  la sĂ©curitĂ© publique en cas de mauvaise utilisation (par exemple illumination d’aĂ©ronefs). Qui plus est, les lĂ©sions oculaires causĂ©es par le laser peuvent survenir plus rapidement que la capacitĂ© de l’œil Ă  se protĂ©ger par le rĂ©flexe de clignement. Selon une enquĂŞte menĂ©e par SantĂ© Canada en 2018 auprès d’optomĂ©tristes et d’ophtalmologistes canadiens, on a recensĂ© un total de 318 lĂ©sions oculaires dues aux lasers entre 2013 et 2017, soit une augmentation annuelle de 34,4 % au cours de cette pĂ©riode. Les rĂ©sultats ont rĂ©vĂ©lĂ© une forte association entre la prĂ©sence de lĂ©sions rĂ©tiniennes et la gravitĂ© de la perte de vision. Parmi les cas les plus graves, l’atteinte allait de mineure Ă  modĂ©rĂ©e et, l’affaiblissement de vision a persistĂ© pendant plus de trois mois dans la moitiĂ© des cas signalĂ©s.

De plus en plus, les organismes de rĂ©glementation Ă©trangers, dont beaucoup sont des partenaires commerciaux du Canada, ont adoptĂ© ou s’apprĂŞtent Ă  adopter la norme de la Commission Ă©lectrotechnique internationale (CEI) CEI 60825-1, SĂ©curitĂ© des appareils Ă  laser – Partie 1 : Classification des matĂ©riels et exigences, Ă©dition 3.0, 60825-1:2014 (la norme CEI), comme principale norme de sĂ©curitĂ© pour les lasers. La norme CEI dĂ©finit la mĂ©thodologie et les règles de classification des lasers, les exigences en matière d’étiquetage et de renseignements Ă  fournir, et les caractĂ©ristiques de sĂ©curitĂ© techniques correspondant Ă  chaque classe de laser. Elle est reconnue Ă  l’échelle internationale et permet de favoriser la cohĂ©rence et la pertinence du processus d’identification des dangers liĂ©s aux lasers, d’assurer la sĂ©curitĂ© et de faciliter les Ă©changes commerciaux. Selon cette norme, les appareils Ă  laser sont classĂ©s en fonction du danger qu’ils prĂ©sentent, du plus faible au plus Ă©levĂ©, avec une dĂ©signation de classe (classe 1, 1C, 1M, 2, 2M, 3R, 3B, 4), et les exigences en matière de fabrication et d’étiquetage sont adaptĂ©es Ă  la classe de danger, le danger le plus Ă©levĂ© (classes 3B et 4) Ă©tant assorti des exigences de sĂ©curitĂ© les plus strictes. La norme peut ĂŞtre appliquĂ©e autant aux appareils Ă  laser existants qu’aux appareils Ă  laser nouveaux, car elle n’est pas fondĂ©e sur des produits prĂ©cis, mais bien sur les caractĂ©ristiques d’émission du laser. Le Canada a participĂ© Ă  l’élaboration de la norme CEI.

Les lasers portatifs font l’objet d’une certaine surveillance aux termes de la Loi canadienne sur la sĂ©curitĂ© des produits de consommation (LCSPC). Pour l’application de cette loi, SantĂ© Canada considère que les pointeurs laser portatifs destinĂ©s au grand public de classe 3B ou 4 selon la classification des dangers de la norme CEI constituent un danger pour la santĂ© ou la sĂ©curitĂ© humaines. Les produits de consommation visĂ©s par la LCSPC qui rĂ©pondent aux critères de danger pour la santĂ© ou la sĂ©curitĂ© humaines ne peuvent ĂŞtre vendus, importĂ©s, annoncĂ©s ou fabriquĂ©s au Canada. Toutefois, comme la LCSPC ne contient pas d’exigence rĂ©glementaire explicite selon laquelle les appareils Ă  laser doivent porter une Ă©tiquette indiquant leur classification selon la norme CEI, il est difficile de dĂ©terminer la classe Ă  laquelle un appareil Ă  laser appartient, ce qui limite la capacitĂ© de SantĂ© Canada Ă  faire respecter cette interdiction.

Les lasers destinés à des applications médicales sont réglementés par la Loi sur les aliments et drogues et par son Règlement sur les instruments médicaux.

SantĂ© Canada a Ă©galement constatĂ© qu’un grand nombre de pointeurs laser bon marchĂ© importĂ©s au Canada sont des produits de haute puissance qui sont Ă©tiquetĂ©s Ă  tort comme des produits de faible puissance ou qui ne sont pas Ă©tiquetĂ©s du tout. Entre 2011 et 2021, SantĂ© Canada a analysĂ© 569 lasers portatifs; dans 85 % des cas, l’étiquetage Ă©tait erronĂ©, absent ou incomplet. En l’absence d’étiquette, les inspecteurs saisissent le produit pour qu’il fasse l’objet d’un examen approfondi dans un laboratoire. Pour les vĂ©rifications de la conformitĂ© ponctuelles, cette façon de faire n’est ni pratique ni raisonnable, compte tenu des ressources requises (analyse, transport du produit, etc.), de la diversitĂ© des produits sur le marchĂ© et de la nĂ©cessitĂ© de formuler des recommandations Ă  court terme, surtout en ce qui concerne l’admissibilitĂ© au Canada au point d’importation.

En l’absence d’une obligation de divulgation claire de la classification des appareils à laser au Canada, il est impossible de connaître le niveau de danger réel d’un appareil à laser sans effectuer des analyses approfondies. Santé Canada doit moderniser son processus de surveillance réglementaire des appareils à laser aux termes du RDER afin d’assurer la sécurité radiologique d’une gamme élargie d’appareils à laser qui peuvent présenter un risque d’effets graves et qui sont de plus en plus accessibles au public.

Objectif

Les objectifs de la proposition sont les suivants :

Mieux protĂ©ger la population canadienne et contribuer Ă  rĂ©duire les blessures causĂ©es par la vaste gamme croissante de technologies laser actuellement offertes sur le marchĂ©. Le rĂ©sultat souhaitĂ© serait une augmentation du nombre de produits Ă©tiquetĂ©s Ă  l’importation, une amĂ©lioration de l’exactitude de l’étiquetage vĂ©rifiĂ© Ă  l’inspection et une rĂ©duction du taux annuel de blessures oculaires dues aux appareils Ă  laser signalĂ©es par les ophtalmologistes canadiens. Pour ce faire, on :

Harmoniser les exigences canadiennes énoncées dans le RDER avec celles d’autres pays, créant ainsi des gains d’efficience pour les parties réglementées qui se conforment déjà à la norme CEI et facilitant les échanges commerciaux.

Description

Les modifications proposées remplaceraient les exigences actuelles relatives aux explorateurs laser et aux lasers de démonstration énoncées dans le RDER par des exigences modernes applicables à la vaste gamme d’appareils à laser maintenant accessibles à la population canadienne, exigences proportionnelles au niveau de danger des appareils.

Plus particulièrement, les modifications proposĂ©es :

Il est proposé d’avoir recours à des renvois statiques à la norme CEI.

Des modifications mineures non substantielles seraient également apportées afin de moderniser la terminologie désuète et d’harmoniser avec un langage réglementaire plus moderne ou d’éliminer les définitions inutiles déjà définies dans la Loi.

Dans certains cas, SantĂ© Canada propose des Ă©carts par rapport Ă  la norme CEI pour tenir compte du contexte canadien. Les Ă©carts proposĂ©s par rapport Ă  la norme CEI sont les suivants :

Élaboration de la réglementation

Consultation

Au printemps 2021, SantĂ© Canada a menĂ© une consultation prĂ©alable Ă  la publication dans la Partie I de la Gazette du Canada sur les modifications proposĂ©es au RDER. La consultation a eu lieu en ligne, pendant 60 jours, soit du 30 juin 2021 au 30 aoĂ»t 2021.

La consultation de SantĂ© Canada visait Ă  obtenir des commentaires et des rĂ©actions sur les points suivants :

Au total, SantĂ© Canada a reçu 18 rĂ©ponses de la part d’importateurs, de distributeurs et de fabricants, d’universitaires et de groupes de recherche, d’associations professionnelles, d’associations industrielles et de particuliers. Dans l’ensemble, les rĂ©pondants Ă©taient favorables Ă  une approche rĂ©glementaire qui s’harmonise avec certaines parties de la norme CEI et n’ont exprimĂ© aucune objection Ă  l’abrogation des parties VII et VIII du RDER.

Santé Canada a retiré l’exigence accrue en matière de tenue de registres qu’il proposait, et ce, en raison de préoccupations relatives au fardeau administratif.

MĂŞme si les rĂ©pondants appuyaient l’introduction de limites de classe ou de longueur d’onde pour certains appareils Ă  laser, SantĂ© Canada propose seulement des exigences pour la classification des lasers, les caractĂ©ristiques techniques, l’étiquetage et les renseignements Ă  fournir. Les limites de classe applicables Ă  des produits prĂ©cis, par exemple les jouets, seront examinĂ©es de façon plus approfondie Ă  une date ultĂ©rieure, au besoin, en fonction de l’efficacitĂ© de la proposition actuelle et si des produits prĂ©sentant un risque Ă©levĂ© sont repĂ©rĂ©s.

En ce qui concerne l’introduction d’un étiquetage bilingue, l’étiquette d’identification et de renseignements à fournir aux utilisateurs, la plupart des répondants se sont montrés favorables, mais ont fait état de difficultés pour les petits produits dont la surface est limitée et les produits utilisés dans des environnements stériles ou dangereux où le matériau de l’étiquette lui-même peut être dangereux ou compromettre la stérilité souhaitée. Il convient toutefois de noter que la norme CEI accepte la gravure d’étiquettes équivalentes sur les appareils à laser ou les panneaux. Si la conception du produit rend l’étiquetage difficilement réalisable, les renseignements d’étiquetage requis doivent être inclus dans les renseignements à fournir aux utilisateurs ou sur l’emballage.

Les répondants ont indiqué que les coûts de traduction des étiquettes et des renseignements bilingues proposés à fournir aux utilisateurs constituaient le coût le plus important associé à la proposition. Toutefois, comme la norme CEI existe déjà en français et en anglais (ce qui comprend le libellé descriptif, les énoncés explicatifs et les avertissements supplémentaires), les coûts seraient atténués.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Conformément à la Directive du cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, Santé Canada a procédé à une analyse pour déterminer si la proposition réglementaire est susceptible de donner lieu à des obligations découlant des traités modernes. L’analyse s’est penchée sur la portée géographique et l’objet de la proposition par rapport aux traités modernes en vigueur, et aucune obligation relative aux traités modernes n’a été relevée, comme l’a validé le Bureau des affaires autochtones et de la mobilisation.

Choix de l’instrument

SantĂ© Canada a envisagĂ© les options suivantes :

1) Conserver le rĂ©gime de rĂ©glementation et de conformitĂ© volontaire actuel :

Dans le cadre de cette option, le Canada continuerait de s’en remettre à la conformité volontaire à la norme CEI et n’apporterait aucun changement à la réglementation en vigueur. Bien que cette option soit viable pour certains fabricants qui mènent déjà des activités dans d’autres pays qui exigent le respect de la norme CEI, il est de plus en plus évident que certains fabricants contournent la norme CEI ou en font fi. La réglementation en vigueur est dépassée, ne s’applique qu’à deux types de produits et n’est pas harmonisée avec la réglementation d’autres pays. Le fait de devoir se conformer aux différentes exigences réglementaires des différents pays constitue un fardeau pour l’industrie. En n’utilisant pas les mesures de protection et les directives réglementaires reconnues les plus modernes, le Canada risque de devenir une destination de choix pour les lasers dangereux. Cette option est donc irréalisable en raison du risque que représentent les appareils à laser existants, ainsi que du nombre croissant d’appareils à laser et de nouvelles applications.

2) Classer les nouvelles applications laser aux termes de la Loi sur les dispositifs Ă©mettant des radiations et mettre Ă  jour le RDER existant :

Santé Canada pourrait ajouter de nouvelles classes pour d’autres applications laser, comme les pointeurs laser, les outils de télémétrie et les lecteurs optiques, et mettre à jour les normes prescrites existantes dans le RDER pour les explorateurs laser et les lasers de démonstration. Cependant, le fait de prescrire de nouvelles classes ne constitue pas une solution pratique à long terme, car il faudrait modifier la réglementation à maintes reprises, et la capacité à traiter les risques liés aux applications nouvelles et imprévues serait limitée. Les nouvelles applications se multiplient, et cette tendance devrait se poursuivre, car les lasers sont intégrés dans un nombre croissant de produits industriels, de recherche, de sécurité, de consommation et de télécommunications. Si le Canada décide de réglementer chaque nouvelle application laser, le RDER accuserait toujours du retard par rapport aux progrès de l’industrie et à l’offre de produits sur le marché. Comme dans la première option envisagée, le Canada ne serait pas harmonisé avec ses partenaires étrangers, ce qui imposerait à l’industrie le fardeau de se conformer à de multiples exigences réglementaires. En outre, rien ne serait fait face au risque posé par le nombre croissant d’appareils à laser dangereux au Canada ni au manque d’information de la population canadienne sur les risques pour la santé que présentent les appareils à laser existants, risques qu’il faut connaître pour permettre une utilisation sécuritaire.

3) Modifier le RDER pour l’harmoniser avec une norme internationale relative aux lasers :

Dans l’esprit d’un régime réglementaire plus souple, l’option privilégiée consiste à créer une nouvelle classe prescrite de dispositifs émettant des radiations qui engloberait tous les appareils à laser et à imposer un système de classification fondé sur les dangers assorti de mesures de contrôle appropriées, de caractéristiques de sécurité intégrées et d’un étiquetage adapté au niveau de danger. Cette option permettrait essentiellement d’assurer la pérennité de la réglementation relative aux lasers. L’imposition d’exigences réglementaires harmonisées avec une norme acceptée à l’échelle internationale (c’est-à-dire la norme CEI) appuierait la mise en œuvre d’énoncés clairs et transparents sur la classification des dangers associés aux appareils à laser, faciliterait la détermination du niveau de danger réel des appareils à laser et contribuerait à une utilisation éclairée et sécuritaire des appareils par la population canadienne. Il convient aussi de noter que l’harmonisation de la réglementation avec une norme internationale réduirait le fardeau lié à la conformité des parties réglementées qui mènent des activités dans plus d’un pays. L’harmonisation permettrait également de résoudre les problèmes actuels tels que l’importation au Canada de nombreux pointeurs laser de haute puissance bon marché et mal étiquetés, car les exigences d’étiquetage que les parties réglementées doivent respecter seraient clairement définies.

Analyse de la réglementation

Avantages et coûts

Une première étape importante de l’élaboration d’une méthode d’analyse coûts-avantages consiste à établir un scénario de base en fonction duquel il est possible d’analyser des options. Dans le cadre de la présente analyse, le scénario de base est celui où aucun changement n’a été apporté à la réglementation existante et où les parties réglementées n’ont pas l’obligation de se conformer à la norme CEI et de respecter les exigences d’étiquetage. Dans ce cas, tous les coûts défrayés par les parties réglementées seraient engagés de façon volontaire. Toutefois, ce scénario fait courir à la population canadienne le risque de subir des effets nocifs causés par des lasers mal étiquetés ou non étiquetés importés ou vendus au Canada. Les modifications réglementaires proposées visent à harmoniser les exigences réglementaires avec la norme internationale, ce qui sera bénéfique pour la santé des Canadiens et des Canadiennes, car il en résultera une réduction du nombre de lasers mal étiquetés ou non étiquetés importés ou vendus au Canada. Les hypothèses pour le calcul des coûts potentiels ont été établies à partir de consultations d’experts en la matière, de consultations préliminaires auprès des parties réglementées, et de données qualitatives et quantitatives accessibles en ligne et dans des rapports de veille économique provenant d’entreprises.

Avantages
Avantages pour la santé et la sécurité

Les dispositions relatives à la classification et à l’étiquetage aideront les fonctionnaires fédéraux à restreindre l’importation de produits dangereux au Canada tout en fournissant un avertissement adéquat des dangers et en établissant des exigences en matière de renseignements sur les produits, qui permettraient aux utilisateurs de prendre des décisions éclairées et d’appliquer les mesures de sécurité appropriées pendant l’utilisation de ces produits. Le règlement proposé permettra également de réduire la possibilité de blessures oculaires et cutanées au sein de la population canadienne en limitant l’exposition aux rayonnements dangereux grâce aux caractéristiques de sécurité intégrées requises.

Avantages pour l’économie, les entreprises et le commerce

Le règlement proposé permettra d’harmoniser les exigences canadiennes en matière d’étiquetage avec celles des principaux partenaires commerciaux du Canada, dont un grand nombre sont en train d’harmoniser ou ont déjà harmonisé leurs exigences avec la norme internationale susmentionnée. Certains pays (dont les États-Unis, l’Union européenne et l’Australie) ont également imposé des limites de classes à certains produits comme les pointeurs laser, les niveaux au laser, les outils de mesure au laser et les jouets au laser pour enfants. L’harmonisation des normes profite aux entreprises en réduisant les obstacles commerciaux inutiles, facilite l’accès au marché en diminuant les coûts de mise en conformité et encourage l’innovation en réduisant le temps écoulé entre la mise au point d’un nouveau produit et sa mise sur le marché. Les fabricants qui utilisent déjà la norme CEI pour répondre aux exigences réglementaires d’autres pays peuvent plus facilement démontrer leur conformité avec le règlement proposé au Canada.

Coûts
Gouvernement

Pour le gouvernement, on suppose que les coûts internes sont liés à la préparation des directives, ainsi qu’aux activités de promotion de la conformité et d’application de la loi. Ces coûts ne devraient pas être importants et seront absorbés par le financement de programme existant.

Industrie

Pour les entreprises, les coĂ»ts maximaux associĂ©s Ă  la prĂ©sente proposition sont estimĂ©s Ă  6,3 M$ sur 10 ans. On s’attend Ă  ce que ces coĂ»ts soient liĂ©s aux exigences d’étiquetage imposĂ©es par les exigences du Canada en matière de bilinguisme et aux modifications propres au Canada. Par ailleurs, ces coĂ»ts sont rĂ©duits parce que la norme CEI et les Ă©tiquettes connexes existent dĂ©jĂ  dans les deux langues officielles et que, selon SantĂ© Canada, la plupart des fabricants de lasers au Canada se conforment dĂ©jĂ  Ă  la norme CEI pour rĂ©pondre aux exigences d’autres pays.

L’industrie canadienne des lasers est dominĂ©e par plusieurs sociĂ©tĂ©s multinationales bien connues qui, par la nature de leurs activitĂ©s mondiales, utilisent la norme CEI. De mĂŞme, de nombreux fabricants Ă©tablis au Canada qui commercialisent leurs produits dans le monde entier utilisent eux aussi la norme CEI. Le fardeau liĂ© Ă  la conformitĂ© serait donc faible pour ces parties. D’ailleurs, dans le cadre du processus prĂ©alable Ă  la consultation, ce sont les coĂ»ts de traduction liĂ©s aux exigences d’étiquetage, et non les coĂ»ts de mise en conformitĂ© Ă  la norme CEI, qui ont Ă©tĂ© dĂ©crits comme Ă©tant le coĂ»t le plus important associĂ© Ă  la proposition rĂ©glementaire.

SantĂ© Canada estime qu’il y a 96 entreprises de lasers au Canada, soit 45 fabricants d’appareils Ă  laser et 51 non-fabricants qui importent ou distribuent des appareils Ă  laser. Cette estimation est fondĂ©e sur des renseignements recueillis auprès des sources suivantes :

Il incombe à toute personne qui vend ou qui importe des appareils à laser au Canada de se conformer à la réglementation. Toutefois, Santé Canada reconnaît que, pour des raisons pratiques, les fabricants peuvent être les mieux placés pour assurer la conformité en raison de leur connaissance approfondie des spécifications techniques des appareils à laser. Les importateurs et les distributeurs devront prendre les mesures nécessaires (par exemple processus d’audit) pour veiller à ce que les produits fabriqués à l’extérieur du Canada soient conformes à la proposition réglementaire.

Il est Ă  noter que SantĂ© Canada ne dispose pas de donnĂ©es historiques qui permettraient de prĂ©voir avec prĂ©cision la croissance prĂ©vue des nouvelles entreprises sur le marchĂ© canadien. Cependant, en examinant les Ă©tudes de marchĂ© pour y dĂ©celer les tendances, selon MarketsandMarkets, on estime que, dans l’ensemble, la taille du marchĂ© mondial des technologies laser devrait passer de 16,7 milliards de dollars amĂ©ricains en 2022 Ă  25,6 milliards de dollars amĂ©ricains en 2027 et qu’elle devrait croĂ®tre, au cours de la mĂŞme pĂ©riode, Ă  un taux de croissance annuel composĂ© de 8,9 %. Bien qu’il puisse entrer sur le marchĂ© de nouveaux produits pour lesquels des coĂ»ts infĂ©rieurs peuvent s’appliquer, l’analyse des coĂ»ts en a tenu compte de façon qualitative.

Fabricants

Pour les fabricants, le coĂ»t total estimĂ© est de 3,2 M$ sur 10 ans (non actualisĂ©).

Les quelque 45 fabricants de lasers peuvent ĂŞtre rĂ©partis dans 3 catĂ©gories : 10 grands fabricants multinationaux de lasers qui commercialisent des produits dans des pays ayant un rĂ©gime de rĂ©glementation semblable au rĂ©gime proposĂ© par SantĂ© Canada, qui doivent connaĂ®tre en tout ou en partie la norme CEI, qui se conforment probablement Ă  la norme CEI et qui ont dĂ©jĂ  des Ă©tiquettes bilingues; 31 entreprises Ă©trangères ou multinationales ayant une prĂ©sence au Canada qui se conforment probablement Ă  la norme CEI, mais qui devront prendre des mesures pour satisfaire aux exigences en matière d’étiquettes et de renseignements bilingues; 4 fabricants non internationaux qui ne se conforment probablement pas Ă  la norme CEI et qui n’ont probablement pas d’étiquettes ni de renseignements bilingues.

Le premier groupe de 10 fabricants (pour les marchĂ©s nord-amĂ©ricain et international) dispose dĂ©jĂ  d’étiquettes, d’instructions et de documentation multilingues sur les produits (par exemple anglais, français), et il se conforme dĂ©jĂ  Ă  la norme CEI et aux exigences linguistiques. Il se peut toutefois que les fabricants doivent adapter l’étiquetage de leurs produits en modifiant leurs modèles d’étiquettes (pour chaque appareil Ă  laser) afin de rĂ©pondre Ă  l’exigence d’identification sur l’étiquette. On estime que chaque fabricant devra assumer un coĂ»t unique de 1 000 $, ce qui suppose un coĂ»t de 100 $ par appareil et un total de 10 appareils par fabricant. Le coĂ»t estimĂ© pour tous les fabricants serait de 10 000 $.

Le deuxième groupe est Ă©galement censĂ© dĂ©jĂ  se conformer partiellement Ă  la norme CEI, car il commercialise ses produits dans des pays qui utilisent la norme. On suppose que les coĂ»ts de mise en conformitĂ© pour ces 31 entreprises se limiteront en grande partie aux coĂ»ts liĂ©s au respect des exigences en matière d’étiquetage bilingue, et ces coĂ»ts sont estimĂ©s Ă  64 000 $ par entreprise sur 10 ans, rĂ©partis comme suit :

Le coĂ»t total sur 10 ans est estimĂ© Ă  2,0 M$ (non actualisĂ©) pour les fabricants qui se conforment partiellement Ă  la norme CEI.

Les 4 autres fabricants de lasers au Canada produisent des lasers exclusivement pour le marchĂ© canadien; ils ne connaissent peut-ĂŞtre pas la norme CEI et pourraient devoir assumer des coĂ»ts estimĂ©s Ă  290 000 $ par fabricant sur 10 ans, rĂ©partis comme suit :

Le coĂ»t total sur 10 ans est estimĂ© Ă  1,2 M$ (non actualisĂ©) pour les fabricants qui vendent des appareils uniquement sur le marchĂ© canadien (en fonction de l’hypothèse la plus dĂ©favorable selon laquelle les fabricants n’ont aucunement la capacitĂ© de rĂ©aliser ces activitĂ©s). Il convient de noter que, lors des consultations, les parties rĂ©glementĂ©es n’ont pas fait Ă©tat de prĂ©occupations importantes concernant les investissements en capital (c’est-Ă -dire en Ă©quipement) et en main-d’œuvre nĂ©cessaires pour se conformer Ă  la proposition rĂ©glementaire.

Non-fabricants

Pour les quelque 51 importateurs et distributeurs, le coĂ»t total prĂ©vu est de 3,1 M$ sur 10 ans (non actualisĂ©).

Les 51 importateurs et distributeurs estimĂ©s peuvent eux aussi ĂŞtre rĂ©partis dans 3 catĂ©gories : 8 grandes entreprises multinationales qui commercialisent des produits dans des pays ayant un rĂ©gime de rĂ©glementation semblable au rĂ©gime proposĂ© par SantĂ© Canada, qui doivent connaĂ®tre en tout ou en partie la norme CEI, qui se conforment probablement Ă  la norme CEI et qui ont dĂ©jĂ  des Ă©tiquettes bilingues; 31 entreprises internationales qui se conforment probablement Ă  la norme CEI, mais qui devront prendre des mesures pour satisfaire aux exigences en matière d’étiquettes et de renseignements bilingues; 12 entreprises non internationales qui ne se conforment probablement pas Ă  la norme CEI et qui n’ont probablement pas d’étiquettes ni de renseignements bilingues.

Le premier groupe de 8 importateurs et distributeurs qui commercialisent leurs produits laser pour les marchĂ©s nord-amĂ©ricain et international dispose dĂ©jĂ  d’étiquettes, d’instructions et de documentation multilingues sur les produits (par exemple anglais, français), et il se conforme dĂ©jĂ  Ă  la norme CEI et aux exigences linguistiques. Si ces entreprises doivent adapter leur capacitĂ© d’étiquetage des produits pour rĂ©pondre Ă  l’exigence d’identification sur l’étiquette, elles pourraient devoir assumer un coĂ»t liĂ© Ă  la modification de leurs modèles. On estime qu’il s’agirait d’un coĂ»t unique de 1 000 $ par entreprise, ce qui suppose un coĂ»t de 100 $ par produit et un total de 10 produits par importateur ou distributeur. Le coĂ»t estimĂ© pour tous les importateurs et distributeurs serait de 8 000 $.

Le deuxième groupe est Ă©galement censĂ© dĂ©jĂ  se conformer partiellement Ă  la norme CEI, car il commercialise ses produits dans des pays qui utilisent la norme. On suppose que les coĂ»ts de mise en conformitĂ© pour ces 31 entreprises se limiteront en grande partie aux coĂ»ts liĂ©s au respect des exigences en matière d’étiquetage bilingue, et ces coĂ»ts sont estimĂ©s Ă  64 000 $ par entreprise sur 10 ans, rĂ©partis comme suit :

Le coĂ»t total sur 10 ans est estimĂ© Ă  2,0 M$ (non actualisĂ©) pour les non-fabricants qui se conforment partiellement Ă  la norme CEI.

Les 12 autres importateurs et distributeurs qui vendent ou qui louent des lasers exclusivement pour le marchĂ© canadien ne connaissent peut-ĂŞtre pas la norme CEI et pourraient devoir assumer des coĂ»ts estimĂ©s Ă  96 000 $ par entreprise sur 10 ans. Il convient de noter qu’il s’agit lĂ  d’estimations prudentes, car on peut certainement supposer que les importateurs et les distributeurs trouveront probablement d’autres sources de produits qui rĂ©pondent dĂ©jĂ  Ă  la norme CEI. Les coĂ»ts sont rĂ©partis comme suit :

Le coĂ»t total non actualisĂ© sur 10 ans est estimĂ© Ă  1,1 M$ pour les importateurs et les distributeurs qui vendent uniquement des produits sur le marchĂ© canadien.

Lentille des petites entreprises

La lentille des petites entreprises s’applique, car le règlement proposé aura des répercussions sur les petites entreprises. En application de la lentille des petites entreprises, comme l’exige la Politique sur la limitation du fardeau réglementaire sur les entreprises, les exigences réglementaires de la présente proposition devraient avoir peu de répercussions sur les petites entreprises au Canada. Les coûts associés au règlement proposé concernent l’intégration des caractéristiques techniques appropriées, la traduction, l’impression et l’application d’étiquettes d’avertissement et d’identification du produit, ainsi que l’impression de renseignements à fournir aux utilisateurs, coûts qui seraient généralement pris en charge par le fabricant. La plupart des petites entreprises de la chaîne d’approvisionnement des lasers sont en aval (du détaillant au consommateur); le fardeau de la conformité imposé par la proposition se trouve en amont (importateurs, distributeurs et fabricants).

Il est possible que les petits dĂ©taillants et importateurs d’appareils Ă  laser doivent se tourner vers des fournisseurs qui se conforment Ă  la norme CEI, ce qui pourrait entraĂ®ner des coĂ»ts plus Ă©levĂ©s. Cette mesure est toutefois nĂ©cessaire pour aider Ă  protĂ©ger certaines petites entreprises et la population canadienne contre le risque d’utiliser des appareils Ă  laser importĂ©s non conformes. SantĂ© Canada a constatĂ© que de nombreux pointeurs laser interdits entrent au pays par le marketing s’adressant directement aux consommateurs, qui provient en grande partie d’entreprises Ă©trangères, par l’entremise du système postal ou d’un service de messagerie, plutĂ´t que de dĂ©taillants traditionnels.

En définitive, le règlement proposé, qui permettra au Canada de s’harmoniser avec une norme internationale établie et bien connue de l’industrie et qui restreindra la conformité à la période postcommercialisation, limiterait le fardeau de la conformité imposé aux petites entreprises. Les petites entreprises auraient besoin de moins de temps pour se familiariser avec les exigences puisqu’il s’agit de normes industrielles, et la conformité à ces normes permettrait d’ouvrir les marchés internationaux à tout fabricant établi au Canada. Compte tenu des problèmes de sécurité et des risques de blessures graves que la présente proposition vise à résoudre, les autres possibilités de mise en conformité n’ont pas été jugées appropriées, car elles iraient à l’encontre des objectifs de la proposition.

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» ne s’applique pas parce qu’il n’y a pas de hausse du fardeau administratif pour les entreprises.

La proposition modifierait la rĂ©glementation existante; aucun nouveau règlement ne serait adoptĂ©. Bien que les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es Ă©tablissent des exigences relatives Ă  l’étiquetage, Ă  la construction, au fonctionnement et aux renseignements Ă  fournir avec le produit pour en assurer l’utilisation sĂ©curitaire et adĂ©quate, elles n’introduisent pas d’activitĂ©s qui seraient considĂ©rĂ©es comme un fardeau administratif pour les importateurs et les vendeurs. Les parties rĂ©glementĂ©es ne sont pas tenues de recueillir, de traiter, de dĂ©clarer ou de conserver des renseignements ni de remplir des formulaires pour dĂ©montrer leur conformitĂ©. En outre, la fabrication d’appareils Ă  laser au Canada est limitĂ©e. Par consĂ©quent, la règle du « un pour un Â» ne s’appliquerait pas.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

La présente proposition ne s’inscrit pas dans des travaux ni dans un engagement de programme dans le cadre d’un forum officiel de coopération en matière de réglementation. L’intention du règlement proposé est de s’harmoniser avec les parties pertinentes d’une norme internationalement reconnue utilisée par les principaux partenaires commerciaux du Canada, notamment l’Australie, l’Union européenne, la Corée du Sud et le Japon.

La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a Ă©galement signalĂ© son intention de s’harmoniser avec la norme CEI. La FDA utilise actuellement son propre système de classification, qui est semblable au système de classification de la norme CEI, mais qui n’est pas parfaitement compatible avec celui-ci. En 2014, la FDA a publiĂ© des règles proposĂ©es dans le Federal Register (vol. 78, no 121) pour s’harmoniser avec la norme CEI, mais les règles dĂ©finitives n’ont pas Ă©tĂ© publiĂ©es. Dans l’intervalle, la FDA a publiĂ© plusieurs avis sur les lasers Ă  l’intention de l’industrie, indiquant que la conformitĂ© Ă  certaines parties de la norme CEI est considĂ©rĂ©e comme essentiellement Ă©quivalente Ă  la conformitĂ© Ă  certaines parties du titre 21 du Code of Federal Regulations. Dans ces avis sur les lasers, la FDA a rĂ©itĂ©rĂ© son intention de s’harmoniser avec les parties pertinentes de la norme CEI.

Bien que la proposition vise à s’harmoniser avec d’autres pays par l’adoption de la norme CEI, norme à laquelle le Canada continue de contribuer, certains écarts (décrits ci-dessus) sont nécessaires pour assurer la conformité à la législation canadienne et pour remplir le mandat du Ministère, qui est d’aider à protéger la santé des Canadiens et des Canadiennes.

La proposition ne devrait pas créer d’obstacles techniques au commerce.

Évaluation environnementale stratégique

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, une analyse préliminaire a permis de conclure qu’une évaluation environnementale stratégique n’est pas nécessaire. La proposition ne devrait pas avoir d’effets importants sur l’environnement.

À l’heure actuelle, pour pouvoir analyser les produits qui ne sont pas accompagnés d’étiquette indiquant la classification des dangers ou de renseignements sur les risques, il faut envoyer ces produits au laboratoire d’essais optiques de Santé Canada à Ottawa aux fins d’évaluation de la classe du produit et des risques qu’il présente. Les produits dangereux sont renvoyés dans leur pays d’origine ou éliminés comme déchets électroniques. Certains de ces produits peuvent contenir du lithium, du mercure, du plomb et d’autres toxines, ce qui nécessite la prise de mesures supplémentaires en matière d’élimination pour atténuer les effets environnementaux. La mise en œuvre des exigences d’étiquetage de la classification selon la norme CEI permettrait de réduire le nombre de produits non étiquetés qui doivent être envoyés au laboratoire d’essais optiques de Santé Canada, diminuant ainsi les besoins en transport (et les émissions de gaz à effet de serre qui en résultent) et la production de déchets électroniques.

Analyse comparative entre les sexes plus

Une analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e dans le cadre de la proposition. Selon les donnĂ©es sur les blessures recueillies par SantĂ© Canada, les enfants, les adolescents et les jeunes adultes sont surreprĂ©sentĂ©s par rapport Ă  la population canadienne en gĂ©nĂ©ral pour ce qui a trait aux lĂ©sions oculaires et cutanĂ©es causĂ©es par les appareils Ă  laser portatifs. Les enfants sont plus vulnĂ©rables, car ils n’ont pas encore dĂ©veloppĂ© les rĂ©actions innĂ©es d’aversion ou de clignement rapide des yeux qui permettent d’éviter l’exposition intermittente au faisceau laser. En outre, chez les enfants, le cristallin permet l’absorption d’une plus grande quantitĂ© de rayons ultraviolets et de lumière bleue, ce qui les rend plus susceptibles aux lĂ©sions oculaires que les adultes. Les donnĂ©es montrent que les mâles canadiens sont 1,12 fois plus susceptibles que les femelles d’utiliser un appareil Ă  laser ou d’y ĂŞtre exposĂ©s. En ce qui concerne les lĂ©sions oculaires causĂ©es par le laser, les cas les plus graves sont principalement observĂ©s chez les mâles. Les exigences en matière d’étiquetage et de renseignements Ă  fournir permettraient de sensibiliser les personnes aux risques inhĂ©rents au laser et d’aider tous les Canadiens et Canadiennes Ă  prendre des dĂ©cisions Ă©clairĂ©es et Ă  appliquer les prĂ©cautions nĂ©cessaires.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Le règlement proposĂ© entrerait en vigueur douze mois après la date de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada, ce qui permettrait d’appuyer l’industrie des lasers dans le cadre de la transition en donnant aux fabricants, aux importateurs, aux distributeurs et aux fournisseurs suffisamment de temps pour s’harmoniser avec le règlement modifiĂ©.

La norme CEI n’est pas un système de certification; les parties réglementées n’ont pas à demander une certification d’une tierce partie, et Santé Canada n’exigerait pas non plus de certification pour démontrer la conformité à la norme CEI. Afin de réduire le fardeau pour l’industrie, Santé Canada ne propose pas de processus de certification préalable à la mise en marché ni d’exigences en matière de tenue de registres. Aux termes de la Loi sur les dispositifs émettant des radiations, Santé Canada continuerait à utiliser la surveillance après la mise en marché et l’examen du produit lui-même pour vérifier la conformité aux exigences réglementaires, le cas échéant.

Santé Canada élaborerait des directives, accompagnées de communications ciblées, pour aider les parties réglementées à interpréter le nouveau règlement sur les lasers. Le Ministère préparerait entre autres un document d’orientation sur la conformité destiné à l’industrie, un document de questions et réponses, et un avis sur son site Web et/ou sur les plateformes de médias sociaux.

En plus des activités de promotion de la conformité et d’éducation susmentionnées, Santé Canada continuerait à fournir des conseils en matière de radioprotection et de sécurité aux autorités provinciales et territoriales, à d’autres ministères fédéraux et aux comités internationaux d’élaboration de normes pour des applications laser précises, à l’appui des activités prévues dans son mandat.

Conformité et application

SantĂ© Canada mène des activitĂ©s de conformitĂ© et d’application de la loi Ă  l’égard des produits Ă©mettant des radiations en utilisant une approche fondĂ©e sur les risques, laquelle est gĂ©nĂ©ralement mise en branle lorsque le Ministère effectue la surveillance après la mise en marchĂ©, dĂ©cèle des problèmes ou reçoit des plaintes. Aux termes du règlement proposĂ© concernant les lasers, SantĂ© Canada continuerait de mener ses activitĂ©s de vĂ©rification de la conformitĂ© et d’application de la loi conformĂ©ment aux procĂ©dures Ă©tablies, ce qui comprend l’échantillonnage et l’analyse des produits (par exemple aux points d’entrĂ©e, dans les entreprises ou en ligne), le suivi des incidents signalĂ©s (par exemple par la population canadienne, les organismes de santĂ© publique ou les autoritĂ©s rĂ©glementaires Ă  l’étranger) et l’examen des dĂ©clarations obligatoires de non-conformitĂ© ou de dĂ©faut par l’industrie.

Santé Canada entreprendrait des activités de promotion et de vérification de la conformité dans l’année suivant la mise en œuvre du règlement modifié sur les appareils à laser. Il examinerait notamment diverses applications des lasers au cours des années suivantes (en fonction du niveau de risque).

Les appareils à laser non conformes seraient soumis à des mesures d’application de la loi progressives et proportionnelles, mesures dont disposent les inspecteurs de Santé Canada en vertu de la Loi sur les dispositifs émettant des radiations et de son règlement. Ces mesures pourraient inclure un engagement volontaire de l’industrie à corriger ou à détruire les produits, la négociation avec l’industrie du retrait volontaire des produits du marché, le retrait du Canada des produits importés aux frais du propriétaire, la saisie ou des poursuites judiciaires.

Ces activités de conformité et d’application de la loi fourniraient des données précieuses permettant d’évaluer l’efficacité des programmes de réglementation et d’éclairer la planification de la surveillance continue.

Personne-ressource

Les personnes intĂ©ressĂ©es peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet des modifications rĂ©glementaires proposĂ©es dans les 75 jours suivant la date de publication de la proposition. Elles sont fortement encouragĂ©es Ă  le faire au moyen de la fonction de commentaires en ligne offerte sur le site Web de la Gazette du Canada. Si elles choisissent plutĂ´t de prĂ©senter leurs observations par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, elles sont priĂ©es d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada et la date de publication, et d’envoyer le tout Ă  :

Tara Bower
Directrice
Bureau des politiques scientifiques, de la liaison et de la coordination
Direction des sciences de la santé environnementale et de la radioprotection
Direction générale de la santé environnementale et de la sécurité des consommateurs
Santé Canada
Ottawa (Ontario) K1A 0K9
Courriel : hc.erhsdgeneral-dssergenerale.sc@hc-sc.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ©, conformĂ©ment au paragraphe 13(2) de la Loi sur les dispositifs Ă©mettant des radiations rĂ©fĂ©rence a, que la gouverneure en conseil, en vertu de l’article 13rĂ©fĂ©rence b de cette loi, se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement sur les dispositifs Ă©mettant des radiations (appareils Ă  laser), ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les soixante-quinze jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. S’ils choisissent plutĂ´t de prĂ©senter leurs observations par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication du prĂ©sent avis, et d’envoyer le tout Ă  Tara Bower, directrice, Bureau des politiques scientifiques, de la liaison et de la coordination, ministère de la SantĂ©, indice de l’adresse : 4908D, 269, avenue Laurier Ouest, bureau 8-016, Ottawa (Ontario) K1A 0K9 (courriel : erhsdgeneral-dssergenerale@hc-sc.gc.ca).

Ottawa, le 22 juin 2023

La greffière adjointe du Conseil privé
Wendy Nixon

Règlement modifiant le Règlement sur les dispositifs émettant des radiations (appareils à laser)

Modifications

1 La dĂ©finition de ministre, Ă  l’article 2 du Règlement sur les dispositifs Ă©mettant des radiations rĂ©fĂ©rence 1, est abrogĂ©e.

2 Le paragraphe 3(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Les normes énoncées à l’annexe II ou celles qui y sont incorporées par renvoi pour les catégories prescrites de dispositifs émettant des radiations sont les normes prescrites qui régissent la conception, la construction et le fonctionnement de ces catégories de dispositifs émettant des radiations et de leurs éléments.

3 Les articles 7 et 8 de l’annexe I du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

7 Appareils Ă  laser : dispositifs Ă©mettant un rayonnement laser dans une gamme de longueurs d’onde de 180 nm Ă  1 mm.

4 Les parties VII et VIII de l’annexe II du mĂŞme règlement sont remplacĂ©es par ce qui suit :

PARTIE VII

Appareils Ă  laser

Définitions et interprétation

1 Les définitions qui suivent s’appliquent à la présente partie.

CEI 60825-1
La norme de la Commission Ă©lectrotechnique internationale CEI 60825-1, Ă©dition 3.0, 2014-05, intitulĂ©e SĂ©curitĂ© des appareils Ă  laser – Partie 1: Classification des matĂ©riels et exigences. (IEC 60825-1)
CEI 62471
La norme de la Commission électrotechnique internationale CEI 62471, première édition, 2006-07, intitulée Sécurité photobiologique des lampes et des appareils utilisant des lampes. (IEC 62471)
CEI 62471-5
La norme de la Commission Ă©lectrotechnique internationale CEI 62471-5, Ă©dition 1.0, 2015-06, intitulĂ©e SĂ©curitĂ© photobiologique des lampes et des appareils utilisant des lampes – Partie 5: Projecteurs d’images. (IEC 62471-5)

2 Pour l’application de la prĂ©sente partie :

Normes de conception, de construction et de fonctionnement

3 (1) Sauf disposition contraire de la présente partie, la conception, la construction et le fonctionnement de tout appareil à laser doivent être conformes aux exigences applicables de la norme CEI 60825-1, à l’exclusion de toute autre norme qui y est incorporée par renvoi.

(2) Est exemptĂ© de l’application du paragraphe (1), tout appareil Ă  laser, notamment celui conçu pour fonctionner comme une lampe conventionnelle, qui est un instrument mĂ©dical au sens de l’article 1 du Règlement sur les instruments mĂ©dicaux et qui appartient Ă  l’une des classes II, III ou IV conformĂ©ment aux règles de classification prĂ©vues Ă  l’annexe 1 de ce règlement.

4 (1) Sauf disposition contraire de la prĂ©sente partie, lorsque l’appareil Ă  laser est conçu pour fonctionner comme une lampe conventionnelle et qu’il satisfait aux critères prĂ©vus au paragraphe 4.4 de la norme CEI 60825-1, ses Ă©missions peuvent ĂŞtre Ă©valuĂ©es conformĂ©ment aux exigences applicables des normes CEI 62471 ou CEI 62471-5.

(2) Toutefois, il suffit que l’appareil Ă  laser visĂ© au paragraphe (1) soit conforme Ă  ce paragraphe ou au paragraphe 3(1).

5 Les dispositions de la norme CEI 60825-1 ci-après ne s’appliquent pas Ă  l’égard d’un appareil Ă  laser :

Renseignements et étiquetage

Disposition générale

6 Les renseignements visĂ©s aux paragraphes 7(1) et 8(2) sont prĂ©sentĂ©s dans les deux langues officielles.

Renseignements

7 (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (2), le fabricant, le distributeur et l’importateur veillent Ă  ce que les renseignements prĂ©vus aux paragraphes 8.1a) Ă  l) de la norme CEI 60825-1 ou, le cas Ă©chĂ©ant, ceux prĂ©vus au paragraphe 6.6 de la norme CEI 62471-5 accompagnent tout appareil Ă  laser.

(2) Les renseignements prĂ©vus aux paragraphes 8.1a), c), f) et i) de la norme CEI 60825-1 sont exigĂ©s lorsque l’émission accessible au sens du paragraphe 3.2 de la mĂŞme norme d’un appareil Ă  laser pendant son fonctionnement, son entretien ou sa maintenance est supĂ©rieure Ă  celle des appareils Ă  laser de classe 3R visĂ©s au paragraphe 5.3d) de cette mĂŞme norme.

Étiquetage

8 (1) Tout appareil Ă  laser doit porter des Ă©tiquettes qui satisfont aux exigences du paragraphe 7.1 de la norme CEI 60825-1 ou, le cas Ă©chĂ©ant, Ă  celles du paragraphe 6.5 de la norme CEI 62471-5.

(2) Outre les renseignements prĂ©vus au paragraphe 4.4. et Ă  l’article 7 de la norme CEI 60825-1, les Ă©tiquettes d’un appareil Ă  laser, notamment celui conçu pour fonctionner comme une lampe conventionnelle, doivent indiquer :

(3) MalgrĂ© l’article 6, les renseignements prĂ©vus aux alinĂ©as (2)a) Ă  d) sont indiquĂ©s dans au moins l’une des langues officielles.

Entrée en vigueur

5 Le prĂ©sent règlement entre en vigueur au premier anniversaire de sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Conditions d’utilisation et Avis de confidentialité

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