La Gazette du Canada, Partie I, volume 156, numĂ©ro 48 : Règlement modifiant certains règlements relevant de l’Agence des services frontaliers du Canada

Le 26 novembre 2022

Fondements législatifs

Loi sur les douanes
Tarif des douanes

Organisme responsable

Agence des services frontaliers du Canada

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie des règlements.)

Résumé

Enjeux : Les processus et systèmes utilisĂ©s actuellement pour dĂ©clarer en dĂ©tail les marchandises commerciales importĂ©es au Canada, y compris la cotisation et la perception des droits et des taxes, sont dĂ©passĂ©s. Ils exigent d’importantes formalitĂ©s administratives et reposent sur des systèmes informatiques qui, pour la plupart, ont plus de 30 ans. Cette approche est inefficace et coĂ»teuse pour les partenaires de la chaĂ®ne commerciale (PCC) [Ă  savoir les importateurs, les courtiers en douane, les transporteurs, les agents d’expĂ©dition, les exploitants d’entrepĂ´ts des douanes et d’entrepĂ´ts d’attente des douanes, et les exploitants de boutiques hors taxes], et pour le gouvernement du Canada, car la dĂ©claration en dĂ©tail des marchandises importĂ©es et la cotisation des droits et des taxes applicables nĂ©cessitent des dĂ©marches administratives poussĂ©es. Outre les processus et systèmes obsolètes, le cadre rĂ©glementaire existant :

  • n’est pas bien adaptĂ© aux mĂ©thodes modernes et Ă©lectroniques de communication entre les PCC et l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC ou l’Agence);
  • ne permet pas Ă  certains PCC de fournir ou de confirmer une garantie financière par voie Ă©lectronique;
  • impose de multiples cycles de facturation dont la gestion est complexe et lourde sur le plan administratif.

Des modifications réglementaires sont nécessaires pour surmonter ces difficultés et soutenir la mise en œuvre du projet de Gestion des cotisations et des recettes de l’ASFC (GCRA), une initiative d’envergure visant à mettre à niveau les systèmes informatiques et à moderniser les modes de perception des droits et des taxes sur les marchandises commerciales importées au Canada.

Description : L’ASFC propose des modifications Ă  neuf règlements pris en vertu de la Loi sur les douanes et Ă  trois règlements pris en vertu du Tarif des douanes pour : (i) faciliter la communication Ă©lectronique entre l’ASFC et les PCC, en supprimant certaines exigences relatives Ă  la communication en personne et sur papier, et en ajoutant certaines exigences liĂ©es Ă  la communication Ă©lectronique (c’est-Ă -dire pour dĂ©clarer des marchandises et fournir les documents reliĂ©s aux activitĂ©s des boutiques hors taxes); (ii) mettre Ă  jour les exigences en matière de garantie financière; (iii) mettre en Ĺ“uvre des cycles de facturation simplifiĂ©s, qui assureraient une plus grande cohĂ©rence entre les dates d’échĂ©ance de la facturation, de la dĂ©claration et du paiement des marchandises importĂ©es, et qui prĂ©voiraient une pĂ©riode pour apporter des corrections aux documents comptables sans dĂ©clencher une nouvelle dĂ©termination ou une pĂ©nalitĂ©; (iv) apporter des modifications corrĂ©latives et d’ordre administratif pour mettre Ă  jour les rĂ©fĂ©rences et la nomenclature dĂ©suètes dans plusieurs règlements afin de corriger le libellĂ© des lois et des règlements citĂ©s, des directives gouvernementales et des titres des ministres, ainsi que de faire Ă©tat de la politique actuelle du programme.

La proposition prévoit également l’introduction d’un nouveau règlement en vertu de la Loi sur les douanes afin d’établir les modalités de l’administration et de la confirmation électroniques de la garantie financière à l’ASFC.

Justification : L’ASFC est chargĂ©e d’administrer l’importation de marchandises commerciales au Canada, tout en appuyant les prioritĂ©s du gouvernement du Canada de protĂ©ger la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des Canadiens. Cette proposition appuierait ces objectifs en introduisant une façon modernisĂ©e qui permettrait Ă  l’ASFC et aux divers PCC de communiquer et d’échanger entre eux, en simplifiant et en normalisant les cycles de facturation, tout en protĂ©geant les recettes fiscales provenant des importations.

ÉnoncĂ© des coĂ»ts-avantages : La proposition rĂ©glementaire entraĂ®nerait un avantage net pour les entreprises grâce aux gains d’efficacitĂ© rĂ©alisĂ©s par l’élimination des processus papier pour les programmes d’inscription et d’enregistrement des entreprises, en remplaçant les processus de dĂ©claration en dĂ©tail sur papier par des versions Ă©lectroniques, en rĂ©duisant ainsi les coĂ»ts de dĂ©placement des PCC jusqu’aux bureaux de l’ASFC, en autorisant la correction des erreurs avant la date d’échĂ©ance du paiement, rĂ©duisant ainsi la nĂ©cessitĂ© de processus supplĂ©mentaires pour effectuer des rajustements et faciliter le paiement/retour des droits et intĂ©rĂŞts incorrectement cotisĂ©s, et en permettant aux courtiers en douane de faire la migration d’une plus grande partie de leurs opĂ©rations au format Ă©lectronique, Ă©liminant ainsi l’obligation de travailler uniquement avec un bureau de l’ASFC pour lequel ils ont Ă©tĂ© autorisĂ©s. Les avantages et les coĂ»ts s’étalent sur une pĂ©riode de 10 ans et sont actualisĂ©s Ă  un taux d’actualisation de 7 %. Avec la mise en Ĺ“uvre de cette proposition rĂ©glementaire, les coĂ»ts pour tous les intervenants totaliseraient 545,8 millions de dollars au cours de la pĂ©riode de prĂ©vision (exercices financiers 2023-2024 Ă  2032-2033), ce qui Ă©quivaut Ă  un coĂ»t annualisĂ© de 77,7 millions de dollars. Les avantages pour toutes les parties prenantes devraient totaliser 1,6 milliard de dollars sur 10 ans, ce qui Ă©quivaut Ă  une valeur annualisĂ©e de 228,1 millions de dollars. Les avantages du projet l’emportent sur les coĂ»ts de 1,06 milliard de dollars sur l’ensemble de la pĂ©riode de prĂ©vision, soit 150,4 millions de dollars par an.

Règle du « un pour un Â» et lentille des petites entreprises : La règle du « un pour un Â» s’appliquerait Ă  la proposition rĂ©glementaire. Les modifications rĂ©glementaires et les nouveaux règlements rĂ©duiraient le fardeau administratif des entreprises canadiennes de 41 097 651 $ par annĂ©e (en dollars de 2012 et actualisĂ©s Ă  2012 en utilisant un taux d’actualisation de 7 %).

Les petites entreprises subiraient des coĂ»ts de conformitĂ© accrus liĂ©s Ă  la mise en Ĺ“uvre de la GCRA. Cependant, ils bĂ©nĂ©ficieraient d’une rĂ©duction significative des coĂ»ts administratifs, car les processus manuels, en personne et sur papier sont remplacĂ©s par des processus Ă©lectroniques et des processus simplifiĂ©s de facturation, de comptabilitĂ© et de paiement. L’impact net serait une rĂ©duction de 55 348 522 $ du fardeau annuel des petites entreprises.

Enjeux

Les processus et systèmes actuellement en place pour soutenir l’importation de marchandises commerciales au Canada sont fastidieux, tant pour l’ASFC que les PCC. Ils exigent un traitement manuel et une quantitĂ© importante de paperasse, et reposent sur un assortiment de systèmes informatiques obsolètes, dont certains remontent Ă  plus de 30 ans. Les processus actuels sont inefficaces et coĂ»teux pour les PCC, car la dĂ©claration en dĂ©tail des marchandises commerciales importĂ©es et la cotisation des droits et des taxes applicables impliquent une administration importante de la part des importateurs et des autres PCC.

Outre les processus et systèmes obsolètes, le cadre rĂ©glementaire actuel renforce les mĂ©thodes dĂ©passĂ©es de gestion de la dĂ©claration en dĂ©tail des importations et du paiement des montants exigibles au gouvernement du Canada. Plus prĂ©cisĂ©ment, le cadre rĂ©glementaire actuel :

Le projet de la GCRA a également été inclus dans la Feuille de route sur la numérisation et les règlements neutres sur le plan technologique de 2021, dans le cadre de la deuxième ronde des examens réglementaires ciblés du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada. Dans le cadre de l’examen, les intervenants ont fait remarquer que les processus actuels de l’ASFC pour les importations commerciales et l’évaluation des droits et taxes nécessitent une administration importante, reposent sur des systèmes de TI vieillissants et sont inefficaces et coûteux pour les importateurs.

Les modifications rĂ©glementaires faciliteront la mise en Ĺ“uvre de la GCRA — une initiative importante visant Ă  mettre Ă  jour les systèmes informatiques et Ă  moderniser la perception des droits et des taxes Ă  l’importation. Des modifications rĂ©glementaires sont nĂ©cessaires pour soutenir un cadre de dĂ©claration en dĂ©tail des importations, de paiement et de garantie financière, qui soit cohĂ©rent et mieux harmonisĂ© avec les pratiques commerciales actuelles en matière d’importation, qui privilĂ©gient les mĂ©thodes Ă©lectroniques de communication et d’opĂ©ration, et qui ne sont pas liĂ©es Ă  des bureaux gĂ©ographiques particuliers.

Contexte

L’ASFC a pour mandat de fournir des services frontaliers intĂ©grĂ©s en soutien aux prioritĂ©s en matière de sĂ©curitĂ© nationale et de sĂ©curitĂ© publique, et de faciliter la libre circulation des personnes et des marchandises qui respectent toutes les exigences de la lĂ©gislation frontalière. La gestion de l’importation efficace des marchandises commerciales au Canada, y compris la cotisation et la perception prĂ©cises et efficaces des droits et des taxes dus au gouvernement du Canada, est essentielle Ă  l’aspect de facilitation du mandat de l’ASFC. En 2021, l’ASFC a perçu 28,2 milliards de dollars en droits et taxes sur des marchandises importĂ©es d’une valeur approximative de 564 milliards de dollars.

Pour allĂ©ger la lourde charge administrative pesant sur l’ASFC et les PCC dans le cadre du processus d’évaluation et de perception des droits et des taxes, un système informatique, la GCRA, a Ă©tĂ© mis en place. Le système de la GCRA est conçu pour rĂ©soudre de nombreux problèmes auxquels sont confrontĂ©s l’ASFC et les PCC relativement au processus d’importation, notamment : (i) les inefficacitĂ©s rĂ©sultant du recours Ă  des processus manuels et, dans certains cas, Ă  des processus papier; (ii) les difficultĂ©s Ă  recouvrer les dettes dues au gouvernement du Canada et Ă  favoriser le respect des règles et règlements commerciaux rĂ©gissant l’importation de marchandises commerciales au Canada; (iii) les difficultĂ©s Ă  se retrouver dans le dĂ©dale des processus et règles trop complexes liĂ©s Ă  la dĂ©claration et au paiement des montants exigibles, y compris les dates d’échĂ©ance de paiement non harmonisĂ©es.

Le projet de la GCRA moderniserait et simplifierait le processus de déclaration des marchandises importées, en fournissant un moyen plus efficace pour les PCC et l’ASFC d’échanger pendant le processus d’importation et lors de la déclaration des marchandises commerciales, et lorsque des corrections aux déclarations en détail sont requises. La GCRA a été conçue pour donner aux PCC un meilleur accès aux informations dans leur compte d’importation auprès de l’ASFC et pour leur permettre de communiquer plus facilement avec l’ASFC et de rester conformes aux exigences de déclaration des marchandises commerciales.

Partenaires de la chaîne commerciale

En plus de l’importateur, de nombreuses parties participant au processus d’importation prennent part Ă  l’échange d’informations avec l’ASFC en ce qui concerne l’importation commerciale de marchandises, ainsi que le paiement des droits connexes ou la prestation d’une garantie financière Ă  l’égard des montants exigibles. Les PCC suivants peuvent ĂŞtre concernĂ©s par les règlements proposĂ©s :

Un certain nombre d’autres entitĂ©s pourraient ĂŞtre touchĂ©es par ce règlement, notamment celles qui fournissent une garantie financière pour garantir que les droits exigibles seront payĂ©s sur les marchandises importĂ©es au Canada, lorsque ces droits ne sont pas payĂ©s au moment de l’entrĂ©e. L’importateur peut gĂ©rer ce processus de façon unilatĂ©rale, mais il peut aussi recourir aux services de fournisseurs de garantie financière, comme le prĂ©voit l’article 4 de la Loi canadienne sur les paiements rĂ©fĂ©rence 1, ou comme le prĂ©cise le Conseil du TrĂ©sor. D’autres entitĂ©s, telles que les comptables, les avocats spĂ©cialisĂ©s en droit commercial, les agences de recouvrement et d’autres sociĂ©tĂ©s de services professionnels (comme les consultants en dĂ©douanement) pourraient Ă©galement ĂŞtre concernĂ©s par ces règlements.

Historique du projet de la GCRA

En 2014, l’ASFC a entamĂ© la conception et la mise en Ĺ“uvre du projet de la GCRA afin de mettre Ă  jour ses processus et systèmes liĂ©s Ă  l’importation de marchandises commerciales et de faciliter le commerce international. Le projet de la GCRA est une initiative pluriannuelle de 526,8 millions de dollars conçue pour moderniser les processus d’importation de marchandises au Canada. Le système de la GCRA est Ă©galement conçu afin d’être le portail central pour la dĂ©claration en dĂ©tail des importations commerciales, ainsi que la dĂ©claration et la gestion des recettes. Le système de la GCRA serait le principal système utilisĂ© par les PCC pour la dĂ©claration et le paiement des droits et des taxes sur les importations commerciales au Canada. Grâce Ă  ce système, l’ASFC espère fournir une Ă©valuation moderne, Ă©quitable et responsable sur le plan financier des droits et des taxes exigibles sur les importations et, par consĂ©quent, amĂ©liorer les processus de gestion des recettes pour le gouvernement du Canada (c’est-Ă -dire la façon dont l’ASFC dĂ©termine la cotisation, perçoit, rembourse et verse les droits et les taxes payĂ©s sur les marchandises importĂ©es). L’ASFC vise Ă  assurer la perception exacte des recettes du gouvernement du Canada en Ă©tablissant un processus plus contrĂ´lĂ© et plus rigoureux pour la cotisation des droits et des taxes, et en fournissant une capacitĂ© amĂ©liorĂ©e d’analyse de la conformitĂ© des PCC aux exigences en matière de dĂ©claration et de paiement.

Un Ă©lĂ©ment clĂ© du projet de la GCRA est le portail client de la GCRA (PCG) — un outil innovant de libre-service qui modernise la façon dont la communautĂ© commerciale engage des interactions avec l’ASFC. Le portail simplifie et sĂ©curise les façons d’effectuer des transactions avec l’ASFC en permettant Ă  la communautĂ© commerciale de rendre plus facilement compte des marchandises importĂ©es au Canada. Le portail offre un accès en ligne aux opĂ©rations des importateurs, comme la consultation de leur relevĂ© de compte, reflĂ©tant les opĂ©rations financières, les paiements et le dĂ©pĂ´t d’appels et de demandes de dĂ©cision Ă  l’ASFC.

En plus de l’utilisation du portail, les PCC peuvent décider d’utiliser l’échange de données informatisées (EDI) pour communiquer avec l’ASFC et lui fournir des renseignements. L’EDI est une méthode normalisée permettant d’échanger de l’information par voie électronique entre des entreprises, des organisations, des organismes gouvernementaux et d’autres groupes, ainsi qu’au sein de ces entités. Ces normes établissent le format, le jeu de caractères et les données d’éléments utilisés lors de l’échange de documents et de formulaires d’affaires. L’utilisation de l’EDI ne sera pas obligatoire pour les PCC après la mise en œuvre complète du système de la GCRA.

Le système de la GCRA sera dĂ©ployĂ© en trois phases. Les deux premières phases ont Ă©tĂ© lancĂ©es en 2021rĂ©fĂ©rence 2, et la troisième, la version 2 (V2 du système de la GCRA), devrait ĂŞtre lancĂ©e en octobre 2023. La date de lancement dĂ©pendra du parachèvement de cette proposition rĂ©glementaire. Le lancement de la V2 du système de la GCRA dĂ©pend Ă©galement de l’état de prĂ©paration du système de la GCRA, qui comprend le test des fonctionnalitĂ©s du système, l’identification des problèmes et la rĂ©alisation de correctifs. Les changements rĂ©glementaires n’entreront en vigueur et l’ASFC ne lancera la V2 du système de la GCRA que si l’Agence est convaincue que la solution GCRA est prĂŞte et qu’elle ne prĂ©sente aucune dĂ©faillance de taille pouvant causer des problèmes opĂ©rationnels importants.

Pour faciliter la mise en Ĺ“uvre de la V2 du système de la GCRA, des modifications rĂ©glementaires sont nĂ©cessaires dans les trois grands domaines suivants : (i) la communication et le paiement Ă©lectroniques; (ii) la prestation de la garantie financière par voie Ă©lectronique; (iii) les cycles de facturation.

Communication et paiement électroniques

L’un des principaux objectifs du projet de la GCRA est de permettre aux PCC de communiquer avec l’ASFC par voie électronique. En vertu de la réglementation actuelle, dans certains cas, les PCC sont tenus d’aviser ou de présenter des documents papier à une personne précise (comme l’agent en chef des douanes) dans un bureau précis (comme un point d’entrée précis), par opposition à la possibilité de communiquer et de présenter des documents à l’ASFC par voie électronique. C’est pour cette raison que des modifications réglementaires sont nécessaires.

Plus prĂ©cisĂ©ment, après l’adoption de cette proposition rĂ©glementaire et le lancement de la V2 du système de la GCRA, le PCG permettrait aux PCC de vĂ©rifier l’état de leurs comptes financiers et l’historique de leurs opĂ©rations avec l’ASFC, de communiquer directement avec l’ASFC sur des questions concernant leurs marchandises importĂ©es et d’accĂ©der par voie Ă©lectronique Ă  de nombreux rapports relatifs Ă  leur activitĂ© d’importation (comme le relevĂ© de compte, l’historique des opĂ©rations, les factures, les dĂ©clarations soumises et les rapports sur les dĂ©clarations en dĂ©tail commerciales [DDC]). Permettre aux PCC de communiquer avec l’ASFC par voie Ă©lectronique augmenterait l’efficacitĂ© de l’ASFC, rĂ©duisant la charge administrative associĂ©e au traitement des documents papier (par exemple saisie manuelle des informations d’un formulaire papier dans un système de l’ASFC, stockage des documents papier). L’ASFC pourrait aussi prendre des dĂ©cisions plus Ă©clairĂ©es en ce qui concerne la conformitĂ©, les dĂ©cisions, les examens et la gestion des programmes, puisque tous les documents pertinents seraient facilement accessibles aux agents de l’ASFC sur le portail. De plus, les PCC qui exercent des activitĂ©s Ă  l’échelle nationale, comme les transporteurs, pourraient mettre en Ĺ“uvre des processus simplifiĂ©s dans tous les aspects de leurs interactions avec l’ASFC, plutĂ´t que de devoir traiter avec un bureau ou un agent de l’ASFC particulier dans un bureau prĂ©cis.

Grâce à la V2 du système de la GCRA, l’ASFC a également l’intention d’ajouter une fonctionnalité qui permettrait aux PCC d’effectuer plus facilement des paiements électroniques directement à l’ASFC par l’entremise du portail (par carte de crédit, services bancaires en ligne ou prélèvement automatique) ou de l’EDI. Bien que l’ASFC préfère les méthodes de paiement électroniques, l’Agence continuerait d’accepter les paiements par d’autres moyens (par exemple si un importateur se présente à la frontière pour payer les droits sur ses marchandises importées, il serait autorisé à payer en espèces).

Pour permettre aux PCC et Ă  l’ASFC d’échanger par voie Ă©lectronique sur le portail, notamment pour effectuer des paiements Ă©lectroniques, la Loi sur les douanes a Ă©tĂ© modifiĂ©e de manière Ă  faciliter l’administration et l’application de la Loi par des moyens Ă©lectroniques et Ă  supprimer la plupart des exigences relatives aux communications sur papier entre l’ASFC et les personnes avec lesquelles elle engage des interactions. Ces modifications ont reçu la sanction royale dans le cadre du projet de loi C19, Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2022 (LEB 2022) en juin 2022 et devraient entrer en vigueur Ă  temps pour appuyer cette proposition rĂ©glementaire.

Le pouvoir général de percevoir les paiements électroniques existe déjà. Par conséquent, seules des rectifications réglementaires mineures sont nécessaires pour appuyer cet objectif (c’est-à-dire supprimer l’obligation pour la Société canadienne des postes de payer les droits à l’ASFC en espèces ou par chèque et la remplacer par l’obligation de payer par voie électronique).

Prestation d’une garantie financière par voie électronique

Dans le cadre de la V2 du système de la GCRA, l’ASFC a l’intention de passer à un processus électronique permettant aux PCC de soumettre une garantie financière qui répond aux exigences de leurs programmes (par exemple pour obtenir un agrément de courtier en douane ou la mainlevée des marchandises avant le paiement des droits et des taxes). À l’heure actuelle, l’ASFC exige que la garantie financière soit fournie sous la forme d’un cautionnement sur papier que les PCC doivent remettre manuellement à l’ASFC ou sous la forme d’un dépôt de garantie en espèces ou par chèque certifié.

À compter de la V2 du système de la GCRA, un PCC qui a l’obligation de fournir une garantie financière en vertu de la Loi sur les douanes serait tenu de fournir à l’ASFC, par voie électronique, des renseignements sur un accord de garantie écrit et valide conclu entre le PCC et un fournisseur de garantie financière afin de confirmer qu’il satisfait à l’exigence de garantie financière auprès de l’ASFC. Par ailleurs, les PCC seraient tenus de faire un dépôt sur le PCG à des fins de garantie financière, ce qui éliminerait la nécessité de recourir à des processus sur papier pour fournir au ministre la preuve d’une garantie financière adéquate.

Pour faciliter la transition à la confirmation et à la transmission électroniques des renseignements relatifs à la garantie financière, ainsi que pour permettre aux PCC d’effectuer un dépôt sur le portail aux fins de garantie financière, des modifications réglementaires et l’introduction d’un nouveau règlement sont nécessaires. Le nouveau règlement établirait les modalités des accords de garantie financière entre un PCC et un fournisseur de garantie financière et décrirait comment ces accords de garantie sont exécutés. Cela aiderait l’Agence à s’assurer que les fournisseurs de garantie financière et les PCC comprennent leurs obligations en matière de garantie financière, et que les montants pertinents dus sont recouvrés si un PCC ne paie pas à la date d’échéance du paiement. Ainsi, on réduirait le montant de la dette non perçue due au gouvernement du Canada, étant donné qu’il est actuellement extrêmement difficile de faire appel à la garantie financière lorsque des montants dus en vertu de la Loi sur les douanes ou d’autres lois relatives aux douanes sont en souffrance.

Pour permettre la crĂ©ation de ce nouveau règlement, des modifications lĂ©gislatives Ă©taient nĂ©cessaires. Ces modifications ont reçu la sanction royale dans le cadre du projet de loi C-30, Loi d’exĂ©cution du budget de 2021 (LEB 2021) et de la LEB 2022, et ont Ă©tabli le pouvoir de prĂ©ciser les modalitĂ©s d’autres types de garantie financière, y compris les garanties devant ĂŞtre fournies par voie Ă©lectronique. Ces modifications lĂ©gislatives entreraient en vigueur en mĂŞme temps que les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es liĂ©es Ă  la V2 du système de la GCRA.

Cycles de facturation

Un cycle de facturation renvoie Ă  une combinaison de trois Ă©lĂ©ments : la pĂ©riode de facturation qui comprend toutes les opĂ©rations qui figurent sur le relevĂ© de compte d’un PCC; une date d’échĂ©ance de dĂ©claration, qui est la date Ă  laquelle un PCC doit dĂ©clarer en dĂ©tail les marchandises importĂ©es pendant la pĂ©riode de facturation; une date d’échĂ©ance de paiement des montants exigible. Les cycles de facturation suivants sont propres au programme de l’ASFC en vertu duquel les marchandises sont importĂ©es :

Par exemple, les importateurs disposent actuellement de dĂ©lais prĂ©cis pour dĂ©clarer en dĂ©tail les expĂ©ditions de grande valeur (dans les cinq jours ouvrables suivant la mainlevĂ©e), mais de dĂ©lais diffĂ©rents pour dĂ©clarer en dĂ©tail les expĂ©ditions de faible valeur (au plus tard le 24 du mois suivant le mois de la mainlevĂ©e). Dans les deux cas, l’importateur doit payer les montants exigibles au plus tard le dernier jour ouvrable du mois au cours duquel le cycle de facturation prend fin. Par contre, les PTC, comme le pĂ©trole et le gaz, entrent au Canada de façon continue par des tuyaux et sont assujettis Ă  un cycle de facturation fondĂ© sur les volumes d’importation mensuels plutĂ´t que sur des expĂ©ditions distinctes traversant la frontière Ă  une date prĂ©cise.

Dans l’ensemble, le régime actuel de périodes de facturation et de dates d’échéance de déclaration et de paiement est complexe, sa gestion est lourde sur le plan administratif, et il introduit une complexité inutile pour les PCC et l’ASFC afin d’assurer le respect des dates d’échéance de paiement ainsi que de gérer les corrections et l’accumulation d’intérêts.

La V2 du système de la GCRA apporterait des changements Ă  certains aspects du cycle de facturation afin de simplifier les choses pour les PCC. Ces changements seraient soutenus par des modifications rĂ©glementaires, Ă  savoir :

Pour simplifier davantage les dĂ©clarations en dĂ©tail des PCC, la V2 du système de la GCRA offrirait la capacitĂ© technique d’administrer une « dĂ©claration modifiable Â» avec une pĂ©riode de correction (en utilisant une DDC qui peut avoir plusieurs versions) qui sera soutenue par les modifications rĂ©glementaires susmentionnĂ©es visant Ă  simplifier les dates d’échĂ©ance de dĂ©claration et de paiement. En ce moment, la dĂ©claration en dĂ©tail et les corrections sont gĂ©rĂ©es par deux processus distincts sur papier. Les PCC ne sont actuellement autorisĂ©s Ă  apporter des corrections Ă  une dĂ©claration en dĂ©tail au cours d’une pĂ©riode de facturation que s’il s’agit d’une erreur d’écriture, c’est-Ă -dire rien qui n’ait une incidence sur le calcul des droits. Par exemple, si un PCC soumet une dĂ©claration en dĂ©tail aujourd’hui contenant une erreur quant au nombre d’articles importĂ©s, le PCC pourrait sous-payer ou surpayer le montant des droits exigibles Ă  l’ASFC. Dans ce cas, le PCC devrait attendre que la date d’échĂ©ance du paiement passe pour soumettre une demande de rajustement et payer alors le montant supplĂ©mentaire des droits exigibles s’il y avait un moins-perçu ou recevoir un remboursement par l’ASFC en cas de trop-perçu.

Une fois que la V2 du système de la GCRA est pleinement fonctionnelle, les PCC pourraient apporter des corrections sans pénalité à toute information figurant dans leur déclaration en détail commerciale (DDC) préalablement soumise, de la date de dépôt de la DDC auprès de l’ASFC jusqu’à la date d’échéance du paiement, ce qui permettrait de repérer et de résoudre les erreurs avant que les PCC ne soient tenus de payer les droits sur leurs marchandises importées. Dans le même exemple, un PCC qui a incorrectement déclaré le nombre de marchandises qu’il importe serait maintenant autorisé à corriger sa DDC. Par conséquent, le montant des droits exigibles serait mis à jour dans le système de la GCRA, et le PCC pourrait payer le montant exact à l’ASFC à la date d’échéance du paiement.

L’introduction de la pĂ©riode de correction modifiable, soutenue par des modifications rĂ©glementaires visant Ă  cerner un « jour prescrit Â» lorsque les paiements sont dus, devrait encourager les PCC Ă  maintenir des informations Ă  jour sur les dĂ©clarations en simplifiant le processus de correction et en rĂ©duisant la charge administrative associĂ©e aux corrections effectuĂ©es après la date d’échĂ©ance du paiement.

Objectif

La présente proposition vise trois objectifs principaux.

1. Apporter les modifications réglementaires nécessaires pour permettre à l’ASFC et aux PCC d’abandonner les méthodes de communication et de paiement sur papier, qui sont coûteuses, au profit de méthodes de communication et d’opération électroniques plus modernes.

La proposition réglementaire permettrait aux PCC de communiquer par voie électronique avec l’ASFC sur le PCG ou l’EDI plutôt qu’avec des personnes précises (par exemple l’agent en chef des douanes) sur papier, comme c’est actuellement le cas dans de nombreuses situations. Dans le cadre de cette proposition, la communication électronique serait disponible pour certains processus (par exemple pour les demandes d’agrément d’entrepôt d’attente, de courtier en douane ou d’entrepôt de stockage; pour aviser le ministre des changements apportés à l’information sur le PAD), mais serait obligatoire dans d’autres cas (par exemple pour la déclaration en détail des marchandises; pour la présentation des demandes d’agrément de boutique hors taxes). L’ASFC autoriserait la soumission de renseignements comptables à l’aide de moyens non électroniques dans des circonstances exceptionnelles, comme en cas de panne du système de la GCRA ou de catastrophe naturelle qui empêcherait les PCC d’utiliser le système.

2. Apporter les modifications réglementaires nécessaires pour moderniser et simplifier les processus liés à la prestation de la garantie financière.

La proposition réglementaire exigerait le passage d’une garantie financière actuellement fournie sur papier comme une caution en douane, à un processus électronique. Pour soutenir cette évolution, la présente proposition réglementaire comprend un nouveau règlement, le Règlement sur les garanties financières (moyens électroniques), visant à établir les modalités auxquelles les importateurs et autres PCC doivent se conformer lorsqu’ils sont tenus de fournir une garantie financière en vertu de la Loi sur les douanes ou du Tarif des douanes. Le nouveau règlement comprendrait des directives aux importateurs, aux courtiers, aux exploitants d’entrepôts et aux autres PCC concernant leurs obligations de fournir un dépôt électronique ou une confirmation électronique qu’une garantie financière a été obtenue auprès d’un fournisseur de garantie financière afin d’assurer la mainlevée des marchandises avant le paiement des droits et des taxes, ou d’obtenir un agrément (comme un agrément de courtier en douane ou une permission d’exploiter un entrepôt de stockage).

Outre l’avantage global associé à la dématérialisation, le nouveau règlement apporterait clarté et orientation aux PCC en indiquant clairement les obligations du débiteur (c’est-à-dire l’importateur ou un autre PCC) et du fournisseur de la garantie de sécurité relativement à un accord de garantie. L’Agence continuerait à accepter le paiement par d’autres moyens dans des circonstances limitées (par exemple l’autorisation d’utiliser des espèces à un point d’entrée). La proposition vise à simplifier le processus par lequel le ministre fait une réclamation à l’encontre de la garantie financière fournie par voie électronique en cas de défaut de paiement, car toutes les parties auraient une compréhension claire de leurs obligations et de leur responsabilité de payer en vertu de la Loi sur les douanes et du nouveau règlement.

3. Apporter les modifications réglementaires nécessaires pour permettre à l’ASFC d’introduire des cycles de facturation actualisés pour les PCC.

La proposition réglementaire introduirait des périodes de facturation rajustées et des dates d’échéance de déclaration modifiées pour certains programmes d’importation de l’ASFC, une date d’échéance de paiement harmonisée pour tous les programmes d’importation de l’ASFC, et ancrerait une période de correction qui fait appel à des processus de déclaration modifiable dans le RDDMIPD. L’approche proposée vise à réduire la charge administrative des PCC et de l’ASFC en réduisant le nombre de paiements à effectuer et à traiter au cours du cycle de facturation, et en facilitant la lecture du relevé de compte mensuel. L’introduction d’une date d’échéance de paiement harmonisée favorise également un processus simplifié pour apporter des corrections et réduirait le fardeau administratif associé aux corrections effectuées après la date d’échéance du paiement.

Description

La proposition de règlement modifierait neuf règlements en vertu de la Loi sur les douanes et trois règlements en vertu du Tarif des douanes. Elle introduirait également un nouveau règlement, le Règlement sur les garanties financières (moyens électroniques), en vertu de la Loi sur les douanes.

Les mises Ă  jour rĂ©glementaires proposĂ©es se rĂ©partissent en trois grandes catĂ©gories : (i) la communication et le paiement Ă©lectroniques; (ii) la prestation d’une garantie financière Ă©lectronique; (iii) les cycles de facturation. La proposition apporterait Ă©galement des modifications d’ordre administratif pour mettre Ă  jour les rĂ©fĂ©rences et la nomenclature dĂ©suètes, et reflĂ©ter la politique actuelle du programme.

1. Communication et paiement électroniques

Communication électronique

Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es concernant la communication Ă©lectronique toucheraient les particuliers ou les entreprises qui souhaitent s’inscrire Ă  un programme de l’ASFC (par exemple programme de mainlevĂ©e avant le paiementrĂ©fĂ©rence 3, courtier en douane ou transporteur cautionnĂ©); importer des marchandises au Canada; transporter des marchandises importĂ©es au Canada; exploiter une boutique hors taxes ou un entrepĂ´t de douanes; ou qui sont autorisĂ©s Ă  effectuer des opĂ©rations avec l’ASFC au nom de clients (par exemple courtier en douane, consultant en dĂ©douanement ou avocat).

L’ASFC propose des modifications rĂ©glementaires liĂ©es Ă  la communication Ă©lectronique aux règlements suivants :

Ces modifications peuvent ĂŞtre rĂ©parties en deux sous-catĂ©gories : (i) la facilitation; (ii) les exigences.

Facilitation

Les modifications proposĂ©es pour faciliter la communication Ă©lectronique sur le PCG ou l’EDI supprimeraient l’obligation pour les PCC d’aviser une personne prĂ©cise ou de lui prĂ©senter des documents (par exemple l’agent en chef des douanes) dans un bureau prĂ©cis (par exemple le bureau de douane), et la remplaceraient par une obligation d’aviser l’Agence ou de lui prĂ©senter des documents de manière plus gĂ©nĂ©rale. Cela permettrait aux PCC d’aviser l’ASFC ou de lui prĂ©senter des documents par voie Ă©lectronique, sans toutefois introduire dans la rĂ©glementation une obligation de communication Ă©lectronique.

L’ASFC propose Ă©galement des modifications rĂ©glementaires Ă  la partie 3 de l’annexe 1 du Règlement sur les dispositions dĂ©signĂ©es (douanes), qui font suite aux modifications dĂ©crites dans le paragraphe ci-dessus. Ce règlement prĂ©cise les contraventions pour lesquelles une personne peut se voir imposer une pĂ©nalitĂ©; les modifications proposĂ©es suppriment l’obligation pour les courtiers en douane d’aviser par Ă©crit l’agent en chef des douanes de certains changements Ă©numĂ©rĂ©s dans le Règlement sur l’agrĂ©ment des courtiers en douane (par exemple changement d’adresse d’un bureau d’affaires oĂą le courtier exerce sa profession; changement de la dĂ©nomination sociale ou du nom commercial de la sociĂ©tĂ© de personnes ou de la sociĂ©tĂ© par actions; changement des dirigeants ou des administrateurs de la sociĂ©tĂ© par actions). PlutĂ´t, les courtiers en douane seraient tenus d’informer l’Agence de manière plus gĂ©nĂ©rale et, s’ils manquent de le faire, ils seraient passibles d’une pĂ©nalitĂ©.

Exigences

En plus d’offrir aux PCC la possibilitĂ© de communiquer par voie Ă©lectronique, les modifications rĂ©glementaires exigeraient la communication Ă©lectronique dans les cas suivants :

Les modifications proposées concernant l’exploitation des boutiques hors taxes permettraient à l’ASFC de mieux surveiller et d’administrer de façon centralisée les activités de cette industrie hautement réglementée, dans laquelle les marchandises assujetties à des droits de douane peuvent entrer et sortir des installations des boutiques hors taxes sans que les droits de douane soient payés en vertu de conditions précises. La transmission électronique obligatoire de documents aiderait l’ASFC à assurer un suivi précis des stocks dans les boutiques hors taxes et garantirait une gestion systématique et à jour des dossiers concernant la propriété et l’exploitation des boutiques hors taxes.

Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es concernant la dĂ©claration exigeraient que les PCC rendent compte des marchandises par voie Ă©lectronique, comme le prĂ©cise le Document sur les exigences Ă  l’égard des clients du commerce Ă©lectronique (DECCE), sous rĂ©serve d’exceptions prescrites par le ministre (par exemple en cas de problème des systèmes informatiques utilisĂ©s, en cas de circonstances attĂ©nuantes, comme une catastrophe naturelle, ou s’il est impossible pour la personne, en raison de circonstances indĂ©pendantes de sa volontĂ©, de fournir une preuve de garantie par des moyens Ă©lectroniques). Bien que les PCC soient tenus de dĂ©clarer en dĂ©tail les marchandises par voie Ă©lectronique, les PCC qui ont obtenu l’autorisation de l’ASFC de procĂ©der Ă  une dĂ©claration provisoire (par exemple le ministère de la DĂ©fense nationale qui importe du matĂ©riel militaire) auront le droit de prĂ©senter une dĂ©claration en dĂ©tail provisoire Ă  l’ASFC en utilisant un processus sur papier, conformĂ©ment Ă  une dĂ©cision de principe prise par l’ASFC.

En pratique, cela signifie qu’après l’entrée en vigueur du règlement, l’ASFC n’accepterait pas la déclaration des marchandises sur papier, sauf aux fins provisoires ou dans des situations exceptionnelles.

Paiement électronique

Les modifications réglementaires proposées concernant le paiement électronique toucheraient la Société canadienne des postes, qui est tenue de payer les droits à l’ASFC sur les marchandises importées comme courrier. Le RDDMIPD serait modifié pour supprimer l’obligation de la Société canadienne des postes d’effectuer les paiements en espèces ou par chèque certifié. Plutôt, le règlement prescrirait que les paiements soient effectués par voie électronique.

2. Prestation d’une garantie financière par voie électronique

Les modifications réglementaires proposées concernant la garantie financière à fournir par voie électronique toucheraient les particuliers ou les entreprises qui sont tenus de fournir un dépôt électronique ou une confirmation électronique qu’une garantie financière a été obtenue auprès d’un fournisseur de garantie afin d’obtenir la mainlevée des marchandises importées avant le paiement ou d’obtenir un agrément (comme un agrément de courtier ou une permission pour exploiter un entrepôt de stockage).

L’ASFC propose des modifications aux règlements suivants concernant l’exigence d’une garantie financière par voie Ă©lectronique :

Ces modifications rĂ©glementaires Ă  chacun des règlements susmentionnĂ©s supprimeraient les exigences pour les PCC de soumettre des formulaires de garantie sur papier Ă  l’Agence afin de satisfaire Ă  leur exigence de sĂ©curitĂ© pour participer Ă  un programme de l’ASFC. De plus, ces modifications rĂ©glementaires prĂ©ciseraient que les demandeurs de programmes doivent fournir une garantie financière en vertu des exigences du nouveau Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques) proposĂ©. Ce nouveau règlement : (i) Ă©tablit l’obligation pour les PCC de confirmer ou de fournir des renseignements relatifs Ă  une garantie financière par voie Ă©lectronique Ă  l’ASFC; (ii) dĂ©finit certaines modalitĂ©s de l’accord de garantie entre la personne qui demande une garantie (le dĂ©biteur) en vertu de la Loi sur les douanes ou du Tarif des douanes et le fournisseur de la garantie financière.

Plus prĂ©cisĂ©ment, le nouveau règlement proposĂ© exigerait que les Ă©lĂ©ments suivants soient fournis Ă  l’ASFC par voie Ă©lectronique afin de confirmer l’accord de garantie :

De plus, le règlement exigerait que le dĂ©biteur et la sociĂ©tĂ© de cautionnement fournissent une mise Ă  jour dans les deux jours si l’un des renseignements susmentionnĂ©s change. Le dĂ©biteur ou la sociĂ©tĂ© de cautionnement serait tenu de remettre par voie Ă©lectronique une copie de l’accord de garantie Ă  l’ASFC lorsqu’on le lui demande, et la sociĂ©tĂ© de cautionnement serait tenue de remettre par voie Ă©lectronique Ă  l’ASFC un prĂ©avis de 30 jours de la rĂ©siliation d’un accord de garantie. De plus, le règlement trace les contours du processus selon lequel l’ASFC ferait une rĂ©clamation contre l’accord de garantie lorsque le dĂ©biteur ne paie pas les montants exigibles en vertu de la Loi sur les douanes ou du Tarif des douanes et prĂ©cise l’obligation de la sociĂ©tĂ© de cautionnement d’acquitter le montant rĂ©clamĂ©.

Le nouveau règlement maintiendrait aussi l’option de fournir une caution Ă  l’ASFC. Les PCC seraient tenus de le faire au moyen de mĂ©thodes de paiement Ă©lectronique approuvĂ©es. Le nouveau règlement proposĂ© prĂ©voit certaines exceptions dĂ©terminĂ©es par le ministre, en vertu desquelles des formes non Ă©lectroniques de garantie seraient acceptĂ©es (par exemple en cas de problème avec les systèmes informatiques utilisĂ©s, en cas de circonstances attĂ©nuantes, comme une catastrophe naturelle, ou s’il est impossible pour la personne, en raison de circonstances indĂ©pendantes de sa volontĂ©, de fournir une preuve de garantie par des moyens Ă©lectroniques).

Pour faciliter la transition de fournir la garantie financière sur papier Ă  la fournir par voie Ă©lectronique en vertu du nouveau règlement pour les marchandises libĂ©rĂ©es avant le paiement des droits, le RDDMIPD prĂ©voirait une pĂ©riode de transition. Cette modification permettrait aux importateurs d’obtenir la mainlevĂ©e de leurs marchandises avant le paiement des droits pour une pĂ©riode allant jusqu’à 180 jours après l’entrĂ©e en vigueur du règlement, sans dĂ©poser de garantie, uniquement si l’importateur s’est inscrit Ă  un compte sur le PCG. La pĂ©riode de transition aurait pour objectif d’encourager l’intĂ©gration dans le PCG en accordant aux importateurs le temps dont ils ont besoin pour passer d’une garantie de douane sur papier Ă  des formes Ă©lectroniques de garantie financière pour remplir leurs obligations relativement Ă  la mainlevĂ©e de leurs marchandises avant le paiement des droits.

On s’attend à ce que certains importateurs aient déjà mis en place des formes de garantie financière conformes et des comptes actifs dans le PCG lorsque la réglementation entrera en vigueur. Ces importateurs n’auraient pas à apporter des ajustements pour être en conformité au règlement proposé et, à cet égard, ils ne devraient pas avoir besoin de la période de transition.

3. Changements nécessaires à la mise en œuvre de la facturation simplifiée

Les modifications réglementaires proposées changeraient les périodes de facturation, mettraient à jour les dates d’échéance de déclaration pour certains programmes d’importation de l’ASFC, introduiraient une date d’échéance de paiement harmonisée et ajouteraient une période de correction modifiable. Dans l’ensemble, ces modifications concerneraient les particuliers ou les entreprises qui participent à un programme d’importation comportant un cycle de facturation et de paiement standardisé par rapport au paiement des droits au moment de la mainlevée des marchandises. Ces modifications se répercuteraient aussi sur les personnes autorisées à effectuer des transactions au nom d’un importateur, comme les courtiers en douane.

Les modifications rĂ©glementaires suivantes sont proposĂ©es au RDDMIPD pour configurer des cycles de facturation simplifiĂ©s :

Le 26 novembre 2022

4. Modifications d’ordre administratif

L’ASFC propose des modifications supplĂ©mentaires aux règlements suivants afin de s’assurer qu’ils concordent avec la bonne nomenclature, les changements de nom et les dispositions spĂ©cifiques aux lois citĂ©es en rĂ©fĂ©rence, et d’officialiser dans la rĂ©glementation les dĂ©cisions actuelles de l’ASFC en matière de politique de programme :

Règlement sur la déclaration en détail des marchandises importées et le paiement des droits (RDDMIPD)

Règlement sur l’agrément des courtiers en douane

Règlement sur les entrepôts d’attente des douanes

Règlement sur l’entreposage des marchandises

Règlement sur l’importation temporaire de marchandises (prélèvement d’accise et droits supplémentaires)

Élaboration de la réglementation

Consultation

L’ASFC a commencĂ© Ă  consulter les intervenants sur les questions liĂ©es Ă  la GCRA en 2013. Les commentaires de ces parties ont Ă©clairĂ© la conception et la mise au point de la vision de la GCRA et de sa proposition rĂ©glementaire connexe. En 2018, des consultations Ă©tendues ont Ă©tĂ© officialisĂ©es sous la direction de la Division de facilitation du changement de la GCRA, un groupe au sein de l’ASFC chargĂ© de superviser toutes les consultations se rapportant au projet de la GCRA. Cette division a créé des tribunes officielles d’échange entre les intervenants pour promouvoir un dialogue constant avec la communautĂ© des PCC, y compris le Groupe de travail des partenaires de la chaĂ®ne commerciale (GT PCC) et de multiples sous-groupes de travail techniques, qui comprennent des reprĂ©sentants de tous les domaines clĂ©s (courtiers, importateurs, etc.) et des associations, reprĂ©sentant les grandes, moyennes et petites entreprises. Ces organisations ont rĂ©gulièrement transmis des informations Ă  leurs membres concernant les changements Ă  venir que la GCRA et cette proposition rĂ©glementaire connexe cherchent Ă  apporter, et la façon dont ils pourraient se rĂ©percuter sur leurs domaines respectifs.

Plus précisément, l’ASFC a consulté les importateurs commerciaux, les courtiers en douane, les exportateurs, les transporteurs, les messagers, les agents d’expédition, les exploitants de boutiques hors taxes, les exploitants d’entrepôts de stockage sous douane, les exploitants d’entrepôts d’attente des douanes, les sociétés de cautionnement et les institutions financières. Compte tenu de la taille de la communauté commerciale canadienne touchée par la mise en œuvre de la GCRA, l’Agence n’a pas été en mesure de consulter chaque intervenant individuel. Cependant, des représentants de nombreuses associations, fédérations et sociétés ont été inclus dans les séances de consultation et les événements de mobilisation (par exemple l’Association canadienne des importateurs et exportateurs, l’Association canadienne de caution, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante et la Société canadienne des courtiers en douane).

De 2018 Ă  juin 2022, l’ASFC a consultĂ© les intervenants dans le cadre de :

L’ASFC a également entendu les intervenants par le biais de la Feuille de route sur la numérisation et les règlements neutres sur le plan technologique.

Dans le cadre des consultations susmentionnées, les PCC ont eu l’occasion de contribuer à la conception du système de la GCRA. Ils ont pu aussi exprimer leurs préoccupations liées aux processus de l’état futur et discuter de la façon dont le système de la GCRA modifierait les principales exigences opérationnelles et la façon dont ils traitent avec l’ASFC. Grâce à ces consultations, l’ASFC a pu recueillir des informations sur l’avis des intervenants concernant les principaux changements qui pourraient survenir à la suite de la mise en œuvre de la V2 du système de la GCRA et de la proposition réglementaire connexe. Voici les principaux problèmes soulevés.

Approche de mise en œuvre de la GCRA

Les PCC ont exprimĂ© des prĂ©occupations au sujet de la mĂ©thode de la « grande explosion Â» pour la mise en Ĺ“uvre de la GCRA, selon laquelle de nombreuses fonctionnalitĂ©s seraient publiĂ©es en mĂŞme temps lors de l’entrĂ©e en vigueur de cette proposition rĂ©glementaire. Ă€ la lumière de ces commentaires et des leçons tirĂ©es de l’expĂ©rience d’autres pays, l’ASFC a mis au point les V0 et V1, qui ont posĂ© les fondements technologiques de la GCRA et permis aux PCC de commencer Ă  s’intĂ©grer au PCG et de se familiariser avec les nouvelles exigences. L’ASFC prĂ©voit aussi d’accorder un dĂ©lai entre le parachèvement de ces règlements (prĂ©vu pour le printemps/l’étĂ© 2023) et la V2 du système de la GCRA (prĂ©vue pour octobre 2023) pour permettre aux PCC de se familiariser avec les exigences. Ce dĂ©lai a Ă©tĂ© fixĂ© de sorte Ă  diminuer le risque global de la mise en Ĺ“uvre de la V2 et Ă  aider l’Agence et les PCC Ă  se prĂ©parer. Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es comprendront une pĂ©riode de transition pour permettre aux importateurs qui souhaitent continuer Ă  faire dĂ©douaner leurs marchandises avant le paiement des droits de respecter leur exigence en matière de garantie financière. La pĂ©riode de transition a Ă©galement Ă©tĂ© Ă©tablie pour diminuer les risques de contretemps et de retards sur le plan des opĂ©rations une fois que la V2 du système de la GCRA sera mise en Ĺ“uvre.

Certes, les PCC ont indiquĂ© Ă  l’ASFC qu’ils seraient favorables Ă  une approche de mise en Ĺ“uvre encore plus graduelle de la GCRA, mais l’ASFC est limitĂ©e par le fait que la GCRA ne peut ĂŞtre exĂ©cutĂ©e en parallèle avec les anciens systèmes, ce qui signifie que certaines fonctionnalitĂ©s du système de la GCRA (au-delĂ  de celles incluses dans les V0 et V1) ne peuvent pas ĂŞtre mises en Ĺ“uvre tout en maintenant les anciens systèmes. Pour cette raison, l’entrĂ©e en vigueur des changements rĂ©glementaires proposĂ©s coĂŻncide avec la V2 du système de la GCRA pour garantir que les PCC seront en mesure de se conformer pleinement Ă  la rĂ©glementation et que l’ASFC pourra activer toutes les fonctionnalitĂ©s du système de la GCRA au moyen du PCG et commencer Ă  mettre les anciens systèmes hors service.

Communications électroniques

Comme ils ne seront plus tenus d’envoyer des documents papier à l’ASFC, les PCC ont réagi plutôt positivement aux changements qui faciliteraient la communication électronique. Toutefois, les PCC du volet des EFVM ont exprimé certaines préoccupations quant à l’obligation de créer un compte sur le PCG pour satisfaire à leurs exigences réglementaires en vertu de cette proposition. L’ASFC est actuellement en discussion avec les intervenants du volet des EFVM, afin de formuler des stratégies destinées à répondre à leurs préoccupations.

Prestation de la garantie financière par voie électronique

Bien que les PCC aient largement soutenu la transition Ă  la transmission Ă©lectronique des informations relatives Ă  leur garantie financière, nombre d’entre eux ont exprimĂ© des prĂ©occupations concernant la rĂ©alisation d’investissements et de changements importants aux systèmes informatiques pour rĂ©pondre Ă  ces exigences de garantie financière (et Ă  d’autres exigences de l’ASFC) jusqu’à ce qu’ils soient informĂ©s de leurs obligations prĂ©cises Ă©noncĂ©es dans la rĂ©glementation, y compris les conditions de garantie financière acceptable, qui seraient incluses dans le nouveau Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques). Ils ont indiquĂ© aussi avoir besoin d’un dĂ©lai suffisant (jusqu’à un an) pour apporter les modifications nĂ©cessaires Ă  leurs systèmes informatiques afin de satisfaire aux nouvelles exigences en matière de garantie financière. En rĂ©ponse Ă  ces prĂ©occupations, la prĂ©sente proposition rĂ©glementaire prĂ©voit une pĂ©riode de transition. La pĂ©riode de transition prĂ©voirait un dĂ©lai supplĂ©mentaire (180 jours après l’entrĂ©e en vigueur des règlements) pour les importateurs qui souhaitent continuer de faire dĂ©douaner leurs marchandises avant le paiement de droits pour s’intĂ©grer au système et se prĂ©parer aux nouvelles exigences en matière de garantie financière.

Cycles de facturation

Les PCC ont généralement été favorables aux changements visant à introduire les cycles de facturation actualisés. Les changements créeraient un processus simplifié et plus rationalisé pour les PCC qui soumettent leurs déclarations en détail à l’ASFC et élimineraient les complexités mises en évidence dans le passé lorsqu’ils devaient gérer plusieurs dates d’échéance de paiement chaque mois. Au cas où un PCC pourrait avoir de la difficulté à soumettre ses données de déclaration par voie électronique, une certaine souplesse est proposée dans les règlements, de sorte que les importateurs incapables de se conformer aux exigences de la déclaration électronique dans des circonstances exceptionnelles puissent utiliser les anciens processus pour satisfaire à leurs exigences de déclaration. Les PCC se sont également prononcés en faveur de l’introduction d’une période pour apporter des corrections sans que des pénalités ne soient imposées, et de la possibilité d’apporter des corrections ainsi que des rajustements en ligne, du fait que ces changements les aideraient à transmettre à l’ASFC les renseignements à jour les plus exacts et ne les pénaliseraient pas pour peu qu’ils apportent des changements à leurs déclarations en détail pour une importation avant la date d’échéance du paiement.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

La proposition a été soumise à une évaluation des répercussions des traités modernes, conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes. L’évaluation a porté sur la zone géographique et l’objet de l’initiative en lien avec les traités modernes en vigueur, et n’a pas conclu à l’existence de répercussions ou d’obligations potentielles liées à des traités modernes. L’Agence continuera d’évaluer les répercussions possibles au fur et à mesure de la mise en œuvre de nouveaux traités modernes.

Choix de l’instrument

Des modifications rĂ©glementaires sont nĂ©cessaires pour permettre les communications et les paiements Ă©lectroniques. En effet, le cadre rĂ©glementaire actuel de l’ASFC crĂ©e des exigences particulières en matière de communication et de paiement, ce qui, dans certains cas, oblige les PCC Ă  utiliser d’anciens processus (par exemple en prĂ©voyant l’obligation de prĂ©senter des documents sur papier). Les cycles de facturation et les dates d’échĂ©ance de paiement de l’ASFC sont dĂ©finis aussi dans la rĂ©glementation actuelle, ce qui signifie que des changements doivent ĂŞtre apportĂ©s Ă  cette rĂ©glementation pour se rapprocher du modèle envisagĂ©.

L’ASFC a Ă©galement choisi de proposer un nouveau Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques) pour prĂ©ciser l’obligation pour les PCC de fournir une preuve de garantie financière par voie Ă©lectronique Ă  l’Agence et Ă©tablir les modalitĂ©s de l’accord de sĂ©curitĂ© entre le dĂ©biteur et la sociĂ©tĂ© de cautionnement. Il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© que l’Agence Ă©tablirait les exigences par voie rĂ©glementaire, plutĂ´t que de s’en remettre uniquement aux procĂ©dures opĂ©rationnelles ou de laisser l’industrie Ă©tablir ses propres exigences. La mĂ©thode rĂ©glementaire proposĂ©e a Ă©tĂ© choisie de manière Ă  permettre Ă  l’ASFC : (i) d’être certaine que la garantie financière fournie est suffisante pour dĂ©douaner les marchandises d’un importateur ou satisfaire aux exigences du programme; (ii) de s’assurer que le contrat de garantie est lĂ©gitime (par exemple conclu avec une sociĂ©tĂ© de cautionnement approuvĂ©e); (iii) de donner Ă  l’ASFC beau jeu de faire une rĂ©clamation en vertu de la garantie si les dettes applicables ne sont pas payĂ©es.

Analyse réglementaire

Avantages et coûts

Synthèse

Le rapport complet de l’analyse coûts-avantages mesure les coûts et les avantages attribués aux intervenants qui utiliseront la GCRA une fois qu’elle sera mise en œuvre. Les estimations figurant dans le présent document représentent l’incidence du programme de la GCRA sur le gouvernement du Canada et sur les PCC, à savoir les importateurs, les courtiers en douane et les sociétés de cautionnement. On s’attend à ce que ce système permette des gains d’efficacité, tant pour le gouvernement que pour les PCC. La transition au nouveau programme entraînerait des coûts, mais l’on prévoit que les avantages compenseraient largement ces coûts.

Les avantages et les coĂ»ts se produisent sur une pĂ©riode de 10 ans et sont rĂ©duits Ă  un taux d’actualisation de 7 %. Avec la mise en Ĺ“uvre complète de la GCRA, les coĂ»ts pour tous les intervenants totaliseront 545,8 millions de dollars sur l’ensemble de la pĂ©riode de prĂ©vision (exercices de 2023-24 Ă  2032-33), ce qui Ă©quivaut Ă  un coĂ»t annuel de 77,7 millions de dollars. Les avantages pour tous les intervenants devraient atteindre 1,6 milliard de dollars sur 10 ans, soit l’équivalent d’une valeur par annĂ©e de 228,1 millions de dollars. Les avantages du projet dĂ©passent les coĂ»ts de 1,06 milliard de dollars sur toute la pĂ©riode de prĂ©vision, soit de 150,4 millions de dollars par an.

Cadre analytique
Scénario de base

Le scĂ©nario de base renvoie Ă  la situation qui se produirait en l’absence de toute mesure rĂ©glementaire et au maintien du statu quo. En l’absence des modifications rĂ©glementaires proposĂ©es et du nouveau règlement, l’ASFC ne serait pas en mesure de lancer la GCRA, et l’ASFC serait tenue de continuer Ă  utiliser les anciens processus conformes au règlement actuel, ce qui exige une administration considĂ©rable de la part de l’ASFC et des PCC. Dans la version de base, l’ASFC :

Le scénario de base présume également que la décision stratégique de l’ASFC, d’exiger que les participants au programme de mainlevée avant le paiement assurent leur propre garantie plutôt que d’utiliser celle de leurs courtiers en douane, serait mise en œuvre, peu importe si des changements réglementaires sont apportés.

Scénario réglementaire

Dans le cadre du scénario réglementaire proposé, le système de la GCRA serait entièrement mis en œuvre avec les modifications réglementaires et la nouvelle réglementation mise en place. Les PCC seraient tenus de mettre à jour leurs systèmes internes ainsi que de suivre une formation du personnel sur le PCG et/ou l’EDI.

En particulier, les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es permettraient :

La différence entre le scénario de base et le scénario réglementaire est l’impact progressif (coûts et avantages) du passage de l’ASFC à un système électronique.

Exigences dans les règlements : Comparaison de scĂ©nario de base et scĂ©nario rĂ©glementaire

Tableau 1 : Exigences contenues dans le scĂ©nario de base par rapport Ă  celles contenues dans le scĂ©nario rĂ©glementaire

Exigence

Scénario de base

Scénario réglementaire

Paragraphe 5(1) : Toute garantie doit ĂŞtre donnĂ©e au moyen du système Ă©lectronique spĂ©cifiĂ© par le ministre

Le processus est entièrement basé sur le papier. Les transactions électroniques ne sont pas autorisées.

Seules les transactions électroniques seraient autorisées sauf conditions particulières.

Paragraphe 5(2) : Exigences en matière d’information

Il s’agit d’informations, fournies Ă  l’aide de processus manuels, qui doivent figurer dans une caution douanière D120 et qui sont dĂ©jĂ  requises par la rĂ©glementation en vigueur :

  • indiquer le numĂ©ro du cautionnement, le cas Ă©chĂ©ant;
  • indiquer l’activitĂ© cautionnĂ©e particulière qui sera garantie;
  • identifier l’autoritĂ© compĂ©tente en inscrivant la lĂ©gislation appropriĂ©e;
  • Ă©crire le montant de la garantie en lettres;
  • Ă©crire le montant de la garantie en chiffres;
  • consulter le mĂ©morandum D applicable pour obtenir des instructions sur la façon de remplir le formulaire, puisque la pĂ©riode de validitĂ© d’une caution varie selon le programme et le but pour lequel elle est Ă©mise;
  • indiquer le bureau de l’ASFC oĂą les activitĂ©s doivent ĂŞtre menĂ©es;
  • indiquer le nom et l’adresse du principal obligĂ©, ainsi que son numĂ©ro d’entreprise;
  • l’apposition de la signature de deux agents dĂ»ment autorisĂ©s du principal obligĂ© en indiquant leurs noms et titres, ainsi que du sceau de l’entreprise;
  • indiquer le nom et l’adresse de la caution;
  • l’apposition de la signature de personnes autorisĂ©es de la sociĂ©tĂ© de cautionnement, indiquant leurs noms et titres et portant le sceau de la sociĂ©tĂ©;
  • l’apposition de la signature de tĂ©moins, au besoin;
  • indiquer la date Ă  laquelle le cautionnement a Ă©tĂ© signĂ© et scellĂ©.

En vertu du nouveau règlement, les informations seraient fournies par voie électronique, ce qui entraînerait des économies de coûts.

Paragraphe 5(3) : Mise Ă  jour des renseignements

Si un débiteur apporte un changement à un cautionnement douanier, il doit obtenir un avenant ou un endossement du fournisseur de cautionnement pour enregistrer le changement, puis envoyer une copie au bureau physique de l’ASFC.

Dans le scénario réglementaire, les changements peuvent être effectués dans le système, et la caution peut confirmer le changement dans deux jours.

Article 6 : Copie du contrat de garantie

L’ASFC reçoit une copie par défaut.

Dans le scénario réglementaire, l’ASFC demandera une copie par exception, supprimant ainsi l’obligation pour les PCC de fournir des copies des accords, sauf sur demande.

Paragraphe 7(1) : RĂ©siliation du contrat de garantie

La disposition prĂ©voit que la caution donne un prĂ©avis de 30 jours de la date de rĂ©siliation du contrat de sĂ»retĂ©.

Cette disposition se poursuivrait dans le cadre du scénario réglementaire, mais est désormais possible par voie électronique.

Paragraphe 9(1) : Processus d’exĂ©cution

L’ASFC peut transmettre à la caution un avis de réclamation, accompagné de tout autre document ou renseignement à l’appui de la réclamation, si le débiteur n’a pas payé un montant qu’il doit au jour où le montant est exigible.

Cette disposition relative au processus d’exécution se poursuivrait et l’ASFC ferait appliquer les conditions du contrat de garantie dans le scénario réglementaire.

Paragraphe 9(2) : DĂ©lai

L’ASFC doit envoyer l’avis de réclamation dans l’année suivant la date d’expiration ou de résiliation de l’entente.

Cette disposition relative au délai de prescription se poursuivrait dans le scénario réglementaire, et l’ASFC peut toujours faire des réclamations pour le cautionnement en douane D120.

Paragraphe 9(4) : DĂ©cision

Si la caution fournit des renseignements pour réfuter l’avis de réclamation, l’ASFC doit examiner les renseignements, prendre une décision et aviser la caution de sa décision.

Cette disposition de décision se poursuivrait dans le scénario réglementaire. C’est une pratique opérationnelle, et le défaut d’aviser la caution de la décision de l’ASFC signifie que l’avis de réclamation n’est jamais conclu.

Interventions des intervenants

Les intervenants touchés ont été consultés au sujet de la GCRA et des modifications réglementaires connexes depuis 2018, notamment les groupes de travail et sous-groupes de travail des PCC, dans le cadre d’événements de mobilisation. Grâce à ces consultations, les PCC ont eu l’occasion de discuter de la façon dont la GCRA modifierait les exigences commerciales clés et la façon dont ils font affaire avec l’ASFC, ainsi que des coûts et des avantages associés à ces changements.

Les nouveaux services, interfaces, fonctionnalités et solutions rendus possibles par la GCRA visent à satisfaire aux besoins de divers groupes d’intervenants en changeant la façon dont les importateurs déclarent les marchandises importées au Canada. Toutefois, la plupart des intervenants auraient besoin de temps pour se préparer et se conformer aux nouvelles obligations, ainsi que de les comprendre. En raison de la pandémie de COVID-19 et des perspectives économiques générales incertaines, les intervenants sont plus que jamais préoccupés par les coûts qu’ils devraient assumer à la suite de la mise en œuvre de la GCRA, et ils s’inquiètent de trouver le bon équilibre.

Gouvernement du Canada / ASFC

Au sein de l’ASFC, de nombreuses directions générales et nombre de groupes opérationnels participeront à l’adoption des nouveaux processus de la GCRA ainsi qu’à l’utilisation des nouveaux outils et des nouvelles solutions soutenus par les changements réglementaires. Ces contributions mettent l’ASFC en position d’améliorer sa capacité à fournir des services d’importation commerciale grâce à un gain d’efficacité et de productivité, ce qui entraînerait des économies de coûts et une augmentation des revenus pour le gouvernement du Canada.

Partenaires de la chaîne commerciale

Les partenaires de la chaĂ®ne commerciale (PCC) touchĂ©s ont participĂ© Ă  d’importantes consultations durant la mise au point et la conception de la GCRA, notamment :

Les importateurs et les courtiers en douane

Les importateurs pourront suivre un processus plus simple pour soumettre leur déclaration par voie électronique en utilisant le PCG ou l’EDI. Grâce à la capacité d’interagir avec l’ASFC par voie électronique, les importateurs bénéficieraient d’économies de coûts découlant de ces processus simplifiés et électroniques. Les importateurs tireraient également profit de la simplification de la facturation et des paiements par l’introduction de nouveaux cycles de facturation et d’une date d’échéance de paiement harmonisée, ainsi que d’un processus électronique simplifié pour afficher la garantie financière en vue de la participation au programme de mainlevée avant le paiement. De même, ces gains d’efficacité et processus simplifiés profitent également aux courtiers en douane, étant donné que ceux-ci sont souvent embauchés par les importateurs pour mener des affaires en leur nom.

Autres PCC

D’autres PCC, comme les exploitants de boutiques hors taxes, tireraient également profit des économies réalisées grâce à des processus simplifiés et électroniques. En outre, ceux qui sont tenus de déposer une garantie financière auprès de l’ASFC pour satisfaire aux exigences de leur programme bénéficieraient de la possibilité de le faire par voie électronique.

Fournisseurs de cautionnement

Les exigences relatives à la mise en place d’une garantie pour le programme de mainlevée avant le paiement ne permettraient plus aux importateurs d’utiliser le cautionnement de leur courtier en douane, ce qui réduirait les pertes de revenus éventuelles du gouvernement du Canada. À sa place, les fournisseurs de cautionnement (sociétés de cautionnement et institutions financières) devront assumer la responsabilité des droits non payés dus par les importateurs qu’ils acceptent de garantir par l’intermédiaire d’un accord de garantie.

Estimation des avantages et des coûts

Les modifications réglementaires et le nouveau règlement profiteraient principalement au gouvernement du Canada grâce à des gains d’efficacité et à une augmentation des revenus découlant du passage aux communications électroniques avec les PCC. Le passage aux communications électroniques entre l’ASFC et les PCC devrait diminuer considérablement les coûts administratifs pour tous les intervenants et permettrait à l’Agence de consacrer plus de temps à la vérification des transactions. Les coûts associés à la mise en œuvre des modifications réglementaires incomberaient principalement à l’ASFC, qu’il s’agisse des coûts initiaux liés à la mise en œuvre ou des coûts récurrents liés à la maintenance du système de la GCRA. On s’attend également à ce que les PCC (plus précisément les importateurs) engagent certains coûts une fois que le système de la GCRA serait entièrement mis en œuvre, puisqu’ils auraient besoin de mises à jour informatiques et de formation pour se familiariser avec le système de la GCRA.

Tableau 2 : Avantages et intervenants touchĂ©s

Avantage

Explication de l’avantage

Intervenants visés

Réduction des coûts administratifs

Une fois la GCRA mise en Ĺ“uvre, la plupart des formulaires papier seraient Ă©liminĂ©s et de nombreuses activitĂ©s seraient simplifiĂ©es. On s’attend Ă  ce que les coĂ»ts administratifs (par exemple le coĂ»t de soumettre un formulaire papier Ă  l’ASFC) soient rĂ©duits.

PCC

Revenus provenant des vérifications supplémentaires effectuées

Le processus de collecte et d’analyse des données pour les vérifications se fait actuellement sur papier. En passant à un système électronique, ces tâches seraient simplifiées puisque la GCRA recueillerait et analyserait automatiquement les données des vérifications, ce qui augmenterait les revenus de l’ASFC.

Gouvernement du Canada

Revenus découlant de rendements plus élevés pour chaque vérification

La méthode de la GCRA permettant de cibler les vérifications selon des techniques analytiques avancées optimiserait le rendement des vérifications et réduirait le temps consacré par les agents aux vérifications à faible rendement.

Elle augmenterait également le rendement des vérifications ciblées en ajustant automatiquement toutes les transactions non conformes pour un importateur donné selon les résultats de la vérification, générant ainsi des revenus plus élevés.

Gouvernement du Canada

Réduction des coûts associés aux nouvelles approches de vérification

L’ASFC pourrait vérifier un plus grand nombre de cas grâce aux analyses avancées et aux vérifications des systèmes prévues avec l’utilisation de la GCRA.

Gouvernement du Canada

Revenus attribués à une conformité accrue

L’ASFC compte sur les importateurs pour évaluer leurs propres droits et taxes dus en fonction de leur interprétation des tarifs douaniers. La GCRA permettra aux PCC d’évaluer correctement leurs propres taxes et droits dus.

Gouvernement du Canada

Revenus provenant d’un meilleur recouvrement des créances irrécouvrables

Avec un système papier, l’ASFC n’est pas en mesure de recouvrer tous les droits et toutes les taxes dus. La GCRA utiliserait un signal d’alerte préventif pour repérer les entreprises qui présentent un risque élevé de défaut de paiement, ce qui permettrait d’accélérer les efforts de recouvrement.

Gouvernement du Canada

Réduction du coût du travail de bureau

Le passage à la GCRA permettrait d’éliminer la plupart des formulaires papier et des tâches manuelles, d’automatiser les activités de routine et à forte intensité de main-d’œuvre ainsi que de transférer la responsabilité de certaines activités aux clients grâce au portail libre-service en ligne.

Gouvernement du Canada

Diminution du coût de maintenance des systèmes de TI de gestion des échanges commerciaux et des recettes

Il y a actuellement 33 systèmes qui appuient les processus commerciaux à l’ASFC, dont plusieurs sont désuets et ne sont pas en mesure de répondre aux besoins actuels. La GCRA remplacerait 15 de ces systèmes, ce qui réduirait considérablement les coûts de maintenance et de soutien technique.

Gouvernement du Canada

Réduction des coûts liés à présenter des garanties financières par voie électronique

À la suite de la mise en œuvre de la GCRA, les groupes des PCC seraient tenus de présenter des garanties par voie électronique.

PCC

Tableau 3 : CoĂ»ts et intervenants touchĂ©s

Coût

Explication du coût

Intervenants visés

Prestation de la GCRA

Coûts de fonctionnement annuels de la GCRA, y compris la maintenance continue.

Gouvernement du Canada

Mise à jour des systèmes internes

La GCRA introduirait de nouvelles dates d’échéance pour les déclarations, des périodes de facturation, une période de correction sans pénalité et une date d’échéance harmonisée des paiements afin de simplifier les processus de facturation et de paiement. Cela nécessiterait que les importateurs et les PCC mettent à jour leurs systèmes informatiques et de déclaration.

PCC

Coûts de transition et de formation

Le programme de la GCRA nécessiterait de la formation ou l’embauche d’employés, en particulier de personnes qui ont de l’expérience avec les systèmes de TI et la soumission électronique de données.

La GCRA est un système entièrement nouveau et, bien que le coût de la formation ne devrait pas être élevé, de nombreux intervenants devraient en assumer les frais.

Ce coût est attribuable à la réglementation, puisque sans la réglementation il n’y aurait pas de GCRA.

Cautionnements et PCC

Mise en œuvre, communications et sensibilisation

Mettre à jour les mémorandums et les instruments de travail de l’ASFC, ainsi que répondre aux demandes d’orientation fonctionnelle.

Gouvernement du Canada

Estimation des avantages et des coûts
Résultats

Les avantages et les coĂ»ts du programme de la GCRA sont estimĂ©s sur une pĂ©riode de 10 ans et sont actualisĂ©s Ă  un taux de 7 %. Avec la mise en Ĺ“uvre complète, les coĂ»ts pour tous les intervenants se chiffreraient Ă  545,8 millions de dollars sur toute la pĂ©riode de prĂ©vision (exercices financiers de 2023-2024 Ă  2032-2033), soit un coĂ»t annuel de 77,7 millions de dollars.

Les avantages pour tous les intervenants devraient totaliser 1,6 milliard de dollars sur 10 ans, soit environ 228,1 millions de dollars par an. Dans l’ensemble, les avantages du projet dĂ©passent les coĂ»ts de 1,06 milliard de dollars, ce qui Ă©quivaut Ă  une valeur annualisĂ©e de 151,9 millions de dollars.

En ventilant davantage les rĂ©sultats, les coĂ»ts pour l’industrie totaliseraient 207,4 millions de dollars sur 10 ans (29,5 millions de dollars annualisĂ©s), tandis que les avantages totaliseraient 607,6 millions de dollars sur 10 ans (86,5 millions de dollars annualisĂ©s). Pour le gouvernement du Canada, les coĂ»ts s’élèveraient Ă  338,4 millions de dollars (48,2 millions de dollars annualisĂ©s) et les avantages totaliseraient 994,5 millions de dollars (141,6 millions de dollars annualisĂ©s) au cours des 10 prochaines annĂ©es.

Analyses de répartition et de sensibilité

Bien que l’objectif gĂ©nĂ©ral des modifications rĂ©glementaires proposĂ©es et du nouveau Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques) soit de rendre les processus associĂ©s Ă  l’évaluation et Ă  la perception des droits et des taxes sur les marchandises importĂ©es plus simples et plus efficaces, les rĂ©percussions de ces amĂ©liorations sur les PCC peuvent varier. Les donnĂ©es de Statistique Canada indiquent qu’environ 97 % des entreprises opĂ©rant dans les industries qui Ă©changent des biens (SCIANrĂ©fĂ©rence 5 31-33, 41, 44) sont considĂ©rĂ©es comme des petites entreprises; et 98 % des entreprises des PCC (SCIAN 48-49) sont considĂ©rĂ©es des petites entreprises, alors qu’environ 96 % des cautions sont considĂ©rĂ©es comme des petites entreprises. L’utilisation de cette proportion gĂ©nère environ 221 160 importateurs, 36 598 autres PCC et 1 633 cautions qui sont de petites entreprises qui devraient ĂŞtre touchĂ©es par la GCRA.

Il se peut qu’un petit nombre de PCC n’aient pas accès au PCG en raison de leur situation géographique (par exemple un accès limité à Internet) ou pour des raisons religieuses, entre autres. Ces PCC seraient autorisés à continuer d’utiliser des processus papier pour satisfaire à leurs exigences réglementaires auprès de l’ASFC s’il est déterminé qu’ils répondent aux circonstances exceptionnelles ne leur permettant pas de se conformer aux exigences électroniques décrites dans la réglementation. En outre, tout PCC peut décider de faire appel à un fournisseur de services pour soumettre en son nom la documentation à l’ASFC par voie électronique en utilisant la GCRA afin de s’assurer qu’il reste conforme à ses obligations, et ne pas nécessairement utiliser le PCG lui-même.

Les avantages et les coĂ»ts des modifications rĂ©glementaires sont très probablement tributaires des hypothèses qui sous-tendent l’analyse. Une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© effectuĂ©e pour Ă©valuer les incidences qu’aurait une augmentation de 10 % du nombre d’expĂ©ditions prĂ©vues au cours de la pĂ©riode de prĂ©vision, d’une augmentation de 10 % du nombre de vĂ©rifications effectuĂ©es par le gouvernement, et d’une augmentation de 10 % des coĂ»ts de maintenance et d’exploitation du CARM.

Cette analyse de sensibilitĂ© impliquerait que les avantages de la GCRA seraient de 1,69 milliard de dollars sur 10 ans, tandis que les coĂ»ts s’élèveraient Ă  576,7 millions de dollars. Les avantages de la GCRA continueraient de l’emporter sur les coĂ»ts, l’impact total Ă©tant de 1,12 milliard de dollars en valeur actuelle (dollars de 2020) sur 10 ans, soit 159,3 millions de dollars par an.

Déclaration coûts-avantages (obligatoire pour les propositions ayant un impact significatif sur les coûts)
Tableau 4 : Avantages monĂ©taires

Intervenants touchés

Description de l’avantage

Année 1

Année 5

Année 10

Total
(VA)

Valeur annuelle

Importateurs et autres PCC

Réduction des coûts administratifs pour les importateurs canadiens et autres PCC

49 165 218 $

39 323 969 $

29 744 493 $

387 349 738 $

55 149 888 $

Gouvernement

Recettes provenant des vérifications supplémentaires effectuées

27 814 063 $

22 878 422 $

17 921 654 $

225 468 275 $

32 101 610 $

Gouvernement

Recettes provenant de rendements plus élevés par vérification

10 409 680 $

8 562 469 $

6 706 974 $

84 382 890 $

12 014 225 $

Gouvernement

Économies associées aux nouvelles approches en matière de vérification

26 484 111 $

26 455 935 $

18 862 649 $

252 421 372 $

35 939 125 $

Gouvernement

Revenus attribués à une conformité accrue

10 784 642 $

28 948 413 $

21 745 639 $

248 098 397 $

35 323 630 $

Gouvernement

Recettes provenant de l’amélioration du recouvrement des créances irrécouvrables

2 393 222 $

3 332 723 $

2 662 309 $

30 500 769 $

4 342 623 $

Gouvernement

Réduction du coût du travail de bureau

12 016 441 $

10 403 796 $

8 688 839 $

102 728 607 $

14 626 243 $

Gouvernement

Réduction des coûts de maintenance des systèmes de TI de gestion des échanges commerciaux et des revenus

3 426 779 $

5 895 361 $

4 640 795 $

50 853 789 $

7 240 435 $

Importateurs et autres PCC

Effectuer les garanties financières par voie électronique

29 303 066 $

22 355 169 $

15 938 926 $

220 219 348 $

31 354 281 $

Tous les intervenants

Total des avantages

171797222 $

173187129 $

136567785 $

1602023184 $

228092060 $

Tableau 5 : CoĂ»ts monĂ©taires

Intervenants touchés

Description des coûts

Année 1

Année 5

Année 10

Total
(VA)

Valeur annuelle

Gouvernement

Prestation de la GCRA

37 931 750 $

31 323 368 $

24 657 578 $

308 724 843 $

43 955 472 $

Importateurs et autres PCC

Mettre à niveau les systèmes internes

55 292 594 $

7 750 117 $

5 525 727 $

121 479 685 $

17 295 974 $

Importateurs, autres PCC et sociétés de cautionnement

Coûts de transition et de formation

85 898 837 $

0 $

0 $

85 898 837 $

12 230 062 $

Gouvernement

Mise en œuvre, communications et sensibilisation

29 719 626 $

0 $

0 $

29 719 626 $

4 231 406 $

Tous les intervenants

Total des coûts

208842807 $

39073485 $

30183305 $

545822990 $

77712914 $

Tableau 6 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts et des avantages monĂ©taires

Impacts

Année 1

Année 5

Année 10

Total
(VA)

Valeur annuelle

Total des avantages

171797222 $

173187129 $

136567785 $

1602023184 $

228092060 $

Total des coûts

208842807 $

39073485 $

30183305 $

545822990 $

77712914 $

INCIDENCE NETTE

−37 045 585 $

134 113 644 $

106 384 480 $

1 056 200 194 $

150 379 146 $

Impacts qualitatifs

Bien qu’il existe de nombreux coûts et avantages quantifiés associés à la mise en œuvre complète de la GCRA, il existe également des impacts qualitatifs associés au projet et aux modifications réglementaires associées. Ceux-ci sont détaillés dans le tableau 7.

Tableau 7 : Impacts qualitatifs

PCC

Article 6 : Copie du contrat de garantie

Dans le cadre du processus papier actuel, l’ASFC reçoit par défaut une copie de l’accord de garantie. Selon le nouveau scénario, l’ASFC demandera une copie par exception, supprimant ainsi l’obligation pour les PCC de fournir des copies des ententes à moins qu’elles ne soient demandées. Cela ne peut entraîner que des économies mineures pour les PCC et n’est donc pas monétisé dans ce rapport.

Lentille des petites entreprises

Il y aurait des avantages importants du programme GCRA pour les petites entreprises, d’autant plus que de nombreuses activités seraient simplifiées pour les PCC avec la GCRA, de sorte que les coûts associés aux exigences administratives et au travail de bureau de l’ASFC seraient réduits. Cependant, il y a certains coûts d’administration et d’observation qu’ils devraient absorber afin d’interagir avec succès avec l’ASFC après la transition vers la GCRA. Par exemple, les importateurs et les PCC seraient tenus de mettre à jour leurs systèmes informatiques internes afin de communiquer par voie électronique avec l’ASFC. De plus, les importateurs, les PCC et les sociétés de cautionnement devraient suivre une formation sur les nouveaux systèmes afin de se familiariser avec la GCRA. Bien que ces tâches représentent un coût pour les intervenants, l’ASFC s’attend à ce qu’il y ait d’importants gains de productivité en passant à un système électronique. Une fois le système de la GCRA entièrement mis en œuvre, il est prévu que les petites entreprises bénéficieront de ces gains d’efficacité.

L’ASFC offrirait certaines flexibilités aux petites entreprises afin d’atténuer les nouveaux coûts d’observation. Par exemple, les PCC verraient leurs coûts administratifs réduits en certifiant la sécurité financière par voie électronique, ce qui leur permettrait de gagner du temps par rapport au format papier. Néanmoins, les importateurs qui ne sont pas en mesure de se conformer aux exigences électroniques pourraient utiliser les anciens processus pour répondre à leurs exigences comptables dans des circonstances exceptionnelles. De plus, une période de transition serait établie pour permettre aux importateurs qui souhaitent que leurs marchandises soient dédouanées avant le paiement une fois que la V2 du système de la GCRA sera mise en œuvre.

Bien que l’ASFC recueille des donnĂ©es sur le nombre total d’importateurs (228 000), il n’existe pas actuellement de donnĂ©es fiables indiquant le nombre de personnes employĂ©es chez les importateurs qui font affaire avec l’ASFC. De plus, il est difficile d’établir la proportion de ceux-ci qui seraient de petites, de moyennes ou de grandes entreprises. Par consĂ©quent, des donnĂ©es de Statistique Canada ont Ă©tĂ© utilisĂ©es pour dĂ©terminer le nombre de petites entreprises qui seraient touchĂ©es par les règlements proposĂ©s.

Les donnĂ©es de Statistique Canada indiquent qu’en 2021, les trois principales industries (en ce qui concerne la valeur des importations de biens au Canada) Ă©taient les entreprises travaillant dans le commerce de gros (SCIAN 41), la fabrication (SCIAN 31-33) et le commerce de dĂ©tail (SCIAN 44-45)rĂ©fĂ©rence 6.

Tableau 8 : Les trois principales industries (en ce qui concerne la valeur des importations de biens au Canada
 

Petites entreprises (0-99)

Moyennes entreprises (100+)

Commerce de
gros (41) note a du tableau b8

56 661

1 229

Fabrication (31-33)

47 132

3 455

Commerce de dĂ©tail (44-45)

140 207

2 896

Total

244 000

7 580

Pourcentage

97

3

Note(s) du tableau b8

Note a du tableau b8

Source : Tableau de Statistique Canada (dĂ©nombrement des entreprises canadiennes, avec employĂ©s, juin 2018) : 33-10-0092-01 : juin 2018

Retour Ă  la note a du tableau b8

Ces estimations indiquent qu’environ 97 % des entreprises canadiennes sont classĂ©es comme de petites entreprises (ayant moins de 100 employĂ©s). Cette proportion ne varie pas de façon significative selon l’industrie. En appliquant ce pourcentage au nombre total d’importateurs (228 000), l’ASFC estime que le nombre de petites entreprises qui importent au Canada s’élève Ă  environ 221 160.

De mĂŞme, l’ASFC garde la trace du nombre total de PCC touchĂ©s par les règlements proposĂ©s (36 598), mais elle ne fait pas la distinction entre les petits, moyens et grands PCC. En utilisant les donnĂ©es de Statistique Canada, on estime que la majoritĂ© des PCC qui seraient touchĂ©s par la proposition rĂ©glementaire opèrent dans les industries du transport et de l’entreposage (SCIAN 48-49), oĂą 98 % sont considĂ©rĂ©s comme des petites entreprises.

Tableau 9 : PCC en transport et entreposage
 

Petites entreprises (0-99)

Moyennes entreprises (100+)

Transport et entreposage (48-49) note a du tableau b9

66 586

1 237

Pourcentage

98

2

Note(s) du tableau b9

Note a du tableau b9

Source : Tableau de Statistique Canada (dĂ©nombrement des entreprises canadiennes, avec employĂ©s, juin 2018) : 33-10-0092-01 : juin 2018

Retour Ă  la note a du tableau b9

L’ASFC ne recueille pas de donnĂ©es sur le nombre de sociĂ©tĂ©s de cautionnement, mais il a Ă©tĂ© estimĂ© que le nombre de petites entreprises touchĂ©es par les règlements proposĂ©s est de 1 633 (sur un total de 1 702 sociĂ©tĂ©s de cautionnement)rĂ©fĂ©rence 7.

Résumé sur les petites entreprises

Pour estimer l’impact sur les petites entreprises, les coûts et avantages totaux estimés ont été multipliés par la part des petites entreprises dans le nombre total d’entreprises par secteur concerné.

Nombre de petites entreprises touchĂ©es : 258 659
Nombre d’annĂ©es : 10 (de 2023 Ă  2032)
AnnĂ©e de base pour le calcul des coĂ»ts : 2020
AnnĂ©e de base de la valeur actuelle : 2023
Taux d’actualisation : 7 %

Tableau 10 : CoĂ»ts de conformitĂ©

Activité

Valeur annuelle

Valeur actuelle

Mise à jour des systèmes internes (importateurs)

14 477 175 $

101 681 617 $

Mise à jour des systèmes internes (PCC)

2 323 841 $

16 321 683 $

Formation sur la GCRA (importateurs) 

10 170 651 $

71 434 398 $

Formation sur la GCRA (PCC) 

1 632 568 $

11 466 474 $

Formation sur la GCRA (sociĂ©tĂ©s de cautionnement) 

75 923 $

533 252 $

Coût total de la conformité

28 680 158 $

201 437 425 $

Tableau 11 : CoĂ»ts administratifs

Activité

Valeur annuelle

Valeur actuelle

Économies administratives grâce à la soumission électronique (importateurs)

(46 161 874 $)

(324 221 683 $)

Économies administratives grâce à la soumission électronique (PCC)

(7 409 791 $)

(52 043 268 $)

Économies administratives pour fournir une preuve de caution sur la base d’accords entre le débiteur et PCC (importateurs)

(26 244 339 $)

(184 329 253 $)

Économies administratives pour fournir une preuve de caution sur la base d’accords entre le débiteur et PCC (PCC)

(4 212 677 $)

(29 588 079 $)

Total des coûts administratifs

(84 028 680 $)

(590 182 283 $)

Tableau 12 : Total des coĂ»ts de conformitĂ© et d’administration

Totaux

Valeur annuelle

Valeur actuelle

Coût total (toutes les petites entreprises touchées)

(55 348 522 $)

(388 744 858 $)

Coût par petite entreprise touchée

(208 $)

(1 502 $)

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique, puisqu’il y a une diminution progressive du fardeau administratif pour les entreprises. Bien qu’un nouveau titre rĂ©glementaire soit créé, il ne serait pas comptĂ© comme un ajout aux fins de la règle du « un pour un Â». On s’attend Ă  ce que la rĂ©duction moyenne annualisĂ©e des coĂ»ts d’administration soit de 41 097 651 $ en dollars de 2012 et actualisĂ©e Ă  2012 en utilisant un taux d’actualisation de 7 %.

Les paragraphes suivants dĂ©crivent l’analyse et l’application de la règle du « un pour un Â» pour chacun des deux instruments rĂ©glementaires de cette proposition.

Règlement modifiant certains règlements relevant de l’Agence des services frontaliers du Canada

La règle du « un pour un Â» s’applique, puisqu’il y a une diminution progressive du fardeau administratif pour les entreprises, et la proposition est considĂ©rĂ©e comme un fardeau en vertu de la règle. Aucun titre rĂ©glementaire n’est abrogĂ© ou introduit. La diminution annuelle du fardeau administratif est de 26 201 406 $ en dollars de 2012 et actualisĂ©e Ă  2012 en utilisant un taux d’actualisation de 7 %.

À l’heure actuelle, les PCC utilisent des formulaires papier pour soumettre à l’ASFC des demandes de décisions anticipées, de cotisations et de rajustements, entre autres demandes ou communications. Bien que la plupart de ces documents soient soumis par les importateurs ou un fournisseur de services au nom d’un importateur, d’autres PCC (par exemple les courtiers en douane et les exploitants d’entrepôts) sont également tenus de soumettre à l’ASFC des documents sur papier, comme des formulaires de demande pour obtenir un agrément.

Une fois la GCRA mise en œuvre, presque tous les formulaires papier seront éliminés, et de nombreuses activités seront simplifiées pour les PCC. Par conséquent, on s’attend à ce que les coûts associés aux exigences administratives et au travail de bureau de l’ASFC (par exemple le coût de la présentation d’un formulaire papier à l’ASFC, le temps supplémentaire qu’il faut à un employé pour remplir un formulaire papier par opposition à un formulaire électronique) pour les PCC soient réduits.

Règlement sur les garanties financières (moyens électroniques)

La règle du « un pour un Â» s’applique, puisqu’il y a une diminution progressive du fardeau administratif pour les entreprises. Bien qu’un nouveau titre rĂ©glementaire soit créé, les dispositions entraĂ®nent un allĂ©gement du fardeau administratif, de sorte que le nouveau règlement ne serait pas comptĂ© comme un ajout aux fins de la règle du « un pour un Â». La diminution moyenne annualisĂ©e du fardeau administratif est de 14 896 245 $ en dollars de 2012 et actualisĂ©e Ă  2012 Ă  l’aide d’un taux d’actualisation de 7 %.

À l’heure actuelle, les PCC doivent fournir à l’ASFC une copie papier des contrats de garantie. La modification réglementaire supprimerait l’obligation pour les PCC de fournir des copies des contrats, et l’ASFC pourrait plutôt demander une copie par exception.

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

La mise au point du système de la GCRA a Ă©tĂ© Ă©clairĂ©e par les pratiques exemplaires et les initiatives d’autres agences de services frontaliers. Plus prĂ©cisĂ©ment, l’ASFC a engagĂ© des discussions avec le United States Customs and Border Protection (US CBP) pour comprendre les leçons tirĂ©es de leur expĂ©rience d’une initiative semblable, soit l’Automated Commercial Environment (ACE), et pour s’assurer que les harmonisations nĂ©cessaires se poursuivraient de sorte Ă  assurer un commerce ininterrompu. Cette coopĂ©ration comprenait Ă©galement des discussions sur l’approche rĂ©glementaire particulière du US CBP, utilisĂ©e pour tirer les grandes leçons de l’ACE.

Évaluation environnementale stratégique

Le nouveau règlement et les modifications apportées aux règlements existants n’ont pas d’incidences environnementales singulières. Comme les changements permettent aux PCC et à l’ASFC de communiquer par voie électronique et d’éliminer nombre de processus manuels qui sont principalement sur papier, les conséquences environnementales seront positives, puisqu’il y aura une réduction du nombre de documents sur papier.

Analyse comparative entre les sexes plus

L’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) et d’autres problèmes de redistribution ont Ă©tĂ© examinĂ©s dans le cadre des politiques et programmes de l’ASFC, tant au niveau de la conception que de l’exĂ©cution. Les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es et le nouveau règlement ne changeront pas les publics visĂ©s par l’ASFC. De mĂŞme, l’ASFC a pris l’initiative de tenir compte des besoins des PCC lors de la conception de solutions par l’entremise de son GT PCC (et de ses sous-groupes de travail) et du Conseil consultatif sur la gestion des recettes de l’Agence.

Dans le cadre de la mise au point de la GCRA, l’ASFC a tenu compte de l’incidence que l’emplacement gĂ©ographique des PCC pourrait avoir sur leur capacitĂ© Ă  rĂ©pondre aux exigences clĂ©s de la proposition (par exemple un accès Internet limitĂ© Ă©tranglera leur capacitĂ© Ă  transmettre de l’information par voie Ă©lectronique Ă  l’ASFC). Bien que l’ASFC estime que cette incidence touchera un très faible nombre de PCC, l’Agence s’attend que ces importateurs choisissent de recourir Ă  un fournisseur de services pour les aider Ă  respecter leurs obligations Ă©lectroniques et Ă  communiquer avec l’ASFC (et beaucoup le font dĂ©jĂ ). L’ASFC a prĂ©vu aussi une exception dans le règlement permettant aux PCC de continuer d’utiliser des processus sur papier advenant que le ministre dĂ©termine qu’ils ne sont pas en mesure de se conformer aux exigences Ă©lectroniques en raison de facteurs indĂ©pendants de leur volontĂ©.

Bien que les modifications apportĂ©es par l’ASFC Ă  la garantie financière obligent les importateurs et autres PCC Ă  utiliser des moyens Ă©lectroniques Ă  des fins de sĂ©curitĂ©, certaines difficultĂ©s d’ordre personnel (par exemple l’âge, la capacitĂ©, la langue) pourraient avoir une incidence sur la capacitĂ© de certains PCC Ă  passer aux processus Ă©lectroniques. En consĂ©quence, l’ASFC a envisagĂ© des stratĂ©gies pour simplifier autant que possible l’utilisation du système Ă©lectronique par tous les intervenants, notamment en assurant l’accessibilitĂ© du PCG et d’autres documents pertinents pour les PCC. Par exemple, l’Agence a procĂ©dĂ© Ă  d’importants examens des documents de formation pour s’assurer qu’ils respectent la Norme sur l’accessibilitĂ© des sites Web la plus rĂ©cente et qu’ils sont entièrement accessibles Ă  tous les groupes touchĂ©s.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

La date d’entrĂ©e en vigueur des modifications rĂ©glementaires proposĂ©es, du nouveau Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques) et des modifications de la Loi sur les douanes dans la LEB 2021 et la LEB 2022 qui ancrent le règlement, sera la mĂŞme que pour la V2 du système de la GCRA (prĂ©vue pour octobre 2023). Cette date doit ĂŞtre harmonisĂ©e parce que l’ASFC ne veut pas imposer d’obligations lĂ©gales aux PCC tant que la fonctionnalitĂ© ne sera pas accessible dans le système de la GCRA pour que les PCC puissent respecter ces obligations. Par exemple, si les modifications rĂ©glementaires apportĂ©es au RDDMIPD entraient en vigueur plus tĂ´t, les PCC seraient tenus de soumettre leur dĂ©claration en dĂ©tail Ă  l’ASFC par voie Ă©lectronique; toutefois, cette fonctionnalitĂ© ne serait pas accessible aux PCC avant la V2 du système de la GCRA. Donc, si les modifications lĂ©gislatives ou rĂ©glementaires entrent en vigueur avant la V2, les PCC ne seront pas en mesure de respecter leurs obligations.

L’ASFC entreprend des tests importants pour s’assurer que le système de la GCRA est entièrement fonctionnel et prĂŞt pour la mise en Ĺ“uvre de la V2, notamment : identifier les problèmes et apporter des correctifs, et mettre en place une Simulation d’expĂ©rience de la GCRA. Cette Simulation suit les pratiques exemplaires pour les transformations des TI Ă  grande Ă©chelle en permettant aux PCC et aux employĂ©s de l’ASFC de simuler une sĂ©rie de processus opĂ©rationnels complexes de bout en bout et de se familiariser avec les obligations du PCG et d’autres obligations liĂ©es Ă  la GCRA (par exemple l’obligation de soumettre une DDC par voie Ă©lectronique [par l’entremise du PCG ou de l’EDI]) pour avoir la confiance partagĂ©e de l’état de prĂ©paration du système. L’ASFC effectue Ă©galement des exercices de planification de la continuitĂ© pour s’assurer qu’elle est bien prĂ©parĂ©e aux problèmes de système qui pourraient survenir pendant ou après la mise en Ĺ“uvre.

Activités de communication et de sensibilisation

Si les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es et le nouveau règlement sont adoptĂ©s, l’ASFC multipliera les communications sur les mises Ă  jour et le nouveau règlement par l’entremise du GT PCC, composĂ© notamment des reprĂ©sentants des principales communautĂ©s d’intervenants (par exemple l’Association canadienne de caution, l’Association canadienne des importateurs et exportateurs, la SociĂ©tĂ© canadienne des courtiers en douane), ainsi que par l’utilisation des comptes de mĂ©dias sociaux de la GCRA et des listes de distribution Ă©lectronique.

Pour aider les PCC Ă  se renseigner sur le système de la GCRA et la façon de l’intĂ©grer, l’ASFC a dĂ©jĂ  publiĂ© les ressources suivantes sur son site Web :

Institutions partenaires

Dans le cadre de la prĂ©paration Ă  la V2 du système de la GCRA, l’ASFC a collaborĂ© avec un nombre d’institutions partenaires, notamment l’Agence du revenu du Canada (ARC), le ministère des Finances, Statistique Canada et le US CBP. Elle a menĂ© des activitĂ©s de sensibilisation pour s’assurer que les règlements proposĂ©s en appui Ă  la mise en Ĺ“uvre de la GCRA Ă©taient harmonisĂ©s Ă  l’échelle nationale et n’avaient pas de rĂ©percussions fortuites sur d’autres ministères, et qu’ils tenaient compte des leçons tirĂ©es dans la foulĂ©e d’initiatives similaires s’appliquant au contexte amĂ©ricain.

En particulier, l’ARC jouera un rĂ´le crucial dans la mise en Ĺ“uvre finale de la V2 du système de la GCRA en raison de l’intĂ©gration entre le système de la GCRA et les systèmes de l’ARC (par exemple pour la dĂ©livrance de numĂ©ros d’entreprise). Pour cette raison, la date de mise en service de la V2 du système de la GCRA doit ĂŞtre harmonisĂ©e avec une fenĂŞtre de mise en service du système de l’ARC, qui n’a lieu qu’en mai et octobre de chaque annĂ©e. En consĂ©quence, l’ASFC ne peut lancer la V2 qu’en mai ou en octobre.

Activités de coopération et de coordination

Tout au long du projet, l’ASFC a communiquĂ© rĂ©gulièrement avec les autres ministères concernĂ©s (par exemple Services partagĂ©s Canada, Services publics et Approvisionnement Canada), qui ont participĂ© activement Ă  la gouvernance du projet de la GCRA. L’ASFC a Ă©galement examinĂ© minutieusement les rĂ©percussions possibles sur d’autres ministères et a fait part de ses observations aux ministères concernĂ©s; l’Agence a Ă©galement collaborĂ© avec eux pour cerner et attĂ©nuer les risques, et pour prendre connaissance des possibilitĂ©s de collaboration. Par exemple, l’ASFC collabore avec les organisations gouvernementales concernĂ©es (ministère des Finances, Statistique Canada, ARC) pour mettre Ă  jour les ententes nĂ©cessaires, afin de faciliter l’échange d’informations dans la V2 du système de la GCRA et de veiller Ă  ce que les nouvelles capacitĂ©s de donnĂ©es de la GCRA procurent des avantages au gouvernement du Canada de façon plus gĂ©nĂ©rale.

Directive opérationnelle

Les PCC recevront une assistance pour comprendre leurs obligations spĂ©cifiques Ă  la V2 du système de la GCRA. Un aperçu de certaines des principales activitĂ©s prĂ©vues qui aideront les clients externes Ă  comprendre le fonctionnement de la V2 en vertu du nouveau règlement figure ci-dessous :

Mesure du rendement

Une fois la GCRA entièrement mise en œuvre, l’ASFC suivra et surveillera les progrès pour s’assurer que les avantages souhaités sont réalisés comme prévu, notamment la réduction du fardeau administratif pour les PCC, l’augmentation des recettes du gouvernement du Canada et l’amélioration de l’efficacité de l’ASFC. Des indicateurs de rendement clés spécifiques seront établis et mesurés pour aider l’ASFC à prendre des décisions futures pour la GCRA et à déterminer où des mises au point pourraient être nécessaires pour optimiser les avantages pour les PCC et le gouvernement du Canada.

Conformité et application

Communication et paiement électroniques

À moins de circonstances exceptionnelles déterminées par le ministre, la déclaration en détail (à l’exception de la déclaration provisoire) devra être soumise à l’ASFC par voie électronique. Une fois la proposition parachevée, l’ASFC n’acceptera plus de déclaration en détail sur papier, sauf exception. Si le ministre détermine qu’un PCC ne satisfait pas à l’une des exceptions à la déclaration électronique, l’ASFC n’acceptera pas sa déclaration en détail sur papier. En conséquence, ledit PCC ne pourra pas faire dédouaner ses marchandises par l’ASFC tant que cette démarche n’aura pas été effectuée.

Même si les PCC ne sont pas tenus de payer par voie électronique et continuent d’être autorisés à effectuer des paiements sur papier, les paiements électroniques sont encouragés par l’ASFC, car ils peuvent être traités plus efficacement. Ces objectifs seront atteints par la formation, l’orientation opérationnelle et la facilitation des paiements par l’intermédiaire du PCG.

Garantie financière fournie par voie électronique

Par l’intermédiaire du PCG, l’ASFC sera en mesure de surveiller l’utilisation de la garantie financière d’un importateur et de l’aviser qu’il doit effectuer un paiement pour son compte ou augmenter sa garantie, afin de demeurer conforme à ses obligations en matière de garantie. Ces avis permettront aux PCC de maintenir leur conformité, alors que les premiers avis viseront principalement ceux qui se conforment volontairement aux exigences de l’ASFC et ceux qui essaient de le faire.

Tableau 13 : Aperçu du cadre de suivi de la conformitĂ© et de notification

Culpabilité

Utilisation

Notification

Date

Notification

Conformité volontaire

> 75 %

Premier avis

Jour 0

L’avis indiquerait que la limite d’utilisation de la garantie pourrait être atteinte bientôt et que l’importateur doit verser un paiement dans son compte ou augmenter le montant de sa garantie.

Tentative de conformité

> 100 %

Deuxième avis

Jour 0

L’avis indiquerait que la limite d’utilisation de la garantie a été atteinte et que l’importateur doit verser un paiement dans son compte ou augmenter le montant de sa garantie.

Évite de se conformer

Troisième avis

Jour 6

L’avis indiquerait la même chose que ci-dessus.

S’oppose à la conformité

Quatrième avis

Jour 10

L’avis indiquerait la même chose que ci-dessus.

Cinquième avis

Jour 25

L’avis indiquerait la même chose que ci-dessus. L’ASFC créerait un dossier pour déterminer s’il existe une garantie suffisante pour permettre la mainlevée des marchandises avant leur paiement.

Si l’importateur n’augmente pas sa garantie financière ou n’effectue pas de paiement après avoir reçu les avis susmentionnĂ©s sur le PCG, l’ASFC crĂ©era un dossier pour lancer d’autres moyens de perception (par exemple dĂ©poser une rĂ©clamation Ă  l’égard de la garantie de l’importateur ou envoyer son compte Ă  l’ARC Ă  des fins de perception).

Cycles de facturation

Si les modifications rĂ©glementaires proposĂ©es au RDDMIPD et Ă  d’autres règlements liĂ©s aux douanes sont parachevĂ©es, les PCC seront tenus de suivre le nouveau cycle de facturation de leur programme et de soumettre le paiement Ă  la date d’échĂ©ance prescrite. Comme pour le système actuel, si un PCC n’effectue pas un paiement Ă  la date d’échĂ©ance prĂ©vue, une pĂ©nalitĂ© de retard sera imposĂ©e conformĂ©ment au MĂ©morandum D22-1-1 : RĂ©gime de sanctions administratives pĂ©cuniaires.

Personne-ressource

Janine Harker
Directrice
Division des politiques du secteur commercial et des échanges commerciaux

Direction générale de la politique stratégique
Agence des services frontaliers du Canada
Courriel : CBSA.OCT/CECO.ASFC@cbsa-asfc.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que la gouverneure en conseil se propose de prendre le Règlement modifiant certains règlements relevant de l’Agence des services frontaliers du Canada, ci-après, en vertu de :

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les trente jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont fortement encouragĂ©s Ă  le faire au moyen de l’outil en ligne disponible Ă  cet effet sur le site Web de la Gazette du Canada. S’ils choisissent plutĂ´t de prĂ©senter leurs observations par courriel, par la poste ou par tout autre moyen, ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication de cet avis, et d’envoyer le tout Ă  Janine Harker, directrice, Division des politiques du secteur commercial et des Ă©changes commerciaux, Direction gĂ©nĂ©rale de la politique stratĂ©gique, Agence des services frontaliers du Canada, 10e Ă©tage, 100, rue Metcalfe, Ottawa (Ontario) K1A 0L8 (courriel : CBSA.OCT/CECO.ASFC@cbsa-asfc.gc.ca).

Ottawa, le 17 novembre 2022

La greffière adjointe du Conseil privé
Wendy Nixon

Règlement modifiant certains règlements relevant de l’Agence des services frontaliers du Canada

Loi sur les douanes

Règlement sur les services spéciaux

1 Le titre intĂ©gral du Règlement sur les services spĂ©ciaux rĂ©fĂ©rence 8 est remplacĂ© par ce qui suit :

Règlement sur les services spéciaux

2 L’article 1 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

3 L’article 4 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

4 Lorsque l’agent en chef des douanes du lieu ou de la région où un service spécial est offert estime qu’une garantie est requise pour assurer le paiement des frais afférents au service spécial, la personne qui demande ce service spécial fournit une garantie selon les modalités du Règlement sur les garanties financières (moyens électroniques) et d’un montant déterminé par le ministre.

Règlement sur l’entreposage des marchandises

4 Le titre intĂ©gral du Règlement sur l’entreposage des marchandises rĂ©fĂ©rence 9 est remplacĂ© par ce qui suit :

Règlement sur l’entreposage des marchandises

5 L’article 1 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

6 La dĂ©finition de lieu du dĂ©pĂ´t, Ă  l’article 2 du mĂŞme règlement, est remplacĂ©e par ce qui suit :

lieu du dépôt
Tout endroit dĂ©signĂ© par le ministre, en vertu de l’article 37 de la Loi, pour la bonne garde des marchandises. (place of safe-keeping)

7 Le paragraphe 3(3) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) Lorsque des marchandises sont des substances nuclĂ©aires au sens de l’article 2 de la Loi sur la sĂ»retĂ© et la rĂ©glementation nuclĂ©aires ou des Ă©quipements rĂ©glementĂ©s au sens de l’article 1 du Règlement gĂ©nĂ©ral sur la sĂ»retĂ© et la rĂ©glementation nuclĂ©aires et se trouvent dans un bureau de douane Ă  l’expiration d’un dĂ©lai de quatorze jours suivant la date de leur dĂ©claration faite au titre de l’article 12 de la Loi, ces marchandises peuvent ĂŞtre placĂ©es en dĂ©pĂ´t en un lieu dĂ©signĂ© Ă  cet effet en vertu du paragraphe 37(1) de la Loi.

8 Le paragraphe 5(3) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) Pour l’application du paragraphe 39(1) de la Loi, les marchandises qui sont des substances nuclĂ©aires au sens de l’article 2 de la Loi sur la sĂ»retĂ© et la rĂ©glementation nuclĂ©aires ou des Ă©quipements rĂ©glementĂ©s au sens de l’article 1 du Règlement gĂ©nĂ©ral sur la sĂ»retĂ© et la rĂ©glementation nuclĂ©aires et qui ne sont pas enlevĂ©es du lieu du dĂ©pĂ´t dans les vingt-quatre heures suivant le moment de leur dĂ©pĂ´t sont confisquĂ©es Ă  l’expiration de ce dĂ©lai.

Règlement sur les services spéciaux des douanes

9 Le titre intĂ©gral du Règlement sur les services spĂ©ciaux des douanes rĂ©fĂ©rence 10 est remplacĂ© par ce qui suit :

Règlement sur les services spéciaux des douanes

10 L’article 1 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

11 L’article 7 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

7 Lorsque l’agent en chef des douanes du lieu ou de la région où un service spécial est offert estime qu’une garantie est requise pour assurer le paiement des frais afférents au service spécial, la personne qui demande ce service spécial fournit une garantie selon les modalités du Règlement sur les garanties financières (moyens électroniques) et d’un montant déterminé par le ministre.

Règlement sur la déclaration en détail des marchandises importées et le paiement des droits

12 (1) La dĂ©finition de agent en chef des douanes et de pĂ©riode de facturation, Ă  l’article 2 du Règlement sur la dĂ©claration en dĂ©tail des marchandises importĂ©es et le paiement des droits rĂ©fĂ©rence 11, est abrogĂ©e.

(2) La dĂ©finition de numĂ©ro d’entreprise, Ă  l’article 2 du mĂŞme règlement, est remplacĂ©e par ce qui suit :

numéro d’entreprise
Numéro unique attribué à une personne par le ministre du Revenu national. (business number)

(3) L’article 2 du mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

jour de semaine
Lundi, mardi, mercredi, jeudi ou vendredi, y compris tout jour férié qui tombe l’un de ces jours. (weekday)

13 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 2, de ce qui suit :

2.1 Pour l’application du paragraphe 32.2(3) et de l’alinĂ©a 33.4(1)a) de la Loi, la date rĂ©glementaire s’entend de celle tombant le dixième jour de semaine suivant le dix-septième jour du mois suivant le mois qui comprend le premier en date des jours suivants :

14 Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, avant l’article 3, de ce qui suit :

2.2 (1) Sauf disposition contraire de la Loi ou du prĂ©sent règlement, toute personne tenue, aux termes des paragraphes 32(1), (3) ou (5) de la Loi, de faire une dĂ©claration en dĂ©tail de marchandises le fait par moyen Ă©lectronique conformĂ©ment aux exigences, spĂ©cifications et pratiques techniques qui visent l’échange de donnĂ©es informatisĂ©es et qui sont Ă©noncĂ©es dans le Document sur les exigences Ă  l’égard des clients du commerce Ă©lectronique.

(2) MalgrĂ© le paragraphe (1), le ministre peut exiger la dĂ©claration en dĂ©tail par tout autre moyen qu’il met Ă  la disposition de l’intĂ©ressĂ© ou qu’il prĂ©cise Ă  cette fin, lorsqu’il Ă©tablit :

15 Le passage du paragraphe 3(1) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

3 (1) Sauf disposition contraire de la Loi ou du prĂ©sent règlement, la personne tenue, aux termes de l’alinĂ©a 32(2)a) de la Loi, de faire une dĂ©claration provisoire de marchandises le fait :

16 Le paragraphe 5(2) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

17 L’alinĂ©a 7.2d) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

18 L’article 7.5 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

7.5 Lorsque des marchandises sont dĂ©clarĂ©es en dĂ©tail conformĂ©ment Ă  l’article 7.4, la personne tenue, aux termes du paragraphe 32(5) de la Loi, de payer les droits affĂ©rents le fait au plus tard le dixième jour de semaine suivant le dix-septième jour du mois suivant le mois de dĂ©douanement.

19 L’article 8.3 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

8.3 (1) La SociĂ©tĂ© canadienne des postes paie, au moyen du système Ă©lectronique prĂ©cisĂ© par le ministre, au plus tard le dernier jour ouvrable du mois suivant le mois oĂą la pĂ©riode de dĂ©douanement prend fin, les droits qu’elle est tenue de payer aux termes du paragraphe 147.1(6) de la Loi Ă  l’égard des marchandises importĂ©es comme courrier.

(2) MalgrĂ© le paragraphe (1), la SociĂ©tĂ© canadienne des postes peut payer les droits visĂ©s Ă  ce paragraphe par tout autre moyen que le ministre met Ă  sa disposition ou qu’il prĂ©cise Ă  cette fin, lorsque ce dernier Ă©tablit :

20 Les articles 10 et 10.1 du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

10 Lorsque des marchandises commerciales sont dĂ©douanĂ©es en vertu de l’alinĂ©a 32(2)a) de la Loi conformĂ©ment Ă  l’article 9, la personne tenue par la Loi d’en faire la dĂ©claration en dĂ©tail le fait de la façon prĂ©vue Ă  l’alinĂ©a 32(1)a) de la Loi au plus tard le cinquième jour ouvrable suivant le dĂ©douanement.

10.1 Lorsque des marchandises commerciales sont dĂ©douanĂ©es en vertu de l’article 33 de la Loi conformĂ©ment Ă  l’article 9, la personne tenue de payer les droits affĂ©rents le fait au plus tard le dixième jour de semaine suivant le dix-septième jour du mois suivant le mois qui comprend le premier en date des jours suivants :

21 (1) L’alinĂ©a 10.3(1)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Les paragraphes 10.3(2) et (3) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

(2) L’importateur PAD qui choisit la pĂ©riode prĂ©vue Ă  l’alinĂ©a (1)a) dĂ©clare en dĂ©tail les marchandises dĂ©douanĂ©es pendant cette pĂ©riode et paie les droits affĂ©rents au plus tard le dixième jour de semaine suivant le dix-septième jour du mois suivant le mois de dĂ©douanement.

(3) L’importateur PAD qui choisit la période prévue à l’alinéa (1)b) déclare en détail les marchandises dédouanées pendant cette période et paie les droits afférents au plus tard le dixième jour de semaine suivant la fin de cette période.

22 Le paragraphe 10.4(1) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

23 (1) Le paragraphe 10.8(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

10.8 (1) L’importateur PAD avise le ministre par Ă©crit de tout changement relatif aux renseignements prĂ©sentĂ©s conformĂ©ment Ă  l’alinĂ©a 10.5(1)b) au moins trente jours avant sa survenance.

(2) Le passage du paragraphe 10.8(2) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) MalgrĂ© le paragraphe (1), il avise le ministre immĂ©diatement par Ă©crit quant aux changements suivants :

24 L’article 10.9 du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

25 L’article 11 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

11 La garantie visĂ©e aux alinĂ©as 7.2b), 7.3b), 9a) et 10.5(2)f) est fournie selon les modalitĂ©s du Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques) et d’un montant dĂ©terminĂ© par le ministre.

26 L’alinĂ©a 12(1)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

27 L’article 13 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

13 Lorsque des marchandises commerciales sont dĂ©douanĂ©es en vertu de l’alinĂ©a 32(2)a) de la Loi conformĂ©ment Ă  l’article 12, la personne qui en a fait la dĂ©claration provisoire en fait la dĂ©claration en dĂ©tail de la façon prĂ©vue Ă  l’alinĂ©a 32(1)a) de la Loi et paie tous les droits affĂ©rents au plus tard le dixième jour de semaine suivant le dix-septième jour du mois suivant le mois qui comprend le premier en date des jours suivants :

28 (1) L’alinĂ©a 14(2)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Le passage de l’alinĂ©a 14(2)c) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le sous-alinĂ©a (i) est remplacĂ© par ce qui suit :

29 L’article 15 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

15 Lorsque les marchandises visĂ©es au paragraphe 14(1) sont dĂ©douanĂ©es en vertu du paragraphe 32(2) de la Loi, la dĂ©claration en dĂ©tail est faite de la façon prĂ©vue au paragraphe 32(3) de la Loi dans les douze mois qui suivent la date applicable selon les sous-alinĂ©as 14(2)c)(i), (ii) ou (iii) et les droits affĂ©rents, dans le cas de l’importateur PAD, sont payĂ©s au plus tard le dixième jour de semaine suivant le dix-septième jour du mois suivant le mois de la dĂ©claration en dĂ©tail et, dans les autres cas, au moment de la dĂ©claration en dĂ©tail.

30 (1) Le mĂŞme règlement est modifiĂ© par adjonction, après l’article 15, de ce qui suit :

16 MalgrĂ© les alinĂ©as 7.2b) et 9a), l’importateur ou le propriĂ©taire des marchandises n’est pas tenu de fournir une garantie prĂ©vue Ă  ces alinĂ©as s’il est inscrit dans le système Ă©lectronique prĂ©cisĂ© par le ministre.

(2) L’article 16 du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

31 L’article 34 de l’annexe 2 du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

Règlement sur le transit des marchandises

32 Le titre intĂ©gral du Règlement sur le transit des marchandises rĂ©fĂ©rence 12 est remplacĂ© par ce qui suit :

Règlement sur le transit des marchandises

33 L’article 1 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

34 Le paragraphe 6(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) La garantie est fournie selon les modalités du Règlement sur les garanties financières (moyens électroniques).

Règlement sur les entrepôts d’attente des douanes

35 Le titre intĂ©gral du Règlement sur les entrepĂ´ts d’attente des douanes rĂ©fĂ©rence 13 est remplacĂ© par ce qui suit :

Règlement sur les entrepôts d’attente des douanes

36 L’article 1 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

37 Les paragraphes 3(1) et (2) du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

3 (1) Pour l’application de l’article 24 de la Loi et sous rĂ©serve du paragraphe (3), le ministre peut octroyer un agrĂ©ment Ă  la personne qui fait une demande conformĂ©ment au paragraphe (2) et qui fournit la garantie prĂ©vue Ă  l’article 4.

(2) La personne qui désire obtenir un agrément présente une demande au ministre en la forme réglementaire, accompagnée d’un plan détaillé de l’entrepôt d’attente projeté.

38 (1) Le paragraphe 4(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

4 (1) Le demandeur fournit, avant qu’un agrément lui soit octroyé, une garantie selon les modalités du Règlement sur les garanties financières (moyens électroniques) et d’un montant déterminé par le ministre.

(2) Le paragraphe 4(3) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

39 L’article 5 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

40 Le paragraphe 15(3) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) Les marchandises placĂ©es dans un entrepĂ´t d’attente qui sont des substances nuclĂ©aires au sens de l’article 2 de la Loi sur la sĂ»retĂ© et la rĂ©glementation nuclĂ©aires ou des Ă©quipements rĂ©glementĂ©s au sens de l’article 1 du Règlement gĂ©nĂ©ral sur la sĂ»retĂ© et la rĂ©glementation nuclĂ©aires peuvent, si elles ne sont pas enlevĂ©es de cet entrepĂ´t dans les quatorze jours suivant la date de leur dĂ©claration faite au titre de l’article 12 de la Loi, ĂŞtre placĂ©es en dĂ©pĂ´t en un lieu dĂ©signĂ©, conformĂ©ment au paragraphe 37(1) de la Loi.

Règlement sur l’agrément des courtiers en douane

41 Le titre intĂ©gral du Règlement sur l’agrĂ©ment des courtiers en douane rĂ©fĂ©rence 14 est remplacĂ© par ce qui suit :

Règlement sur l’agrément des courtiers en douane

42 L’article 1 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

43 Les articles 7 et 8 du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

7 La demande d’agrément est présentée au ministre par écrit en la forme réglementaire.

44 L’article 10 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

10 Le demandeur fournit, avant l’octroi ou le renouvellement de l’agrĂ©ment, une garantie de 50 000 $ selon les modalitĂ©s prĂ©vues au Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques).

45 Le paragraphe 11(3) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(3) Les frais de renouvellement sont remboursĂ©s si le courtier en douane retire sa demande de renouvellement par avis Ă©crit avant le 15 fĂ©vrier prĂ©cĂ©dant la date d’expiration de l’agrĂ©ment.

46 L’article 13 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

13 L’agrĂ©ment autorise le titulaire Ă  faire profession de courtier en douane Ă  tout bureau de douane si le titulaire possède au moins un bureau d’affaires au Canada.

47 Le passage de l’alinĂ©a 14b) du mĂŞme règlement prĂ©cĂ©dant le sous-alinĂ©a (i) est remplacĂ© par ce qui suit :

48 Le paragraphe 15(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Un avis des date, heure et lieu de l’examen est affiché sur le site Web de l’Agence au moins soixante jours avant la date de l’examen.

49 L’alinĂ©a 16a) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

50 (1) L’alinĂ©a 17(1)b) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) L’alinĂ©a 17(1)d) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

51 L’article 19 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont remplacĂ©s par ce qui suit :

19 Le courtier en douane qui cesse de faire profession à ce titre ou dont l’agrément est annulé arrête de l’afficher immédiatement.

Règlement sur les boutiques hors taxes

52 Le titre intĂ©gral du Règlement sur les boutiques hors taxes rĂ©fĂ©rence 15 est remplacĂ© par ce qui suit :

Règlement sur les boutiques hors taxes

53 L’article 1 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

54 Le paragraphe 3(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) La demande d’agrément est présentée en la forme réglementaire au moyen du système électronique précisé par le ministre.

55 (1) Le paragraphe 4(1) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

4 (1) Le demandeur fournit, avant l’octroi de l’agrĂ©ment, une garantie selon les modalitĂ©s prĂ©vues au Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques) et dont le montant, qui n’est pas infĂ©rieur Ă  10 000 $, est dĂ©terminĂ© par le ministre.

(2) Le paragraphe 4(3) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

56 Le paragraphe 16(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) Avant l’entrée des marchandises dans la boutique hors taxes, l’exploitant fournit au ministre les documents exigés en vertu de la Loi et ses règlements au moyen du système électronique précisé par le ministre.

57 L’article 17.1 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

17.1 L’exploitant, s’il est une sociĂ©tĂ©, transmet au ministre un prĂ©avis Ă©crit de quatre-vingt-dix jours, au moyen du système Ă©lectronique qu’il a prĂ©cisĂ©, de tout changement projetĂ© de la propriĂ©tĂ© effective des actions d’une sociĂ©tĂ© visĂ©e au paragraphe 3(3).

Règlement sur les dispositions désignées (douanes)

58 Le passage des articles 1 Ă  6 de la partie 3 de l’annexe 1 du Règlement sur les dispositions dĂ©signĂ©es (douanes) rĂ©fĂ©rence 16 dans la colonne 2 est remplacĂ© par ce qui suit :

Article

Colonne 2

Description abrégée

1

Avoir omis d’aviser immédiatement par écrit le ministre du changement d’adresse d’un bureau d’affaires où le courtier exerce sa profession

2

Avoir omis d’aviser immédiatement par écrit le ministre d’une modification de la raison sociale ou du nom commercial de la société de personnes ou de la personne morale

3

Avoir omis d’aviser immédiatement par écrit le ministre d’un changement parmi les associés de la société de personnes

4

Avoir omis d’aviser immédiatement par écrit le ministre d’un changement parmi les dirigeants ou les administrateurs de la personne morale

5

Avoir omis d’aviser immédiatement par écrit le ministre d’une modification du titre de propriété de l’entreprise

6

Avoir omis d’aviser immédiatement par écrit le ministre d’un changement parmi les employés du titulaire de l’agrément qui remplissent la condition précisée relative à la connaissance

59 Le passage de l’article 8 de la partie 5 de l’annexe 1 du mĂŞme règlement dans la colonne 2 est remplacĂ© par ce qui suit :

Article

Colonne 2

Description abrégée

8

Avoir omis de présenter les documents exigés par le ministre avant l’entrée de marchandises dans une boutique hors taxes

Tarif des douanes

Règlement sur l’importation temporaire de marchandises (prélèvement d’accise et droits supplémentaires)

60 Le titre intĂ©gral du Règlement sur l’importation temporaire de marchandises (prĂ©lèvement d’accise et droits supplĂ©mentaires) rĂ©fĂ©rence 17 est remplacĂ© par ce qui suit :

Règlement sur l’importation temporaire de marchandises (prélèvement d’accise et droits supplémentaires)

61 L’article 1 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

62 La dĂ©finition de droits, Ă  l’article 2 du mĂŞme règlement, est remplacĂ©e par ce qui suit :

droits Droits imposĂ©s au titre de l’article 20 de la Loi ou les droits ou taxes imposĂ©s en application de la Loi sur l’accise ou de la Loi sur la taxe d’accise, Ă  l’exception de la taxe imposĂ©e en application de la partie IX de cette loi. (duties)

63 L’article 6 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

6 Pour l’application du paragraphe 106(1) de la Loi, est jointe Ă  la demande d’exonĂ©ration temporaire de droits relativement aux marchandises visĂ©es Ă  l’alinĂ©a 3a) une garantie fournie selon les modalitĂ©s prĂ©vues au Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques) et d’un montant dĂ©terminĂ© par le ministre de la SĂ©curitĂ© publique et de la Protection civile :

Règlement sur les entrepôts de stockage des douanes

64 Le titre intĂ©gral du Règlement sur les entrepĂ´ts de stockage des douanes rĂ©fĂ©rence 18 est remplacĂ© par ce qui suit :

Règlement sur les entrepôts de stockage des douanes

65 L’article 1 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont abrogĂ©s.

66 Le paragraphe 3(2) du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

(2) La personne qui désire obtenir un agrément présente au ministre une demande à cet effet selon le formulaire réglementaire, accompagnée d’un plan détaillé de l’entrepôt de stockage projeté.

67 L’article 4 du mĂŞme règlement est remplacĂ© par ce qui suit :

4 Pour l’application du paragraphe 91(4) du Tarif des douanes, une garantie est fournie selon les modalitĂ©s prĂ©vues au Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques).

Règlement sur l’importation temporaire de marchandises — no tarifaire 9993.00.00

68 (1) Le passage du paragraphe 5(1) du Règlement sur l’importation temporaire de marchandises — no tarifaire 9993.00.00 rĂ©fĂ©rence 19 prĂ©cĂ©dant l’alinĂ©a a) est remplacĂ© par ce qui suit :

5 (1) Sous rĂ©serve du paragraphe (3), dans le cas oĂą les marchandises visĂ©es Ă  l’article 2 ne sont pas accompagnĂ©es d’un carnet valide, l’importateur fournit une garantie selon les modalitĂ©s du Règlement sur les garanties financières (moyens Ă©lectroniques) et d’un montant dĂ©terminĂ© par le ministre aux termes des conditions Ă©noncĂ©es dans le no tarifaire 9993.00.00, visant :

(2) Le paragraphe 5(2) du mĂŞme règlement est abrogĂ©.

Entrée en vigueur

69 (1) Le prĂ©sent règlement, sauf le paragraphe 30(2), entre en vigueur Ă  la date d’entrĂ©e en vigueur de l’article 303 de la Loi no 1 d’exĂ©cution du budget de 2022, chapitre 10 des Lois du Canada (2022), ou, si elle est postĂ©rieure, Ă  la date de son enregistrement.

(2) Le paragraphe 30(2) entre en vigueur cent quatre-vingts jours après la date d’entrĂ©e en vigueur du paragraphe 30(1).

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