La Gazette du Canada, Partie I, volume 155, numĂ©ro 50 : Règlement modifiant le Règlement sur le transport des marchandises dangereuses (Partie 6 – Formation)

Le 11 dĂ©cembre 2021

Fondement législatif
Loi de 1992 sur le transport des marchandises dangereuses

Ministère responsable
Ministère des Transports

RÉSUMÉ DE L’ÉTUDE D’IMPACT DE LA RÉGLEMENTATION

(Le présent résumé ne fait pas partie du Règlement.)

Résumé

Enjeux : Le Règlement sur le transport des marchandises dangereuses (RTMD) stipule que toute personne qui manutentionne, prĂ©sente au transport ou transporte des marchandises dangereuses doit possĂ©der une « formation appropriĂ©e Â» Ă  ses tâches liĂ©es aux marchandises dangereuses et recevoir un certificat de formation. Tandis que la majoritĂ© des intervenants respectent ou dĂ©passent les exigences actuelles en matière de formation, les inspecteurs de Transports Canada (TC) ont constatĂ© que certains employĂ©s n’ont pas les connaissances et les compĂ©tences requises pour effectuer leurs tâches liĂ©es aux marchandises dangereuses, mĂŞme s’ils possèdent un certificat de formation valide. Une formation inadĂ©quate ou insuffisante des personnes qui manutentionnent, prĂ©sentent au transport ou transportent des marchandises dangereuses peut entraĂ®ner une manutention et un transport inappropriĂ©s des marchandises dangereuses, ce qui pourrait mettre en danger la sĂ©curitĂ© publique. Le programme de surveillance du transport des marchandises dangereuses (TMD) a rĂ©vĂ©lĂ© que, sur les 409 incidents liĂ©s aux marchandises dangereuses ayant entraĂ®nĂ© des blessures ou des dĂ©cès signalĂ©s entre 2014 et 2019, environ 55 ont Ă©tĂ© attribuĂ©s Ă  une formation inadĂ©quate ou insuffisante. Des consultations approfondies avec l’industrie ont rĂ©vĂ©lĂ© qu’il existe une certaine confusion chez certains intervenants quant Ă  la signification de l’expression « formation appropriĂ©e Â» et au type de formation dont leurs employĂ©s ont besoin. Ă€ l’échelle internationale, les codes qui rĂ©gissent le transport des marchandises dangereuses exigent actuellement que les personnes qui manutentionnent, prĂ©sentent au transport ou transportent des marchandises dangereuses reçoivent une formation de sensibilisation gĂ©nĂ©rale et une formation propre aux fonctions. Étant donnĂ© que les exigences en matière de formation dans le RTMD n’indiquent pas clairement qu’une formation gĂ©nĂ©rale et une formation propre aux fonctions sont requises, le libellĂ© doit ĂŞtre mieux alignĂ© sur le libellĂ© des exigences internationales et clarifier les attentes de TC envers la communautĂ© rĂ©glementĂ©e.

Description : Les modifications proposĂ©es au RTMD supprimeraient le terme « formation appropriĂ©e Â»; incorporeraient par renvoi une nouvelle norme de formation Ă©laborĂ©e par l’Office des normes gĂ©nĂ©rales du Canada (ONGC) et prĂ©ciseraient que pour ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme compĂ©tente pour manutentionner, prĂ©senter au transport ou transporter des marchandises dangereuses, une personne doit recevoir une formation de sensibilisation gĂ©nĂ©rale, une formation propre aux fonctions et des Ă©valuations connexes.

Justification : Les modifications proposĂ©es apporteraient plus de clartĂ© et de certitude aux employeurs; assureraient une formation et une certification plus cohĂ©rentes et permettraient aux inspecteurs d’évaluer objectivement si les personnes ont Ă©tĂ© formĂ©es et sont compĂ©tentes pour effectuer leurs tâches liĂ©es aux marchandises dangereuses.

L’élaboration de la nouvelle norme CAN/CGSB-192.3-2020, Transport des marchandises dangereuses – formation, Ă©valuation et compĂ©tence (norme de formation), a Ă©tĂ© menĂ©e par l’industrie afin de s’assurer qu’il n’y aurait aucun changement de politique pour les employeurs qui se conforment dĂ©jĂ  aux exigences de formation. De plus, en prĂ©cisant dans la norme de formation les exigences relatives Ă  la formation de sensibilisation gĂ©nĂ©rale, Ă  la formation propre aux fonctions et aux Ă©valuations connexes, les exigences de formation canadiennes seraient mieux alignĂ©es sur les exigences internationales en matière de formation sur le TMD.

Le coĂ»t total des modifications proposĂ©es est estimĂ© Ă  15,79 millions de dollars entre 2022 et 2031 (valeur actuelle, en dollars canadiens de 2020, actualisĂ©e Ă  l’annĂ©e 2021 Ă  un taux d’actualisation de 7 %), avec un avantage total estimĂ© Ă  17,43 millions de dollars pour la mĂŞme pĂ©riode, et donc un avantage net de 1,63 million de dollars. La plupart des coĂ»ts seraient assumĂ©s par les industries qui manutentionnent, prĂ©sentent au transport ou transportent des marchandises dangereuses, ce qui permettrait d’éviter des incidents qui pourraient inclure des dĂ©cès et des blessures.

Enjeux

Bien que la plupart des formations de l’industrie s’alignent sur ce qui est actuellement exigĂ© dans le RTMD ou le dĂ©passent, la formation n’est toujours pas uniforme et les violations de la formation continuent de figurer parmi les violations les plus signalĂ©es du rĂ©gime du TMD. Dans le cadre d’un examen de 300 infractions Ă  la formation relevĂ©es entre 2014 et 2019, le rapport des infractions reliĂ©es au RTMD a constatĂ© que 69 infractions (23 %) Ă©taient attribuĂ©es Ă  des intervenants qui effectuaient des tâches pour lesquelles ils n’avaient pas reçu une formation adĂ©quaterĂ©fĂ©rence 1. Les consultations menĂ©es auprès de l’industrie, des gouvernements et des institutions de formation ont rĂ©vĂ©lĂ© qu’il existe une certaine confusion chez certains intervenants quant Ă  la signification de l’expression « formation appropriĂ©e Â» et au type de formation dont leurs employĂ©s ont besoin.

De plus, les inspecteurs de TC ont indiquĂ© qu’on manque de moyens pour s’assurer que certains employĂ©s possèdent les connaissances et les compĂ©tences requises pour effectuer leurs tâches liĂ©es aux marchandises dangereuses, mĂŞme s’ils possèdent un certificat de formation valide. Cela a Ă©tĂ© confirmĂ© par les activitĂ©s d’application de la loi (c’est-Ă -dire les inspections des installations de marchandises dangereuses). Une formation inadĂ©quate ou insuffisante des personnes qui manutentionnent, prĂ©sentent au transport ou transportent des marchandises dangereuses peut entraĂ®ner une mauvaise manutention des marchandises dangereuses qui pourrait mettre en danger la sĂ©curitĂ© publique. En plus de faire un suivi des infractions liĂ©es Ă  chaque partie du RTMD, TC surveille Ă©galement les incidents mettant en cause des marchandises dangereuses Ă  travers le Canada grâce au Système d’information sur les accidents concernant les marchandises dangereuses (SIACMD). Sur les 409 incidents signalĂ©s dans le cadre de ce programme de surveillance entre 2014 et 2019, 55 ont Ă©tĂ© attribuĂ©s Ă  une formation inadĂ©quate ou insuffisante. Ces incidents ont entraĂ®nĂ© 174 blessures allant de mineures Ă  graves et 3 dĂ©cès.

À l’échelle internationale, les codes qui régissent le transport des marchandises dangereuses exigent actuellement que les personnes qui manutentionnent, présentent au transport ou transportent des marchandises dangereuses reçoivent à la fois une formation de sensibilisation générale et une formation propre aux fonctions pour être suffisamment formées. Bien que ces deux types de formation soient largement offerts au Canada, certains employeurs ne les offrent pas à leurs employés, ce qui entraîne un manque d’uniformité dans la formation.

Contexte

Au Canada, le transport des marchandises dangereuses est rĂ©gi en vertu de la Loi de 1992 sur le transport des marchandises dangereuses (LTMD), du RTMD et des normes incorporĂ©es par renvoi dans le RTMD. Le RTMD exige que les personnes reçoivent une « formation appropriĂ©e Â» pour effectuer leurs tâches liĂ©es au TMD et qu’elles dĂ©tiennent un certificat de formation valide, ou qu’elles effectuent ces tâches sous la supervision d’une personne formĂ©e. La responsabilitĂ© de fournir une formation et des certificats incombe Ă  l’employeur. Les certificats de formation expirent après trois ans pour les employĂ©s travaillant dans les modes routier, ferroviaire et maritime, tandis que les certificats des employĂ©s travaillant dans le mode aĂ©rien expirent après deux ans. Les employĂ©s sont alors requalifiĂ©s et doivent recevoir un nouveau certificat de leur employeur.

TC surveille sa communauté réglementée (par exemple les camionneurs qui transportent des marchandises dangereuses, les expéditeurs de marchandises dangereuses et les personnes qui importent des marchandises dangereuses) afin de déceler tout comportement non conforme au RTMD qui pourrait présenter un risque pour le public. Comme nous l’avons mentionné précédemment, au cours des cinq années, environ 55 incidents (SIACMD) liés à des marchandises dangereuses ont été attribuables à une formation inadéquate ou insuffisante. Étant donné que le transport sécuritaire des marchandises dangereuses repose en partie sur des personnes bien formées, Transports Canada a déterminé que la formation est un domaine d’intérêt clé où des mesures peuvent être prises pour améliorer la sécurité de tous.

Les codes internationaux qui rĂ©gissent le transport des marchandises dangereuses et qui sont incorporĂ©s par renvoi dans le RTMD comprennent le Code maritime international des marchandises dangereuses (Code IMDG), les Recommandations des Nations Unies relatives au transport des marchandises dangereuses – Règlement type (Recommandations de l’ONU), les Instructions techniques de l’Organisation de l’aviation civile internationale (IT de l’OACI) et le Titre 49 du Code of Federal Regulations (49 CFR) des États-Unis. Actuellement, ces codes internationaux exigent que les personnes qui manutentionnent, prĂ©sentent au transport ou transportent des marchandises dangereuses, au cours d’activitĂ©s de transport international, reçoivent une formation gĂ©nĂ©rale et une formation propre aux fonctions. Plus prĂ©cisĂ©ment, Ă©tant donnĂ© qu’un grand volume de marchandises dangereuses franchit la frontière canado-amĂ©ricaine, il y a une incitation supplĂ©mentaire Ă  s’assurer que les deux règlements soient harmonisĂ©s dans la mesure du possible. La Direction gĂ©nĂ©rale du transport des marchandises dangereuses (DGTMD) de TC collabore Ă©troitement avec son homologue amĂ©ricain, la Pipeline and Hazardous Materials Safety Administration (PHMSA), afin d’accroĂ®tre et de maintenir l’harmonisation entre les deux pays.

La formation axĂ©e sur les compĂ©tences est une approche basĂ©e sur le rendement qui se concentre sur le rĂ©sultat (la compĂ©tence), plutĂ´t que sur des mĂ©thodes prescriptives (par exemple prescrire le nombre d’heures de formation requises). La formation axĂ©e sur les compĂ©tences est considĂ©rĂ©e comme rĂ©ussie lorsque les employĂ©s dĂ©montrent qu’ils ont acquis « les connaissances, les habiletĂ©s et les attitudes appropriĂ©es pour la rĂ©alisation d’activitĂ©s ou de tâches dans des conditions spĂ©cifiĂ©es Â»rĂ©fĂ©rence 2. Selon le modèle de l’OACI, la compĂ©tence est dĂ©finie comme une combinaison de connaissances, d’habiletĂ©s et d’attitudes requises pour rĂ©aliser une tâche selon la norme prescrite. Les principaux Ă©lĂ©ments d’une approche de formation et d’évaluation axĂ©e sur les compĂ©tences (FEAC), dans le domaine de la manutention et du transport des marchandises dangereuses, consistent Ă  s’assurer que les employĂ©s reçoivent une formation gĂ©nĂ©rale et une formation propre Ă  leurs tâches; que des critères de rendement sont en place pour Ă©valuer les compĂ©tences; que les dossiers de formation et d’évaluation sont conservĂ©s; et que la formation et l’évaluation sont rĂ©currentes, au besoin, pour maintenir ces compĂ©tences.

Le Canada serait le premier pays Ă  adopter la FEAC comme approche obligatoire dans son rĂ©gime de transport des marchandises dangereuses. Toutefois, les exigences de la FEAC s’aligneraient mieux avec celles des quatre codes internationaux susmentionnĂ©s. La communautĂ© internationale s’est orientĂ©e vers une approche de FEAC pour la formation et l’évaluation dans le domaine du transport des marchandises dangereuses. Le Groupe d’experts sur les marchandises dangereuses de l’OACI a adoptĂ© une approche de FEAC et a fourni une orientation concernant une approche fondĂ©e sur la compĂ©tence pour la formation sur les marchandises dangereuses dans leurs nouvelles dispositionsrĂ©fĂ©rence 3 de formation proposĂ©es. Le Groupe d’experts exigerait explicitement dans leurs instructions techniques (IT de l’OACI) que les employĂ©s soient compĂ©tents pour effectuer leurs tâches Ă  partir du 1er janvier 2023. L’OACI a encouragĂ© le Sous-comitĂ© du TMD de la Commission Ă©conomique des Nations Unies pour l’Europe (CEE-ONU) Ă  envisager l’adoption de cette approche pour tous les modes, ce qui serait conforme Ă  la proposition actuelle de TC.

La mĂ©thode de FEAC serait adoptĂ©e par le biais de la norme de formation. La nouvelle norme de formation a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e sous la direction de l’ONGC par des membres de l’industrie, des organismes de formation et du gouvernement qui ont la responsabilitĂ© de s’assurer que les personnes qui manutentionnent, prĂ©sentent au transport ou transportent des marchandises dangereuses sont compĂ©tentes. La norme de formation a Ă©tĂ© publiĂ©e en ligne en novembre 2020 et Ă©tablit les exigences relatives Ă  la formation de sensibilisation gĂ©nĂ©rale, Ă  la formation propre aux fonctions et aux Ă©valuations connexes pour les personnes qui manutentionnent et transportent des marchandises dangereuses par voie routière, ferroviaire, maritime et aĂ©rienne au Canada.

Objectif

Les objectifs des modifications proposĂ©es sont les suivants :

L’établissement d’exigences de formation plus claires et plus spécifiques axées sur les compétences permettrait de lever l’ambiguïté et la confusion qui règnent actuellement chez les employeurs; d’améliorer la sécurité générale du transport des marchandises dangereuses en réduisant le nombre d’incidents causés par une formation inadéquate ou incohérente; et, grâce à l’établissement de critères objectivement vérifiables, d’assurer une application de la loi plus transparente.

Description

Les modifications proposĂ©es supprimeraient le terme « formation appropriĂ©e Â» et prĂ©ciseraient plutĂ´t que pour ĂŞtre compĂ©tente pour effectuer les tâches de TMD, une personne doit recevoir Ă  la fois une formation de sensibilisation gĂ©nĂ©rale, une formation propre aux fonctions et des Ă©valuations connexes. L’évaluation serait consignĂ©e dans un « certificat de compĂ©tence Â», qui remplacerait l’actuel « certificat de formation Â».

La norme de formation serait incorporée par renvoi (avec ses modifications successives) dans le RTMD. La norme de formation décrirait les exigences relatives à la formation, à l’évaluation et à la compétence des personnes qui manutentionnent, présentent au transport ou transportent des marchandises dangereuses par voie routière, ferroviaire, maritime et aérienne au Canada.

Les modifications proposĂ©es dĂ©criraient clairement les responsabilitĂ©s de l’employeur, de l’employĂ© et du transporteur Ă©tranger. Une disposition serait incluse dans les modifications proposĂ©es pour indiquer qu’un travailleur autonome, aux fins de la partie 6, aurait les mĂŞmes responsabilitĂ©s que l’employeur.

Les certificats de compétence contiendraient des renseignements similaires à ceux des certificats de formation antérieurs. Toutefois, les certificats de compétence devraient indiquer que la personne a reçu une formation de sensibilisation générale et une formation propre aux fonctions conformément à la norme. La formation propre aux fonctions devrait être indiquée par des codes définis dans la norme. À la suite de consultations, l’exigence de la signature d’un employé sur le certificat de compétence a été supprimée afin de réduire au minimum l’information sur le certificat. L’exigence selon laquelle les certificats de compétence doivent être signés par l’employeur, un employé agissant au nom de l’employeur ou un travailleur indépendant pourrait se faire par voie électronique.

Formation de sensibilisation générale et évaluation

Les modifications proposées et la norme de formation exigeraient que les employeurs veillent à ce que tous les employés qui manutentionnent, présentent au transport ou transportent des marchandises dangereuses reçoivent une formation de sensibilisation générale et soient évalués en fonction des sujets décrits dans la norme.

Formation propre aux fonctions et évaluation

Les modifications proposées et la norme de formation exigeraient que les employeurs veillent à ce que tous les employés qui manutentionnent, présentent au transport ou transportent des marchandises dangereuses reçoivent une formation propre aux fonctions et soient évalués selon les compétences décrites dans la norme.

Exigences supplémentaires en matière de formation et d’évaluation

Les modifications proposées et la norme de formation exigeraient que les employeurs fournissent une formation complémentaire aux employés lorsqu’il y a des changements réglementaires applicables ou des changements dans les tâches de l’employé.

Formation et évaluation récurrentes

La durée de validité des certificats de compétence resterait la même que celle des certificats de formation en vertu de l’actuel RTMD (c’est-à-dire trois ans pour les employés des modes routier, ferroviaire et maritime et deux ans pour les employés du mode aérien). Les employeurs seraient tenus de réévaluer les employés à l’expirationréférence 4 de leur certificat de compétence afin de déterminer si une requalification est nécessaire.

Dossiers

Les employĂ©s resteraient responsables de prĂ©senter leur certificat de compĂ©tence sur demande Ă  un inspecteur; toutefois, les employeurs ne seraient plus tenus de conserver des copies des certificats dans les dossiers de formation de leurs employĂ©s. Les employeurs seraient tenus de conserver les dossiers qui dĂ©montrent que les employĂ©s ont Ă©tĂ© formĂ©s et Ă©valuĂ©s conformĂ©ment Ă  la norme de l’ONGC, pendant deux ans après l’expiration du certificat de compĂ©tence. Les Ă©lĂ©ments suivants seraient requis dans les dossiers :

Toutes les rĂ©fĂ©rences au « certificat de formation Â» dans le RTMD seront supprimĂ©es et remplacĂ©es par « certificat de compĂ©tence Â».

Description de tâche et critères de rendement

Les employeurs seraient tenus d’élaborer et de tenir Ă  jour des descriptions de tâches pour respecter la norme de formation et d’élaborer des critères de rendement, tel qu’il est mentionnĂ© dans la norme, pour l’évaluation des compĂ©tences :

Les listes suivantes donnent un aperçu gĂ©nĂ©ral des tâches pour chaque mode de transport (tel qu’il est indiquĂ© dans la norme de formation) :

Liste des tâches pour le transport routier, ferroviaire et maritime :

Liste de tâches pour le transport aĂ©rien :

Mesure transitoire

Après l’entrée en vigueur de la modification, il y aurait une période de transition de 12 mois avant que les employeurs ne soient tenus de suivre les nouvelles exigences de formation de la modification. Tous les certificats de formation délivrés en vertu des exigences réglementaires actuelles, y compris ceux délivrés pendant la période de transition, continueront d’être valables jusqu’à leur date d’expiration.

Élaboration de la réglementation

Consultation

De vastes consultations ont Ă©tĂ© menĂ©es sur les modifications proposĂ©es. Celles-ci comprennent :

Questions soulevées par les intervenants
L’ambiguĂŻtĂ© de l’expression « formation appropriĂ©e Â»

La plupart des intervenants qui ont fourni des commentaires ont convenu que l’expression « formation appropriĂ©e Â» Ă©tait subjective et devait ĂŞtre clarifiĂ©e. Les intervenants ont suggĂ©rĂ© qu’au lieu de dire « formation appropriĂ©e Â», le RTMD devrait dĂ©finir les responsabilitĂ©s particulières concernant la formation et le maintien des connaissances et des compĂ©tences des personnes qui manutentionnent et transportent des marchandises dangereuses. Par consĂ©quent, le terme sera supprimĂ© et les modifications proposĂ©es exposeront clairement les exigences de base en matière de compĂ©tence gĂ©nĂ©rale et de compĂ©tence propre aux fonctions.

Coûts et fardeau administratif

Au cours de la réunion de suivi bilatérale, deux intervenants ont déclaré que toute modification réglementaire entraînant une augmentation des coûts serait défavorable. Huit intervenants ont indiqué qu’une approche de FEAC pourrait être coûteuse pour l’industrie.

Bien que certains intervenants aient fait valoir les avantages qu’auraient les évaluations normalisées (comme l’uniformité des connaissances sur le TMD) et la certification des formateurs (comme le fait d’offrir plus de certitude aux employeurs), la grande majorité des intervenants ont indiqué que le temps et les coûts seraient des préoccupations importantes. Les intervenants craignaient qu’une évaluation normalisée n’alourdisse le fardeau administratif et n’augmente le temps nécessaire à la formation et les coûts de formation, surtout pour ceux qui disposent de solides programmes de formation internes. Les employeurs qui offraient à leurs employés une formation en interne voulaient avoir la possibilité de continuer à le faire. L’industrie était également préoccupée par le fait que si TC devait certifier les formateurs, cela pourrait entraîner une réduction du nombre de formateurs disponibles (c’est-à-dire que seuls ceux certifiés par TC seraient qualifiés). Les coûts de certification des formateurs seraient alors reportés sur les employeurs qui font appel à des formateurs tiers.

La plupart des intervenants ont reconnu que le coût est un facteur important dans toute modification de la formation. Les intervenants ont suggéré que toute conception ne devrait pas être trop prescriptive et laisser une certaine souplesse à l’industrie pour qu’elle puisse s’appuyer sur des méthodes rentables telles que la formation en interne et en ligne (lorsque ces méthodes répondent aux exigences de TC), plutôt que de s’appuyer uniquement sur des options plus coûteuses telles que la formation en personne hors site. Conscient de l’impact financier potentiel sur l’industrie, TC a assuré l’industrie que le principal objectif de la norme de formation serait de codifier les pratiques que l’industrie applique déjà, plutôt que d’incorporer des exigences complètement nouvelles. Pour faciliter le déploiement de la norme, TC fournirait également des documents d’orientation supplémentaires sur les changements à venir pour aider les employeurs et les formateurs à réviser leurs programmes de formation au besoin. Les modifications proposées comprendraient également une période de transition de 12 mois pour donner aux entreprises le temps d’examiner et d’adopter la norme.

Approche de formation et d’évaluation axée sur les compétences

Les intervenants Ă©taient gĂ©nĂ©ralement favorables Ă  une approche de FEAC pour la formation sur le TMD. Cela comprenait les expĂ©diteurs, les employeurs et les formateurs. Les intervenants qui soutiennent la FEAC ont dĂ©clarĂ© que cette approche amĂ©liorerait le rĂ©gime actuel, encouragerait une approche plus cohĂ©rente de la formation Ă  l’échelle nationale et permettrait une meilleure supervision de la formation par TC. Toutefois, ils ont suggĂ©rĂ© que pour amĂ©liorer le système actuel, TC devrait dĂ©finir le terme « compĂ©tent Â» de manière Ă  saisir le large Ă©ventail de compĂ©tences dont les employĂ©s peuvent avoir besoin pour accomplir leurs tâches liĂ©es au TMD. Les intervenants voulaient Ă©galement s’assurer que les employĂ©s n’auraient pas besoin d’une formation supplĂ©mentaire qui n’est pas liĂ©e Ă  leurs tâches particulières. Pour rĂ©pondre Ă  cette prĂ©occupation, la norme a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e par l’industrie afin de dresser une liste gĂ©nĂ©rale de compĂ©tences et de critères de rendement liĂ©s aux tâches les plus courantes liĂ©es aux marchandises dangereuses. Les employeurs peuvent utiliser ces listes pour s’assurer que leurs employĂ©s ont Ă©tĂ© formĂ©s et Ă©valuĂ©s conformĂ©ment aux exigences modifiĂ©es.

Durée de la formation

Initialement, TC proposait une durĂ©e d’instruction de deux heures pour la formation de sensibilisation gĂ©nĂ©rale. Cependant, les intervenants ont estimĂ© que cette proposition Ă©tait trop prescriptive. En rĂ©ponse, le temps d’instruction de deux heures pour la formation de sensibilisation gĂ©nĂ©rale a Ă©tĂ© supprimĂ©, mais le nombre minimum de questions d’examen (25) pour la formation de sensibilisation gĂ©nĂ©rale est restĂ© inchangĂ©. TC est d’accord pour laisser le temps d’instruction ouvert, car la compĂ©tence, et non la durĂ©e de la formation, est le point central de la modification. De plus, le fait de ne pas ĂŞtre trop normatif donnerait plus de flexibilitĂ© aux employeurs pour s’adapter aux diffĂ©rentes capacitĂ©s d’apprentissage des employĂ©s.

Informations sur les certificats de compétence

Plusieurs intervenants ont demandé que l’information sur les certificats de compétence soit clarifiée et qu’il soit clairement indiqué dans le RTMD que les certificats électroniques seraient acceptés. TC a précisé que les codes de compétence décrits dans la norme de formation seraient requis sur les certificats, ce qui les rendrait uniformes dans tout le pays. Le format spécifique des certificats individuels serait laissé aux employeurs; toutefois, les modifications proposées indiqueraient que les versions électroniques du certificat de compétence sont acceptées.

Un autre commentaire récurrent concernant les certificats était de supprimer la nécessité d’un certificat comme cela se pratique aux États-Unis. Cette option n’a pas été retenue. Aux États-Unis, la formation est indiquée sur le permis de conduire de l’employé. Cependant, ce n’est pas le cas au Canada, c’est pourquoi un certificat distinct est nécessaire pour démontrer que la formation sur les tâches à effectuer qui sont liées aux marchandises dangereuses a eu lieu et est valide.

Rôles et responsabilités

Les intervenants ont demandĂ© plus de clartĂ© sur les exigences relatives aux travailleurs indĂ©pendants. Les modifications proposĂ©es indiqueraient que le travailleur indĂ©pendant, aux fins de la partie 6, aurait les mĂŞmes responsabilitĂ©s que l’employeur.

Une question a été soulevée concernant la responsabilité de fournir la formation aux personnes engagées en sous-traitance pour effectuer des tâches liées au TMD. Il a été réaffirmé que les employeurs et les travailleurs indépendants sont responsables de fournir la formation. Il sera clairement indiqué dans la norme que les employeurs doivent avoir une procédure ou une entente en place pour s’assurer que l’entrepreneur a reçu une formation et une évaluation conformément à la norme.

Quelques intervenants ont demandé des éclaircissements sur la responsabilité de juger qu’un formateur est qualifié. Les intervenants s’accordent à dire que l’employeur est responsable de s’assurer que le formateur est qualifié. La norme de formation fournit une description des sujets à couvrir dans la formation de sensibilisation générale, la formation propre aux fonctions et les évaluations connexes. Les employeurs peuvent se référer à cette liste pour s’assurer que les formateurs fournissent la formation nécessaire à leurs employés, et que les employés ont été évalués par rapport à tous les critères de rendement propres aux tâches et ont été jugés compétents.

Répercussions de la pandémie de COVID-19

Deux reprĂ©sentants d’associations estiment que la pĂ©riode de transition de 12 mois devrait ĂŞtre augmentĂ©e compte tenu des incertitudes de la pandĂ©mie. Les modifications proposĂ©es devraient ĂŞtre publiĂ©es dans la Partie II de la Gazette du Canada Ă  l’automne 2022 et entreraient en vigueur 12 mois plus tard, Ă  l’automne 2023. TC a conclu que la pĂ©riode de transition de 12 mois, après l’entrĂ©e en vigueur — prĂ©vue Ă  l’automne 2022 — donnerait Ă  l’industrie le temps de se rĂ©tablir et de s’aligner sur les exigences de la norme.

En outre, pour faciliter le dĂ©ploiement de la norme Ă  la lumière de la pandĂ©mie de COVID-19, on a tenu compte des problèmes financiers auxquels l’industrie pourrait ĂŞtre confrontĂ©e. TC travaille Ă  l’élaboration de documents d’orientation et d’outils pour aider les intervenants Ă  se conformer Ă  la nouvelle norme. Ces outils comprennent des exemples de matĂ©riel de formation et de questions d’évaluation que les intervenants peuvent utiliser pour rĂ©viser leurs programmes de formation, si nĂ©cessaire. Étant donnĂ© que certains intervenants, notamment les petites entreprises, n’ont peut-ĂŞtre pas accès Ă  l’expertise nĂ©cessaire pour Ă©laborer leurs propres programmes de formation ou aux ressources pour embaucher des formateurs, ces outils devraient contribuer Ă  minimiser le fardeau pour ces entreprises. Pour aider au dĂ©veloppement de ces documents, une invitation Ă  participer Ă  des groupes de discussion a Ă©tĂ© lancĂ©e aux membres du CCPG au dĂ©but de 2021. Au moins 20 reprĂ©sentants de 12 organisations gouvernementales et non gouvernementales diffĂ©rentes ont rĂ©pondu Ă  l’invitation et ont fourni de l’expertise et de la rĂ©troaction inestimables pour aider Ă  rendre ces ressources bĂ©nĂ©fiques pour l’industrie. Ce matĂ©riel sera disponible en ligne pour les intervenants lorsque les modifications proposĂ©es sont publiĂ©es en version finale dans la Partie II de la Gazette du Canada.

Obligations relatives aux traités modernes et consultation et mobilisation des Autochtones

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’approche fédérale pour la mise en œuvre des traités modernes, une analyse a été entreprise pour déterminer si la réglementation proposée est susceptible de donner lieu à des obligations concernant les traités modernes. Cette évaluation a examiné la portée géographique et le sujet de la proposition par rapport aux traités modernes en vigueur et, après examen, aucune implication ou aucun impact sur les traités modernes n’a été relevé.

Choix de l’instrument

Puisque la formation des personnes qui manutentionnent, présentent au transport ou transportent des marchandises dangereuses est régie par le RTMD, des modifications réglementaires sont nécessaires pour mettre à jour le régime de formation du TMD. TC dispose actuellement de documents d’orientation et d’outils offerts dans le cadre du programme d’application de la loi et sur le site Web du TMD pour aider les employeurs à comprendre ce qui est requis en matière de formation. Cependant, les problèmes liés au régime de formation actuel demeurent. Comme indiqué précédemment, les exigences actuelles ne sont pas claires. Si le statu quo était maintenu, il continuerait d’y avoir de la confusion parmi les intervenants quant à ce que signifie la formation appropriée de leurs employés. En outre, le règlement actuel n’est pas aligné sur les normes internationales.

L’incorporation de la norme, avec ses modifications successives, a été choisie comme la meilleure méthode pour atteindre les objectifs de cette proposition. Premièrement, grâce à cette approche, le RTMD s’alignerait davantage sur les exigences internationales en matière de formation sur le transport des marchandises dangereuses. Plus précisément, la modification proposée clarifierait le fait qu’être formé sur le TMD signifie avoir à la fois une formation de sensibilisation générale, une formation propre aux fonctions et les évaluations connexes; et que les personnes sont compétentes pour accomplir leurs tâches liées au TMD. Deuxièmement, le fait d’exiger que les personnes soient compétentes pour effectuer leurs tâches liées aux marchandises dangereuses clarifiera davantage pour l’industrie ce que l’on attend de la formation sur le TMD; aidera à réduire la probabilité d’incidents découlant d’une formation insuffisante; et fournira aux inspecteurs un moyen objectif de faire respecter la conformité.

Analyse de la réglementation

Les modifications proposĂ©es permettraient de clarifier davantage les exigences actuelles du RTMD en matière de formation et d’évaluation. En modifiant le Règlement, TC s’assurerait que la formation et l’évaluation offertes aux personnes qui manutentionnent, prĂ©sentent au transport ou transportent des marchandises dangereuses rĂ©pondent aux exigences du RTMD. Les modifications proposĂ©es entraĂ®neraient un coĂ»t total de 15,79 millions de dollars en valeur actuelle (dollar canadien de 2020, actualisĂ© Ă  l’annĂ©e 2021 Ă  un taux d’actualisation de 7 %) entre 2022 et 2031, dont 15,77 millions de dollars seraient attribuĂ©s aux industries qui manutentionnent ou transportent des marchandises dangereuses et 0.02 million de dollars pour le gouvernement du Canada pour la formation des inspecteurs du TMD. De plus, les modifications proposĂ©es entraĂ®neraient Ă©galement un avantage total de 17,43 millions de dollars pour la mĂŞme pĂ©riode, provenant d’incidents Ă©vitĂ©s qui pourraient ĂŞtre associĂ©s Ă  des blessures ou des dĂ©cès en raison de l’amĂ©lioration de la formation. Par consĂ©quent, l’avantage net de la modification proposĂ©e est de 1,63 million de dollars.

Cadre analytique

Les coĂ»ts et les avantages de la modification proposĂ©e ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s conformĂ©ment au Guide canadien d’analyse coĂ»ts-avantages du SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor (SCT), que l’on peut trouver dans la Directive du Cabinet sur la rĂ©glementation : politique sur l’analyse coĂ»ts-avantages. Dans la mesure du possible, les impacts sont quantifiĂ©s et monĂ©tisĂ©s, seuls les coĂ»ts et avantages directs pour les intervenants Ă©tant pris en compte dans l’analyse coĂ»ts-avantages.

Les avantages et les coûts associés à la modification proposée sont évalués en comparant le scénario de base au scénario de réglementation. Le scénario de base décrit ce qui est susceptible de se produire à l’avenir si le gouvernement du Canada ne met pas en œuvre la modification proposée. Le scénario de réglementation fournit des informations sur les résultats escomptés par suite de la modification proposée. Les détails sont discutés plus en détail ci-dessous.

L’analyse a permis d’estimer l’impact de la modification proposĂ©e sur une pĂ©riode de 10 ans allant de 2022 Ă  2031, l’annĂ©e 2022 Ă©tant celle de l’enregistrement de la modification finale. Sauf indication contraire, toutes les valeurs sont exprimĂ©es en valeur actuelle basĂ©e sur les dollars canadiens de 2020, et actualisĂ©es Ă  l’annĂ©e de base de 2021 Ă  un taux d’actualisation de 7 %.

Un rapport détaillé de l’analyse coûts-avantages est disponible sur demande.

Intervenants concernés

La modification proposĂ©e aurait un impact sur les industries qui manutentionnent ou transportent des marchandises dangereuses. Les produits classĂ©s comme dangereux par le gouvernement fĂ©dĂ©ral vont des produits comme le gaz et le pĂ©trole qui sont consommĂ©s ou exportĂ©s aux produits utilisĂ©s par l’industrie, comme le gaz naturel dans l’industrie des plastiques, les explosifs dans les industries minières et de la construction et l’acide sulfurique et le lithium dans la fabrication des piles. On estime qu’en gros 39 000 entreprises, comptant environ 659 000 employĂ©srĂ©fĂ©rence 5, seraient touchĂ©es. Sur les 39 000 entreprises, on estime qu’environ 80 % des entreprises touchĂ©es sont des petites entreprises (moins de 100 employĂ©s) et 20 % des moyennes ou grandes entreprises (100 employĂ©s ou plus)rĂ©fĂ©rence 6.

Les modifications proposĂ©es auraient Ă©galement un impact sur les industries des quatre secteurs du transport — aĂ©rien, ferroviaire, routier et maritime. Le secteur routier serait le plus touchĂ©, reprĂ©sentant environ 70 % des entreprises touchĂ©es, les autres secteurs du transport reprĂ©sentant les 30 % restantsrĂ©fĂ©rence 7.

Scénarios de base et de réglementation

Selon le scĂ©nario de base, les industries qui manutentionnent et/ou transportent des marchandises dangereuses continueraient d’interprĂ©ter le type de formation requis et jugĂ© adĂ©quat en vertu de la partie 6 du RTMD, et la formation et l’évaluation selon l’approche fondĂ©e sur la compĂ©tence ne seraient pas mises en Ĺ“uvre. De plus, la norme de formation ne serait pas incorporĂ©e par renvoi; cependant, certains intervenants de l’industrie adopteraient volontairement la norme. Les experts en la matière de TC s’attendent Ă  ce que presque toutes les entreprises satisfassent dĂ©jĂ  aux exigences de formation prĂ©vues par la norme, et que 40 % des moyennes/grandes entreprises et 5 % des petites entreprises adoptent volontairement les exigences relatives aux descriptions de tâches, aux critères de rendement et aux changements apportĂ©s au modèle de certificat prescrit par la norme de l’ONGC, Ă  l’exception de l’exigence relative Ă  la tenue de dossiers. De plus, selon les experts en la matière de TC, on s’attend Ă  ce que toutes les entreprises du secteur aĂ©rien se soient dĂ©jĂ  conformĂ©es Ă  la norme de l’ONGC (exigences relatives Ă  la formation, aux descriptions de tâches, aux critères de rendement et aux changements apportĂ©s au modèle de certificat), Ă  l’exception des nouvelles exigences en matière de tenue de dossiers.

En ce qui concerne le scĂ©nario de rĂ©glementation, la modification proposĂ©e clarifierait les exigences relatives Ă  la formation en vertu de la partie 6 du RTMD en incorporant par renvoi la norme de formation, qui Ă©tablit les exigences relatives Ă  la formation, Ă  l’évaluation et Ă  la compĂ©tence des personnes qui manutentionnent, prĂ©sentent au transport ou transportent des marchandises dangereuses par voie routière, ferroviaire, maritime et aĂ©rienne au Canada, et qui met l’accent sur une approche de formation et d’évaluation axĂ©e sur les compĂ©tences. Il en rĂ©sulterait de nouvelles exigences concernant l’élaboration de descriptions de tâches plus dĂ©taillĂ©es, le dĂ©veloppement de critères de rendement, la modification des certificats dĂ©livrĂ©s par les employeurs et des Ă©lĂ©ments supplĂ©mentaires Ă  inclure dans les dossiers de formation des employĂ©s. On suppose que la plupart des entreprises touchĂ©es rĂ©pondent dĂ©jĂ  aux exigences de formation proposĂ©es et que, par consĂ©quent, elles n’auraient probablement besoin d’apporter que de modifications mineures Ă  leurs programmes. Toutefois, un petit pourcentage d’entreprises devrait rĂ©viser leur formation pour se conformer aux modifications proposĂ©es. D’après les consultations avec les intervenants concernĂ©s, on estime que 2 % du secteur maritime (13 entreprises), 1 % du secteur ferroviaire (20 entreprises), 5 % du secteur routier (1 407 entreprises) et 2 % du secteur multimodal (145 entreprises) devraient rĂ©viser leurs programmes de formation pour se conformer aux modifications proposĂ©es.

Les modifications proposées toucheraient principalement les intervenants qui n’ont pas adopté volontairement la norme de l’ONGC dans le scénario de base. Les entreprises qui adopteraient volontairement la norme de l’ONGC dans le scénario de base ne seraient touchées que par le respect des nouvelles exigences en matière de tenue de dossiers.

Avantages et coûts

En incorporant la norme par renvoi dans le règlement modifiĂ©, TC s’assurerait que les exigences relatives Ă  la formation et Ă  l’évaluation des personnes qui manutentionnent, prĂ©sentent au transport ou transportent des marchandises dangereuses sont claires et se conforment mieux aux codes internationaux. Cela entraĂ®nerait des coĂ»ts supplĂ©mentaires d’environ 15,79 millions de dollars pour environ 39 000 entreprises qui manutentionnent ou transportent des marchandises dangereuses et au gouvernement du Canada au cours de la pĂ©riode d’analyse de 10 ans, soit de 2022 Ă  2031rĂ©fĂ©rence 8. Les modifications proposĂ©es se traduiraient Ă©galement par un avantage de 17,43 millions de dollars provenant des incidents Ă©vitĂ©s qui entraĂ®nent des dĂ©cès ou des blessures.

Avantages

L’amĂ©lioration de la formation devrait permettre de rĂ©duire le nombre d’incidents liĂ©s Ă  une formation inadĂ©quate ou insuffisante. Ă€ partir du Système d’information sur les accidents concernant les marchandises dangereuses de TC, il a Ă©tĂ© estimĂ© que 55 incidents de sĂ©curitĂ© entre 2014 et 2019 Ă©taient liĂ©s Ă  une formation inadĂ©quate. Ce nombre suppose que tous les incidents liĂ©s Ă  une manutention ou un chargement/dĂ©chargement inappropriĂ©, Ă  des incendies, Ă  des rĂ©actions chimiques et Ă  la nĂ©gligence sont liĂ©s au fait que les employĂ©s ne sont pas compĂ©tents pour les activitĂ©s qui leur sont confiĂ©es dans le cadre de leur travail. Sur ces 55 incidents, il y a eu 3 dĂ©cès, 8 blessures majeures, 43 blessures modĂ©rĂ©es et 123 blessures mineures.

En moyenne, les modifications proposĂ©es devraient permettre d’éviter les blessures/dĂ©cès suivants de 2022 Ă  2031 : 2 dĂ©cès (un en 2024 et un en 2029), 8 blessures majeures (une par annĂ©e Ă  partir de 2024), 32 blessures mineures (quatre par annĂ©e Ă  partir de 2024) et 48 blessures minimes (six par annĂ©e Ă  partir de 2024)rĂ©fĂ©rence 9. Un certain nombre de valeurs aberrantes ont Ă©tĂ© retirĂ©es des 55 incidents afin d’obtenir une projection plus prĂ©cise des dĂ©cès et/ou blessures qui se produiraient sur la pĂ©riode d’analyse de 10 ans. Par exemple, 80 blessures minimes se sont produites en 2015 et 20 en 2018, alors que les autres annĂ©es, ces chiffres variaient entre 3 et 8. Par consĂ©quent, la projection des blessures minimes est basĂ©e sur une occurrence moyenne sur quatre ans (2014, 2016, 2017 et 2019) plutĂ´t que sur six ans (2014 Ă  2019). En utilisant la valeur d’une vie statistique (VVS) de 8,0 millions de dollarsrĂ©fĂ©rence 10, les bĂ©nĂ©fices attendus des incidents Ă©vitĂ©s sont estimĂ©s Ă  17,43 millions de dollarsrĂ©fĂ©rence 11.

De plus, les modifications proposées feraient en sorte que la formation de sensibilisation générale, la formation propre aux fonctions et les évaluations connexes soient requises pour déterminer si les personnes sont compétentes pour accomplir leurs tâches liées au TMD, comme la manutention, la présentation au transport ou le transport de marchandises dangereuses. Les modifications proposées préciseraient que la formation de sensibilisation générale est nécessaire pour fournir un niveau de connaissances de base, et que la formation propre aux fonctions garantit que ces personnes exécutent leurs tâches spécifiques selon une certaine norme. Les évaluations valideraient l’efficacité de la formation et confirmeraient que la personne possède les connaissances, les compétences et les aptitudes nécessaires pour accomplir ses tâches.

L’incorporation par renvoi de la norme de l’ONGC devrait aider les employeurs dans leur embauche d’employés en fournissant une compréhension objective des compétences actuelles d’employés potentiels et en facilitant la planification du perfectionnement professionnel d’employés nouveaux et existants. De plus, l’adoption d’une approche de FEAC aiderait les employeurs à se concentrer davantage sur les résultats (c’est-à-dire des employés compétents pour leurs tâches de TMD) et leur fournirait une méthode pour améliorer les compétences des employés.

Enfin, en précisant dans la norme de formation les exigences relatives à la formation de sensibilisation générale, à la formation propre aux fonctions et aux évaluations connexes, les inspecteurs auraient désormais les moyens de déterminer objectivement si les employés sont compétents pour accomplir leurs tâches liées au transport des marchandises dangereuses. Cela permettrait d’améliorer la surveillance et l’application du régime de formation du TMD. La modification proposée permettrait également de mieux s’aligner sur les exigences internationales, comme le 49 CFR des États-Unis et l’initiative de FEAC de l’OACI, et de définir des attentes claires et détaillées qui serviraient de base à des mécanismes plus efficaces de vérification de la conformité, de surveillance et d’application de la loi.

Coûts

Les modifications proposĂ©es entraĂ®neraient un coĂ»t total de 15,79 millions de dollars de 2022 Ă  2031, dont 15,77 millions de dollars seraient attribuĂ©s Ă  environ 39 000 entreprises (avec environ 659 000 employĂ©s) qui manutentionnent et/ou transportent des marchandises dangereuses, et 0,02 million de dollars au gouvernement du Canada pour la formation des inspecteurs du TMD.

Coûts pour les entreprises

Les intervenants de l’industrie ont Ă©tĂ© consultĂ©s sur deux hypothèses de coĂ»ts : (i) le nombre/pourcentage d’entreprises dans chaque mode qui devraient rĂ©viser leurs programmes de formation et (ii) le temps qu’il faudrait Ă  ces entreprises pour rĂ©viser leurs programmes de formation. Cependant, les autres hypothèses de coĂ»ts prĂ©sentĂ©es dans cette analyse Ă©taient fondĂ©es sur l’expertise en la matière de TC concernant l’industrie du TMD.

Bien que les modifications proposĂ©es comprennent divers changements, la majoritĂ© d’entre eux sont liĂ©s Ă  l’incorporation par renvoi de la norme de l’ONGC qui vise Ă  fournir des prĂ©cisions sur les exigences de formation. Comme il a Ă©tĂ© mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, puisque la norme de l’ONGC a Ă©tĂ© publiĂ©e en novembre 2020, presque toutes les entreprises se conforment dĂ©jĂ  aux exigences de formation en vertu de la norme. On s’attend Ă  ce que d’ici la publication du Règlement, 40 % des moyennes/grandes entreprises et 5 % des petites entreprises aient volontairement adoptĂ© les exigences liĂ©es aux descriptions de tâches, aux critères de rendement et aux modifications apportĂ©es au modèle de certificat prescrit dans la norme de l’ONGC. De mĂŞme, on s’attend Ă  ce que toutes les entreprises de l’industrie aĂ©rienne aient volontairement adoptĂ© la norme de l’ONGC. Toutefois, ces entreprises auraient tout de mĂŞme des coĂ»ts associĂ©s aux nouvelles exigences en matière de tenue de dossiers.

En ce qui concerne le reste des entreprises, la plupart d’entre elles satisfont actuellement aux exigences de formation de la norme de l’ONGC et n’engageraient des coûts qu’en raison des nouvelles exigences relatives à l’élaboration de descriptions de tâches plus détaillées, à l’élaboration de critères de rendement, à la modification des certificats délivrés par les employeurs et aux éléments supplémentaires à inclure dans les dossiers de formation des employés. Toutefois, un petit pourcentage d’entreprises engageraient également des coûts parce qu’elles devraient réviser leurs programmes de formation (y compris l’évaluation) afin d’être en conformité avec les modifications proposées.

Validation et tenue des descriptions de tâches

Selon le scénario de base, il est courant pour l’industrie d’élaborer et de définir des descriptions de tâches pour chaque type d’emploi spécifique; toutefois, cela n’est pas explicitement exigé par le RTMD. Dans le scénario de réglementation, l’obligation pour les employeurs de tenir à jour et/ou d’élaborer des descriptions de tâches pour s’aligner sur la norme de formation serait précisée dans le Règlement, et les exigences proposées en matière de description de tâches devraient être plus détaillées que ce qui est actuellement élaboré par l’industrie. Des descriptions de tâches seraient désormais nécessaires pour décrire les tâches propres aux fonctions de chaque employé.

Par consĂ©quent, on s’attend Ă  ce que les employeurs doivent rĂ©viser et valider chaque description de tâche propre Ă  un emploi en consĂ©quence. Selon les experts en la matière de TC, on s’attend Ă  ce que la validation/mise Ă  jour des descriptions de tâches existantes prenne Ă  chaque entreprise environ 0,5 heure par description de tâche. Sur la base de l’expertise en la matière de TC, on suppose qu’une moyenne ou grande entreprise aurait cinq descriptions de tâches uniques Ă  examiner et Ă  valider/mettre Ă  jour, et qu’une petite entreprise aurait trois descriptions de tâches uniques Ă  examiner et Ă  valider/mettre Ă  jour. On s’attend Ă  ce qu’un employĂ© occupant un poste de direction soit chargĂ© d’effectuer ce travail, Ă  un taux de rĂ©munĂ©ration de 53,81 $/heurerĂ©fĂ©rence 12. Par consĂ©quent, on estime que la nouvelle exigence liĂ©e Ă  l’élaboration et Ă  la mise Ă  jour des descriptions de tâches entraĂ®nerait un coĂ»t unique d’environ 2,76 millions de dollars pour l’industrie en 2022.

Élaboration des critères de rendement

Selon le scénario de base, l’industrie n’est pas tenue d’élaborer des critères de rendement. En ce qui concerne le scénario de réglementation, les employeurs seraient tenus d’élaborer des critères de rendement, tel qu’il est mentionné dans la norme, pour l’évaluation des compétences. Les critères de rendement décriraient les différentes compétences en fonction desquelles un employé devrait être évalué pour être jugé compétent pour effectuer ses tâches liées aux marchandises dangereuses.

Par consĂ©quent, on s’attend Ă  ce que les employeurs examinent les exigences supplĂ©mentaires en vertu des modifications proposĂ©es qui sont liĂ©es Ă  l’élaboration de critères de rendement, puis qu’ils Ă©laborent les critères de rendement appropriĂ©s pour chaque description de tâche. Selon les experts en la matière de TC, on s’attend Ă  ce que l’élaboration des critères de rendement prenne Ă  chaque entreprise environ 0,25 heure par critère de rendement. Selon l’expertise en la matière de TC, on suppose qu’une moyenne ou grande entreprise aurait cinq critères de rendement uniques Ă  Ă©laborer, et qu’une petite entreprise aurait trois critères de rendement uniques Ă  valider/mettre Ă  jour. On s’attend Ă  ce qu’un employĂ© occupant un poste de direction soit chargĂ© de rĂ©aliser ce travail, Ă  un taux de rĂ©munĂ©ration de 53,81 $/heure. Par consĂ©quent, on estime que la nouvelle exigence liĂ©e Ă  l’élaboration de critères de rendement entraĂ®nerait un coĂ»t unique d’environ 1,38 million de dollars pour l’industrie en 2022.

Mise à jour des modèles de certificats

Selon le scĂ©nario de base, l’industrie doit dĂ©livrer un « certificat de formation Â» Ă  tous les employĂ©s. En ce qui concerne le scĂ©nario de rĂ©glementation, cette exigence serait supprimĂ©e et remplacĂ©e par l’exigence que les employĂ©s formĂ©s dans le cadre du nouveau rĂ©gime reçoivent un « certificat de compĂ©tence Â» (au lieu d’un « certificat de formation Â») de la part de leur employeur une fois qu’ils ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s et jugĂ©s compĂ©tents pour effectuer leurs tâches liĂ©es aux marchandises dangereuses. De plus, les certificats seraient modifiĂ©s pour indiquer qu’un employĂ© a reçu une formation de sensibilisation gĂ©nĂ©rale. Par consĂ©quent, l’industrie serait tenue de mettre Ă  jour ses certificats afin de rĂ©pondre aux nouvelles exigences de la modification proposĂ©e.

Selon les experts en la matière de TC, on s’attend Ă  ce qu’il faille Ă  un employĂ© de niveau administratif 0,5 heure par entreprise pour mettre Ă  jour le modèle de certificat, Ă  un salaire horaire de 29,46 $/heurerĂ©fĂ©rence 13. Par consĂ©quent, on estime que l’exigence liĂ©e Ă  la mise Ă  jour du modèle de certificat entraĂ®nerait un coĂ»t unique d’environ 0,46 million de dollars pour l’industrie en 2022.

Nouvelle tenue des dossiers

Selon le scĂ©nario de base, l’industrie est tenue de conserver des dossiers dĂ©taillĂ©s sur la formation et l’évaluation des personnes qui manutentionnent, prĂ©sentent au transport ou transportent des marchandises dangereuses. En ce qui concerne le scĂ©nario de rĂ©glementation, deux Ă©lĂ©ments supplĂ©mentaires devraient ĂŞtre inclus dans les dossiers : les descriptions des tâches et les critères de rendement de la personne.

Par conséquent, les employeurs seraient tenus de conserver des dossiers des descriptions de tâches et des critères de rendement chaque fois qu’un employé termine une formation. La fréquence de la formation est de tous les deux ans pour les employés du secteur aérien, et de tous les trois ans pour les employés des secteurs ferroviaire, routier et maritime. Étant donné que les certificats de tous les employés n’expireraient pas le premier jour de l’entrée en vigueur de la modification proposée, on suppose qu’un tiers des employés seraient tenus de renouveler leur formation et leur évaluation par année en débutant en 2023référence 14. Cependant, étant donné que la formation des salariés du secteur aérien ne serait valable que pour deux ans, les deux tiers de ces salariés devraient être formés en 2025 et tous les deux ansréférence 15.

Selon les experts en la matière de TC, on s’attend Ă  ce qu’il faille Ă  un employĂ© de niveau administratif deux minutes par employĂ©, Ă  un salaire horaire de 29,46 $/heure, pour saisir les informations supplĂ©mentaires dans le cadre des nouvelles exigences de tenue de dossiers. Par consĂ©quent, on estime que les nouvelles exigences de tenue de dossiers entraĂ®neraient un coĂ»t supplĂ©mentaire d’environ 1,32 million de dollars pour l’industrie entre 2023 et 2031 (aucun coĂ»t n’aurait lieu en 2022).

Révision des programmes de formation

Selon le scĂ©nario de base, l’industrie continuerait d’interprĂ©ter le type de formation requis et jugĂ© adĂ©quat en vertu de la partie 6 du RTMD. Selon le scĂ©nario de rĂ©glementation, la modification proposĂ©e clarifierait les exigences relatives Ă  la formation en vertu de la partie 6 du RTMD en incorporant par renvoi la norme de formation, qui Ă©nonce les exigences relatives Ă  la formation, Ă  l’évaluation et Ă  la compĂ©tence des personnes qui manutentionnent, prĂ©sentent au transport ou transportent des marchandises dangereuses par voie routière, ferroviaire, maritime et aĂ©rienne au Canada, et qui met l’accent sur une approche de formation et d’évaluation axĂ©e sur les compĂ©tences. Cela entraĂ®nerait une rĂ©vision des programmes de formation pour un petit pourcentage d’entreprises. D’après les consultations avec les intervenants concernĂ©s, on estime que 2 % du secteur maritime (13 entreprises, toutes devraient ĂŞtre de taille moyenne ou grandes), 1 % du secteur ferroviaire (20 entreprises, toutes devraient ĂŞtre de taille moyenne ou grandes), 5 % du secteur routier (1 407 entreprises, toutes devraient ĂŞtre petites) et 2 % du secteur multimodal (145 entreprises, toutes devraient ĂŞtre petites) seraient tenus de rĂ©viser leurs programmes de formation pour se conformer Ă  la modification proposĂ©e.

D’après les consultations avec les intervenants concernĂ©s, la rĂ©vision des programmes de formation actuels prendrait Ă  un employĂ© de niveau de direction, au salaire horaire de 53,81 $, trois heures pour rĂ©viser les programmes de formation actuels et une heure pour rĂ©viser l’évaluation afin qu’ils soient conformes aux exigences de formation. Par consĂ©quent, on estime que la rĂ©vision des programmes de formation entraĂ®nerait un coĂ»t supplĂ©mentaire ponctuel d’environ 0,32 million de dollars pour l’industrie en 2022.

De plus, la rĂ©vision des programmes de formation entraĂ®nerait un temps supplĂ©mentaire pour que les employĂ©s de ces entreprises puissent complĂ©ter la formation. Selon les experts en la matière de TC, il faudrait Ă  un employĂ© de niveau opĂ©rationnel, au taux horaire de 31,00 $rĂ©fĂ©rence 16, trois heures supplĂ©mentaires pour suivre le programme de formation rĂ©visĂ© et une heure pour effectuer l’évaluation rĂ©visĂ©e. Cela s’ajoute au temps que les employĂ©s consacrent actuellement Ă  la formation et Ă  l’évaluation. De plus, il faudrait une heure Ă  un employĂ© de niveau de direction, au salaire horaire de 53,81 $, pour administrer l’évaluation rĂ©visĂ©e. Par consĂ©quent, on estime que le coĂ»t de la formation et de l’évaluation rĂ©visĂ©es entraĂ®nerait un coĂ»t supplĂ©mentaire d’environ 9,53 millions de dollars pour l’industrie entre 2023 et 2031.

Au total, le coĂ»t de la rĂ©vision du programme de formation serait de 9,85 millions de dollars entre 2022 et 2031.

Coûts pour le gouvernement

Transports Canada devrait mettre Ă  jour les cours et les manuels de formation sur le TMD pour y inclure les nouvelles exigences prescrites dans les modifications proposĂ©es en 2022. La mise Ă  jour du matĂ©riel de formation exigerait 30 heures (quatre jours) d’un employĂ© de niveau TI-06 (au taux de salaire de 59,81 $ l’heure), et l’approbation, 7,5 heures (une journĂ©e) d’un gestionnaire de niveau PM-06 (au taux de salaire de 76,14 $ l’heure)rĂ©fĂ©rence 17. Le coĂ»t ponctuel de la mise Ă  jour du matĂ©riel de formation a Ă©tĂ© estimĂ© Ă  environ 2 200 $. De plus, environ 130 inspecteurs du TMD (au niveau TI-06) Ă  TC devraient suivre une sĂ©ance de formation de trois heures en 2022 sur les modifications proposĂ©es. Ce coĂ»t ponctuel de la formation a Ă©tĂ© estimĂ© Ă  environ 21 800 $.

Par consĂ©quent, TC engagerait un coĂ»t total de 24 000 $ en 2022.

Énoncé des coûts-avantages
Tableau 1 : CoĂ»ts monĂ©tarisĂ©s (en millions de dollars)
Intervenant touchĂ© Description des coĂ»ts AnnĂ©e de base :
2022
Moyenne annuelle : (2023-2030) Dernière annĂ©e :
2031
Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Industries qui manutentionnent et/ou transportent des marchandises dangereuses Mise Ă  jour et tenue des descriptions de tâches 2,76 M$ 0,00 M$ 0,00 M$ 2,76 M$ 0,39 M$
Élaboration de critères de rendement 1,38 M$ 0,00 M$ 0,00 M$ 1,38 M$ 0,20 M$
RĂ©vision du modèle de certificat 0,46 M$ 0,00 M$ 0,00 M$ 0,46 M$ 0,07 M$
Exigences supplĂ©mentaires en matière de tenue de dossiers 0.00 M$ 0,15 M$ 0,11 M$ 1,32 M$ 0,19 M$
RĂ©vision de la formation 0,32 M$ 1,09 M$ 0,80 M$ 9,85 M$ 1,40 M$
Transports Canada Mise à jour du matériel de formation sur le TMD et formation des inspecteurs du TMD 0,02 M$ 0.00 M$ 0.00 M$ 0.02 M$ 0.003 M$
Tous les intervenants CoĂ»ts totaux 4,94 M$ 1,24 M$ 0,91 M$ 15,79 M$ 2,25 M$
Tableau 2 : Avantages monĂ©tarisĂ©s
Intervenant touchĂ© Description de l’avantage AnnĂ©e de base :
2022
Moyenne annuelle : (2023-2030) Dernière annĂ©e :
2031
Total (valeur actualisée) Valeur annualisée
Industries qui manutentionnent et/ou transportent des marchandises dangereuses Éviter les incidents qui entraĂ®nent la mort ou des blessures 0,00 M$ 2,10 M$ 0,61 M$ 17,43 M$ 2,48 M$
Tous les intervenants Total des avantages 0,00 M$ 2,10 M$ 0,61 M$ 17,43 M$ 2,48 M$
Tableau 3 : RĂ©sumĂ© des coĂ»ts et avantages monĂ©tarisĂ©s
RĂ©percussions AnnĂ©e de base : 2022 Moyenne annuelle : (2023-2030) Dernière annĂ©e : 2031 Total (valeur actualisĂ©e) Valeur annualisĂ©e
Total des coĂ»ts 4,94 M$ 1,24 M$ 0,91 M$ 15,79 M$ 2,25 M$
Total des avantages 0,00 M$ 2,10 M$ 0,61 M$ 17,43 M$ 2,48 M$
Impact net −4,94 M$ 0,86 M$ −0,30 M$ 1,63 M$ 0,23 M$
Analyse de sensibilité

Comme dĂ©crit prĂ©cĂ©demment, un certain nombre d’hypothèses ont Ă©tĂ© formulĂ©es pour estimer les coĂ»ts de la modification proposĂ©e. Pour tenir compte de l’effet de l’incertitude et de la variabilitĂ© sur ces hypothèses, une analyse de sensibilitĂ© est effectuĂ©e, dans laquelle des valeurs diffĂ©rentes sont attribuĂ©es aux variables et les rĂ©sultats sont réévaluĂ©s. Une analyse de sensibilitĂ© a Ă©tĂ© effectuĂ©e sur les variables suivantes : pĂ©riode d’analyse, taux d’actualisation, nombre d’employĂ©s et nombre d’entreprises.

Période d’analyse

Une période d’analyse de 10 ans a été utilisée pour l’analyse centrale, tandis que l’analyse de sensibilité présente les résultats si une période de 20 ans avait été utilisée.

Taux d’actualisation

L’analyse centrale a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e avec un taux d’actualisation de 7 %, tel qu’il est recommandĂ© par le SecrĂ©tariat du Conseil du TrĂ©sor du Canada. L’analyse de sensibilitĂ© prĂ©sente les rĂ©sultats si un taux d’actualisation de 3 % avait Ă©tĂ© utilisĂ©, ainsi que s’il n’y avait pas d’actualisation.

Nombre d’employés

L’analyse centrale a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e avec un nombre approximatif de 659 000 employĂ©s touchĂ©s. L’analyse de sensibilitĂ© prĂ©sente les rĂ©sultats si ce nombre connaissait une augmentation et une diminution de 15 %.

Nombre d’entreprises

L’analyse centrale a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e avec un nombre approximatif de 39 000 entreprises touchĂ©es. L’analyse de sensibilitĂ© prĂ©sente les rĂ©sultats si ce nombre Ă©tait augmentĂ© et diminuĂ© de 15 %.

Tableau 4.1 : RĂ©sultats de l’analyse de sensibilitĂ© — pĂ©riode d’analyse (en millions de dollars)
Remarque : Les valeurs de coĂ»ts et d’avantages sur « 10 ans Â» reprĂ©sentent le cas central.
Paramètre Coût total Avantage total
10 ans 15,79 M$ 17,43 M$
20 ans 22,15 M$ 21,70 M$
Tableau 4.2 : RĂ©sultats de l’analyse de sensibilitĂ© — Taux d’actualisation (en millions de dollars)
Remarque : Les valeurs de coĂ»ts et d’avantages de « 7 % Â» reprĂ©sentent le cas central.
Paramètre Coût total Avantage total
Non actualisĂ© 21,32 M$ 25,57 M$
3 % 18,60 M$ 21,55 M$
7 % 15,79 M$ 17,43 M$
Tableau 4.3 : RĂ©sultats de l’analyse de sensibilitĂ© — nombre d’employĂ©s et d’entreprises (en millions de dollars)
Remarque : Les valeurs de coĂ»ts et d’avantages « 659 061 (nombre d’employĂ©s) divisĂ© par 39 173 (nombre d’entreprises) Â» reprĂ©sentent le cas central.
Paramètre Coût total Avantage total
– 15 % 13,47 M$ S.O. note a du tableau b6
659 061 (nombre d’employĂ©s)/
39 173 (nombre d’entreprises)
15,97 M$ S.O.
+ 15 % 18,11 M$ S.O.

Note(s) du tableau b6

Note a du tableau b6

Les avantages ne dépendent pas du nombre d’employés et d’entreprises.

Retour Ă  la note a du tableau b6

Analyse de répartition

Les modifications proposĂ©es auraient des rĂ©percussions sur les quatre secteurs du transport (aĂ©rien, ferroviaire, maritime et routier); toutefois, les entreprises du secteur routier seraient plus touchĂ©es que celles des autres secteurs du transport, car la majoritĂ© des entreprises (environ 70 %) qui manutentionnent ou transportent des marchandises dangereuses se trouvent dans le secteur routier. On estime qu’environ 82 % des coĂ»ts aux entreprises seraient engagĂ©s par les entreprises du secteur routier, pour un total de 12,99 millions de dollars. Les trois autres secteurs du transport (aĂ©rien, maritime et ferroviaire) engageraient les 18 % restants, pour un total de 2,78 millions de dollarsrĂ©fĂ©rence 7.

Tableau 5 : CoĂ»ts par secteur du transport (en millions de dollars)
Secteur du transport Coût total pour les entreprises Part des coûts
(en pourcentage)
Secteur routier 12,99 M$ 82 %
Autres secteurs du transport (aĂ©rien, ferroviaire et maritime) 2,78 M$ 18 %
Total 15,77 M$ 100 %

Lentille des petites entreprises

La lentille des petites entreprises s’applique, car il y a des impacts sur les petites entreprises associĂ©s Ă  la modification proposĂ©erĂ©fĂ©rence 18. On estime que les industries qui manutentionnent ou transportent des marchandises dangereuses sont composĂ©es d’environ 80 % de petites entreprises. Afin d’attĂ©nuer cet impact, des documents d’orientation de TC seraient créés pour minimiser les ressources nĂ©cessaires aux entreprises pour comprendre les exigences de la modification proposĂ©e. Les documents d’orientation, qui seraient disponibles sur le site Web de TC, permettraient Ă©galement Ă  l’industrie de mieux comprendre les nouvelles exigences rĂ©glementaires et de faciliter leur adoption. La modification proposĂ©e entraĂ®nerait un coĂ»t diffĂ©rentiel de 13,56 millions de dollars (ou une moyenne de 559 $ par entreprise) pour les petites entreprises au cours de la pĂ©riode d’analyse de 10 ans, ou un coĂ»t annualisĂ© de 1,93 million de dollars (ou une moyenne de 80 $ par entreprise)rĂ©fĂ©rence 19.

Afin d’alléger le fardeau pour les intervenants de l’industrie, TC publierait des directives détaillées et plusieurs modèles de documents de formation pour appuyer la transition vers la FEAC pour les personnes assujetties au RTMD. En fournissant des exemples concrets, ces documents d’orientation visent à aider les intervenants à mieux comprendre le Règlement et, par conséquent, à maintenir et à améliorer les compétences de leurs employés afin d’assurer la manutention et le transport sécuritaires des marchandises dangereuses.

Bien que les modifications proposées introduisent des charges administratives supplémentaires pour les petites entreprises, elles n’introduisent pas de nouvelles exigences nettes en matière de formation; par conséquent, aucun assouplissement n’a été élaboré spécifiquement pour les petites entreprises. Toutefois, il convient de noter que les documents d’orientation sont élaborés principalement pour servir et aider les petites entreprises, qui sont moins susceptibles d’avoir des programmes de formation internes préexistants et solides.

Résumé de la lentille des petites entreprises
Tableau 6 : CoĂ»ts de conformitĂ© pour les petites entreprises (en millions de dollars)
Activité Pourcentage de petites entreprises touchées Nombre de petites entreprises touchées Valeur actuelle Valeur annualisée Valeur annualisée par entreprise
Mise Ă  jour et tenue des descriptions de tâches 95 % 29 541 2,17 M$ 0,31 M$ 10,45 M$
Élaboration de critères de rendement 95 % 29 541 1,08 M$ 0,15 M$ 5,22 M$
RĂ©vision du modèle de certificat 95 % 29 541 0,40 M$ 0,06 M$ 1,91 M$
RĂ©vision du programme de formation 5 % 1 552 9,64 M$ 1,37 M$ 884,50 M$
Total des coĂ»ts de conformitĂ© S.O. S.O. 13,29 M$ 1,89 M$ S.O.
Tableau 7 : CoĂ»ts administratifs pour les petites entreprises (en millions de dollars)
Activité Pourcentage de petites entreprises touchées Nombre de petites entreprises touchées Valeur actuelle Valeur annualisée
Tenue de dossiers note a du tableau b9 100 % 31 096 0,27 M$ 0,04 M$
Total des coĂ»ts administratifs S.O. S.O. 0,27 M$ 0,04 M$

Note(s) du tableau b9

Note a du tableau b9

Le coût annualisé par entreprise n’est pas inclus dans le tableau 7, car seule une partie des petites entreprises engagerait des coûts de tenue de dossiers par an.

Retour Ă  la note a du tableau b9

Tableau 8 : Total des coĂ»ts administratifs et de conformitĂ© pour les petites entreprises (en millions de dollars)
Totaux Valeur actuelle Valeur annualisée
CoĂ»t total (toutes les petites entreprises touchĂ©es) 13,56 M$ 1,93 M$
CoĂ»t par petite entreprise touchĂ©e note a du tableau b10 559 $ 80 $

Note(s) du tableau b10

Note a du tableau b10

Les coûts par petite entreprise touchée sont des valeurs moyennes et peuvent ne pas refléter les coûts réels par entreprise.

Retour Ă  la note a du tableau b10

Règle du « un pour un Â»

La règle du « un pour un Â» s’applique Ă©tant donnĂ© qu’il y a une augmentation progressive du fardeau administratif pour les entreprises et que la proposition est considĂ©rĂ©e comme un facteur d’alourdissement du fardeau conformĂ©ment Ă  la règle. La modification proposĂ©e imposerait des exigences administratives aux employeurs pour qu’ils conservent des informations supplĂ©mentaires dans leurs dossiers de formation. Selon la mĂ©thodologie Ă©laborĂ©e dans le Règlement sur la rĂ©duction de la paperasse, il a Ă©tĂ© estimĂ© que les coĂ»ts administratifs supplĂ©mentaires annualisĂ©s imposĂ©s seraient de 84 573 $, soit un coĂ»t annualisĂ© de 7,18 $ par entrepriserĂ©fĂ©rence 20, pour les intervenants touchĂ©s (valeur actuelle en dollars canadiens de 2012, actualisĂ©e Ă  l’annĂ©e 2012 avec un taux d’actualisation de 7 % pour une pĂ©riode de 10 ans entre 2022 et 2031).

Coopération et harmonisation en matière de réglementation

Cette proposition réglementaire n’est pas introduite pour se conformer à un contrat ou à une obligation internationale, et elle n’a aucune incidence liée à un plan de travail ou à un engagement dans le cadre d’un forum officiel de coopération réglementaire. Les modifications proposées s’aligneraient davantage sur les exigences actuelles en matière de formation aux États-Unis. De plus, une preuve de formation obtenue aux États-Unis selon les conditions du 49 CFR serait reconnue comme valide au Canada. Par exemple, un inspecteur accepterait une preuve de formation obtenue aux États-Unis d’un camionneur américain voyageant des États-Unis au Canada pour livrer des marchandises dangereuses.

Actuellement, les Instructions techniques de l’OACI sur le transport sécuritaire des marchandises dangereuses par voie aérienne stipulent explicitement que le personnel doit être compétent pour exécuter toute fonction dont il est responsable et que cela doit être réalisé par l’entremise de la formation et de l’évaluation. L’OACI a élaboré des documents d’orientation à l’intention des employés de l’État et des intervenants afin d’élaborer une approche fondée sur la compétence pour la formation et l’évaluation. Une approche est fournie dans le guide de l’OACI intitulé Orientations concernant une approche fondée sur la compétence pour la formation et l’évaluation relatives aux marchandises dangereuses, qui a été élaboré pour aider les organismes faisant autorité et l’industrie à former et à évaluer le personnel participant au transport de marchandises dangereuses par voie aérienne. L’OACI a déclaré que d’autres approches sont également acceptables si elles aboutissent à un personnel compétent pour remplir ses fonctions désignées.

Transports Canada a adopté les principes de cette approche, mais a élargi la portée pour inclure tous les modes de transport dans la norme de l’ONGC. Le fait d’exiger que les employés qui manutentionnent, présentent au transport ou transportent des marchandises dangereuses reçoivent une formation de sensibilisation générale, une formation propre aux fonctions et des évaluations connexes, et qu’ils soient jugés compétents, permettrait une plus grande harmonisation avec les compétences internationales.

Évaluation environnementale stratégique

Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes, et à l’Énoncé de politique de Transports Canada sur l’évaluation environnementale stratégique (2013), le processus d’évaluation environnementale stratégique (EES) a été suivi pour cette proposition et une évaluation du transport durable a été réalisée. Aucun effet environnemental important n’est appréhendé à la suite de cette proposition. L’évaluation a pris en compte les effets potentiels sur l’environnement, les objectifs et les cibles de la Stratégie fédérale de développement durable (SFDD).

Analyse comparative entre les sexes plus

Cette initiative s’appliquerait à tous les intervenants qui manutentionnent, présentent au transport ou transportent des marchandises dangereuses au Canada. Par conséquent, l’initiative ne s’applique pas spécifiquement à un groupe en raison de facteurs identitaires tels que le sexe, la race, l’origine ethnique, la sexualité, etc. En général, cependant, il y a une plus grande représentation d’hommes que de femmes dans l’industrie du transport.

Étant donnĂ© que les modifications proposĂ©es Ă  la formation sur les marchandises dangereuses sont axĂ©es sur les rĂ©sultats (c’est-Ă -dire qu’elles sont axĂ©es sur la compĂ©tence des employĂ©s), plutĂ´t que prescriptives, il incombe aux employeurs de s’assurer que tous les employĂ©s ont les mĂŞmes possibilitĂ©s d’être formĂ©s et Ă©valuĂ©s Ă©quitablement — sans Ă©gard aux facteurs d’identitĂ©. Pour ce faire, les employeurs peuvent s’appuyer sur une variĂ©tĂ© de mĂ©thodes de formation et d’évaluation telles que des documents Ă©crits, des formations en personne, des dĂ©monstrations sur le terrain, des activitĂ©s de simulation, entre autres mĂ©thodes. Puisqu’il s’agit d’une approche axĂ©e sur les rĂ©sultats, les mĂ©thodes pour atteindre la compĂ©tence peuvent varier pour mieux rĂ©pondre aux besoins des employĂ©s. Lors de l’élaboration des outils de formation et d’évaluation, il convient de veiller tout particulièrement Ă  ce que la formation soit accessible Ă  tous les sexes, âges, identitĂ©s et niveaux d’éducation afin de garantir un accès, une comprĂ©hension et une capacitĂ© de rĂ©ussite Ă©quitables.

Dans l’ensemble, on s’attend à ce que cette initiative permette aux travailleurs de recevoir une meilleure formation, ce qui se traduirait par une sécurité accrue sur le lieu de travail pour tous les employés.

Mise en œuvre, conformité et application, et normes de service

Mise en œuvre

Le Règlement entrerait en vigueur dès sa publication dans la Partie II de la Gazette du Canada. Toutefois, le Règlement prévoirait une période de transition d’un an au cours de laquelle tous les certificats de formation ou de compétence délivrés en vertu des exigences précédentes continueraient d’être valides jusqu’à leur expiration dans deux ou trois ans. À la fin de la période de transition de douze mois, toutes les formations devraient être conformes à la nouvelle réglementation, les employeurs ne délivrant plus que des certificats de compétence. Les employeurs pourraient devoir gérer à la fois les anciennes et les nouvelles exigences jusqu’à l’expiration des certificats en vertu des anciennes exigences. Cela signifie que cela peut prendre jusqu’à quatre ans avant que tous les employés ne se conforment aux nouvelles exigences.

Voici quelques-uns des outils que TC utiliserait pour faciliter la mise en Ĺ“uvre de la proposition actuelle :

Conformité et application

Une formation sur les nouvelles exigences serait offerte aux inspecteurs du TMD de TC et aux inspecteurs provinciaux et territoriaux. Il pourrait s’agir d’une combinaison de cours en classe, d’apprentissage sur le Web, de notes consultatives, de bulletins, de foires aux questions et d’instructions d’application. Les coûts de cette formation seraient gérés dans le cadre des ressources existantes de TC.

Les inspecteurs du TMD continueraient à suivre les politiques et procédures existantes lors des inspections de conformité.

Après la pĂ©riode de transition, les inspecteurs s’assureraient que toutes les personnes qui manutentionnent, prĂ©sentent au transport ou transportent des marchandises dangereuses sont compĂ©tentes en fonction de leurs tâches spĂ©cifiques et des activitĂ©s de l’entreprise. Pour vĂ©rifier la conformitĂ© des employeurs, les inspecteurs pourraient :

Si un inspecteur constate une non-conformité, l’inspecteur déterminera la mesure appropriée pour atténuer tout risque pour la sécurité publique. Les inspecteurs du TMD peuvent adopter une approche graduelle d’application, y compris, mais sans s’y limiter, l’éducation, les avertissements et les sanctions monétaires existantes.

Tout programme de conformité crédible doit comporter une stratégie de promotion qui démontre la volonté du gouvernement de faire observer la loi dans un esprit de collaboration, mais qui contribue aussi au respect de celle-ci. En plus des activités de contrôle et de surveillance de la conformité, du matériel de sensibilisation serait élaboré pour aider la communauté réglementée à comprendre les nouvelles exigences du RTMD.

Personne-ressource

Geneviève Sansoucy
Chef
Division de l’élaboration de la réglementation
Direction du cadre réglementaire et de la mobilisation internationale
Direction générale du transport des marchandises dangereuses
Ministère des Transports
Esplanade Laurier (ASDD)
300, avenue Laurier
Ottawa (Ontario)
K1A 0N5
Courriel : TC.TDGRegulatoryProposal-TMDPropositionReglementaire.TC@tc.gc.ca

PROJET DE RÉGLEMENTATION

Avis est donnĂ© que son Excellence la Gouverneure gĂ©nĂ©rale en conseil, en vertu de l’article 27rĂ©fĂ©rence a de la Loi de 1992 sur le transport des marchandises dangereusesrĂ©fĂ©rence b, se propose de prendre le Règlement modifiant le Règlement sur le transport des marchandises dangereuses (Partie 6 – Formation), ci-après.

Les intĂ©ressĂ©s peuvent prĂ©senter leurs observations au sujet du projet de règlement dans les soixante jours suivant la date de publication du prĂ©sent avis. Ils sont priĂ©s d’y citer la Partie I de la Gazette du Canada, ainsi que la date de publication, et d’envoyer le tout Ă  Geneviève Sansoucy, chef Élaboration de la rĂ©glementation scientifique, Direction du cadre rĂ©glementaire et la mobilisation internationale, Direction gĂ©nĂ©rale du transport des marchandises dangereuses, ministère des Transports, 300, avenue Laurier Ouest, Ottawa (Ontario) K1A 1J2 (courriel : TDGRegulatoryProposal-TMDPropositionReglementaire@tc.gc.ca).

Ottawa, le 2 dĂ©cembre 2021

Le greffier adjoint par intérim du Conseil privé
Mirza Lončar

Règlement modifiant le Règlement sur le transport des marchandises dangereuses (Partie 6 – Formation)

Modifications

1 L’article 1.3.1 du Règlement sur le transport des marchandises dangereuses rĂ©fĂ©rence 21 est modifiĂ© par adjonction, selon l’ordre alphabĂ©tique, de ce qui suit :

CGSB-192.3
La norme nationale du Canada CAN/CGSB-192.3, intitulĂ©e Transport des marchandises dangereuses – formation, Ă©valuation et compĂ©tence, publiĂ©e par l’Office des normes gĂ©nĂ©rales du Canada (ONGC), avec ses modifications successives. (CGSB-192.3)

2 L’article 6.1 du mĂŞme règlement et les intertitres le prĂ©cĂ©dant sont remplacĂ©s par ce qui suit :

PARTIE 6

Formation, évaluation et compétence

Application et interprétation

6.0 (1) La prĂ©sente partie prĂ©voit :

(2) Pour l’application de la prĂ©sente partie, la mention « employeur Â» dans la norme CGSB-192.3 vaut Ă©galement mention de « travailleur autonome Â», avec les adaptations nĂ©cessaires.

Interdictions

6.1 (1) Il est interdit Ă  toute personne de manutentionner, de prĂ©senter au transport ou de transporter des marchandises dangereuses, sauf si elle remplit les conditions suivantes :

(2) Le paragraphe (1) ne s’applique pas Ă  la personne qui manutentionne, prĂ©sente au transport ou transporte des marchandises dangereuses en prĂ©sence et sous la surveillance directe d’une personne compĂ©tente qui est titulaire d’un certificat de compĂ©tence.

(3) L’employeur ne permet Ă  aucune personne de manutentionner, de prĂ©senter au transport ou de transporter des marchandises dangereuses Ă  moins qu’elle ne remplisse les conditions aux paragraphes (1) ou (2).

3 L’article 6.3 du mĂŞme règlement et l’intertitre le prĂ©cĂ©dant sont remplacĂ©s par ce qui suit :

Délivrance et contenu du certificat de compétence

6.3 (1) Tout employeur qui atteste que l’employĂ© est compĂ©tent pour exercer les fonctions dont il est responsable, lui dĂ©livre un certificat de compĂ©tence sur lequel figurent les renseignements suivants :

TABLEAU 1
Codes des compĂ©tences relatives au transport des marchandises dangereuses par voie routière, ferroviaire et maritime (annexe C de la norme CGSB-192.3)

Colonne 1

Sujet d’apprentissage

Colonne 2

Code

Évaluer des matières ou des articles en fonction des critères de classification C.a.1
Déterminer les options d’emballage C.b.1
Déterminer si un PIU est requis C.b.2
Préparer la documentation C.c.1
Appliquer les exigences relatives au contenant C.c.2
Utiliser les indications de danger – marchandises dangereuses C.c.3
Utiliser des suremballages C.c.4
Charger des grands contenants C.c.5
Charger un contenant C.d.1
Gérer les marchandises dangereuses pendant le transport C.d.2
Décharger les marchandises dangereuses C.d.3
Intervenir en cas de rejet ou de rejet appréhendé C.e.1
Intervenir en cas de perte ou de vol C.e.2
Intervenir en cas d’atteinte illicite C.e.3
TABLEAU 2
Codes des compĂ©tences relatives au transport aĂ©rien des marchandises dangereuses (annexe D de la norme CGSB-192.3)

Colonne 1

Sujet d’apprentissage

Colonne 2

Code

Évaluer des matières ou des articles en fonction des critères de classification D.a.1
Déterminer les options d’emballage D.b.1
Déterminer si un PIU est requis D.b.2
Préparer la documentation D.c.1
Appliquer les exigences relatives au contenant D.c.2
Utiliser les indications de danger - marchandises dangereuses D.c.3
Utiliser des suremballages D.c.4
Examiner la documentation D.d.1
Examiner les emballages D.d.2
Mettre en œuvre la procédure d’acceptation des marchandises D.d.3
Planifier le chargement D.e.1
Préparer une unité de chargement D.e.2
Charger un aéronef D.e.3
Produire une NOTOC D.e.4
Gérer les marchandises dangereuses avant et pendant un vol D.f.1
Décharger un aéronef D.f.2
Intervenir en cas d’incident ou d’accident mettant en cause des marchandises dangereuses D.g.1
Intervenir en cas de marchandises dangereuses non déclarées ou mal déclarées D.g.2
Intervenir en cas d’événements concernant des marchandises dangereuses D.g.3
Intervenir en cas de perte ou de vol D.g.4
Intervenir en cas d’atteinte illicite D.g.5

(2) Tout travailleur autonome qui atteste qu’il est compĂ©tent pour exercer les fonctions dont il est responsable se dĂ©livre un certificat de compĂ©tence sur lequel figurent les renseignements Ă©numĂ©rĂ©s au paragraphe (1).

(3) L’employeur qui est une personne physique qui se livre lui-mĂŞme Ă  la manutention, Ă  la prĂ©sentation au transport ou au transport de marchandises dangereuses et qui atteste qu’il est compĂ©tent pour exercer ces fonctions se dĂ©livre un certificat de compĂ©tence sur lequel figurent les renseignements Ă©numĂ©rĂ©s au paragraphe (1).

(4) Le certificat de compĂ©tence doit ĂŞtre signĂ© :

4 Ă€ l’article 6.4 du mĂŞme règlement, « certificat de formation Â» est remplacĂ© par « certificat de compĂ©tence Â».

5 L’intertitre prĂ©cĂ©dant l’article 6.5 et les articles 6.5 Ă  6.8 du mĂŞme règlement sont remplacĂ©s par ce qui suit :

Expiration du certificat de compétence

6.5 Le certificat de compĂ©tence expire :

Dossiers de formation

6.6 L’employeur ou le travailleur autonome conservent les dossiers de formation conformĂ©ment Ă  l’article 5.6 de la norme CGSB-192.3, intitulĂ© « dossiers Â», pendant deux ans après la date d’expiration du certificat de compĂ©tence.

Preuve de compĂ©tence : responsabilitĂ© de l’employeur et du travailleur autonome

6.7 L’employeur d’une personne qui est titulaire d’un certificat de compĂ©tence, le travailleur autonome ou l’employeur visĂ© au paragraphe 6.3(3) prĂ©sente Ă  l’inspecteur, dans les quinze jours suivant la date d’une demande Ă©crite de celui-ci, une copie du dossier de formation en cause sur support papier ou Ă©lectronique.

Preuve de compĂ©tence : responsabilitĂ© de la personne

6.8 La personne qui se livre à la manutention, à la présentation au transport ou au transport des marchandises dangereuses ou qui assure la surveillance directe d’une personne qui exécute ces opérations, présente immédiatement à l’inspecteur qui lui en fait la demande son certificat de compétence ou une copie de celui-ci sur support papier ou électronique.

6 Dans les passages ci-après du mĂŞme règlement, « partie 6 (Formation) Â» est remplacĂ© par « partie 6 (Formation, Ă©valuation et compĂ©tence) Â» :

Dispositions transitoires

7 (1) Au présent article, règlement antérieur s’entend du Règlement sur le transport des marchandises dangereuses dans sa version antérieure à l’entrée en vigueur du présent règlement.

(2) Toute personne peut, pendant la période de douze mois qui commence à la date d’entrée en vigueur du présent règlement, se conformer au règlement antérieur.

(3) Les certificats de formation, visĂ©s par la partie 6 du règlement antĂ©rieur, Ă©mis avant ou pendant la pĂ©riode visĂ©e au paragraphe (2), demeurent valides jusqu’à leur expiration.

Entrée en vigueur

8 Le présent règlement entre en vigueur à la date de son enregistrement.

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